Suivi du soutien aux Ukrainiens

Tout d’abord, merci pour vos commentaires, votre enthousiasme pour ces deux premières Causes pour lesquelles nous pouvons nous mobiliser : les JO 2024 et le soutien aux Ukrainiens. A la veille de publier la troisième Cause, je souhaite faire part de ce qui a bougé ce lundi au sujet des solidarités pour l’Ukraine.

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Le monde ne tourne pas rond

Le vendredi, j’ai Ruche.

Un indicible bonheur de retrouver mes amies, de plonger ensemble dans nos projets avec des tissus et des couleurs… Nos Étoiles Uniques, faites grâce à Lindlee de @Plainsandpine quilts, sont toutes au moins sous forme de top, il reste à les quilter… Elles seront exposées à Lacaze les 25-26 juin prochains lors des expositions ARTPELHOT, avec Dimitri Vontzos, Marie-Christine Hourdebaigt, des quilts-météo… La fête au village ! D’autres en-cours faits en commun, que nous vous montrerons terminés fin avril, nous donnent la fièvre du vendredi, sans compter nos divers ouvrages personnels !

Merci Maïté pour ces photos !

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C’est au déjeuner que nous échangeons les nouvelles plus personnelles, que nous parlons de nos lectures… Une de nos conversations a tourné autour de la BD de Christophe Blain (auteur du savoureux Quai d’Orsay) avec Jean-Marc Jancovici, notamment créateur du bilan carbone, un esprit vif s’il en est, un regard espiègle, une parole qui a le sens de la formule, ce qui ne l’empêche pas d’être implacable.

C’est l’état des lieux de notre monde très confortable – même si on n’a pas su éradiquer injustices et pauvretés. Il repose sur l’utilisation des énergies fossiles qui, utilisées de manière immodérée, causent le dérèglement climatique.

Lire une BD se faisait naguère comme on suce un bonbon, on savourait l’histoire, l’inspiration graphique et voilà, c’était une agréable distraction. Le Monde sans Fin, BD de près de 200 pages, est ressentie comme indigeste par certains, tant le foisonnement d’informations est accablant. Même quand on est intéressé, voire obsédé par l’état du Monde comme moi, on apprend beaucoup. La logique de Janco est implacable ; ses connaissances d’ingénieur et scientifique pointu, associées à son génie pédagogique, nous font sursauter. Comment cela, a-t-on vraiment autant de pétrole autour de nous ? Tant d’énergies dépensées ? Et tant de choses fabriquées, et pour quoi faire ?…

Sa logique nous démontre que notre civilisation doit absolument se préparer au monde post-pétrole, -charbon et -gaz, progressivement chaque année, avec détermination. Rien n’est meilleur marché que le pétrole, nous démontre effrontément Janco et dans l’actualité brûlante, notre dépendance au gaz russe est un sujet délicat pour notre équilibre économique. Je n’entrerai pas dans le concert des yaka et fokon, peu de monde sait mesurer toutes les conséquences et moi certainement pas.

Apôtre d’une certaine décroissance, sans toutefois retourner au monde du XVIIIe siècle, Janco est clivant, notamment au sein des écologistes où il ne compte pas que des amis, mais aussi avec un large public qu’il hérisse, avec ses diverses convictions (toutes expliquées avec logique). Quoi, l’avenir est dans le nucléaire ?? Quoi, la voiture à hydrogène ne serait qu’un gadget de riches ??

Et moi, devant mon ordi, j’avais une presque bonne conscience de vie propre. Mais ma pollution, avec mes mails et mon blog, n’est pas négligeable…

Comment les Terriens, avec leur conscience de la vie et de la mort, leur culture, leurs informations, peuvent-ils continuer à aller dans le mur ? Janco mentionne à la fin de cette longue BD deux livres écrits par Sébastien Bohler (spécialiste en neurosciences), que je fais d’ailleurs circuler autour de moi. On apprend dans ces livres pourquoi on n’agit pas de manière logique…

La lecture du Bug humain ne vous donnera pas plus le moral. J’ai eu honte me m’y retrouver parfois, dans ces descriptions… mais je suis humaine, donc terriblement faillible. Sommes-nous indécrottables, nous les Terriens ? L’espoir est tout de même dans le livre bleu…

Vient de sortir, pas encore lu : un plan de 30 ans pour sortir de notre monde carboné, élaboré par de nombreux spécialistes autour de Janco. Après les Trente Glorieuses, puis les Trente Piteuses, les Trente Années Joyeuses et Vertueuses ? Un plan de 30 ans est-il faisable en démocratie ? La France pourrait-elle tenir sa transformation, si les autres pays ne jouent pas aussi le jeu ?… Impatiente de lire les solutions et les manières de les mettre en œuvre !

Pourtant, je crois important de s’informer, afin d’accepter, malgré tout, de devoir fournir de gros efforts dans l’avenir. Avec un but cohérent et vertueux, on pourra même trouver enthousiasmant et non punitif de faire autrement. Si vous êtes invité à un atelier de la Fresque du Climat, n’hésitez pas à participer, son créateur est un proche de Jancovici. Vous n’aurez pas de solution toute faite, mais vous comprendrez mieux comment tourne notre monde. Pas rond.

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Ce vendredi, nous avons aussi parlé de l’Ukraine bien sûr. Si les blocs de tournesols pour soutenir l’Ukraine vous semblent dérisoires, rappelez-vous qu’ils aident aussi à garder le moral. Ce n’est pas négligeable.

