Morning Sunrise, coupons nos tissus/2

Nous avons encore les pièces du blog « diamant » à couper. Voici son schéma, avec les noms des tissus :

La styliste Alexandra Bordallo propose une couture de ce bloc en faisant 1 vol d’oie + un sous-bloc, voir page 6 du PDF. La coupe sera donc différente de celle que je propose.

J’ai pour ma part préféré utiliser ma formule magique : si on veut 4 triangles coupés en forme de sablier, on ajoute 4 cm à la dimension de la pièce voulue cousue. Cette coupe est intéressante quand on veut avoir le droit-fil (qui se déforme moins) à la base du triangle.

Il faut couper de cette manière :

Voici la coupe en sablier. Si, par exemple, on veut un triangle à la base de 20 cm cousus, on ajoute 4 cm, on coupe donc un carré de 24 cm, puis on coupe les deux diagonales. On obtient 4 triangles identiques qui ont des marges de couture de 7 mm tout autour.

Couper :

Tissu A : 2 carrés de 14 cm (coupés sur les 2 diagonales, en croix) et 1 carré de 24 cm (idem)

Tissu E (kits AB, 2, 3, 4) ou tissu F (kit 1) : 2 carrés de 24 cm

Il faudra, de plus, 4 carrés de 8,5 cm (non recoupés !) en tissu B, pour chaque modèle : c’est le diamant !

Tout ceci n’est pas forcément évident à comprendre immédiatement. J’espère que vous vous en sortirez malgré tout ! Veuillez excuser ce post vite fait, mais je suis toute la journée ou presque au :

Un grand plaisir partagé de nous rencontrer !

Mille excuses à Nadine que je n’ai pas attendu aujourd’hui et que je vais recontacter…

A lundi, ou peut-être mardi seulement, pour des conseils de couture des blocs !
J’ai eu des messages que vous aimez vos tissus reçus, j’en suis ravie mais pas étonnée !

Patchamicalement,
Katell

Morning Sunrise, l’Aube Ensoleillée

Il a fait beau et doux partout en France plusieurs jours, que Septembre est agréable ! Ces derniers matins, l’aube était féerique…

C’est une broderie afghane de l’association Guldusi, choisie lors de ma visite dans l’Aveyron cet été. Lever ou coucher de soleil ? J’opte pour une aube ensoleillée !

Très vite après mon retour de Nantes, je proposerai un challenge accessible à tous, destiné principalement aux jeunes qui ont envie de s’initier au patchwork utile et ludique. Les quatre rendez-vous seront en collaboration avec mon amie Alice, qui a créé Blossom Quilt et Craft, magasin français en ligne de tissus de la marque Art Gallery Fabrics (AGF). Ces tissus sont beaux, modernes, au tissage fin et dense (popeline 100% coton), garantis Oeko-tex (sans résidu chimique) et les imprimés sont créés par de jeunes stylistes qui connaissent les goûts de leur génération.

Cependant, le modèle choisi par Alice pour créer l’évènement est en tissus unis (choisis dans la belle gamme AGF toujours) et le modèle est créé par Alexandra Bordallo, une créatrice de Barcelone.

Alors quiltons ensemble ! Le projet est un quilt très rapide à faire, que vous pouvez modifier à votre guise, comme toujours. Je serai présente pour vous accompagner.

Dès le 4 octobre, nous parlerons des gammes de tissus que je vous propose, différentes de celle de la créatrice espagnole, pour plus de choix. Vous pourrez choisir vos couleurs, vous aurez le temps de faire vos commandes. Si vous n’avez encore jamais commandé sur internet, nous vous expliquerons TOUT ! Vous vous sentirez ainsi en sécurité. Le patron sera à – 20 % avec un mot de passe que nous vous fournirons, et GRATUIT si vous achetez un kit de tissus chez Alice.

En attendant le 4 octobre, alertez les jeunes autour de vous, ceux et celles qui aimeraient bien commencer le patchwork sans oser le faire. Le DIY (do-it-yourself, fais-le toi-même) est une tendance forte chez les jeunes, à nous de les accrocher pour qu’ils s’intéressent au patchwork aussi ! Je prendrai le temps d’expliquer le B.A. BA au fil de l’avancement de ce projet, puis ils pourront se faire offrir l’excellent livre d’Alice pour Noël par exemple, pour tout apprendre vite et bien (utilisation de la machine à coudre, matériel indispensable et facultatif, modèles sympas) :

Ce projet Morning Sunrise me tient fort à cœur, j’ai pris beaucoup de plaisir à faire le top (je commence tout juste le quilting), et au premier rendez-vous le 4 octobre, je vous ferai voyager en vous présentant mes quatre options de gammes de couleurs :

En route pour une petite île au large du Yucatan, au Mexique (Cozumel, Plongée sous-marine) ou en côte d’Ivoire (Grand Bassam, Comoé)

Et si vous êtes quilteuse confirmée, ce sera l’occasion de faire très rapidement des quilts ensoleillés… Pensez aux cadeaux de Noël !

Alice dit toujours qu’elle est une quilteuse fonctionnelle, en contraste avec une quilteuse artistique. C’est parce qu’elle propose toujours des modèles « qui servent à quelque chose ». Alors ces quilts seront proposés en version nappe de pique-nique (ou jeté de canapé !) de 140 x 140 cm, qu’on peut agrandir à 160 x 160 cm avec une belle bordure simple de 10 cm (tissu à ajouter au kit), et je ferai au fur et à mesure avec vous une version couverture de bébé de 105 cm de côté, car ma sœur Isabelle m’en a commandé une pour une naissance début novembre. Lions l’utile à l’agréable… Mais toujours, quand vient le sujet de l’utilité de faire du patchwork, je pense au Petit Prince :

C’est véritablement utile puisque c’est joli.
Saint-Exupery

Alors nos quilts sont toujours utiles !

Parlez de ce projet autour de vous, et rendez-vous le 4 octobre pour voyager ensemble avec les couleurs !
Katell

Nous avons 10 ans 🍀 3e jeudi

C’est le 22 avril 2011 que j’ai créé ce blog ; un an après, je me rendais compte que c’était Le Jour de la Terre depuis 1970, une belle coïncidence. Cette année, c’est le jour choisi pour le départ de la Mission Alpha : Thomas Pesquet et trois autres spationautes partent pour une nouvelle Maison à plus de 400 km de la Terre ! A 12 h 11 si tout est nominal, le décollage aura lieu. Report à demain 11h49 ! Nous leur souhaitons une pleine réussite pour ce voyage et, à notre compatriote, autant de passion du partage que lors de son premier séjour. Même si on peut parfois s’interroger sur l’intérêt de la conquête spatiale (ce qu’il aborde et justifie ici), le génie humain impressionne, Thomas Pesquet lui-même suscite l’admiration et il est un formidable ambassadeur de la cause scientifique. La science nous sauvera-t-elle du bouleversement climatique et des perspectives alarmantes ? C’est la vision optimiste de notre avenir.

C’est une phrase que j’aime bien et qui pourrait convenir à Thomas Pesquet qui est aussi grand sportif, aviateur, musicien… mais cette « citation » n’existe pas dans le livre ! Ah les facéties de notre monde digitalisé…

Thomas Pesquet est parfois appelé Le Petit Prince, avec son visage enfantin et son regard bienveillant…

Aujourd’hui, nous aussi avons la tête dans les étoiles car c’est toujours la fête du patchwork avec les 10 ans de Neelam Textiles du Monde et de La Ruche des Quilteuses ! C’est notre 3e jeudi sur 4, 4 semaines d’idées de patchwork et de cadeaux, une collaboration fructueuse entre Neelam et moi, rien que pour vous faire plaisir !

