Les quilteuses ont du talent !

J’aime tellement animer des stages ! Ils ne se déroulent jamais pareil, c’est un peu mystérieux car je montre les mêmes principes à chaque fois. Je ne peux pas montrer tous les ouvrages qui en découlent, mais je ne résiste pas à la joie de montrer la photo reçue hier soir d’une stagiaire de St-Nicolas :

Marie Hélène a su enfin comment mettre en valeur ces tissus qu’elle avait depuis un certain temps. Les imprimés sont en hommage au peintre Piet Mondrian (1872-1944), qui se fit connaître avec l’art abstrait avec les couleurs primaires, + du blanc et du noir. Un autre quilt est déjà en cours…

Marie Hélène a osé couper, recouper à main levée et quilter à grands points graphiques. La bordure de finition va être posée et youpi ! voilà un quilt moderne, gai et sympa qui rappellera de bons moments !

Tout le monde connaît le style Mondrian, mis à toutes les sauces tellement ce graphisme est un symbole réussi de l’art abstrait.

Cette carte du monde n’est pas de Mondrian !

Un vrai Mondrian entouré de robes Yves Saint-Laurent en 1966, au Musée de La Haye Photo ©Nationaal Archief
Icône des années soixante, LA robe – Photo Vogue. Il en existe plusieurs modèles, comme on peut voir ci-dessus.
Quand le marketing s’empare de l’art !

La situation d’un artiste est humble. Il est essentiellement un canal.
Piet Mondrian

Voyons tout de même quelques véritables œuvres de Piet Mondrian !

Composition 2, Mondrian, 1929
Composition en rouge, jaune, bleu et noir, 1921, Musée de La Haye
Broadway Boogie-Woogie, 1942, MoMa de New-York

Victory Boogie-Woogie est son dernier tableau, inachevé – 1944
On voit bien ici que ce tableau est fait de papiers collés. Œuvre exposée au Musée Municipal de La Haye

Pour approcher le spirituel en art, on fera usage aussi peu que possible de la réalité, parce que la réalité est opposée au spirituel.
Piet Mondrian

Mais Piet Mondrian avait déjà une vie de peintre avant l’abstraction. Il était notamment inspiré par la peinture de son compatriote Vincent Van Gogh (1853-1890), tant pour les sujets que le style (parfois) :

Un très délicat sous-bois de bouleaux peint en 1899

Sous-bois peint par Vincent Van Gogh en 1890 (Musée Cincinnati USA) – Tous deux ont peint beaucoup d’arbres, beaucoup de sous-bois…
Moulin en plein soleil, 1908 – Mondrian. Contrairement à ce que j’imaginais, ce n’est pas un moulin hollandais, mais du Pouldu en Bretagne ! On peut voir ce tableau au Musée de La Haye.
A Paris, le moulin de la Galette, par Vincent en 1886 (collection particulière)

Un paysan est plus beau parmi les champs dans son costume de futaine que lorsqu’il se rend le dimanche à l’église affublé comme un monsieur.
Vincent Van Gogh, 1883 (lettre à son frère Théo)

L’Arbre Rouge le soir – Piet Mondrian – 1908-1909 (aussi au Musée de La Haye)
Le Semeur, Van Gogh, avec aussi un arbre rouge et la lumière de la fin de la journée… Peint dans la campagne d’Arles en1888. Collection Emil Buehrle, Zurich

Un soleil, une lumière que faute de mieux je ne puis appeler que jaune, jaune soufre pâle, citron pâle, or.
Que c’est beau le jaune !
Vincent Van Gogh

Voir de belles choses fait tant de bien !

L’art disparaîtra à mesure que la vie aura plus d’équilibre. Nous n’aurons plus besoin de peintures et de sculptures, car nous vivrons au milieu de l’art réalisé.
Piet Mondrian

Passez une excellente semaine,
sans oublier le Salon de Pexiora si vous êtes dans la région !
Katell

Bravo Marie Hélène !

S’offrir de nouveaux horizons

Des petites villes bien de chez nous ont parfois une renommée inattendue ailleurs. Entre Agen et Montauban, tout près de Moissac et Castelsarrasin, le village de Saint-Nicolas-de-la-Grave se remarque d’abord par son lieu stratégique, à la confluence du Tarn et de la Garonne. C’est un endroit préservé, refuge pour les oiseaux.

La réserve ornithologique est à peine à portée d’objectif, d’après le photographe Claudio Boaretto. Les oiseaux semblent donc bien tranquilles !
Je suis passée en voiture sur ce pont qui a la particularité d’enjamber à la fois la Garonne et le canal d’entre-deux-mers. Il a été rénové depuis, mais pas élargi ! On serre les fesses si, d’aventure, on croise un autre véhicule… mais ça passe ! Son histoire prouve l’impétuosité des flots garonnais : deux ans après son inauguration, en 1852, le pont s’écroule. En 1858, son tablier chute lors d’une crue mémorable. Depuis, ses fondations ont été renforcées avec des moyens plus modernes, les suspensions adaptées et il fait l’objet d’entretiens réguliers.

Le village nous enchante par le caractère de ses beaux bâtiments de brique ou de fer (la halle centrale), une qualité de vie préservée, une ambiance chaleureuse :

Mais celui qui fait sa renommée aux États-Unis, c’est Antoine Laumet, né ici en 1658. Il est bien plus connu sous le nom qu’il s’est attribué, le Sieur de Lamothe-Cadillac. Je vous avais raconté son incroyable histoire en été 2020 et vendredi dernier, j’ai eu le grand privilège de me faire ouvrir la porte de sa maison natale. Entièrement rénovée grâce à des volontés locales et la municipalité de Detroit reconnaissante, elle est devenue le Musée Cadillac, en l’honneur de ce Gascon qui s’est créé une vie à son image, hors du commun !