Un quilt pour les enfants ukrainiens : cliquez sur ce lien pour découvrir un très beau quilt offert à Claudia Pfeil, pour enrichir sa collection de quilts à offrir aux enfants ukrainiens.

Claudia Pfeil croule, comme prévu, sous les blocs. Plus de 300 arrivés déjà jeudi dernier, et le rythme va s’accélérer. Maria Nelga, la présidente de la guilde de patchwork ukrainienne, a préparé un texte qui sera apposé sous forme d’étiquette sur chaque quilt offert par Claudia à des enfants ukrainiens, en voici une traduction :

Cher enfant, ce n’est pas une couverture ordinaire que tu tiens dans tes mains à présent. C’est un quilt, cousu à partir de pièces de tissus, avec la technique du patchwork. Quand la guerre a éclaté, Claudia a annoncé qu’elle coudrait des quilts pour les enfants ukrainiens, et des enveloppes, pleines de fragments de tissus, de broderies, de jolis détails, lui ont été envoyés du monde entier. Ces couvertures sont pleines de tout l’amour du monde pour chacun d’entre vous. Elles sont remplies de soutien, de soin et d’espoir tout spécialement pour toi et les autres enfants.

Chaque quilt réchauffe ton corps et ton âme pour que tu ressentes le soutien du monde entier contenu dans chaque pièce de ces tissus.

Dans la ville de Claudia en Allemagne, déjà des réfugiés affluent. Les quilts seront peut-être des cadeaux de bienvenue à ces enfants qui ont tant subi. Ils ne seront jamais trop réconfortés.

🌻

Entre ces lectures, l’angoisse de deux ans de pandémie et la guerre en Ukraine, nous sommes nombreux à perdre le moral. Nous sommes peut-être trop ou trop mal informés – oh paradoxe – pour tenir le coup. Je vous en conjure, tenez bon, agissez sur plusieurs fronts si vous pouvez. Le peuple ukrainien nous montre leur bravoure. Restons forts pour nous, pour eux. Rêvons d’un monde enfin harmonieux et fraternel, en boussole interne.

Si je peux me le permettre aussi, discutez avec les jeunes autour de vous, redonnez-leur espoir, participez avec eux à des actions – en agissant, on aide les autres tout autant que nous-mêmes – pour qu’ils ne sombrent pas dans le noir absolu. La pandémie a été d’une violence destructrice sans nom pour les jeunes. Samedi matin, le désespoir absolu a encore frappé autour de moi.

Comment se soucier encore du Monde quand on apprend en quelques semaines le suicide de plusieurs jeunes autour de soi ? Le désespoir absolu de ces enfants nous plonge dans des abîmes de tristesse, d’incompréhension, d’abattement. A l’incommensurable tristesse s’ajoute la culpabilité de ne pas avoir vu venir la menace du geste définitif. Et pourtant la famille, les proches doivent survivre malgré tout. Les parents n’ont même pas un mot dédié, tellement perdre son enfant, quelle qu’en soit la cause, n’est pas dans « l’ordre des choses ». C’est la souffrance ultime.

A mes amies et leurs familles qui vivent cette épreuve inhumaine.

Aquarelle Cécile Milhau

Des quilts distribués en Australie

Au moment où nous voyons la vie en bleu et jaune, rappelons-nous, en janvier 2020, quand nous faisons des blocs-arbres ou des poches pour koalas…

Même dans leurs rêves les plus fous, les Australiennes n’avaient pas imaginé tant de blocs arrivés du monde entier : + de 16 000 ! On imagine leur joie, mais aussi l’immense travail à faire pour assembler et quilter ces témoignages de soutien. Sans compter la pandémie qui a tout compliqué…

Des quilts et leurs dos étiquetés.

Il y en a eu assez pour faire 800 quilts, tous terminés, tous étiquetés au dos comme on peut le voir ci-desssus, qui peu à peu sont distribués aux familles ayant subi des dommages – le plus souvent ils avaient tout perdu. C’est maintenant une nouvelle vie et la reconstruction et les quilts offerts sont à chaque fois reçus avec beaucoup d’émotion.

Juste avant de les offrir, la ville de Moruya (New-South-Wales) exposera 60 de ces quilts du 14 au 31 mars. Leur ville était la proie du mega-feu fin 2019 et début 2020. Il est certain que cette exposition sera très touchante.

C’était juste pour vous donner quelques nouvelles de vos blocs…

A demain pour d’autres aventures
et l’explication de la nouvelle bannière,
Katell

Soutenir les Ukrainiens – Suite

Non, ce n’était pas un cauchemar, c’est la triste réalité. Chaque jour a ses informations glaçantes, ses images-choc venant d’Ukraine. Après la pandémie, la guerre en Europe. Certains réussissent à nous faire presque sourire de la situation malgré tout :

Vladimir Putin a obtenu le Prix Nobel de la Médecine 2022 pour ses extraordinaires efforts pour mettre fin à la pandémie du Covid19. Humour noir bien sûr, mais en effet, comme par magie, on ne parle plus du virus, comme s’il avait disparu… (Twitter JJ Greg)

Nous vivons en outre dans un monde qui entretient la peur, avec nos réseaux sociaux et nos chaînes d’information continue. Mais c’est une chance aussi, celle d’avoir des informations sur place, sans intermédiaire : plusieurs quilteuses ukrainiennes communiquent, nous les soutenons autant que possible sur Instagram et surtout Facebook. On ne peut pas nous cacher le désarroi des gens qui vivaient il y a 15 jours encore une vie normale.