Changeons de style : j’ai choisi de vous faire suivre mon cheminement créatif sur un projet – un tout autre chemin de traverse 😉 que la semaine dernière ! Ce n’est pas tant pour que vous reproduisiez le modèle, que pour montrer comment une idée de départ peut aboutir à un quilt – et tant pis parfois pour l’orthodoxie du travail !

Ayant coupé beaucoup de carrés les semaines précédentes, j’ai décidé d’aller cette fois vers des bandes et des triangles. Pour mon ouvrage de la semaine, mes inspirations sont à la fois du livre de Gwen Marston & Cathy Jones et celui de Nicholas Ball (ci-dessous son livre et 2 de ses quilts aux triangles).

Quels quilts exceptionnels ! Je vous recommande chaleureusement ces deux livres.

Parfois on entend ou on lit cette question : à quoi servent tous ces quilts ? La meilleure réponse est :

C’est véritablement utile puisque c’est joli.
Le Petit Prince, Saint-Exupéry
(chapitre XIV)

Les quilts de triangles de Nicholas Ball me font penser aux cabanes que je vois dans la forêt, bâties avec des branchages.

Dans la forêt près de chez moi, certains endroits sont toujours enchanteurs, quelques sentiers sont, en ce moment, bordés de genêts et d’asphodèles. Ici, la biodiversité s’éloigne mais on s’amuse quand même, on fait des cabanes !

Refuges triangulaires aussi, les tipis bien connus des Amérindiens nomades des Grandes Plaines.

Tipis des Shoeshones, vers 1900.

Que vais-je faire de ces images inspirantes ? Et comment utiliser en même temps des tissus Neelam d’une nouvelle manière ?

Improvisation : My Happy Place

Pour sortir de mes habitudes, j’ai demandé du tissu noir teint artisanalement et quelques coupons de soies claires (toujours de chez Neelam) à Émilie et j’ai réuni mes bandes de tissus Neelam, restes d’autres ouvrages.

Encore et toujours le plaisir de créer avec ces tissus nomades, éthiques et artisanaux !

Tradition et modernité, des impressions anciennes et récentes sur coton, associées à la brillance d’une soie. Tissus et photo Neelam

Commençons par la coupe de quelques triangles de soie renforcés au thermocollant, puis cousons un « toit » avec des bandes de coton. J’ose, j’avance et on verra bien !

J’ai thermocollé un parallélogramme pour découper deux triangles dans ce bout de soie.
Sur 2 côtés des triangles de soie, je couds des bandes sans prendre la moindre mesure. Tout est décidé visuellement : « est-ce que ça va comme ça ?« , si oui, j’avance ! Décision : le 3e « toit » est toujours un imprimé sur fond noir. Faire ces tipis, c’est rapide et ludique puisque je souhaite avoir des triangles qui vivent leur vie, irréguliers s’ils le veulent !

D’habitude, je n’entoile pas les tissus de coton Neelam, contrairement à beaucoup de monde (y compris Émilie pour ses panneaux muraux). L’entoilage facilite le maintien des tissus. En général, je me contente du repassage et, éventuellement, de ma bombe d’amidon. A chacun ses préférences ! Cependant, la soie s’effiloche facilement, je passe donc par cette étape avec un thermocollant non tissé blanc pour tissus légers, de quoi découper 2 triangles par couleur. Mon projet est de faire 12 ou 13 triangles pour en sélectionner 10, pour les 10 ans.

J’ai trouvé un beau reste de molleton sur lequel je dispose mes tipis. On les croirait dans une prairie enneigée ! Parfois, je fais les choses à l’envers, cette fois-ci c’est le molleton qui me montre le chemin du format du futur quilt.

Ma disposition est bien irrégulière, comme le sont ces tipis… Vais-je encadrer chaque tipi de tissu noir pour arriver à des rectangles comme Nicholas Ball ? Vais-je les mettre en rangées comme un quilt du livre de Gwen Marston ? Les tipis virevoltent pour trouver leur place et le placement est trop irrégulier pour suivre le montage de Nicholas (ajouter du tissu de fond pour que chaque tipi soit dans un rectangle) et j’ai envie de conserver le chevauchement des rangées. Il va donc falloir innover !

Finalement, je crois que le village va avoir 12 habitations au lieu de 10, juste parce que🙃. Cette disposition suppose quelques cogitations pour arriver à mes fins ! Plutôt qu’un découpage complexe de triangles noirs de fond et une multitude de coutures partielles, j’opte finalement pour une succession de bandes de tissus de fond noir découpées horizontalement. La hauteur de chaque bande noire sera en fonction de la hauteur entre deux bases de tipis. En conséquence, j’appliquerai les deux autres côtés du tipi à la machine. Je n’ai encore jamais vu cela, mais c’est ma solution, simple et très rapide !

Chaque tipi est repassé, les deux marges de couture rentrées et la pointe bien préparée. La base reste « à cru » et sera prise dans les coutures de bandes noires.
Je commence le montage par le haut. Sur une première bande je pose mon tipi le plus haut au bon endroit, la base alignée en bas et les marges de couture des côtés repassées à l’intérieur. Je pique les deux côtés à 1 mm du bord. Je replace le tipi et sa bande noire à sa place sur le molleton (photo). Je mesure l’écart entre la base du prochain tipi et celui-ci : 12 cm environ. Je coupe donc une bande noire de 12 cm pour la prochaine étape.
Je vais coudre ces deux bandes noires endroit contre endroit, emprisonnant la base du tipi du haut. Les tipis suivant seront appliqués après et déborderont de la bande de 12 cm. Ils sont pliés ici, juste pour la démonstration.

Au fur et à mesure, je vais descendre, avec un ou deux tipis à mettre par étage.

L’improvisation est une suite de décisions à prendre.
Ktl

Voici le montage final, photographié le lendemain au lever du soleil :

Ce sont finalement 10 bandes noires qui me sont nécessaires pour monter les tipis comme je veux.

Ce top n’est pas fini, je souhaite lui ajouter une bordure originale, une décoration supplémentaire… Ce sera pour la semaine prochaine !

J’ai trouvé un nom à ce projet : My Happy Place, qui signifie mon endroit préféré, mon coin de paradis, mais aussi mon jardin secret, mon monde heureux… Faire une improvisation et évoquer les peuples premiers des USA, c’est bien My Happy Place à tous égards… Je leur dois tant, une autre compréhension de l’Histoire qu’on nous raconte, la découverte d’une sagesse oubliée, une vision du Monde dont nous devons nous rapprocher… Il n’est pas question de régresser, mais de gagner en sagesse.

Tout comme l’arbre a besoin de ses racines pour grandir,
nous avons besoin des peuples autochtones pour écrire le monde de demain.
#loveplanet

La Terre, notre Happy Place à tous

Et mon esprit retourne vers Thomas Pesquet qui va observer notre Terre à 400 km d’altitude pendant 6 mois. Si belle, si forte, si fragile, si unique.

