A tire d’aile

C’est à tire d’aile que s’ouvre la Ruche des Quilteuses après cette pause estivale, puisque je vais vous parler d’oiseaux !

Ce tableau de Matisse est évocateur de ciel, de mer, de voyage et de liberté…

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En juin dernier en Irlande, j’ai découvert de belles légendes comme celle de St-Kevin, ermite du VIe siècle qui préférait la compagnie des animaux à celle des humains. Un jour, priant Dieu les paumes tournées vers le ciel, un merle se posa dans sa main et… pondit des oeufs.

Sculpture de Tim Schmalz

St-Kevin resta des jours et des nuits immobile, l’oiseau couvant dans sa main, jusqu’à l’envol des oisillons ! C’est pourquoi ce Saint est toujours représenté avec un oiseau dans la  main. A Glendalough (« Les deux lacs »), région magnifique où vivait St-Kevin,  on fait une très jolie promenade aux nombreux vestiges catholico-celtiques et, au détour d’un chemin, on tombe sur cette petite statue qui semble toute récente :

Cette niche de granit résume l’essentiel : la tête à l’auréole, une main, un oiseau…

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« Bird-in-Hand » (oiseau dans la main), expression connue des Anglophones, ne se réfère pourtant pas à cette si belle histoire mais provient plutôt de la pratique ancienne de la fauconnerie :

et la phrase complète est : « A bird in the hand is worth two in the bush », ce qui équivaut à notre « un tien vaut mieux que deux tu l’auras »… « Bird-in-Hand » est même le nom d’un village touristique en Pennsylvanie, au coeur du pays Amish !

Pas étonnant donc que cette locution ait inspiré des quilteuses comme Renée Plains qui l’a prise comme titre de son livre consacré à des ouvrages d’esprit country… avec des oiseaux bien sûr. Il figurait dans la liste de mes livres préférés l’année dernière. J’ai craqué pour le modèle le plus simple, prêt en quelques dizaines de minutes :

 Pique-aiguilles dans des tissus de la gamme Indochine (Dear Stella) posé sur ma boîte à couture.

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Notre garage était au printemps une pouponnière à hirondelles qui virevoltent à présent dans le jardin, c’est un bonheur de savoir qu’elles se régalent des moustiques qui pulluleraient sans elles ! Ces ballets gracieux m’ont conduite à chercher d’autres modèles d’oiseaux en tissus. J’ai ainsi découvert de délicieux passereaux, tels que je les rêvais, aux couleurs d’oiseaux de paradis :

Charmant mobile d’oiseaux, réalisé par Spoolsewing.

 

Ne les trouvez-vous pas adorables ? (photos Spoolsewing)

Je viens de  commencer à coudre avec enthousiasme des oiseaux pour faire un mobile moi aussi. Le modèle est très épuré, tout juste évocateur de la ligne d’un passereau ou d’une perruche. Voici mes premiers bébés :

Quand ils seront accrochés à leur branche, vous pourrez voir leur ventre de couleur contrastée !

 Le modèle est offert par Spoolsewing ici. Quelques minutes sont nécessaires pour les coudre à la main et je vous assure que les enfants les adorent… Vous connaissez peut-être ce modèle car il n’est pas récent (il date de 2008), mais je viens juste de le découvrir… Allez-vous en coudre quelques-uns vous aussi ?

J’en ferai surtout des bleus qui me rappelleront les  Bluebirds, passereaux américains très populaires, de si beaux et joyeux gazouilleurs qu’on leur attribue la vertu de porter chance : 

Leur population décroît malheureusement, en raison des mono-cultures intensives.

Et pour quelques belles références artistiques sur les oiseaux bleus, allez faire un tour chez Mango qui tient un blog littéraire. Bonne balade !

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