Que faire ?

Dès les tout premiers jours, nous avons su que l’urgence est dans l’aide médicale et matérielle. Les organismes habituels s’organisent pour porter un soutien maximum aux frontières, où se retrouvent des centaines de milliers d’Ukrainiens – femmes et enfants pour la plupart. Catherine Bonte, présidente de France Patchwork, a listé les plus connus qui sauront utiliser nos dons de la meilleure manière possible : Croix Rouge Internationale, UNICEF, Médecin du Monde, Secours Populaire, Fondation de France opération Ukraine …

Badge pour Journée de l’Amitié France Patchwork, proposé par Annick Magnier

Faire un don, c’est généreux et formidable. Une fois le virement fait, on ressent une certaine satisfaction, mais elle n’est pas toujours durable et ne comble pas notre angoisse. Nous avons survécu plus ou moins bien à l’incertitude du Covid19, la crainte pour ses proches et pour soi-même, et voilà que nous nous sentons menacés par cette guerre qui se passe en Europe. Notre territoire n’est peut-être pas menacé, nos militaires peut-être pas non plus, mais les informations nous rendent les Ukrainiens extrêmement proches et ne quittent plus nos pensées, la bravoure de leur Président et des habitants force l’admiration. Et voilà que la menace nucléaire empêche plus d’un de dormir sur ses deux oreilles. L’opacité du caractère putinien nous laisse dans l’incertitude et l’angoisse.

Une idée de don que je trouve originale et futée est donnée par Weeks Ringle (Modern Quilt Studio) : aller sur le site Airbnb pour louer une chambre le plus tôt possible et le locataire recevra votre argent le jour de votre séjour supposé. Vous êtes ainsi « an Angel Guest », un invité-fantôme dirait-on moins joliment en français, ou un client invisible. Il faut bien sûr signaler que c’est une fausse location. Un moyen direct, sans intermédiaire, de faire rentrer de l’argent pour la population. Tant que les réseaux internet fonctionnent encore en Ukraine, c’est très malin. Dans la même veine, on peut acheter des patrons ou des ouvrages aux artistes ukrainiennes par ETSY. Par ces biais, des liens amicaux peuvent aussi se créer…

Alors, que faire d’autre ?

Pour vaincre notre peur, se couper complètement des informations, pour faire comme si la vie post-Covid, pleine de joies et de loisirs retrouvés, était notre monde, est illusoire. La crispation ambiante aura bien fait de nous rattraper. Se raisonner pour ne pas passer la journée devant les infos – pour les personnes qui en ont le temps – est déjà une petite victoire contre l’angoisse.

Macron pense que « le pire est à venir » en Ukraine après son échange avec Putin. @tinypricksprojects. Voyez comme les informations se diffusent… Ce collectif américain brode des phrases quotidiennement.

La meilleure stratégie pour atténuer son angoisse, c’est sans doute l’action. On peut aller marcher bien sûr, c’est bien pour soi. N’oublions jamais ce remède miracle. Mais je pense bien sûr à des actions liées à la solidarité. Des milliers de personnes en France se remuent. Comme nous savons ce qui est urgent, des convois partent déjà, pleins de médicaments, de matériels de soins et d’hygiène. Je suis l’association catalane Alliance Occitanie-Ukraine qui existe depuis 14 ans, ils sont vaillants, organisés et pourtant submergés par le nombre de dons et de bonnes volontés (et trop de messages auxquels ils ne peuvent répondre!).

©Nadia Pellefigue / Twitter

Toulouse étant jumelée avec Kiev depuis 1975, de nombreux liens culturels et amicaux existent depuis longtemps. L’accueil ici se fera sans doute à grande échelle, tant par les particuliers que par la mairie et la région Occitanie. Nous avons une adresse (accueil-ukraine@mairie-toulouse.fr) pour notifier notre possibilité d’accueillir des personnes, temporairement ou à plus long terme. Ces listes s’établissent peu à peu un peu partout en France, contactez votre mairie si vous êtes volontaires : il y aura une centralisation nationale des offres pour diriger les réfugiés aux endroits disponibles.

Ce drapeau a été fait l’année dernière, pendant les célébrations joyeuses des 30 ans du pays libre. Sasha, quilteuse moderne ukrainienne, vend à présent ce petit modèle parce qu’on lui demande, du monde entier, comment aider. Elle est dans l’Ouest du pays, pour le moment épargné, mais qui abrite déjà plus de 40 000 réfugiés. Tout l’argent récolté sera pour leur venir en aide. C’est par ici, 5,66€ le patron ce jour (prix fluctuant en €).

Nous sommes des quilteuses et la solidarité passe irrémédiablement par nos ouvrages. Nous sommes faites ainsi ! Nous savons que nous n’allons pas pouvoir offrir des quilts dans les jours qui suivent… cela tombe bien car ils ne sont pas faits 🙃. Projeter de faire des blocs ou des quilts calme notre angoisse. Être dans l’action fait du bien…

Après le succès de l’offre de l’Australienne Kristy Lea @quietplay (voir mon article précédent), d’autres s’en inspirent. Cela fonctionne très bien aux États-Unis ! Pat Sloan par exemple, a échangé le modèle ci-dessous (que tout le monde pourrait faire d’après la photo) contre un don à l’UNICEF pour l’Ukraine. La dernière mise à jour est de 65 000 $ !