Voir la Terre de haut et constater cette fragilité, ça fait beaucoup réfléchir.
Thomas Pesquet

Jean-Pierre Goux, que je suis sur les réseaux sociaux avec attention et que j’ai déjà évoqué deux fois sur ce blog, a créé une ONG appelée One Home – Une Maison. Il souhaite, par l’overview effect, la vision de notre planète vue de l’Espace, émouvoir l’humanité, comme elle bouleverse profondément presque tous les astronautes (USA), cosmonautes (Russie), spationautes (Europe)… Elle incite à une prise de conscience de ce non-choix : nous n’avons pas d’autre planète où aller vivre, donc il est absolument nécessaire de prendre soin de la nôtre. C’est une évidence, c’est comme les jolies paroles du Petit Prince que JP Goux et Thomas Pesquet affectionnent tant, qui résonnent fort en nous. Mais attention aux fausses sources !…

Désolée, encore une fausse citation !!!

Avec l’art, y compris l’art textile bien sûr, nous résistons à la standardisation de notre monde, nous mettons de la poésie dans nos vies. Que la Terre devienne notre Happy Place à tous, encore plus que dans le passé ! Mais cela ne viendra pas tout seul et sans effort, il faut se bouger pour que l’aventure humaine continue, et qu’elle soit joyeuse.
C’est pourquoi, après avoir dévoré Le Siècle Bleu de JP Goux, j’attends avec confiance son futur livre La Révolution Bleue. Je serai sans doute une de ses premières lectrices à sa sortie, et je vous en parlerai !

Pour la troisième fois, tentez votre chance chez Neelam ! Les trois gagnants de la semaine dernière sont cités par ici en fin d’article. En ce mois anniversaire, nous vous offrons livres et tissus pour entretenir VOTRE Happy Place ! Suivez ce lien, et bonne chance ! Outre la possibilité de participer au tirage au sort, vous découvrirez comment travaille Emilie, styliste de formation, et d’où vient sa connaissance du patchwork… Neelam, c’est une affaire de coeur !

Un logo créé par Émilie de Neelam, qui symbolise notre Happy Place :
la joie que nous offre notre art et le bonheur de nos liens d’amitié !

Avec patience et confiance,
espérons des jours meilleurs
et la préservation de notre Terre, notre Happy Place à tous.
Mais surtout, Happy Quilting !
Katell

Nous avons 10 ans 🍀 2e jeudi

Vos mots doux tout au long de la semaine nous ont fait chaud au cœur ! Oui cet anniversaire est une fête pour les quilteuses, vous et nous. Les gagnantes des lots de la semaine dernière sont dévoilés ici en Edit de fin d’article, elles ont été prévenues par mail 🍀 !

A défaut de voyager en vrai, installez-vous pour un dépaysement dans l’espace et le temps, avec notre rendez-vous du jeudi…

Pour cette 2e semaine, parlons héritage. Savez-vous que les tissus Neelam représentent l’origine de nos tissus imprimés ? Si les Celtes ont, les premiers semble-t-il, tissé des rayures et des carreaux en teignant les fils de couleurs différentes avant le tissage, ce sont les Indiens (d’Inde) qui ont inventé l’impression sur tissu. Le moyen le plus utilisé a été, pendant des siècles, l’impression des dessins sur tampon. Emilie nous fournit cette vidéo de 3 mn 30 qui montre le travail actuel des artisans qui ont sauvegardé ces gestes ancestraux.

Les Européens ont longtemps fait venir les tissus imprimés d’Inde par terre (la Route de la Soie) puis par mer (en contournant l’Afrique, il n’y avait pas encore le canal de Suez !), et ils ont commencé dès la Renaissance à copier ce savoir-faire, puis à le perfectionner sans cesse : la révolution industrielle a bien commencé par les innovations dans le monde textile !

Vous pouvez lire cet article qui retrace l’histoire des tissus provençaux, copiés directement des Indiennes.

Avez-vous remarqué que, depuis quelques années, on ne se plaint plus des tissus qui affadissent au soleil, aux couleurs qui dégorgent ? Il y a eu une révolution silencieuse : l’impression numérique. Du progrès, toujours. De plus, nos cotons sont devenus extrêmement lisses et presque soyeux. Encore des améliorations de traitement, de tissage. Nos tissus destinés au patchwork sont d’une qualité nettement améliorée. J’apprécie les tissus modernes que j’achète en ligne. Nous avons de parfaites fournisseuses sur internet !

Toutes les transformations pour faire un tissu ont un coût écologique immense, mais le pire est celui des tissus de basse qualité pour la mode bon marché, qu’on jette si vite… Privilégions toujours la qualité, pour conserver longtemps les vêtements, et réjouissons-nous que les tissus de patchwork soient d’aussi bonne qualité : nos ouvrages dureront longtemps !

Ces tissus Neelam sont teints artisanalement à la garance (plante), ils sont très beaux et à la fois très peu impactants sur l’environnement.

J’aime profiter des tissus modernes mais j’apprécie de retourner régulièrement à l’authenticité des tissus Neelam. Après avoir visionné la vidéo ci-dessus, j’en retire un respect accru pour tous ces artisans, et une certaine fierté d’utiliser leurs tissus. Regardez-en un attentivement : la fibre est légèrement irrégulière, comme dans les tissus anciens qu’on trouve dans les armoires de grands-mères ou les brocantes. Le filage est resté traditionnel. La fibre non traitée absorbe très bien l’eau (très agréable en vêtement d’été). Les couleurs sont relativement limitées, car elles sont issues de la nature : indigo, curcuma, garance, etc., comme les couleurs des quilts du XIXe siècle et d’avant, avant la révolution chimique des pigments. Ils s’associent harmonieusement, à l’infini. Ils sont bien fixés, ils ne bougent pas dans le temps. Utiliser ces tissus, c’est un retour aux origines qui m’émeut.

Les imprimés classiques Neelam sont si proches des tissus d’antan que vous pouvez sans crainte les mélanger avec des tissus de reproduction dans vos patchworks traditionnels ! Je les utilise aussi facilement dans mes quilts modernes. Pas de frontière.

Neelam ne se contente pas de commercialiser des motifs traditionnels : ils créent régulièrement des motifs qui enrichissent leur offre. La plupart sont devenus des best-sellers !

Comment sont imprimés ces dessins ? Toujours de manière artisanale, le dessin est d’abord gravé dans un tampon en teck, puis… quelques photos vous donnent une idée du travail !

Le tuto de la semaine : les Chemins de Traverse

Cette semaine, j’ai honoré ces tissus à ma manière avec un bloc très basique et classique – des carrés – n’est-ce pas la base du patchwork traditionnel comme du mouvement moderne ? Quant aux astuces techniques, je mets aujourd’hui le focus sur les planches de repassage.

La semaine dernière, je vous proposais de couper des rectangles et des carrés : chercher les tissus, les repasser, les couper, c’est ici la partie la plus longue ! Ensuite, la couture se fera à la chaîne (sans couper le fil), ce qui rend les assemblages très rapides.

A gauche, une corbeille de rectangles de 10 x 5 cm et des carrés de 9 cm. Au milieu, des restes réutilisables et à droite, des chutes destinées à la poubelle… ou pas. On verra !
J’ai eu la grande chance de recevoir d’Émilie des bandes de lisières, des fins de rouleau qu’elle met de côté et j’ai conçu ce modèle pour les utiliser. Les imperfections ne sauteront pas aux yeux à la fin, j’en suis sûre ! J’ai utilisé ces bandes au maximum, mélangées avec mes propres métrages de tissus Neelam.
Pour les carrés de 9 cm, j’ai plusieurs fois assemblé des morceaux. C’est un authentique top de récupération.