Danielle, passionnée d’art et de culture – et de patchwork! – a été ma guide attentionnée, elle m’a fait vivre la vie tumultueuse de ce téméraire Gascon. J’ai beaucoup appris, appréciant la qualité de la mise en contexte de l’histoire, hors des légendes… Cette vie est suffisamment extraordinaire pour ne pas avoir besoin d’en rajouter ! On peut visiter en se contentant de lire les panneaux, mais écouter un(e) bon(ne) guide est irremplaçable.

Buste créé par Délie Duparc

Cet homme, excessif en tout, a illustré sa Gascogne natale par son intrépidité, sa ténacité, sa passion de l’aventure, son intelligence des plus déliées et son remarquable sens des affaires.
René Toujas
 Le Destin extraordinaire du Gascon Lamothe-Cadillac de Saint-Nicolas-de-la-Grave fondateur de Detroit, Ateliers du Moustier, Montauban, 1974

Une peintre locale, Patricia Blanchet, a réalisé l’été dernier une splendide fresque murale dans l’entrée ; elle représente le fortin créé par Lamothe-Cadillac, entouré de cette nature idéalisée qui ressemble au paradis, avec des bosquets d’aspens, mes arbres américains préférés, des oiseaux, ainsi que des personnages qui discutent en toute quiétude et courtoisie… Trois murs qui nous immergent dans la fin du XVIIe siècle dans la région des Grands Lacs ! Et savez-vous que les Français s’entendaient très bien avec la population autochtone américaine, bien mieux que les Anglais ?…

Pour tout renseignement complémentaire, vous pouvez vous référer à cet article de Tourisme-Occitanie, vous avez un numéro de téléphone pour organiser votre visite.

Lamothe-Cadillac s’est offert une vie à son image, voguant vers des horizons inconnus. Il est même devenu mondialement connu, indirectement, grâce aux voitures qui portent le nom de Cadillac en son honneur. Moins connue, la chanson d’Etienne Roda-Gil écrite pour Johnny, rend hommage au Sieur de Cadillac !!

En patchwork, nous pouvons aussi élargir nos horizons. Le club de patchwork de St-Nicolas est très réputé depuis des décennies pour la qualité de leurs quilts faits à la main. J’ai cependant été sollicitée par Isabelle pour montrer quelques techniques permettant de s’amuser à modifier ses habitudes. On ne jette pas tout par la fenêtre, mais on prend quelques idées pour moderniser ses ouvrages, changer de style, se faire plaisir sans la crainte du cutter ou de la machine à coudre. Cap sur l’improvisation, sur l’acceptation de l’imperfection, la réjouissance des effets inattendus au lieu de la réplique exacte ! En une journée, les idées ont fusé, avec des périodes d’incertitude puis la joie de la réussite… Bravo à chacune d’entre vous d’avoir osé dépasser votre zone de confort avec le sourire et beaucoup de rires, et merci infiniment pour votre accueil si chaleureux !

Vous pourrez compter sur moi pour annoncer votre prochaine exposition en 2023 et surtout, je viendrai l’admirer avec mes amies Abeilles, avec grand plaisir !

La créativité autorise chacun à commettre des erreurs.
L’art c’est de savoir lesquelles garder.

Scott Adams (dessinateur de BD)

Bon dimanche à tous, et offrez-vous peut-être de nouveaux horizons !
Katell

À l’infini ∞

Une joie infinie nous habite dès lors que nous nous retrouvons, nous amies quilteuses. Je ne peux établir aucune hiérarchie entre mes rendez-vous avec vous, ils se sont succédés et partout, les sourires, avec ou sans masque, réchauffaient les cœurs.

J’ai déjà évoqué le week-end enchanteur à Lacaze en juin, la magie de l’exposition des quilts météo au Val d’Argent, tout évoquait un état surnaturel tellement nous avions été privées de rencontres…

J’ai eu la chance ensuite de pouvoir aller à Nantes Pour l’Amour du Fil avec Kristine, où nous avions rendez-vous avec Annie et Cécile :

Nous sommes ici au Coin des Blogueuses. On le voit, le Royaume-Uni était à l’honneur, avec les drapeaux en banderole ! Le blog de Cécile montre toutes les expositions, un enchantement !

Quelques jours après, mon premier stage depuis janvier 2020, dans un endroit idyllique : Arcachon !

Le patchwork créatif et improvisé a enthousiasmé les adhérentes de FP33-47 ! Une belle équipe réunie par Nadine Meyssonnier, l’envie de devenir amie avec chacune d’entre vous, Mesdames… Merci pour ces journées que vous avez ensoleillées tout autant que le cher vieux Soleil !

Il y eut ensuite le Salon des Tendances Créatives de Toulouse, à l’invitation complètement inattendue pour cette année — nous n’avons pris la place de personne, nous avons rempli l’espace ! Pour la première fois, outre un nombre relativement élevé de femmes, plusieurs hommes ont manifesté leur envie de commencer le patchwork… mais de façon créative et indépendante. Attendons quelques années, nous verrons peut-être surgir leurs ouvrages !

Enfin, last but not least (le dernier mais pas le moindre), ces derniers jours ont été intenses avec le Festival de Ménigoute (79), qui réunit chaque année 30 000 passionnés de Nature. Pour la première fois, j’y étais, grâce à un bon concours de circonstances… La bonne étoile des quilteuses ⭐ nous a réunies, c’était le rêve de Marmotte Rousse…

Exposition de Béatrice Bueche, avec Michelle Braun et Marmotte Rousse : quand les Alsaciennes viennent dans le Sud-Ouest, ça fait des couleurs sur les murs et du bruit dans les couloirs !