Bloc Pat Sloan pour des dons pour les enfants d’Ukraine

D’autres vendent des tee-shirts avec impression tournesol et mille autres objets… Mobilisation générale pour récolter de l’argent aux États-Unis..

Quant à Bonnie Hunter, elle va commencer un « Quilt Along » fin mars, pour guider et motiver celles qui souhaitent faire un grand quilt plein de cœurs bleus et jaunes ! Ces quilts pourront ainsi servir à lever des fonds avec des tombolas… ou offrir à des Ukrainiens.

Ce sont ces blocs que Bonnie vous invitera à faire avec ses précieux conseils à partir du 25 mars, voir les détails par ici : Quiltville

Et en France ? Eh bien, il s’est constitué un groupe très sympathique et dynamique sur Facebook, Des Tournesols pour l’Ukraine ! Discussions, recueil de blocs de tournesols, de colombes pour la paix, de déclinaisons de drapeaux… C’est très convivial et peu à peu, nous allons faire des blocs, des quilts… et les fondatrices du groupe sont bien informées des difficultés pour faire parvenir ces dons. Tout sera envisagé en temps voulu : des tombolas pour reverser l’argent, des dons aux réfugiés en France, un convoi quand la paix sera revenue… Ne s’y inscrivent que les personnes qui en ont envie et c’est ainsi une bulle bleue et jaune, où on entretient l’espoir d’un pays libéré le plus vite possible.

Alireza Karimi Moghaddam, un artiste iranien vivant actuellement au Portugal, fait des œuvres digitales sur la vie de son peintre préféré, Vincent Van Gogh. Tous ces tournesols nous rappellent immanquablement l’Ukraine désormais.
Symphony of Love, Alireza Karimi Moghaddam
Le compte Instagram de l’artiste montre ses illustrations, accompagnées de magnifiques poèmes… L’univers de Alizera Karimi Moghaddam est décidément à découvrir.
Van Gogh est, pour l’artiste uranien, un symbole d’amour, d’humanité et d’altruisme. Tout ce dont on a besoin. ALIREZA KARIMI MOGHADDAM
© Alireza Karimi Moghaddam
Voici son tableau le plus récent, si émouvant que Chri Cri Moreira l’a ajouté en banderole du groupe FB Des Tournesols pour l’Ukraine.

L’ampleur de cet élan de solidarité est inédit dans le monde occidental, car ce conflit rappelle la guerre froide que nous espérions définitivement enterrée. Il y a dix jours encore, le « monde d’après » était consacré à la fin de la pandémie ; nous avons si vite changé de monde, encore une fois, que l’expression prend un autre sens qui nous éloigne bien loin de nos rêves.

Entre le ciel bleu du haut et les blés jaunes du bas, tel le drapeau ukrainien, les nuages s’amoncellent, les noirs et les blancs… Encore un tableau fort de Alireza Karimi Moghaddam (2021)

Tous les matins, on a une mission. Trouver la gaieté au milieu des raisons de désespérer. La beauté au milieu des laideurs. La gentillesse au milieu des visages fermés. Les caresses au milieu des griffes. La tendresse au milieu des gifles. L’ouverture au milieu des fermetures. Si vous acceptez cette mission, la journée sera magnifique.
Si vous la refusez, allez vous recoucher tout de suite !
Edouard Baer

Ne plus prendre au sérieux ses peurs,
mais prendre au sérieux ses rêves pour tenter de les rendre réels…
Gardons espoir et agissons, chacun à notre mesure…
et un peu plus, pour un « monde d’après » vivable.
Katell

Pour rêver encore, un tableau d’Alireza Karimi Moghaddam : son Vincent (Fancy Van Gogh) a rencontré Frida Kahlo, rencontre impossible mais tellement romantique !
La beauté pure, malgré les éléments déchainés… Bonne chance, l’ami Vincent ! Nous sommes tous dans la même barque.
© Alireza Karimi Moghaddam

Soutenir les Ukrainiens

L’émoi est à son comble dans le monde occidental avec les menaces, puis les attaques de l’armée russe en Ukraine. Lors de mon dernier article, j’ai eu le commentaire d’une Ukrainienne pro-russe et je respecte son point de vue, mais ce qui arrive est évidemment inadmissible, cela dépasse largement l’horizon d’une région limitrophe à la Russie où les avis seraient partagés.

Concrètement, j’ai partagé sur Facebook des initiatives de quilteuses, comblant le besoin de « faire quelque chose » de ses dix doigts pour manifester son soutien. Il s’ensuit quelques confusions entre les projets.

La Présidente de la Guilde Ukrainienne de Patchwork – l’équivalent de France Patchwork – a signalé sur Facebook que tous les messages de soutien aux quilteuses seront les bienvenus. Elles restent très connectées, elles ont le temps de lire les messages qui sont traduits automatiquement. Elle s’appelle Maria Nelga.

C’est le quilt choisi par Maria Nelga pour représenter sa requête, un champ de blé, culture principale de ce pays. Quilt de Yanchukovskaya Nina, Kyiv

Sur Instagram et sur son blog, Berene Campbell @happysewlucky, une quilteuse de Vancouver, très suivie pour ses modèles en couture sur papier, a créé un bloc gratuit avec le drapeau ukrainien et les 3 lettres cyrilliques signifiant le mot PAIX. Par égard pour la créatrice, je vous donne le lien et pas le PDF directement, c’est à télécharger gratuitement à la fin de cet article : Peace for Ukraine .