Voici un bloc à l’endroit :

Les rectangles servent à faire des four-patch, faites-en 2 identiques à chaque fois et positionnez-les pour avoir une diagonale claire. En complément, deux carrés foncés de 9 cm de côté complètent ce bloc. Le matelas gris est ma nouvelle trouvaille : un tapis en pure laine, parfaitement isolant ! Il reste à la gauche de ma machine à coudre, petit fer branché, tout au long de la couture à la chaîne des blocs, pour les repassages intermédiaires nécessaires.
En fin de journée, je fais une erreur de montage ! Il est temps d’arrêter…
J’ai fait 49 blocs, quelle joie de m’amuser avec ces imprimés ! Vient le moment de repasser les blocs par rangée sur une nappe à repasser. J’utilise ici ma centrale vapeur pour avoir les tissus bien plats.
C’est le moment de l’équerrage des blocs. Je remarque que la dimension qui convient est 15,5 cm de côté. J’utilise la plaque rotative, mais une petite plaque qu’on tourne sur elle-même suffit !
49 blocs plus tard…

Que donne ce top aux chutes de tissus Neelam ? Moi je le trouve très beau…

Les Chemins de Traverse, un top comme je l’imaginais, très riche visuellement et très gai ! Il mesure 1 mètre de côté et, promis, il sera quilté pour le présenter à Lacaze en juin prochain !

Tuto bonus 1 : Pas de chichis

Avec les mêmes découpes, on fait un 4-patch à l’aide de deux rectangles de 10 x 5 cm. Puis on coupe en diagonale deux carrés de 9 cm qu’on coudra autour du 4-patch qui devient le centre. Avant de couper en diagonale, je repasse bien les carrés et j’évite de déformer ; en effet, les tissus Neelam sont fins et souples ! Si vous souhaitez plus de rigidité, n’hésitez pas à utiliser une bombe d’amidon. Comme le modèle précédent, c’est addictif ! Et vous pouvez très bien mélanger tous vos tissus, surtout si vous maintenez une unité de gamme de couleurs, cela s’harmonisera avec naturel. Pas de chichis, on peut tout mélanger !

Tuto bonus 2 : le biscornu

Il est extrêmement célèbre chez les brodeuses, moins chez les quilteuses, mais puisqu’on est dans les 4-patch, voici un tout petit ouvrage à faire de nouveau avec les plus jeunes.

Deux 4-patch de même dimension sont nécessaires, toujours constitués de rectangles de 10 x 5 cm. Imaginez qu’on va les coudre endroit contre endroit, comme un coussin. Eh bien, on va décaler la couture d’un demi-côté, soit d’un carré et à chaque carré, on a un changement de direction (un angle) soit dessus, soit dessous ! Un peu inconfortable, mais on s’en remet. C’est plus facile à la main car il faut éviter de coudre dans les marges de couture.

Bien sûr, on laisse un espace de 2 segments pour retourner puis bourrer le biscornu. Tiens, mes rognures des 49 blocs ci-dessus vont judicieusement remplir ce petit ouvrage ! Rien, vraiment rien ne se perd… Puis deux jolis boutons anciens finissent de donner la forme… biscornue.

Mes astuces de repassage

Ma table pliante à repasser est vieille, toute cabossée. Elle est étroite et frustrante, jamais assez de place pour poser mes blocs en série. J’ai donc changé complètement de matériel, au lieu de la remplacer à l’identique.

Le carré de feutre de laine est très agréable, il restaure la chaleur et tout est parfaitement repassé à sec ! Je ne recommande pas d’utiliser la vapeur dessus, ou alors il faut ensuite le laisser sécher en profondeur. C’est un achat qui dure la vie d’une quilteuse, et j’aime ça.

A acheter Chez Emma ou ailleurs, c’est un achat que vous ne regretterez pas !

Pour le repassage « en grand », j’ai une nappe de 120 x60 cm (marque Brabantia) où j’utilise la vapeur, même sur une table en bois ! Je peux y aussi vaporiser mes petits péchés mignons (amidon ou aide au repassage en bombe), il se lave d’un coup d’éponge. La seule fois où je le protège, c’est quand je fais des Bee’s wraps : je n’oublie surtout pas le papier cuisson dans ce cas.

Des cadeaux, cette semaine encore !

Même procédure que la semaine dernière, c’est Émilie qui régale ! Rendez-vous sur son site pour jouer et gagner !

A la semaine prochaine, toujours avec Neelam !
Katell

Afrique : wax en patchwork

Comme tous les mardis, je vous invite à découvrir des souvenirs liés à BeeBook. Si vous avez feuilleté le livre, vous avez vu plusieurs quilts utilisant du wax, ce tissu si commun en Afrique. J’y ai écrit une esquisse des origines de ce tissu. Comme pour les quilteuses, l’intérêt pour le batik africain va croissant chez les stylistes et on trouve de plus en plus d’articles très complets, ici par exemple la chaîne de fabrication de ce tissu bien particulier.

En France, nombreuses sont les personnes ayant eu l’occasion de vivre sur ce continent, quelques mois ou bien plus, et les femmes en rapportent presque toujours des bouts de wax.

Elfie, fille d’Hélène, a vécu plusieurs années au Gabon, notre amie Hélène a donc eu l’occasion d’y aller… En amoureuse des textiles, les wax l’ont séduite et ont fait leur intrusion dans ses créations. Ils sont si colorés et graphiques qu’on n’y résiste pas !

J’aime l’harmonie qui se dégage du quilt représentant l’Afrique aux couleurs des Quatre Éléments (Air, Feu, Terre et Eau). Chaque continent est en tissus disposés en éventail. Voyez-vous où se réunissent les lames d’éventail ? Au Gabon, bien sûr !

On voit bien ici l’alternance de wax (batiks africains) et d’autres tissus. Ce quilt n’est pas dans BeeBook, merci à Hélène Vispé de me permettre de le publier ici ! Les techniques sont semi-traditionnelles : les continents sont d’abord dessinés sur un non-tissé, les tranches cousues à la machine, l’ensemble appliqué à la main. Le quilting est également fait à la main.

Vous pouvez admirer d’autres ouvrages d’Hélène par ici et la retrouver sur Instagram @helenevispe, où elle montre tous ses ouvrages au fil des jours : quelle créativité, toute aussi grande que son cœur ! 

Chantal Bommier a utilisé des wax pour le quilt présenté dans BeeBook, Harmonie en Ébène-Ivoire, vu ici et, de son séjour de 2 ans au milieu des années 80 au Cameroun, elle garde encore de nombreux tissus ! Vous pouvez voir d’autres réalisations par ici.

J’ai eu aussi la chance de vivre en Afrique, à Abidjan, mais c’était quelques années plus tôt, alors que je vivais encore avec mes parents. J’ai récolté moins de souvenirs textiles, mais je crois bien que, prochainement, je ferai moi aussi un quilt en wax…

Andrée Traversaz a créé Bulles africaines et les Moulins de Yaoundé pour BeeBook, vous avez les détails de son héritage de wax dans le livre ! J’ai eu l’idée de faire une séance de photos montrant ces deux quilts avec Noa, la petite-fille d’Andrée. Finalement, la maquette du livre ne se prêtait pas à leur publication, alors je vous montre ici quelques clichés, rien que pour vous ! Noa est si craquante…

Une première photo dans le salon, pour s’entraîner… Sur le canapé, les Moulins de Yaoundé et dans les bras, un toutou africain…

Dans la chambre de ma fille, on a mis sur le lit les Bulles africaines. Que le blanc contraste bien avec le wax ! Et toujours, le petit chien…

Ici nous avons les deux quilts d’Andrée, sa petite-fille toujours aussi souriante… et le toutou !