Tout le monde parlait de cette exposition : mais oui, c’est du tissu !! Nous étions entourées de personnes habituées aux circuits des arts habituels (dits majeurs…) et cet art textile les a enthousiasmées au-delà de ce qu’on peut imaginer. Le stand ne désemplissait pas, beaucoup de personnes venaient et revenaient… surtout des hommes ! Le talent de la solaire Béatrice a touché le cœur du public, rêve réalisé et mission accomplie.

Nous avons eu le temps d’avoir de très belles conversations et de grands éclats de rire toutes quatre. Nous avons aussi parlé de ce qui nous anime, et aucun téléphone ni écran n’aurait pu remplacer ces échanges cœur à cœur et les yeux dans les yeux.

Même si l’éclairage était parfait pour le public, mes photos faites au smartphone ne rendent pas du tout justice à la féerie de chaque tableau de Béatrice Bueche.

Et samedi dernier, c’était notre première JA post-Covid en Charente, à une bonne heure de Ménigoute. Revoir Corine, la déléguée FP16, m’a fait un immense plaisir, nous qui nous croisions depuis des années, juste pour quelques instants ! Enfin, nous avons passé une journée ensemble, même si nous étions chacune bien occupées. Le club de Ligné offre une très belle salle aux murs de pierres claires, une splendide luminosité… et la joie se lisait sur chaque visage. Nous avons tellement vécu dans l’instant présent que nous n’avons même pas songé à faire une photo de nous ensemble…

Samedi dernier, j’ai embarqué les adhérentes FP dans un voyage dans l’espace et le temps, à la rencontre des Amérindiens, les premiers peuples de cet immense continent. J’ai notamment partagé mon admiration pour la peintre canadienne Leah Dorion.

Le symbole de l’infini se trouve souvent sur ses tableaux, tout comme d’autres signes symboliques qui signifient beaucoup pour les Peuples Premiers.

Les liens tissés avec toutes ces personnes rencontrées après les épreuves dues au covid sont l’éclatante preuve que nous sommes des êtres sociaux et que la bienveillance fait un bien fou ! Au contact des autres, nous nous épanouissons de nouveau, telle une plante déshydratée après une pluie salvatrice.

L’infini chez les Métis

La peintre Leah Dorion est Métisse, mais pas exactement dans le sens où vous le comprenez. Les Métis sont un peuple du Canada, ayant une part d’origine autochtone et une autre part française ou écossaise. Oui, des hommes français et écossais, marchands de fourrure, se sont assimilés en se mariant avec des femmes locales dans les années 1700 et leurs descendants forment une culture originale. Ils sont reconnus comme un des 3 peuples autochtones du Canada (les Amérindiens, les Inuits, les Métis).

Le drapeau métis est le plus ancien du Canada. Tantôt sur fond bleu (à l’origine pour les descendants français) tantôt rouge (pour les Ecossais), le signe distinctif est le symbole de l’infini, en blanc. C’est tout d’abord la réunion de deux cultures, européenne et amérindienne, devenues solidaires pour toujours et à jamais, à l’infini. C’est aussi le symbole de l’immortalité de ce peuple et cette culture, qui continue de lutter pour ses droits.

Le drapeau Métis existe depuis 1816, celui du Canada sous cette forme seulement depuis 1965 (oui !!)

A présent, le fond bleu représente officiellement tout le peuple Métis, et le fond rouge la part qui se trouve dans l’Alberta.

Vers l’infini et au-delà

Je viens d’apprendre que cette phrase, To Infinity and beyond, doit sa gloire à Buzz l’Éclair dans Toy Story !

La notion d’infini est à la fois mathématique, métaphysique et poétique. La première fois qu’on y est confronté, c’est quand on apprend à compter : 1, 2, 3… Mais cela ne s’arrête jamais !!

On peut regarder aussi regarder le ciel étoilé pour ressentir une idée de l’infini… ou cet escalier conçu en 1958 par Lionel Penrose (le père de Mr. Penrose de la Passacaglia !) :

On peut monter ou descendre à l’infini, sur un escalier « fini ». Nous sommes trompés par notre perception de la perspective…
Crédit photo Mathieu Nauleau

L’infini, c’est long, surtout vers la fin.

L’actualité nous a appris la semaine dernière que Mark Zuckerberg s’appropriait le symbole mathématique de l’infini comme sigle de son nouveau groupe. C’est signe de l’infinie ambition de ce groupe qui nous prépare un avenir fondé sur les relations virtuelles. J’ai tellement expérimenté la différence avec mes récentes rencontres « en vrai » que cela m’effraie ! Je crains aussi un monde où le wokisme serait roi. Etre woke, c’est être éveillé, en particulier pour le respect des différences, ce que je soutiens évidemment, mais cela devient une propension à régresser intellectuellement et socialement, préférant les segmentations, les divisions systémiques plutôt que l’acceptation de la différence et l’harmonie entre tous… ce qui est ma vision idéale du monde, le hozho des Navajos, ou l’utopie de John Lennon :

Tout le monde connaît cette chanson, vous pouvez lire ici les paroles traduites en français.

La part cachée du Monde

Vers l’infini et au-delà avec Meta, le nouveau nom du groupe Facebook, cela m’inquiète et m’amène à vous conseiller un livre édité dans une petite maison d’édition que j’aime beaucoup : La Mer Salée. Ils sont à Nantes et soutiennent l’idée utopique d’un monde audacieux, humaniste et écologique, en éditant des écrivains qui ne suivent pas les idées majoritaires. J’ai découvert cette maison d’édition avec Siècle Bleu, de Jean-Pierre Goux.