Vous pouvez montrer le vôtre sur les réseaux sociaux avec les tags #happysewlucky et #peaceforukraineblock, le montrer sur un sac de courses, l’inclure dans un quilt etc.

Il n’y a pas de collecte pour réunir ces blocs.

Vous avez peut-être vu un tournesol en couture sur papier, autre initiative. Il s’agit de la célèbre quilteuse australienne Kristy Lea @quietplay, qui a proposé un modèle de tournesol en PDF pour 4.50 dollars australiens, en vue de les reverser à l’UNICEF-Appel d’urgence pour l’Ukraine. Ses vœux les plus optimistes ont largement été dépassés puisqu’elle a reversé 11 200 dollars australiens (+ de 7 000 €) à l’UNICEF dimanche ! Tant d’argent sur son compte en deux jours était inattendu, merveilleux mais aussi c’était une responsabilité stressante. L’action est donc terminée et le modèle reste à notre disposition – gratuitement désormais. Même chose : voici le lien vers le site de la créatrice.

Ici aussi, ce bloc est recommandé pour faire des choses en l’honneur des Ukrainiens, au mieux des quilts. Mais il n’y a aucune collecte ou organisation.

La première personne qui se lance, à ma connaissance, dans la collecte de blocs à monter en quilts pour l’Ukraine est Claudia Pfeil, une artiste allemande multi-primée. Elle va dépenser toute son énergie pour trouver la meilleure façon, le moment venu, de distribuer les quilts (sa première idée est de les offrir aux enfants). Elle se propose de recevoir nos blocs du monde entier. Ici je peux vous donner toutes les précisions. Voici les consignes :

  • bloc de 8 1/2 inch, coutures comprises
  • utiliser les couleurs du drapeau ukrainien (bleu et jaune)
  • toutes techniques acceptées
  • adresser son ou ses blocs à :
    Claudia Pfeil – Quilt-Studio and Galerie Alte Brotfabrik
    Ritterstrasse 183
    47805 Krefeld/Germany
Ce drapeau, créé en 1991, symbolise le ciel et le champ de blé.

Thank you, let´s go Blue/Yellow! dit Claudia.

Voilà ce que je peux vous dire, après avoir reçu plusieurs messages me demandant que faire. Promis, je continuerai de faire suivre les projets sérieux, tous ceux qui souhaitent témoigner leur solidarité par le tissu et le fil auront sans doute maintes occasions. Nous savons que ce n’est que le début de la crise et que les drames humains vont être innombrables. Un bloc, un quilt est notre réponse.

Souhaitons une fin rapide à cette guerre.
Rien ne la justifie… et c’est trop barbare.
Je croyais que nous étions à l’abri, nous Européens…
Quelle cruelle déception.
Katell

Des quilts pour un peu de joie

On perd un temps précieux pour traiter l’urgence du dérèglement climatique. Cet été, les catastrophes se multiplient dans le monde (trop de feux trop d’eaux), le plus récent étant dans le Var. On ne peut même pas parler de crise climatique, car une crise a un début, un pic et une fin, qui parfois sert de tremplin, d’opportunité pour avancer (j’espère qu’on peut dire la crise du Covid…), alors que pour ce changement de climat, c’est, semble-t-il, un phénomène qui ne fait que s’aggraver.

Dans un de mes quilts, j’ai brodé le mot « crise » en chinois. La première partie de l’idéogramme désigne le temps du danger, la seconde, le temps de l’opportunité. Vivre une crise, c’est voir et évaluer le danger, sans doute accepter le changement qui est dans la nature de la vie, puis saisir l’occasion pour évoluer positivement.

Nous sommes très intelligents et nous apprenons bien les leçons, nous les humains. Sauf, apparemment, pour la mutation climatique. Où est le fameux principe de précaution dont on nous rebat les oreilles pour d’autres sujets ?

Pourquoi est-ce si difficile ? Pourquoi n’essaie-t-on même pas de sauver sa peau ni celle de ses enfants ? Un scientifique apporte une réponse originale qui met en lumière le fonctionnement du striatum, dans notre cerveau – Extrait du résumé de l’éditeur :

Au cœur de notre cerveau, un petit organe appelé striatum régit depuis l’apparition de l’espèce nos comportements.  Il a habitué le cerveau humain à poursuivre 5 objectifs qui ont pour but la survie de l’espèce : manger, se reproduire, acquérir du pouvoir, étendre son territoire, s’imposer face à autrui. Le problème est que le striatum est aux commandes d’un cerveau toujours plus performant (l’homme s‘est bien imposé comme le mammifère dominant de la planète) et  réclame toujours plus de récompenses pour son action. Tel un drogué, il ne peut discipliner sa tendance à l’excès. À aucun moment, il ne cherche à se limiter.
Hier notre cerveau était notre allié, il nous a fait triompher de la nature. Aujourd’hui il est en passe de devenir notre pire ennemi.
 