Je dois vous dire que Noa semble bien calme ici, mais c’est une demoiselle virevoltante, très amusante, qui n’hésite pas, lors de nos repas entre amies, à nous faire un pas de danse ou nous chanter tout son répertoire ! Elle rêve d’ailleurs, comme tant de filles nées avec The Voice, Nouvelle Star et autres émissions, de devenir Star !

closeup
Noa, tu es déjà notre Star

Dès les premières versions de BeeBook, j’avais inclus les explications de ce petit chien avec lequel on peut tellement faire plaisir !

Jusqu’à l’avant-dernière version de BeeBook, il y avait ce petit chien dans le livre, et à chaque fois on me disait gentiment, mais avec une certaine insistance : oh mais tu crois vraiment qu’il a sa place dans ton livre ? On le connaît depuis les années 70, cela fait déjà-vu, même si en batik il a de l’allure…

Alors j’ai écouté mes amies bonnes conseillères et je ne le regrette pas, car cela aurait pris la place d’autre chose… Petit toutou en batik trouve donc sa place ici en fiche à votre disposition, Nos Toutous !

Enfin, ne manquez pas l’appel de Francine qui demande à toutes celles qui ont des chutes de wax de faire des carrés de 20 cm (+ marges) pour une oeuvre caritative, je peux vous donner son adresse par email à la demande en commentaire ci-dessous.

À mardi prochain pour d’autres petites histoires autour de BeeBook !

Le quilting en spirale

La Cause des Femmes – Merci Barbara était l’occasion de faire en grand ce que j’avais juste expérimenté naguère en essai :
le quilting en spirale !

Lors de la préparation de BeeBook, j’avais longuement parlé de ce quilting avec Chantal qui avait finalisé son quilt de cette manière. Chantal, très perfectionniste, a dessiné sa spirale avec une rigueur toute mathématique, marquant diagonales et médianes pour s’éloigner du centre de 0,5 cm à chaque cran (1/8e de tour). Oh la la, je croyais que c’était simple !

J’aime beaucoup cette photo du quilt de Chantal, l’ombre du quilt fait écho aux ombres des carrés ! Harmonie Ébène-Ivoire est un des modèles expliqués dans mon livre.

A vrai dire, Chantal avait d’abord fait une spirale à 8 cm d’écart d’un rang sur l’autre, puis en a créé une deuxième pour ne plus avoir qu’un écart de 4 cm, pour plus d’harmonie. J’ai bien compris le principe de sa construction, cela m’a bien aidée par la suite, même si j’ai suivi un autre chemin en spirale, expliqué en fin d’article.

Ensuite Nicole, qui a tant travaillé pour BeeBook, m’avait préparé plusieurs formes de spirales en prévision d’une fiche technique dans BeeBook… en cas de place.
Laquelle veux-tu, la spirale de Galilée, de Fermat, la logarithmique, celle d’Archimède ?…

 

EUH…. En abordant la construction de la spirale, j’ai compris la beauté de cette forme, au-delà des apparences. Encore une fois les mathématiques, ça peut être merveilleux ! Que de perspectives, que d’exemples dans la nature… J’ai envisagé un instant de faire le quilting en forme de triskell, mais pour une première fois c’était trop ambitieux !

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La nature montre mille exemples de spirales. N’est-elle pas un mouvement fondamental de la vie, inscrit dans la structure de l’univers, à commencer par notre ADN ? La double hélice  est en effet une double spirale en 3D… Et depuis toujours, les hommes s’en inspirent dans l’art :

Newgrangespirale2.jpg
A Newgrange en Irlande, pierre gravée de triskells 3 200 ans avant JC (Wikipedia)

Crosse.jpg
Crosse d’évêque de Guérin, 12e siècle

Chef d’oeuvre de Van Gogh, La Nuit Étoilée, 1889. Vous pouvez voir ici ma collection personnelle de Van Gogh (!!!) et ma relation avec la couleur jaune…

Le labyrinthe est souvent en forme de spirale, mais on part en général de l’extérieur pour se diriger (se concentrer ?) vers le centre.

Le labyrinthe de la cathédrale de Chartres.

Butinage : Pour Chantal, Nicole et toutes les autres qui s’intéressent aux femmes scientifiques dans l’ombre des hommes, je vais encore signaler une femme, Rosalind Franklin, sans qui James Watson, Francis Crick et Maurice Wilkins n’auraient peut-être pas réussi à découvrir la fameuse structure en double hélice de l’ADN… et n’auraient pas eu le Prix Nobel de 1962. Le travail déterminant de la scientifique a cependant été allègrement escamoté par les hommes… Pour cette histoire, on peut lire la biographie de Brenda Maddox :

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Revenons à la spirale, motif de quilting. C’est bien la spirale d’Archimède qui convient, avec un écart constant. Si on prépare bien son sandwich, ensuite on n’a pas de raison d’avoir de mauvaise surprise. D’abord, il faut choisir le centre de la spirale, son point de départ. Il n’est pas obligatoirement au centre du quilt. Pour moi, il est un peu décalé, j’ai profité du cercle appliqué au centre d’un des blocs.

J’ai choisi le centre de cette étoile comme point de départ de la spirale de quilting.

Je vous conseille de dessiner le tout début de la spirale. D’abord il faut comprendre « comment ça marche », ensuite on y va avec le sourire !

La grande décision est de savoir si vous ferez une spirale très serrée ou plus lâche. Sur plusieurs blogs américains, j’ai lu que celles qui avaient pris un écartement d’1 cm environ (ou largeur d’un grand pied de biche) « ne voyaient pas » le quilting avancer, mais le résultat est superbe.

Le post de Heather de Winding Bobbins m’a bien aidée !

Une spirale rend vraiment bien sur un quilt moderne ! Ici Autumn Wind de Jessica Skultety, sur son blog Quilty Habit.

Sparkle illustre un autre tutoriel, à voir sur ce blog Elm Street Quilts

J’ai décidé de faire plus large, j’ai choisi l’écartement de la valeur d’une bobine de fil Aurifil, c’est ce que j’avais sous la main. Cela donne environ 3,2 cm, bien pour un travail confortable.

Comment faire un quilting en spirale ?

Après une minutieuse mise en sandwich, je prépare ma machine. Je procède d’abord au grand nettoyage intérieur, au changement d’aiguille aussi. Même s’il existe de super-aiguilles, je me contente des sharp 80. Et le truc simple pour garder l’écart souhaité, c’est cette petite tige qu’on peut placer à gauche ou à droite. Ici, c’est à gauche pour la spirale, écart environ 3,2 cm puisque je prépare le début de mon dessin avec ma bobine d’Aurifil 🙂

La Pfaff a un double entraînement intégré (certaines Janome aussi je crois), pour les autres marques il faut adapter un pied.

Ce verre mesure 2 fois le diamètre de la bobine, donc c’est idéal pour commencer à dessiner la spirale qui va naître en bas du rond central du bloc. Ici je vais dessiner le demi-cercle de bas en haut vers la gauche.