L’utopie est la vérité de demain.
Victor Hugo, Les Misérables (1862)

L’homme est fait pour rêver, c’est-à-dire pour combattre et non subir. Et surtout, l’homme est fait pour la poésie. Or, l’utopie est poétique. Et la poésie aura toujours raison contre le réalisme.
Jean-Christophe Grangé, Miserere (2008)

Soyons les moutons noirs du wokisme !

Quand le réchauffement climatique n’est plus une éventualité mais une réalité, on se demande dans quel monde nous vivrons prochainement. On sait aussi que la diversité de notre monde vivant se réduit de manière alarmante. Je viens de lire plusieurs romans et essais sur le sujet, et celui que je préfère vous présenter est La part cachée du Monde, d’Ève Gabrielle.

Devant mon quilt « Ensemble malgré tout » fait pendant le premier confinement, le livre d’Ève Gabrielle trouve sa place. Tant d’émotions dans ce livre…

Ce livre est partagé en deux, tout comme la France l’est par La Déchirure, une frontière réputée infranchissable, dans cette fiction du futur proche. Nous commençons par vivre avec Sienne et Vincent, sœur et frère, dans le monde du Nord où tout est désespérant. Greenlife – une sorte de Google ou Meta ? – s’est mis à tout diriger, à la suite de l’effondrement du système bancaire et du gouvernement. On étouffe, on gémit dans ce système où on gagne sa vie en ramassant les déchets de plastique de notre époque. Et bien sûr, un bracelet connecté nous surveille… Les habitants subissent la dure loi de la gouvernance numérique. Une vraie dystopie (fiction décrivant un monde utopique sombre).

Mais Sienne et Vincent réussissent à passer La Déchirure, la Frontière, pour aller à la recherche de leur grand-mère qui aurait, dans un livre de botanique en possession de Sienne, caché un moyen de sauver le monde. Ils découvrent en Aveyron un monde résilient, pas parfait, mais qui a surmonté les écueils majeurs du dérèglement climatique grâce au génie humain au service de solutions simples et futées. Ils sont woke, éveillés, mais dans le bon sens !! Un bel espoir dans cette partie utopique optimiste, qui fait la part belle aux relations humaines positives, à la créativité et aux talents de chacun.

La renaissance des arbres offre une pure joie au printemps ! Ils accompagnent ici les miens en textile, offerts à ma sœur Véronique.

A nous de choisir le chemin de notre futur, au Nord ou au Sud de La Déchirure… Là où on plante des arbres génétiquement modifiés, ou bien là où on les soigne et où on communique avec eux…

L’idéogramme chinois signifiant Crise est en deux parties : danger + opportunité

Je ne vous ai pas dévoilé beaucoup plus que ce que nous dit l’éditeur ou la 4e de couverture, tout reste à découvrir au cours de votre lecture. En plein dans la période de la COP26, nous comprenons à quel point des décisions fermes sont à prendre, ce n’est pas une option. Il sera sans doute difficile de renoncer à notre routine confortable, mais l’effort sera moindre si nous réussissons à choisir les meilleures voies de changements et de progrès, axées sur des choix vraiment pertinents, pragmatiques et bien expliqués (le livre Réaliste de Bertrand Piccard, éditions Stock est écrit dans ce but). Pour évoluer dans le bon sens, le monde aura besoin de pédagogie, de réalisme, de progrès maîtrisés, certes. Mais un rapprochement avec les lois simples du vivant, l’utilisation raisonnée des trésors de la nature, sont incontournables. Jamais peut-être l’humanité n’a eu un si grand défi à relever, on peut en ressentir un vertige infini, mais on n’a pas le choix, il faut s’y attaquer avec maîtrise et enthousiasme !

Si nous ne tuons pas la Nature, Elle nous sauvera.

Entre Alerte et Espoir, le livre d’Ève Gabrielle a bien trouvé sa place !

C’est avec ce livre plein d’espoir que je vous quitte momentanément, mais vous ne vous débarrasserez pas de moi, je reviendrai bientôt ! J’ai envie simplement de faire une pause dans l’écriture, pour retrouver la voie de la créativité dans mon atelier.

Avec ma sincère amitié,
Katell 💚💚💚

Les Étoiles Créatives

Dans mon livre BeeBook, j’ai aimé mettre en avant le bloc des étoiles créatives, si rapide et amusant à faire.

C’est aussi le bloc choisi par la délégation France Patchwork des Hautes-Alpes comme Bloc pour la JNA (Journée Nationale de l’Amitié) qui aura lieu le samedi 6 juin 2020 à Gap. Cette JNA est réservée aux adhérents de France Patchwork à jour de leur cotisation, naturellement ! Pour adhérer, veuillez suivre ce lien. Et pour vous inscrire à la JNA, toutes les informations se trouvent dans les Nouvelles n° 143 de France Patchwork, ainsi que les détails pour faire ce bloc d’étoiles.

⭐⭐⭐

Curieusement, Bee Maïté disait ne pas aimer les blocs d’étoiles en patchwork, trop statiques à son goût. Ce bloc d’étoiles plus modernes, plus vivantes, dans la lignée du patchwork improvisé et libéré par Gwen Marston et ses amies, fait scintiller les étoiles et les yeux de Maïté. La machine à coudre étant sa nouvelle copine, vite fait, elle a fait une constellation d’étoiles pour la JNA :

Vendredi dernier, Maïté nous a montré ses étoiles créatives, très scrappy (utilisation massive de chutes de tissus !)