Extrait de l’album Urgence Climatique, Scénario : Ivar Ekeland – Dessin : Étienne Lécroart
chez Casterman

Si l’analyse dans Le Bug Humain de Sébastien Bohler est convaincante et documentée, je reste sur une certaine réserve : tout mettre sur le dos de la biologie et du consommateur occidental conditionné par la publicité, c’est laisser tranquilles politiques et grands décideurs qui, eux, ont un pouvoir décisionnel bien plus déterminant. Et ne les excusons pas de se laisser mener, eux aussi, par leur striatum !… Il faudra bien oser, très vite, mettre en œuvre des principes déjà connus, moins, moins loin mais mieux, pour certains aspects de notre vie comme la production et la consommation, faire une place majeure aux esprits créatifs qui pensent hors cadre, ceux qui sont capables d’innovations, ceux qui vont trouver des solutions aux problèmes laissés par l’économie de surconsommation. Et avant chaque décision, il faudra avoir la clairvoyance et la sagesse de peser les multiples conséquences.

Changer les mécanismes de l’économie est un sacré défi ; or les hommes aiment ça : plus vite, plus haut, plus fort – ensemble* est à promouvoir, mais avec d’autres buts prioritaires que les gains financiers. La promotion de domaines épanouissants (entraide, transmission des savoirs, activités physiques, intellectuelles, culturelles, artistiques) doit aussi devenir une mission. Vivre heureux sans poursuivre la destruction de la nature, c’est possible si tout le monde s’y met avec conviction… Maintenant !!
*devise olympique : elle incite à donner le meilleur de soi-même et vivre ce dépassement comme une victoire, même si on n’est pas premier (d’où la phrase « l’important, c’est de participer »). Le mot ensemble a été ajouté le 20 juillet 2021 pour renforcer le principe de solidarité, la nouvelle devise latine est donc désormais Citius, Altius, Fortius – Communiter.

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La grande erreur de notre temps a été de pencher,
je dis même de courber,
l’esprit des hommes vers la recherche du bien matériel.
Victor Hugo

Je suis admirative de la lucidité de Victor Hugo. Dans le début de la grande période de foi dans le progrès, il avait la clairvoyance de deviner déjà que la course à la consommation dévoierait notre qualité de vie. En effet, ce n’est pas parce qu’on est capable, techniquement, de faire quelque chose que c’est humainement souhaitable. Cela doit passer par les filtres de la pertinence et de la conscience des conséquences.

Nous aspirons à un monde meilleur, le suivant sera nécessairement plus sobre, ce qui ne veut pas dire plus triste – cela rappelle la sobriété heureuse, expression de Pierre Rabhi. A nous de le construire en utilisant différemment nos capacités, de tenir compte des qualités humaines valorisées depuis toujours chez les peuples premiers – il reste environ 500 millions d’individus – ils sont la mémoire de ce que furent nos ancêtres.

Chez les peuples premiers, on économise pour préserver et pour partager. Dans notre société occidentale, on économise pour dépenser et accumuler.
N. Hulot & F. Lenoir, D’un Monde à l’Autre

Faut-il rétrogresser ? Personne n’envisage sérieusement de revenir à l’âge des cavernes ni de la bougie. Quand on y pense, ce fut prodigieux d’avoir pu imaginer les diverses utilisations du pétrole, symbole des innovations du XXe siècle, quelle effervescence ! Il faut cependant à l’évidence revenir sur l’exploitation brutale des ressources de la Terre, pourvoyeuse d’énergies non renouvelables qui polluent ; le chemin pris par l’Occident n’était pas le bon et c’est un problème vertigineux, d’autant plus que notre style de vie continue d’être malgré tout un modèle dans le monde. Une immense réinitialisation de nos façons de vivre et de penser est à faire, et vite. Nous humains, occidentaux, avons oublié que nos vies sont inséparables d’un équilibre fragile de la Terre, qui continuera de tourner avec ou sans nous. Et au-delà de l’équilibre, si tout entre en résonnance, nous atteindrons une belle harmonie. Harmonie, Hozho, c’est le mot-clé chez les Navajos, c’est le parfait équilibre à rechercher et entretenir entre l’individu et le monde.

Mettre tout en équilibre, c‘est bien ; mettre tout en harmonie, c‘est mieux.
Victor Hugo, Quatre-vingt-treize, 1874

Je fais un rêve qui revient souvent. On est dans une maison, il y a une fête, on mange. Et puis, tout à coup, je sens la fumée. Je dis : « Il y a le feu ! » Je regarde autour de moi et je vois que personne ne réagit. Je m’alarme : « C’est grave, la maison flambe et personne ne réagit. » Comme disait Jacques Chirac, il ne faut pas cesser de dire aux gens que la maison brûle, même si pour le moment ils continuent de regarder ailleurs.
Hubert Reeves, entretiens avec Sophie Lhuillier

Et si on s’habituait à remplacer le mot humain par terrien, pour ne pas oublier ce lien indéfectible ?
La Terre est notre Mère et notre Maison !
Ktl

Irrésistiblement je pense à Starmania, l’opéra-rock de Michel Berger et Luc Plamondon, un sujet de science-fiction de 1979, avec la chanson SOS d’un terrien en détresse… Si vous souhaitez comprendre son histoire ou vous rafraîchir la mémoire au-delà des tubes, vous pouvez lire cet article des Cultivores.

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Les Unes anglophones titrent toutes sur l’image du « Code Rouge » après le rapport du GIEC-ONU du 9 août dernier

Chez des artistes textiles américaines, je vois émerger des œuvres exprimant le Code Red for Humanity, un Code Rouge pour l’Humanité, depuis le rapport alarmant aux Nations Unies sur les effets des activités humaines sur le climat le 9 août dernier. Car hélas on ne peut plus dire que les épisodes dramatiques successifs font partie des aléas de la météo, mais ils sont bien des manifestations d’un climat plus extrême.