Je continue de marquer des repères au feutre effaçable à l’aide de la bobine, pour bien entamer la spirale.

En route pour le premier point en bas du rond ! Pour avoir la plus grande partie du quilt vers la gauche tout au long du quilting, je mets mon centre à gauche de l’aiguille. Je fais sortir manuellement le fil de canette pour qu’il n’y ait pas de bazar dessous, je tiens les 2 fils en arrière et je commence le piquage très lentement, aiguille enfoncée programmée, en corrigeant la trajectoire tous les deux, puis trois, puis quatre points. Plus la spirale s’agrandira, plus ce sera fluide.

Quand j’arrive à la fin du premier tour de spirale, je n’ai plus de marquage, j’abaisse la tige qui se positionne sur la couture précédente. Tournicoti-tournicoton, continuons jusqu’au bout du quilt !

Il est relativement fastidieux de tourner tout le quilt sans arrêt, mais on s’y fait. Je n’ai pas trouvé ce quilting difficile, même si mon sandwich trop peu densément préparé m’a causé quelques plis derrière… mais chut, ne le dites pas !!

Une fois qu’on arrive au bord sur le milieu des côtés, on quilte les quatre angles en courbes, de la même manière, en écho des lignes précédentes.

Et voilà !

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Il n’y a jamais une seule bonne façon de faire, d’autres préféreront quilter une spirale en piqué libre, ou avec d’autres astuces. N’hésitez pas à expérimenter !

Pour plus de précisions sur le quilting machine, consultez les dossiers de Chantal Baquin, spécialiste de ce domaine, dans Les Nouvelles n° 140 & 141. 

spirale philo
Photo du quilt : The Quilting Company, quilt de Catherine Redford

 

La couronne de Maïté

Si vous étiez à la Journée de l’Amitié France Patchwork à Balma le 17 novembre dernier, vous avez sûrement vu notre amie Maïté déguisée… en sapin de Noël :

Sa couronne en patchwork a fait sensation, beaucoup lui ont demandé les explications.
Edit de l’après-midi : C’est un modèle de Marie-Clémence Duguet paru dans Florilège de Patchwork, volume de Noël qui est le tome 2 sur 5 parus, édition l’Inédite. Merci à toutes celles qui m’ont renseignée et Marie-Clémence en particulier !

La couronne est identique recto-verso.

Voici les gabarits à redessiner d’après les cotes de ce dessin, ou à agrandir pour avoir les droites qui mesurent 4 cm afin d’obtenir une couronne de la même taille que Maïté  :

Cliquez sur la photo pour agrandir.

Le gabarit où figure l’angle 110° est ici en tissu blanc, à couper 24 fois (les pointes de la couronne) et l’autre gabarit est alternativement coupé en rouge et vert, 12 de chaque. Ajouter les marges de couture. Maïté l’a cousue « à l’américaine » mais vous pouvez aussi la faire « à l’anglaise », méthode où l’on bâtit chaque pièce sur un gabarit (comme pour les hexagones). A l’américaine : assembler les pièces formant le recto, puis le verso de la couronne, en laissant ouverte une seule couture entre un rouge et un vert. Ensuite assembler l’extérieur de la couronne endroit contre endroit (les pointes blanches) en faisant coïncider les deux ouvertures et finir par l’assemblage de l’intérieur de la couronne toujours endroit contre endroit ; retourner par l’ouverture, bourrer de ouatine par l’ouverture et fermer à points glissés.

Une bien jolie couronne !

En bonus, Maïté nous ouvre sa porte, les décorations sont prêtes pour la venue des nombreux petits-enfants et une chaleureuse fête familiale !

Les lutins sont de retour !

Les sabots sont déjà au pied du sapin…

Sur le mur, le si beau quilt créé par la regrettée Jacqueline Morel, paru dans Marie-Claire Idées.

Merci Maïté  pour ce partage !

Les Nouvelles de l’été

Publié au mois de juin, le magazine Les Nouvelles n° 129 de France Patchwork nous offre l’été sur papier glacé dès la couverture :DSCN2858

C’est une Mola éblouissante de Yasuko Kawaguchi qui nous plonge dans l’océan tropical :

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Quilt exposé à Nantes en avril dernier à « Pour l’Amour du Fil ».

1202278Les Nouvelles, Patchwork et Création Textile, c’est tout d’abord le magazine d’une association dans lequel sont relayés les événements locaux et nationaux de France Patchwork, les comptes rendus des activités passées et les rendez-vous à venir. Place est faite aux sections comme Les Jeunes Poussent ou Artextures. C’est notre trait d’union indispensable !

Ensuite viennent des articles historiques, techniques, des présentations d’artistes et d’expositions d’envergure et bien sûr, une large rubrique de modèles extrêmement variés. Un agenda, fait des annonces reçues de France et de l’étranger, complète ce magazine trimestriel.

P35910Moi qui aime connaître l’histoire des blocs, j’ai beaucoup appris en lisant l’histoire des Sunbonnet Sue et Overall Bill (article de Christiane Billard). Dans un livre de ma bibliothèque, j’ai la photo du fameux quilt qui relança la mode des Sunbonnets à la fin des années 70, il est très beau et mérite le prix qui lui a été attribué :

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A Meeting of the Sunbonnet Children, de Betty Hagerman, 1978. L’artiste a réuni ici de nombreux dessins des petits héros, les mettant en scène avec une certaine perspective (les personnages de la rangée du haut sont les plus éloignés). Le quilting de chaque bloc ajoute des éléments de paysage et le bleu uni encadre ces personnages avec beaucoup de modernité.

Depuis 2 ans, j’ai l’honneur de participer à cette revue en y écrivant quelques pages chaque trimestre. Comme dans ce blog, j’aime à la fois partager quelques techniques, des curiosités historiques liées à notre art textile, mais surtout faire découvrir des aspects du patchwork actuel pour que chacun, à partir de la tradition des quilts anciens, découvre les surprises esthétiques des tendances d’aujourd’hui.

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Pour illustrer le thème des quarts de cercle si utilisés actuellement, Kristine nous offre ici ce quilt, fait d’animaux stylisés en patchwork.

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Ce sont des dessins imaginés par une équipe espagnole très talentueuse, Atipo, pour une entreprise de vêtements d’enfants, Animodul. Kristine en a choisi 9 pour un joli quilt fait pour son petit-fils :

La ronde des animaux, Kristine, la Ruche des Quilteuses
Dans un parc de jeux, la Ronde des Animaux de Kristine.

En vous aidant de la photo, vous pouvez reproduire tous ces animaux à l’aide d’un gabarit de « chemin de l’ivrogne » de la taille que vous voulez. Ici Kristine a utilisé la machine à découper de notre club (AccuQuilt Go!) et les quarts de cercles sont grands, de 15 cm environ de rayon. L’important est d’avoir les deux gabarits, coutures comprises. Ensuite, voyez un animal en détail :

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Vous voyez bien le principe du bloc en 4 parties, fait à partir de 4 carrés blancs auxquels on coud des quarts de cercle de couleur et parfois des bandes de tissu blanc.

En voici des explications succinctes sans mesures, celles-ci dépendant de vos gabarits. Selon la photo, on voit qu’il faut couper 3 des 4 carrés blancs en arcs-de-cercle, puis 2 quarts de cercle bleus et un turquoise à l’aide de vos gabarits. Assemblez-les à la machine, c’est facile !