C’est tellement simple à faire que Maïté projette d’occuper ses petites-filles aux prochaines vacances en faisant des étoiles ⭐⭐⭐. Cette même technique peut s’utiliser en intersection de bandes intermédiaires d’un quilt où les blocs sont montés traditionnellement :

Voie Lactée, un quilt fait de nombreux blocs orphelins, est devenu un quilt d’enfant (même principe chez mon amie Ana Maria !). Les intersections sont faites d’étoiles créatives et le molleton, plus épais que le Nuage, le rend très chaud et confortable. Voie Lactée est un quilt de BeeBook.

 

Une folle étoile sur fond blanc, c’est chouette aussi !
Enfin un rayon de soleil ce matin !

Ce bloc est simplement additif, où le centre peut être un simple carré ou bien, comme ici, un mini-crazy à la machine, fait de p’tits bouts de tissus qu’on ne jette même pas…

C’est souvent le bloc-bonus du stage que je propose sur les assemblages en patchwork improvisé (coupes à main levée, courbes à la machine), succès assuré ! En 2021, je serai en mesure de vous proposer un autre thème de stage, au cœur des préoccupations des quilteuses… A suivre !

A bientôt, portez-vous bien, gardez le moral !
Katell

 

Les Courtepointières

Vous l’avez déjà remarqué, je vais souvent dans le Tarn. Il y a là-bas un peu de mon histoire familiale, des paysages variés, des villes et villages attractifs et surtout des personnes de caractère ! Pas étonnant que le catharisme ait fleuri dans ces terres, il en fallait de la détermination pour résister comme ils l’ont fait…

Hier, j’ai rendu visite aux amies de La Courtepointe : joli nom de club ! Rare en France, ce mot désigne un quilt chez nos amies québecoises.

Avant d’entrer dans le vif du stage, j’ai pu admirer les triangles en crazy faits par le club pour le nouveau projet de Joëlle Vétillard. Par manque de temps, je ne vous en avais pas encore parlé, c’est l’occasion ! Pour les détails, je vous convie à lire l’article de notre chère créatrice qui concocte une robe chrysalide…

Contribution des membres de la Courtepointe au projet Robe Chrysalide.

Je ne savais pas trop comment serait accueilli mon stage de patchwork créatif et improvisé – libéré aurait dit Gwen Marston – car ce club est spécialisé dans l’art textile, poussé-tiré-entraîné-sublimé par Cécile Milhau. Les plus anciennes avaient appris le « vrai » patchwork avec Jocelyne Le Roy, qui a tant fait pour nous avec son amie Marie-Anne Suzanne, en publiant les tout premiers livres de patchwork machine et coupe au cutter en France ! Je l’ai rencontrée récemment, je lui dois beaucoup grâce à ses livres. C’est aussi une personne très attachante ! Beaucoup d’entre vous connaissez ces livres des années 1990 :

La plupart des Courtepointières de Réalmont connaissent surtout l’expression créative en art textile, presque toujours à la main. Sous l’impulsion de Cécile, elles ont créé plusieurs fresques et quilts collectifs qui sont à chaque fois des événements. Un exemple parmi tant d’autres : Le Fleuve, fini en 2012,  à voir ou revoir ici.

Le Fleuve était à l’honneur à Balma, lors de l’AG des 30 ans de France Patchwork (photo de La Marmotte Rousse) 

La journée de stage fut fructueuse pour beaucoup, il suffit d’un détail parfois pour enfin réussir à couper avec le cutter rotatif, avoir une couture machine régulière, repérer comment utiliser facilement une règle… Ensuite, la créativité peut s’exprimer ! J’ai été comblée en voyant leur enthousiasme devant le patchwork aux formes douces et vivantes, et l’état d’esprit d’art-thérapie qui me tient tant à cœur…

L’alliance de leur créativité en art textile et leur nouvelles envies de patchwork libéré vont faire des merveilles.

Merci infiniment à Marie-Jo Oustau d’avoir organisé cette journée, ensoleillée à tous égards !

Hier soir, Marie-Jo a continué son projet personnel… C’est très prometteur !

Je vous renvoie au blog Patch d’Oc-Tarn pour quelques gentils mots et photos sympas (en diaporama) du stage par Bernie, rapide comme l’éclair !

Aime ta vie…

J’aime ma vie de quilteuse, qui ne se résume pas à jouer avec les tissus.

Ces dernières semaines furent riches de rencontres avec d’anciennes copines et de nouvelles connaissances : à Sainte-Marie-aux-Mines, ce fut un fleuve d’émotions positives ! Je n’imagine pas ma vie sans ces amies, différentes et complémentaires, ou quasi-jumelles de cœur… Chacune apporte tellement à l’autre, des sourires, des rires, des réflexions, de l’émotion, de la consolation… Les kilomètres qui nous séparent n’ont pas de prise, chaque rencontre renforce les liens.

Avec cette rentrée largement consommée, je vous souhaite de vous sentir bien dans votre groupe de quilteuses si vous en avez, de créer des opportunités pour faire des choses ensemble (visiter une expo, rendre visite à un magasin de tissus, participer à un stage, ou simplement se réunir autour de tissus, de thé ou café et petites douceurs…), la vie est plus douce ainsi et soigne bien des maux.

Ces dames proclamant leur passion ne peuvent que susciter des sourires amicaux ! Photo prise au stand France Patchwork à SMM.

Ainsi, vendredi dernier en début d’après-midi, visite de l’exposition de Balma, avec la rencontre impromptue d’amies de tous horizons : les Filles du Vent du Sud, des Ariégeoises, des Tarnaises, des Aveyronnaises, Anne la relieuse, des amies de Balma et Colomiers : superbes quilts et vieilles amies, toutes si jeunes de cœur, accord parfait ! Des photos des quilts de l’expo sont photographiés par Florence, voir sur IG @flobis31. Cliquez sur chaque photo de quilt (1, 2, 3, 4  5, 6, 7) et une dizaine d’autres photos défileront.