Barbara se demande : ma fille a 16 ans, que va-t-il lui arriver dans 16 ans ? Et que la vie a déjà changé en 16 ans… L’inquiétude monte @yr_resting_stitchface
Un mouchoir partiellement brûlé sur fond rouge, la citation d’une infirmière qui protestait contre les incinérations produisant des dioxines dans l’Ohio en 1997 – Beth Eltinge @betheltinge

Ce Code Rouge sera-t-il plus efficace que les avertissements précédents ? Je l’espère, je le crois, car l’appel à une Révolution Verte est trop zen, trop cool et semble optionnelle, le vert symbolise le droit de passer, que tout va bien…

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Personne n’a oublié les feux d’Australie en janvier 2020, qui donna lieu à l’envoi de plus de 15 000 blocs d’arbres pour faire des quilts aux sinistrés ! Un évènement qui comptera dans l’Histoire des quilts. Les quelque 750 quilts sont en cours de réalisation et leur but est de les distribuer aux sinistrés pour Noël. Les quilteuses australiennes font parfois face à de la lassitude et aux difficultés multiples exacerbées par les conditions sanitaires, mais elles continuent vaillamment à assembler les blocs, les quilter… Un appel aux donations leur permet de faire face aux achats des molletons et diverses fournitures, l’excédent éventuel sera reversé à la Croix Rouge. Quel engagement de leur part ! En France nous avions envoyé un bon nombre d’arbres, et nous avions également participé en grand nombre aux quilts pour le Japon, aux blocs de maisons pour Paradise (Californie)…

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En France, à l’automne dernier, c’est dans les vallées de la Roya et de la Vésubie (06) que le désarroi des habitants nous a émus. Malgré les difficultés dues au covid, plusieurs groupes ont fait un ou plusieurs quilts à offrir aux familles qui ont tout perdu. Annie la Tulipe a été moteur dans ce projet et vous pouvez aussi lire l’émotion de la Marmotte Rousse et ses amies ; ici dans la Ruche, nous avons fait un quilt avec une harmonie rouge, pour envoyer un peu de gaieté. J’en avait fait une petite série de photos à Cologne dans le Gers, fin mars, quand Kristine venait tout juste de terminer le matelassage (un beau matelassage en forme de dahlias) :

Au dos du quilt, j’avais mis les blocs un peu trop grands et divers coupons restants. Le top est d’après un modèle gratuit de Bonnie Hunter, Voyages scrappy autour du Monde, avec des chemins blancs qui sont les diagonales des blocs. Nous l’avons intitulé Chemins de l’Amitié. Je l’enverrai à Danielle début septembre, la délégation FP06 se chargera de faire parvenir ces dons à qui en a le plus besoin. Merci à elles.

Étiquette créée et brodée par Bee Kristine
La voici mise en place, bien intégrée dans le patchwork du dos.

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Tant de drames sont survenus dernièrement qu’on ne pourra pas fournir des quilts pour chaque catastrophe climatique, sans compter les drames naturels (séisme à Haïti), ceux causés par la folie des hommes (Afghanistan)… Mais chaque organisation sérieuse pour une cause aura notre écoute.

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En ce qui concerne les graves inondations tout près de chez nous à la mi-juillet (Belgique et Allemagne), Cécile Milhau s’est mise à assembler des blocs faits par les quilteuses de la Courtepointe (Réalmont, Tarn) lors du premier confinement : des blocs 9-patch de 15 x 15 cm en scraps. Faits pour garder le moral et un lien, faits pour servir un jour… Quand tous les blocs seront assemblés et les quilts terminés, ils partiront en Belgique, où leurs amies correspondantes de Verviers se chargeront de la distribution sur place. Bravo les Courtepointières !

Voilà donc comment nous espérons à chaque fois adoucir la peine de ceux qui ont tout perdu dans des drames. Les tissus ont, dans leurs fibres, l’expression de notre solidarité, notre émoi, notre compassion, et par leurs mises en formes, j’y vois une transmission de joie à partager, un espoir pour recommencer une vie.

Le premier jour du confinement, une courtepointière fit ce bloc… Résilience, malgré tout !

A bientôt, chers Terriennes et Terriens, prenez soin de vous et de vos proches,
Katell

Un avant-goût de printemps

Il faisait beau hier vendredi du côté de Toulouse, on entendait les oiseaux chanter, on voyait (déjà !) des abeilles butiner… Une journée donnant un avant-goût du printemps.

Quelques Abeilles de la Ruche des Quilteuses ont aussi saisi l’opportunité de se réunir, cette fois-ci chez Vive. De nouveau, nous avons strictement observé les mesures sanitaires, avec nos masques et un écartement de nos fauteuils. Et je crois bien que le bonheur de nous revoir peut stimuler nos défenses immunitaires !

Quilt solidaire

C’était un après-midi de papotage. La situation dans de nombreux départements nous attriste. Comment surmonter le traumatisme d’une maison inondée ? Nous serons bien sûr volontaires si une délégation fait une action pour les nouveaux sinistrés.

Kristine avait apporté le top destiné à une famille du département des Alpes-Maritimes, Éliane fournit le molleton.

Nous avons suivi un modèle de Bonnie Hunter, Many Trips around the World. Il mesurera 120 x 150 cm.

