De la magie chez Maryline

J’aime infiniment les quilts de Maryline Collioud-Robert et je suis sûre que nous nous entendrions bien si nous habitions près l’une de l’autre, c’est Annie la Tulipe 🌷🧡 qui me l’a dit 😊. Elle a un blog très riche en belles créations, en modèles futés, modernes et extrêmement bien expliqués.

Lire la suite de « De la magie chez Maryline »

Four-patch chez Cheryl

Bientôt, je vous montrerai mon Château de Sable terminé. J’attends pour la photo d’être au bord de la mer, en espérant un rayon de soleil ! Puisque les Leaders & Enders vous intéressent, voici un quilt simple et fascinant de la Canadienne Cheryl Arkison, qui a nécessité BEAUCOUP plus de patience que le mien… Merci infiniment à Bonnie Hunter d’avoir mis en place cette technique !

Lire la suite de « Four-patch chez Cheryl »

Pique-nique et BIGNIK

Ce n’est pas la saison, mais on peut toujours s’évader un instant, se remémorer les meilleurs pique-niques de sa vie… Pour moi, les pique-niques sont liés à un de mes patchs du début des années 1990, très librement constitué de grands morceaux bleus, rouges, jaunes recto-verso, quilté à la machine en quadrillage… Utilitaire par excellence, très gai, il a suivi nos balades pendant deux dizaines d’années, avec les enfants. Je ne sais plus où il est, il était bien usé à force d’être lavé et trimballé partout !

Lire la suite de « Pique-nique et BIGNIK »

Le Patchwork, par Cosabeth Parriaud

Voici un nouveau livre qui donne le sourire ! Nous en avons bien besoin, n’est-ce pas ? Alors, sans tout dévoiler – il faut conserver le plaisir de la découverte – je suis heureuse de vous présenter Le Patchwork, concocté par Cosabeth Parriaud. Et lisez-moi bien jusqu’à la fin, car Cosabeth et son éditeur vous offrent une surprise !

Lire la suite de « Le Patchwork, par Cosabeth Parriaud »

Avec Cosabeth

Avec Cosabeth, c’est une belle histoire d’amitié depuis quelques années. C’était une personne que j’admirais éperdument sans la connaître, à qui je rêvais de ressembler quand j’avais 20 ans, comme une fan peut s’enticher d’une star. La connaître bien plus tard en vrai fut une grande émotion, et la confirmation que, lorsqu’on suit son cœur, on ne se trompe pas. Oui, Cosabeth mérite entièrement mon admiration !

Lire la suite de « Avec Cosabeth »

J’aime faire découvrir le patchwork improvisé

De toute évidence, le patchwork improvisé prend sa source dans les habitudes utilitaires d’antan, lorsque les quilts se faisaient avec ce qu’on avait, sans autre aide que la forme des chutes de tissus disponibles, ou un schéma facile et librement interprété. Les quilts de ce style datent la plupart du temps du XXe siècle, car les plus anciens sont tombés en poussière… Avec nos cutters, nos beaux tissus, nos machines à coudre sophistiquées, nous sommes bien loin de l’esprit pionnier ou de survie, et nous admirons la faculté qu’elles avaient de se débrouiller avec ce qu’elles avaient… et bien souvent, les résultats nous inspirent car ils sont magiquement beaux ! Je n’oublie pas que c’est la regrettée Gwen Marston qui nous avait montré la voie…

Lire la suite de « J’aime faire découvrir le patchwork improvisé »

Une veste en patchwork !

Faire une veste en patchwork n’est certes pas nouveau, c’est sans doute même vieux comme le monde, dans un temps où on rafistolait, raccommodait, rapetassait tous les vêtements pour les faire durer…

En 2020, j’avais vu la tendance des vestes en patchwork monter, monter… C’était alors surtout le recyclage malin d’anciens quilts, comme je vous le présentais ici. Les couturières vendant des vestes toutes faites ont inondé Instagram avec une production soutenue. Depuis, de nombreuses quilteuses ont créé leur propre veste, de plus en plus chics, et je me disais bien que je m’en ferai une, un jour…

Lire la suite de « Une veste en patchwork ! »