Nous avons unanimement apprécié les quilts, de si belle facture, mais aussi la nouvelle salle municipale. D’un maire à l’autre, Balma a toujours considéré à leur juste valeur les œuvres d’art textile (patchwork, appliqué, pojagi, boutis, plissages, artextures… toutes ces disciplines étaient représentées !). Cette salle d’exposition, avec de beaux panneaux neufs et un éclairage parfait, montre la considération accordée aux quilteuses. De plus, France Patchwork a toujours été fort bien accueillie, hébergée pour les 30 ans de FP, pour nos JA… Je décerne la médaille d’or des quilteuses 31 à la ville de Balma ! Et merci à Danielle Bonnacié pour la photo 💙

Hier j’étais à Vendargues (34) ; au petit matin, dans ce coquet village à l’est de Montpellier, on voit des calèches collecter les sacs-poubelles, puis les bus d’école également tractés par des chevaux :

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N’est-ce pas une bonne idée ? Les enfants qui sont montés semblaient bien contents d’aller à l’école ainsi ! Vue de notre salle d’atelier. Voir aussi cet article.

J’y étais pour passer la journée avec des quilteuses très impatientes d’apprendre les techniques de coupe et d’assemblage improvisés… Quelle ambiance, quelle ruche d’abeilles actives là aussi !

Voici leurs étoiles, un des exercices de la journée bien remplie. Merci pour votre accueil, Andrée et les copines languedociennes, et bravo pour votre créativité ! J’ai adoré notre journée ensemble.

Toutes ces femmes de valeur sont mes rayons de soleil : ce mois de septembre fut chaleureux et lumineux !

Aime ta vie au point de ne plus avoir de temps pour la jalousie, les soucis ou la peur.

Bonnie Hunter, Quiltville

Début d’été

Hier, grâce à l’invitation de Monique Philippe et la délégation 33-47, j’ai rencontré de nombreuses quilteuses du Sud-Ouest ! Dans le Lot-et-Garonne, vous étiez très nombreuses à avoir bravé la chaleur pour découvrir avec moi la petite histoire des quilts afro-américains et en particulier les pine cone quilts et leur égérie Betty, mais aussi un top Ralli et la belle histoire des quilts de l’île Caohagan. Avec eux, nous avons voyagé vers de lointaines contrées… aussi chaudes que le Sud-Ouest en ce moment ! Suivez les liens en orange, vous retrouverez leurs histoires…

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Pour nous rafraîchir, c’est bien le moment de montrer ce quilt tout juste terminé par Yvette Roux, du club de Cebazat (63) :

La Danse des Vagues, Yvette Roux

Ce quilt est inspiré d’un quilt de Bee Kristine, édité dans Les Nouvelles n° 133 (été 2017). Mais je crois bien ne pas me tromper si je dis qu’Yvette ne se serait pas lancée sans le stage qu’elle a suivi avec moi à l’automne dernier. Quelle réussite ! Un grand bravo tout particulièrement pour le quilting, bien dense et différent selon les zones du top. 

Les explications des coutures de courbes se trouvent aussi dans BeeBook, mais effectivement une petite démonstration en direct aide à franchir le pas 🙂 Osez faire des essais !

Avant les vacances, le magasin Quilt & Patch m’a conviée à une rencontre avec les quilteuses de Toulouse et des environs, pour une séance de dédicaces de BeeBook :

Mardi 2 juillet 2019 de 13 h 30 à 16 h
Magasin Quilt & Patch
87 avenue de Fronton 31200 Toulouse
05 62 14 13 07

Le vide-atelier continue à Quilt & Patch !

Vous pouvez venir avec votre exemplaire BeeBook, ou bien l’acheter sur place. Je serai ravie de répondre à vos questions et parler de notre passion commune ! Les personnes qui ont commandé leur livre et souhaitaient le retirer au magasin peuvent y passer à leur convenance.

Je reçois beaucoup de questions concernant l’achat du livre. Si vous n’êtes pas de la région toulousaine et ne pouvez pas aller au magasin Quilt & Patch, voici les autres possibilités :

Le livre est en vente dans les Salons et manifestations nationales France Patchwork (Festival du Lin, SMM, salons régionaux) ainsi que dans les JA où je serai présente, au prix de 29,50 €. Il sera également disponible par envoi postal sous enveloppe à bulles (+ 7,30 € France métropolitaine, soit 36,80 €). Vous pouvez faire votre commande, accompagnée d’un chèque à l’ordre de France Patchwork, à l’adresse suivante :

France Patchwork – BeeBook, B. P. 10, 27310 St-Ouen-de-Thouberville.

Pour les quilteuses habitant hors de France métropolitaine, écrivez-moi à quilteuseforever(arobase)orange.fr, je vous enverrai les directives avec l’IBAN pour faire un virement bancaire. Merci !

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Merci à toutes celles qui écrivent à propos de leur découverte de BeeBook, la liste évolutive des articles se trouve ici en fin de cette page.

La Ruche des Quilteuses continuera une bonne partie de l’été, avec les rendez-vous du mardi avec les petites histoires de BeeBook, et parfois d’autres nouvelles.

A la plage ou ailleurs, profitons de l’été !

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Tom at the Roosevelt, Ian Berry

 

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Les coulisses de BeeBook

Ce livre intrigue !

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Je ne sais pas si c’est habituel – c’est mon premier livre ! – mais je reçois de nombreuses questions sur son contenu, sans doute parce qu’il est en pré-vente. Alors aujourd’hui je vais répondre à quelques interrogations, car c’est mon dernier article sur le blog avant la fin de la souscription (le 15 mai).