Carré 1 du poisson (en haut à gauche) – Bloc cousu avec le tissu bleu, le positionner comme sur la photo, ajouter à gauche (verticalement) puis en haut (horizontalement) une bande de tissu blanc dont la largeur dépend du gabarit. Équerrer en laissant juste 7 mm, la marge de couture, des deux côtés de l’arrondi (à droite et en bas).
Carré 2 (en haut à droite) – Carré blanc
Carré 3 (en bas à gauche) – Bloc cousu avec du bleu sans ajout de bande.
Carré 4 (en bas à droite) – Bloc cousu avec un quart de cercle turquoise, le positionner comme sur la photo, ajouter une bande blanche en bas (horizontalement), équerrer en laissant 7 mm de tissu blanc à partir du tissu turquoise en haut.

Assembler les 4 carrés, coller l’œil noir (tissu collé au thermocollant double face) au fer à repasser sur le bloc turquoise.

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1202278Pour rejoindre notre grande et belle association ou pour tout renseignement complémentaire, lisez son site et son blog !

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Hormis le suivi du QAL à la manière de Gwennie, nous allons nous reposer cet été et vous retrouver avec joie dans quelques semaines !

Carrés recoupés, carrés déstructurés…

On dirait un puzzle, bien épineux à assembler :

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Mais c’est tout simple !…

La semaine dernière, montrant à mes amies du club de Colomiers le quilt en cours destiné à Marielle (ici), j’ai suggéré de faire un mini-stage pour expliquer cette technique si facile. Ce fut vite-fait bien-fait hier mardi ! Nous penserons à cette technique pour un prochain quilt en commun…

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Au club de patchwork de Colomiers, explications de la création des blocs « carrés recoupés ». Les essais sont faits avec des tissus de récupération.

Alors maintenant, c’est à votre tour !!
Les carrés recoupés sont parfaits pour mettre en valeur des imprimés qui seront disposés aux quatre coins. Quelle que soit la manière de nommer la méthode « disappearing nine-patch », celle-ci vous donnera de très beaux résultats. A ma connaissance, la première à en avoir fait un tuto en français est Liliane (ici). Pour le quilt Ensemble, c’est tout, j’ai d’abord coupé beaucoup de carrés de 24 cm dans tous les tissus choisis (il en faudra 4 fois moins du tissu uni que des roses et des bleus imprimés), recoupés en rectangles de 12 x 24 cm. Ceux-ci sont assemblés ainsi :

– un rectangle bleu uni entouré de 2 rectangles roses
– un rectangle rose entouré de 2 rectangles bleus (2 fois plus de cette configuration que la précédente)

Cela permet de faire très rapidement des nine-patch en coupant ces pavés en 2.

Ce n’est pas très clair ?
Non, je ne vous laisse pas en plan comme ça ! Pour mieux comprendre, voici une petite reconstitution de ma technique à partir de grands carrés pour faire 4 blocs à la fois :

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Pour 4 carrés roses et 4 carrés bleus imprimés, il me faut un seul carré uni. Ils sont coupés à 24 cm de côté pour le quilt Ensemble, c’est tout (ici j’ai coupé plus petit pour la démonstration).

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Tous ces carrés ont été coupés en 2 en rectangles de 12 x 24 cm (on peut superposer 4 à 6 carrés pour les couper ensemble : nouvelle lame de cutter requise !!). 

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Ces rectangles sont cousus ainsi : un rectangle rose de part et d’autre de chaque rectangle bleu uni (2 en tout), puis des rectangles bleus imprimés de part et d’autre des rectangles roses restants (4 en tout). 

 

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On assemble toutes les bandes de 3 carrés en blocs « nine-patch », avec toujours un carré bleu uni au centre. Il y a tout juste le compte avec ce qu’on a découpé. Peu importe si les tissus se répètent dans le même bloc ! 

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Coupe en « + » de chaque nine-patch. On obtient 4 « unités » par bloc, terme que j’utilise plus loin dans cet article.

 

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On fait pivoter deux morceaux (en diagonale) pour obtenir ce dessin. C’est le bloc le plus commun formé avec cette technique. Bien sûr, avant de les coudre ensemble, on peut agencer les unités avec celles des autres blocs coupés, on évite ainsi les imprimés semblables qui se touchent.

  Vous voyez, comme promis c’est facile et rapide 😀

En choisissant bien ses couleurs, on a un effet de carrés superposés, un bel effet d’optique qu’on peut voir par exemple sur le lien donné par Béatrice :

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On dirait que les carrés multicolores sont posés sur les carrés gris ! Chaque nine-patch avait un centre gris et du blanc était utilisé là où j’ai mis des tissus roses. Ici on a en outre une disposition très harmonieuse sur la pointe. Voir le blog ici.

Jo de l’Iowa a fait plusieurs « disappearing nine-patch », en voici un disposé comme Ensemble, c’est tout, mais sans tenir compte des couleurs. Cela donne un très beau scrap-quilt :

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Des détails de ce quilt ici !

On peut aussi obtenir des quilts très sages avec une disposition unidirectionnelle. Celui-ci est toujours de Jo Kramer de l’Iowa :

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Oui, c’est la même méthode, on a simplement disposé chaque unité dans la même direction (au lieu de faire pivoter en diagonale). C’est une manière très rapide de faire des carrés ET des bandes tout à la fois ! Quilt de Jo’s Country Junction.                                          

Quant à Adrianna, elle a fait ce quilt avec la même technique, avec une autre disposition des couleurs et des unités :

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Les carrés recoupés par le « + » sont alternativement gris et blancs, avec autant de nine-patch au centre blanc qu’au centre gris. Ensuite, il est facile de reconstituer ce dessin ! Beaucoup d’autres exemples sur son blog : On the Windy Side . En revanche, il y a beaucoup de coutures qui doivent correspondre ! Superbe, n’est-ce pas ?…

 

Les variations sont sans limite. On peut doubler le travail pour avoir 3 tailles différentes de carrés comme ici :

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Quilt de Tammy Blackburn en tissus unis. Le tuto pour ce modèle est ici, proposé par Christina.

 Que diriez-vous, pour finir, d’un petit « disappearing four-patch » ?… Même principe pour un visuel encore différent !

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Et maintenant, à vous de jouer avec les carrés !

Ah les coquilles !

Metal_movable_typeLe monde de l’imprimerie les déteste, tout autant que les lecteurs. De nos jours chaque blogueur se doit aussi de traquer ces erreurs involontaires d’écriture. Pas facile, j’en sais quelque chose ! On peut lire et relire un texte, mais parfois seul un œil neuf trouvera le détail qui cloche…
Pourquoi les nomme-t-on coquilles ? L’origine est incertaine, mais cela date naturellement de l’imprimerie traditionnelle, avec les caractères de plomb ou de fonte indépendants. Les coquilles provenaient en général d’une erreur de rangement dans les cassetins, ces petites cases de séparation :

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Je ne résiste pas à l’envie de vous inviter à lire, dans le blog Projet Voltaire, la synthèse des hypothèses de l’origine de la coquille d’impression : certaines sont savoureuses !

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Naissance de Vénus, par S. Botticelli, 1485-85. Symbole de la féminité, une coquille est ici le berceau d’une Vénus née adulte dans toute sa splendeur.