Lever de soleil sur Quatre Accords/2

Mon Lever de Soleil est terminé ! Il s’impose avec le centre brodé afghan et des phrases qui me parlent. Je suis allée chez mon amie Caroline, à La Garoffe, pour faire de belles photos dans son cadre enchanteur :

Une lectrice m’a demandé comment quilter avec du coton perlé. Personnellement, je fais des gestes proches de la couture à la japonaise et du sashiko (je crois !), geste spontané de beaucoup d’entre nous pour coudre : l’aiguille est bloquée par le dé et je bouge le tissu plutôt que l’aiguille. Rien de sorcier, mais le geste est complètement différent du quilting à la main traditionnel (voir la technique d’Esther Miller par ici : 1 et 2).

Suivez ce lien vers Facebook pour une petite vidéo d’amateur postée un peu plus tôt cette semaine, montrant ma manière de quilter en toute décontraction : ICI

J’adore cette charrette bleue… toujours à La Garoffe.

Quant au marquage en vue du quilting : pour faire une ligne droite ou des courbes, j’utilise le hera marker de Clover, sans aucun risque, mais pour écrire les phrases, j’ai pris un stylo FRIXION qui s’efface à la chaleur (au fer à repasser).

Comme je vous l’ai raconté il y a quelques jours, broder les Quatre Accords Toltèques m’a incitée à rechercher qui était ce peuple évanoui ; ce thème avait déjà été évoqué lors de la célébration des 10 ans de mon blog et de l’entreprise Neelam : Émilie avait créé pour cet événement un gâteau à 10 bougies un quilt nommé Toltèque, notamment pour ces fameux Accords…

Le kit est en vente ici, prix réduits en ce moment !

Dans le contexte de redécouverte des peuples premiers en Amérique centrale, Miguel Ruiz (né en 1952), fils d’une guérisseuse et d’un chaman descendant des Toltèques, a préféré se consacrer aux sagesses ancestrales plutôt que poursuivre la pratique de la médecine occidentale (il est neurochirurgien). Son premier livre, The Four Agreements paru en 1997, a fait le tour du monde.

Ce livre, vendu en 46 langues à plus de 9 millions d’exemplaires, est-il une daube en charabia new age, ou bien un précieux guide pour une meilleure vie ? S’il est certain qu’il est écrit simplement et même gauchement parfois, il a le mérite de toucher le cœur de millions de personnes et ne peut faire aucun mal 😊. Il repose sur un constat simple : notre éducation nous a formatés avec un système de punitions et de récompenses, de jugements qui font peur et souffrir. On a aussi oublié de parler vrai et à vivre tel qu’on est, simplement à vivre libre. En suivant quelques règles, on entre dans un monde de respect, de joie et d’amour. Les Accords sont extrêmement simples en apparence, les voici sous leur forme la plus resserrée, celle que j’ai brodée :

Ces 4 injonctions guident vers une vie plus sage, plus harmonieuse et heureuse, en paix avec soi-même et ses proches.

OUPS! Pas vraiment dans la lignée des Accords Toltèques 😳

Je reconnais que ces phrases courtes et simples peuvent facilement être tournées en ridicule. Peu importe. Voici un rapide aperçu de ma compréhension des Accords, avec le champ d’intérêt tel que je le perçois.

La parole

La parole doit être utilisée sans nuire. Je sais l’impact des mots, des petites phrases dites sans y penser et qui blessent, je ne peux donc que valider « Que ta parole soit impeccable ». J’ai été à la fois blessée et j’ai blessé inutilement ; à chaque fois que je passe outre ce premier accord, je le regrette. Parler juste et positif donne le ton et les échanges deviennent ainsi plus constructifs. Mettre en pratique cet Accord n’empêche pas pour autant l’humour, la spontanéité, la chaleur de l’amitié et de l’amour ! Dire ce qui doit l’être, pour les personnes qui comptent pour nous, c’est impératif. Par exemple, les parents qui divorcent doivent toujours dire clairement à l’enfant que ce n’est pas de sa faute. Don Ruiz dit que c’est le plus important des Accords, le plus difficile à contrôler aussi. La colère, souvent enfantée par une peur ou une souffrance, fait sortir des mots qui ne règlent aucun problème. Il faut dompter sa part d’ombre. J’ajoute que je suis persuadée que dans le doute de la parole impeccable, le silence est d’or.