J’ai la chance d’avoir pu construire mon livre comme je le souhaitais, grâce à la confiance de Monique Lopez-Velasco qui a pour responsabilité de faire de mes écrits un bel objet, un LIVRE ! Mais sans elle, BeeBook n’aurait jamais eu le fond et la forme que vous allez bientôt découvrir. Elle et Nicole, les BeeBook Girls, ont su m’alerter dès qu’une phrase était bancale, une donnée chiffrée fausse, et bien plus encore. Elles ont été à mon écoute d’une manière remarquable tout en connaissant tout ce que j’ignorais du monde de l’édition. Un vrai bonheur de collaboration !

Moi qui aime savoir d’où viennent les choses, j’ai consacré un gros quart (un petit tiers 😉 ?) à dérouler le fil de l’histoire du patchwork, vu par moi. C’est hautement subjectif et forcément incomplet, j’aurais pu écrire les 148 pages sur ce sujet qui me passionne, mais le livre serait devenu un essai ou un mémoire élitiste. Je traduis : un pavé qui n’intéresserait pas grand monde. Alors j’ai écrit cette partie de BeeBook pour partager ce qui, je crois, permet de situer l’art du patchwork dans une juste perspective.

On me le demande souvent : non, je n’ai pas compilé les articles de ce blog, cela aurait été un tout autre ouvrage ! Vous n’allez pas payer pour quelque chose qui existe gratuitement sur internet.

Après cette partie de texte à la fois historique et de parti-pris qui me tenait à cœur, arrive l’autre versant du livre où sont présentés 23 modèles, bien plus que la plupart des livres de patchwork. Comme pour ce blog, j’aime, dans BeeBook, filer la métaphore avec l’ambiance d’une ruche : une quinzaine d’Abeilles vous présentent des créations. Les quilts sont expliqués parfois avec grande précision, d’autres plutôt avec des explications de processus agissant comme des activateurs d’idées. Cela pourra vous dérouter, mais c’est le moment de prendre des initiatives, de modifier le modèle, d’interpréter l’idée autrement. Non, ce n’est pas difficile, il suffit de se lancer ! Faites-vous confiance et dans BeeBook, nous vous donnons toutes les clés techniques pour, ensuite, vous aventurer dans la création.

Les quilts présentés sont essentiellement simples, conçus avec des bases pédagogiques faites pour vous inspirer. C’est un choix de montrer des quilts majoritairement à la portée de toutes, au risque qu’on nous le reproche. Nous voulons enclencher votre goût de la créativité, pas vous impressionner avec des réalisations époustouflantes.

Nous laissons de côté la vieille querelle du patchwork et du matelassage faits à la main ou à la machine ; chez nous les deux coexistent en fonction de l’envie du moment ou du rendu souhaité. Nous expliquons nos choix, à vous de décider ce qui va le mieux pour vous.

Voulez-vous des exemples ? Non, pas de modèles, mais de réalisations créatives! Vous en avez déjà vu, issus de stages ou de JA, dans cette rubrique : Partage de réussites.

Du stage Université France Patchwork donné en juin dernier à Angers, j’ai reçu des photos de réalisations fort différentes encore une fois :

Nicole Marchini a découvert cet univers de lâcher-prise, de créativité et ce stage lui a ouvert de nouveaux horizons !

Je me souviens de l’enthousiasme d’Annick Magnier : plus de règle, plus d’obligation, tout peut s’arranger !

Michèle Andres a fait une maison, toute de guingois et pourtant bien structurée, ce qui lui confère un esprit un peu fantastique. Mais qui habite cette maison ? Le chat qui veille donne une toute nouvelle ambiance à ce quilt.

Depuis le stage, Bruna Arnould se dit moins intimidée, plus à l’aise avec sa machine à coudre. Sa réalisation est particulièrement harmonieuse, n’est-ce pas ? Découvrez son univers sur instagram @brunaarnould

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Au-delà des Mers, d’Annick Courtieu. Hommage à son père, né au moulin David de Pont-Aven (peint par Gauguin), d’où les moulins. Les divers tissus rappellent les séjours de sa famille au Gabon, à Tahiti et ailleurs. Annick fait ses quilts comme on raconte une histoire, c’est ce que j’aime, qu’on mette de soi dans ses créations !

Vous voyez donc comme le même stage mène à des quilts bien différents ! Avec mon livre, c’est le même esprit, vous motiver pour mettre votre grain de sel dans chacun de vos ouvrages.

Chaque stagiaire de ce stage d’Angers avait participé à un quilt collectif, La Ruche Angevine, photographié dans BeeBook et qui sera dévoilé à Vichy le 15 juin.

Un dernier exemple pour aujourd’hui :

Dès le lendemain d’un stage avec Kristine et moi, Elizabeth Léonard a utilisé ses essais pour en faire un superbe coussin. Je suis ravie que cette chère amie d’Ariège ait découvert ainsi une expression qui lui convient parfaitement, et je crois qu’elle continue dans cette voie !

Qui sont les Abeilles de BeeBook ?

Simul et Singulis, être ensemble et être soi-même, c’est une devise qui convient bien aux Abeilles… Nous ne l’avons pas inventée, c’est celle de la Comédie Française dont la Maison s’appelle la Ruche !