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Dès le Moyen-Age, après une succession de miracles, les pèlerins européens affluèrent vers un port de Galice (Espagne) où, d’après une légende, un des Apôtres de Jésus (Jacques le Majeur) y fut enterré. Arrivés au but, les pèlerins « jacquets » se régalaient sur la plage de la nourriture offerte et gardaient en souvenir une coquille, preuve de leur but atteint, pour leur retour. Puis la coquille devint le signe-même du pèlerin, même à l’aller (!) et la marque des chemins et hébergements tout au long du chemin. Les chemins vers Compostelle sont de nouveau balisés depuis le regain d’attrait pour ce long périple qui séduit tant de marcheurs occasionnels ou acharnés, en quête spirituelle ou sportive. C’est un Brésilien, Paulo Coelho, qui donna envie à des milliers de personnes de marcher sur ces routes anciennes (livres Le Pélerin de Compostelle, 1987 en portugais, l’Alchimiste, 1988 en portugais et 1994 en français). Pour ma part, j’ai beaucoup apprécié ce livre de J-C Rufin : Immortelle randonnée, Compostelle malgré moi (2013).

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Tous les chemins mènent-ils à Rome ? Ceux-ci vont vers le Finis Terrae espagnol, Saint-Jacques de Compostelle. Toulouse est une étape bien connue, puis un chemin passe près de chez moi, quelques kilomètres plus à l’ouest ! Vous pouvez aussi lire ici un article sur l’étape de Conques en Aveyron.

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Dans le monde du patchwork, le motif de la coquille ne cache pas son origine : sa forme évoque de suite la fameuse coquille Saint-Jacques, elle-même populaire à la fois en gastronomie (sa noix !) et en signe religieux ou culturel, en particulier pour le fameux pèlerinage vers Saint-Jacques de Compostelle. En anglais, ce modèle s’appelle shell (coquille) ou clam (coque, palourde)… ou clamshell !

Astérix et les Normands / Goscinny & Uderzo
Autre coquille, celle de l’huître… dont je ne mange que l’intérieur, contrairement à Obélix (Astérix et les Normands page 12, Texte de René Goscinny, Dessin d’Albert Uderzo)

 Ce motif est universel, j’avais déjà évoqué le seigaiha dans cet article. Je n’essaierai pas d’être exhaustive au sujet des coquilles en patchwork, car on trouve de nombreuses manières de les préparer, de les assembler… On pourrait écrire un livre entier ! Un quilt en coquilles, c’est beau comme ça :

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Photo des pages 32-33 de Marie-Claire Idées n° 33 (juin 1999). Un quilt de rêve qui évoque le bonheur d’un pique-nique à la campagne…

Au hasard des publications dans les magazines et les blogs, on a envie de s’y mettre ! La Châtaigne qui pique a lancé ce thème dans son club avec succès, vous en voyez des résultats ici. Le principe est de préparer un gabarit et d’appliquer, ligne après ligne, les coquilles qui se chevauchent.

Espace ou pas d’espace entre les coquilles ? Comment faire les préparatifs pour les rentrés ? Comment coudre et sur quel support ?… Je n’ai pas de réponse unique à toutes ces questions, tout est histoire de choix personnels ! Il faut bien y réfléchir car ce sont ces multiples petits problèmes potentiels qui font que ces ouvrages sont souvent abandonnés. 

51TM9MVEVPLJ’ai cependant un truc peu connu. Je peux chaleureusement vous conseiller d’essayer le point d’échelle invisible. Qu’es acò ? me demanderaient mes amies occitanes. Eh bien c’est simplement le point qu’on fait un peu instinctivement quand on ferme un coussin, un point qui va d’un bord à l’autre et qu’on serre ensuite. Adapté à l’appliqué, ce point a des atouts indéniables : il est absolument invisible et permet de coudre en suivant le trait dessiné à la fois sur le fond et sur la pièce. Ami Simms l’a « inventé », l’a développé dans ce petit livre (dont un chapitre est justement consacré aux coquilles). Nathalie Delarge fit une petite vidéo de présentation de ce point pour l’appliqué il y a quelques années : c’est ici. On se sent un peu maladroite au début, mais le résultat est particulièrement parfait, surtout pour les coquilles (pour lesquelles on n’a aucun besoin de faire les incisions du tissu de fond).

Cette technique de couture réduit le travail de préparation : ni faufilage, ni colle, ni rentré au fer à repasser, ni même emprisonnement du tissu autour du gabarit à l’aide d’un papier aluminium… (Oui, ceci est une possibilité ! Son avantage est que l’arrondi est mieux qu’avec un faufil, voyez ici comment faire chez Poppy Makes.)

Si vous voulez faire un quilt de coquilles en utilisant ce point d’échelle, il vous suffit de marquer au crayon fin votre gabarit sur chaque tissu, sur le devant. Vous suivez parallèlement les deux lignes, en suivant bien les conseils de Nathalie Delarge et cela va tout seul, je vous l’assure ! Le gabarit se fait tout simplement dans un carton ou un rhodoïd, à l’aide d’un compas. Si ce n’est pas clair, je vous ferai un petit tuto en mars !

Quels que soient vos choix techniques, vous aimerez peut-être comme moi ces réalisations qui vous donneront des envies de coquilles :

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Antiquité visible au Victoria & Albert Museum à Londres, présenté par Kaffe Fassett dans un de ses livres. La bordure verte, très sophistiquée, rythme la masse de coquilles.  Il est presque aussi ancien que ce quilt, le plus ancien d’Angleterre, puisque celui-ci date de 1730-1750.

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Ce coussin a été édité dans un de mes magazines préférés, Love Patchwork & Quilting (n° 4). On y  préconise la feuille alu pour obtenir de belles coquilles !

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Anne, des Avalon Quilters, nous donne envie de sortir nos tissus provençaux…

 

Molly
Molly Flanders a essayé plusieurs techniques de préparation, donc celle de l’assemblage à l’anglaise. Sa préférée est finalement à l’aide de colle. J’aime beaucoup son quilting noir à la main !

 

Heidi Pridemore
Matilda Quilt, par Heidi Pridemore. Beaucoup d’élégance !

 

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Diane Stanley et son Clam Bake quilt.

 

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Extraordinaire panneau de Blue Mountain Daisy, fait de cercles de blue jeans, bordés, décorés, brodés, appliqués avec jubilation !

Ici vous avez un article très complet, montrant en particulier ce quilt moderne :

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Glam Clams, Latifah Saafir

 

Si vous lisez l’anglais et que vous souhaitez faire un « quilt-along » (un quilt fait par vous et pour vous, en suivant la dynamique d’un groupe)  sur le thème des coquilles, rejoignez Rachel dans Stitched in Color, cela commence tout juste en ce moment !!

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Et pour terminer, voici les coquilles mal élevées, les renéguates qui n’ont même pas fait rentrer leurs marges de couture. C’est encore Rachel qui montre le chemin :

Stitched in Color
Un ravissant panier décoré de cercles donnant l’illusion de coquilles… Il s’ébouriffera avec le temps !

 Kristine l’Abeille s’en est inspirée pour faire chanter les couleurs brique et évoquer un toit toulousain tout en tuiles :

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Il sera exposé lors des expositions du Patrimoine, préparées par les délégations France Patchwork du patch d’Oc. Comme la trousse de Rachel, les tuiles sont des disques qui se chevauchent, fixés à la machine… Il faut bien la maîtriser pour un beau résultat comme ici ! Son étiquette, au dos, comporte un crayon du souvenir :

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