Toute sa vie, du moins depuis ma naissance, ma grand-mère de Bretagne avait dans la cuisine deux perruches, une verte et une bleue. Qu’elles étaient mignonnes ! J’y étais très attachée, pendant les vacances c’était moi qui leur remplissais le réservoir d’eau, mettais de longs épis de millet à grignoter, rapportais de la plage des os de seiche pour qu’elles s’y frottent le bec… Leur cage possédait deux balançoires, c’était fort décoratif, très mignon…
Malgré leur longévité, il arrivait que l’une meure, alors ma grand-mère remplaçait la manquante avant mon arrivée par une nouvelle quasi-identique, mais je devinais la substitution !
Et puis il y a eu la chanson de Pierre Perret (paroles ici) qui me mit un doute sur le bien-fondé de cette cage aux oiseaux de la cuisine de ma grand-mère. Oui, les pauvres oiseaux en cage… Mais je les aimais tant ! Je me souviens d’une émission de radio racontant que plusieurs enfants avaient suivi le conseil de Pierre Perret, donnant la liberté aux oiseaux… ce qui n’était pas une bonne idée, puisque ceux-ci étaient incapables de trouver seuls à manger, ni de survivre à l’hiver de nos latitudes…
Ma grand-mère disparue, ma tante s’est occupée des perruches mais ne les a jamais remplacées, leur fin venue. Et moi, malgré la tentation, je n’ai jamais voulu avoir une cage aux oiseaux chez moi…
C’est probablement pour cela que, cet été, j’ai tant aimé préparer ces petits oiseaux qui ne souffriront aucunement :
J’attends l’automne pour couper dans le jardin les branches qui leur serviront de support ! La majorité des tissus sont de la gamme qui me servira pour le Sampler Grandmother’s Choice. Cela tombe bien, ma grand-mère était une sacrée Bretonne qui illustrait bien la force du matriarcat dans cette région !