Les Abeilles qui vous proposent des modèles sont en majorité les filles de la Ruche des Quilteuses, des environs de Toulouse. S’y ajoutent quelques amies plus éloignées géographiquement avec qui nous partageons les mêmes valeurs, elles enrichissent généreusement la variété des modèles. S’y retrouvent une multi-primée et une célèbre auteure, une disciple connue de Gwen Marston, d’autres grands noms et des inconnues : chacune a participé avec la même gentillesse, la même patience, la même bienveillance. L’écriture de ce livre a été un vrai bonheur, même si parfois ce fut un crève-cœur de ne pas retenir tel ou tel modèle… J’avais une liste de projets bien trop longue, 35 quilts… Les choix n’étaient pas évidents, mais ce qui a primé c’est la nouveauté apportée, la petite ou grande idée qui rendait le quilt intéressant dans la perspective de BeeBook

Ce quilt-en-devenir s’appelait Silverton, puis Dancing Queen sur ma liste. Je n’ai pas pris le temps de le terminer puisqu’il n’y avait pas de place pour lui. Mais je l’aime et il sera un cadeau pour mon fils. Son titre sera finalement Musical Stars. A noter que nous avons fait en sorte d’avoir des titres de quilts en français, même ceux venant d’Outre-Atlantique (le titre du livre en anglais suffisait bien…) et celui-là résistait… C’était un signe !

Nous avons eu plusieurs fois la désagréable impression de ne pouvoir pousser les murs (comprenez : d’ajouter des pages) pour des quilts qui avaient légitimement leur place, mais avoir des règles est nécessaire, en édition comme ailleurs. Vous verrez ces quilts tôt ou tard sur ce blog, tout n’est pas perdu !

A votre tour avec BeeBook, devenez une Abeille, une quilteuse active et créative ! Cette fin de semaine, lundi au plus tard, envoyez votre souscription si vous souhaitez profiter du tarif préférentiel.
Toutes les informations complémentaires sont ici.

 

Partage de réussites/5

Hier, c’était la Journée Mondiale du Quilt. Mon amie LeeAnn participe à une exposition de son groupe les Quilters Anonymous ce week-end à Monroe (Washington), plus de 500 quilts pour fêter ça ! Une Journée mondiale, oui, sauf… en Europe, où nous avons notre Journée en juin. Chaque année, ça m’énerve et ça m’attriste… Qu’en pensez-vous ?

 

Le 6 novembre 2015, la délégation FP31 organisait un stage autour du cutter rotatif pour nos adhérentes, nous avions été chaleureusement reçues par le club de patchwork de Balma, alors présidé par Brigitte Gaston (devenue déléguée FP31).

Nous avions montré comment nous pouvions utiliser cet outil d’une manière étonnante : à main levée, sans règle, et nous avions aussi fait coudre des blocs originaux. Les résultats ont été ensuite tirés au sort, par catégorie de blocs.

Parfois, gagner un lot, c’est un cadeau dont on se passerait bien :
que faire de tous ces blocs ?

C’est ce que s’est dit Danielle, elle qui a un agenda si chargé… Alors en automne dernier des Abeilles, Kristine et Evelyne en tête, se sont emparées des petits blocs rouge et blanc et elles les ont agencés dans tous les sens, juste pour s’amuser. De fil en aiguille, d’un rouge à l’autre, des mots évocateurs des multiples rouges ont fusé et ont été immortalisés en broderie…

Le Point de Prairie, clin d’œil aux pine cone quilts de notre amie Betty, borde le quilt en conservant le thème des triangles :

Maïté a trouvé un titre pour baptiser ce quilt aux allures de confiseries acidulées…

Il a été fini il y a quelques jours, offert à Danielle vendredi dernier !

OUPS ! Coup de vent sur Pierrot Gourmand !

BeeBook, un livre pour les quilteuses curieuses d’évoluer vers plus de créativité :
souscription ici !

Reiko Kato à l’Isle-Jourdain rien que pour vous !

Connaissez-vous Reiko Kato, cette charmante quilteuse japonaise qui a souvent exposé à Nantes avec Quiltmania ? Elle a édité plusieurs livres, tous sur sa passion, les petits objets ou quilts en appliqué main. Elle a d’abord donné un coup de jeune à Sunbonnet Sue et Billy dans Les Petites Histoires de Sue et Billy, puis d’autres ouvrages sont apparus, tous des succès : Heartful Quilts, puis Dream Quilts, Garden Quilts, Petites Histoires de Chats, le quilt mystère 2013 de Quiltmania, etc.

Malgré toutes les photos d’explications, rien ne vaut d’apprendre en stage tous les trucs et astuces n’est-ce pas ? C’est cette possibilité que vous offre mon copain David, brodeur et quilteur émérite, mon presque voisin, même si nous ne sommes pas dans le même département, lui dans le Gers et moi en Haute-Garonne… 15 km seulement nous séparent.

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David a rencontré Reiko à maintes reprises à Nantes, mais la dernière fois était dans la boutique de Reiko en avril dernier au Japon, David nous raconte cette rencontre ici.

Voici l’alléchante proposition :

Vous avez tout ou presque sur l’affiche ci-dessus, et surtout l’@dresse email pour vous renseigner et vous inscrire. Il ne manque pas d’hébergements dans le coin, David pourra sûrement vous donner des adresses. D’autre part, un train régional part de la gare de Toulouse directement vers l’Isle-Jourdain plusieurs fois par jour.

Si vous ne savez pas que demander en cadeau de Noël, en voilà une bonne idée !…

Allez voir le blog de David, cela vous donnera une idée de son expertise tout autant que sa gentillesse. Je sais, c’est bizarre parce que le blog est en anglais… La raison est simple, je ne trahirai rien en disant que David est prof d’anglais et qu’il quilte en anglais dans sa tête 🙂 Je vous l’avais également présenté ici.

Cette organisation de stage est faite bénévolement, financièrement au plus juste, pour nous faire profiter de la présence lumineuse de Reiko ! 

Winter, Reiko Kato (détail)