Quelques blocs se retrouvent au dos, cela fera un beau quilt réversible. Voyez-vous le tissu aux roses ? C’est un tissu-bonheur, un tissu offert par mon amie LeeAnn… à qui j’ai souhaité hier justement un bon anniversaire. Une belle journée, vous disais-je !!

Kristine se charge du quilting, ensuite il sera prêt à être expédié. Je ne sais toujours pas s’il y a une adresse spéciale pour les quilts à offrir. Avez-vous des informations ?

Teinture indigo

Vive a ressorti son top aux fenêtres shibori :

Comme il lui reste beaucoup de rectangles teints, nous lui avons chaleureusement recommandé d’agrandir son top !

Nous attendrons les beaux jours pour faire un atelier de teinture indigo (à partir d’un kit d’Au Fil d’Emma). Vive a déjà éprouvé cette technique, avec sa sœur, et nous sommes avides de jouer à notre tour ! Lisez leurs articles qui racontent leur expérience à 4 mains par ici.

Quilts oiseaux

Nous avons un bon petit paquet de blocs d’oiseaux pour faire un quilt destiné à la tombola de Lacaze ! Mais Maïté a fait entrer le printemps en nous montrant ses deux nouveaux ouvrages – quand on n’est pas atteint, le covid a une conséquence bénéfique, on reste beaucoup plus à la maison et les projets de patchwork avancent !! – des nuées d’oiseaux qui semblent se raconter des histoires… un peu comme nous !!

Celui-ci est terminé, les détails sont fort intéressants, un quilt qui fait l’unanimité !
Il manque à Maïté les bonnes nuances de tissu pour faire la bordure de finition : nous essaierons de les lui fournir à la prochaine rencontre.

J’espère que ce petit Montre & Raconte vous a plu ! Mardi, vous retrouverez ici les quilts Diabolical Jane : j’ai reçu beaucoup de belles photos, quel engouement et quelle réussite à chaque fois ! Je suis sûre que vous aimerez cette galerie virtuelle.

J’ai reconnu mon bonheur au bruit qu’il a fait en partant.

Si nous ne sommes pas inondé, si nous avons la santé, guettons le moindre signe du renouveau de la nature : les premières fleurs s’épanouissent, les oiseaux chantent… Prenons le temps d’apprécier la vie dans les plus petites choses.

Solidarités : les masques, une demande en forte hausse

Dans le groupe du Quilt Météo 2020, nous sommes heureuses de montrer nos tops qui avancent au fil des jours. Il y a des personnes que je connais depuis des années, d’autres complètement inconnues avant le mois de décembre. Avec les hasards de la vie, nous partageons parfois un peu plus que des photos.

Ainsi, Martine Bronca nous étonne avec son top ; elle n’est pourtant pas la seule à utiliser des hexagones, qui bien opportunément représentent 7 jours par fleurette.

Depuis quelques semaines, Martine et ses amies se mobilisent sans compter dans le département d’Indre-et-Loire pour fournir des masques textiles autour d’elles. Seulement, il leur manque à présent des élastiques. Qui pourrait les dépanner ? L’appel a été fait dans la presse locale, vous y trouvez son adresse email. Je crois cependant que la pénurie commence à toucher une grande partie de la France…

Martine choisit de très beaux tissus de patchwork pour les masques à offrir © Photo NR

Il est bien loin le temps du questionnement sur le bien fondé des masques… moins d’un mois pourtant ! L’exemple de Martine est typique de la générosité des quilteuses et couturières, si nombreuses à coudre des masques bénévolement, à les distribuer, etc. Comme la demande s’amplifie, elles vont (nous allons !) être de plus en plus sollicitées. Je connais beaucoup d’autres personnes complètement dévouées à la cause des personnes âgées de leur village, du personnel des maisons médicalisées et diverses personnes au travail, il y en a tant…

Souhaitez-vous faire des masques, mais vous ne savez pas où ni comment les offrir ? Téléphonez à votre mairie, elle saura…

Que de solidarités, partout en France ! 

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La presse locale se fait partout l’écho des initiatives locales.Ici, exemple dans le Tarn.
Et ici, la production d’hier de Marie-Jo Oustau, déléguée FP Tarn. Toujours de beaux tissus !

Si diverses entreprises ont modifié leur production pour fournir des masques en France, certaines couturières professionnelles indépendantes font valoir le droit de vendre leurs masques sans se faire insulter sur les réseaux sociaux et ailleurs. Faire un masque prend du temps, les matières premières ont un coût, et les demandes des communes ne vont que s’accroître. Malheureusement, on a vu des masques artisanaux vendus à plus de 30 € pièce, alors que d’autres serrent leurs prix pour rentrer à peine dans leurs frais. Il y a la loi de l’offre et la demande, mais franchement nous n’avons pas besoin d’une nouvelle polémique. Comme toujours, c’est la mauvaise attitude d’une petite minorité qui jette l’opprobre sur le plus grand nombre. Alors, clairement, la vente des masques se conçoit parfaitement, mais ce n’est pas la poule aux œufs d’or… Voici un article de la RTBF à ce sujet.

Ce coronavirus n’a pas fini de faire parler de lui, sous des aspects les plus inattendus. A nous de ne pas nous tromper de chemin.

On ne s’aperçoit pas toujours que l’on parcourt chaque jour un nouveau chemin. 
Paulo Coelho, L’Alchimiste

Gardons le moral malgré tout !
Katell