On parle toujours mal quand on n’a rien à dire.
Voltaire

La représentation

Prendre du recul sur ce qu’on entend… Nous projetons toujours trop sur nous le regard et le jugement des autres. « Ne prends rien personnellement », c’est la phrase un peu écourtée de la phrase complète de Don Ruiz « Quoi qu’il arrive, n’en fais pas une affaire personnelle« . Prendre le juste recul permet de rester dans la vérité et non la représentation des choses. Les louanges ou les compliments font plaisir mais ne doivent pas nous donner la grosse tête et nous rendre vaniteux ! Et en cas de critique, je me dois d’éviter le poison émotionnel d’une parole qui n’est pas impeccable. Les critiqueurs projettent souvent leurs propres faiblesses et problèmes ; comprendre cela évite bien des souffrances inutiles. Et en miroir on comprend que :

Tout ce qui nous irrite chez les autres
peut nous conduire à une meilleure compréhension de nous-même.

Carl G. Jung

La pensée

On a tendance parfois à ruminer des paroles, chercher le sens caché… « Ne fais pas de suppositions » incite à communiquer clairement pour éviter les malentendus et les non-dits pour inciter le partenaire à faire de même. C’est gérer son stress relationnel par le lâcher-prise de la surinterprétation (ne pas chercher midi à quatorze heures). Entendre ce qu’on nous dit et reformuler pour savoir si on a bien compris permet une conversation saine. Mais aussi, acquérir de la confiance en soi permet de ne pas se remettre en question à chaque critique. Protégeons-nous et avançons. Attention, cela ne nous coupe pas du goût de la recherche, de l’investigation, de la curiosité : l’Accord concerne les relations entre deux personnes, où l’on observe les faits objectifs pour dégager la parole qui n’a peut-être pas spontanément été impeccable.

L’action

La réussite obligatoire et le perfectionnisme exigés dans notre société poussent tant de monde à la déprime, à la dépression, au burn-out (épuisement physique, émotionnel et mental)… « Fais toujours de ton mieux » et tu auras fait ta part, sans regret, quel que soit le résultat. Tu as le droit de ne pas être parfait. Rien ne t’interdit de vouloir te surpasser, mais c’est ta décision et ta propre volonté. Tu choisis ton chemin en toute conscience, tu crées ta direction de vie. Après avoir écouté les conseils, les avis, tu fais la part des choses, pour toi-même. Avance.

Le chemin se construit en marchant.
Antonio Machado (voir aussi le quilt d’Evelyne)

Je ne suis pas ce qui m’est arrivé, je suis ce que je choisis de devenir.
Carl G. Jung

On se rend compte que les Quatre Accords sont liés, ils font un tout pour assainir les relations humaines et ils favorisent à la fois le respect de l’autre mais aussi le libre arbitre. Un 5e est ajouté par Miguel Ruiz et son fils plus de 10 ans après : « Sois sceptique mais apprends à écouter ». C’est être à l’écoute de l’autre, sans perdre son esprit critique. Sans surinterpréter, on ne se laisse pas rouler dans la farine. Je dirais même que cela incite à écouter son intuition et les synchronicités, et cela nous mène aux concepts de Carl Jung.

Est-ce le meilleur livre de ce philosophe qui sait populariser les mondes des pensées et des religions ? Pour moi dans le top 3, assurément !

Ajouter des citations de Carl Gustav Jung, ancien disciple de Freud, pour illustrer Les Accords Toltèques, n’est-ce pas « sacrilège » ? Ils poursuivent pourtant le même but : nous rendre plus sage pour mieux vivre, et de manière éclairée. Alors, j’assume. Jung a créé le terreau pour de nouveaux courants de pensée qui acceptent l’invisible, il est le tronc commun des nombreuses branches du développement personnel qui fleurissent à profusion, dont les Accords Toltèques. Jung a inspiré un Arbre de Vie Meilleure, en creusant des brèches dans les digues que la rationalité avait construites, et c’est enthousiasmant !

A chacun de trouver son chemin…

Katell

Un joli résumé :