Lever de soleil sur Quatre Accords/2

Mon Lever de Soleil est terminé ! Il s’impose avec le centre brodé afghan et des phrases qui me parlent. Je suis allée chez mon amie Caroline, à La Garoffe, pour faire de belles photos dans son cadre enchanteur :

Une lectrice m’a demandé comment quilter avec du coton perlé. Personnellement, je fais des gestes proches de la couture à la japonaise et du sashiko (je crois !), geste spontané de beaucoup d’entre nous pour coudre : l’aiguille est bloquée par le dé et je bouge le tissu plutôt que l’aiguille. Rien de sorcier, mais le geste est complètement différent du quilting à la main traditionnel (voir la technique d’Esther Miller par ici : 1 et 2).

Suivez ce lien vers Facebook pour une petite vidéo d’amateur postée un peu plus tôt cette semaine, montrant ma manière de quilter en toute décontraction : ICI

J’adore cette charrette bleue… toujours à La Garoffe.

Quant au marquage en vue du quilting : pour faire une ligne droite ou des courbes, j’utilise le hera marker de Clover, sans aucun risque, mais pour écrire les phrases, j’ai pris un stylo FRIXION qui s’efface à la chaleur (au fer à repasser).

Comme je vous l’ai raconté il y a quelques jours, broder les Quatre Accords Toltèques m’a incitée à rechercher qui était ce peuple évanoui ; ce thème avait déjà été évoqué lors de la célébration des 10 ans de mon blog et de l’entreprise Neelam : Émilie avait créé pour cet événement un gâteau à 10 bougies un quilt nommé Toltèque, notamment pour ces fameux Accords…

Le kit est en vente ici, prix réduits en ce moment !

Dans le contexte de redécouverte des peuples premiers en Amérique centrale, Miguel Ruiz (né en 1952), fils d’une guérisseuse et d’un chaman descendant des Toltèques, a préféré se consacrer aux sagesses ancestrales plutôt que poursuivre la pratique de la médecine occidentale (il est neurochirurgien). Son premier livre, The Four Agreements paru en 1997, a fait le tour du monde.

Ce livre, vendu en 46 langues à plus de 9 millions d’exemplaires, est-il une daube en charabia new age, ou bien un précieux guide pour une meilleure vie ? S’il est certain qu’il est écrit simplement et même gauchement parfois, il a le mérite de toucher le cœur de millions de personnes et ne peut faire aucun mal 😊. Il repose sur un constat simple : notre éducation nous a formatés avec un système de punitions et de récompenses, de jugements qui font peur et souffrir. On a aussi oublié de parler vrai et à vivre tel qu’on est, simplement à vivre libre. En suivant quelques règles, on entre dans un monde de respect, de joie et d’amour. Les Accords sont extrêmement simples en apparence, les voici sous leur forme la plus resserrée, celle que j’ai brodée :

Ces 4 injonctions guident vers une vie plus sage, plus harmonieuse et heureuse, en paix avec soi-même et ses proches.

OUPS! Pas vraiment dans la lignée des Accords Toltèques 😳

Je reconnais que ces phrases courtes et simples peuvent facilement être tournées en ridicule. Peu importe. Voici un rapide aperçu de ma compréhension des Accords, avec le champ d’intérêt tel que je le perçois.

La parole

La parole doit être utilisée sans nuire. Je sais l’impact des mots, des petites phrases dites sans y penser et qui blessent, je ne peux donc que valider « Que ta parole soit impeccable ». J’ai été à la fois blessée et j’ai blessé inutilement ; à chaque fois que je passe outre ce premier accord, je le regrette. Parler juste et positif donne le ton et les échanges deviennent ainsi plus constructifs. Mettre en pratique cet Accord n’empêche pas pour autant l’humour, la spontanéité, la chaleur de l’amitié et de l’amour ! Dire ce qui doit l’être, pour les personnes qui comptent pour nous, c’est impératif. Par exemple, les parents qui divorcent doivent toujours dire clairement à l’enfant que ce n’est pas de sa faute. Don Ruiz dit que c’est le plus important des Accords, le plus difficile à contrôler aussi. La colère, souvent enfantée par une peur ou une souffrance, fait sortir des mots qui ne règlent aucun problème. Il faut dompter sa part d’ombre. J’ajoute que je suis persuadée que dans le doute de la parole impeccable, le silence est d’or.

On parle toujours mal quand on n’a rien à dire.
Voltaire

La représentation

Prendre du recul sur ce qu’on entend… Nous projetons toujours trop sur nous le regard et le jugement des autres. « Ne prends rien personnellement », c’est la phrase un peu écourtée de la phrase complète de Don Ruiz « Quoi qu’il arrive, n’en fais pas une affaire personnelle« . Prendre le juste recul permet de rester dans la vérité et non la représentation des choses. Les louanges ou les compliments font plaisir mais ne doivent pas nous donner la grosse tête et nous rendre vaniteux ! Et en cas de critique, je me dois d’éviter le poison émotionnel d’une parole qui n’est pas impeccable. Les critiqueurs projettent souvent leurs propres faiblesses et problèmes ; comprendre cela évite bien des souffrances inutiles. Et en miroir on comprend que :

Tout ce qui nous irrite chez les autres
peut nous conduire à une meilleure compréhension de nous-même.

Carl G. Jung

La pensée

On a tendance parfois à ruminer des paroles, chercher le sens caché… « Ne fais pas de suppositions » incite à communiquer clairement pour éviter les malentendus et les non-dits pour inciter le partenaire à faire de même. C’est gérer son stress relationnel par le lâcher-prise de la surinterprétation (ne pas chercher midi à quatorze heures). Entendre ce qu’on nous dit et reformuler pour savoir si on a bien compris permet une conversation saine. Mais aussi, acquérir de la confiance en soi permet de ne pas se remettre en question à chaque critique. Protégeons-nous et avançons. Attention, cela ne nous coupe pas du goût de la recherche, de l’investigation, de la curiosité : l’Accord concerne les relations entre deux personnes, où l’on observe les faits objectifs pour dégager la parole qui n’a peut-être pas spontanément été impeccable.

L’action

La réussite obligatoire et le perfectionnisme exigés dans notre société poussent tant de monde à la déprime, à la dépression, au burn-out (épuisement physique, émotionnel et mental)… « Fais toujours de ton mieux » et tu auras fait ta part, sans regret, quel que soit le résultat. Tu as le droit de ne pas être parfait. Rien ne t’interdit de vouloir te surpasser, mais c’est ta décision et ta propre volonté. Tu choisis ton chemin en toute conscience, tu crées ta direction de vie. Après avoir écouté les conseils, les avis, tu fais la part des choses, pour toi-même. Avance.

Le chemin se construit en marchant.
Antonio Machado (voir aussi le quilt d’Evelyne)

Je ne suis pas ce qui m’est arrivé, je suis ce que je choisis de devenir.
Carl G. Jung

On se rend compte que les Quatre Accords sont liés, ils font un tout pour assainir les relations humaines et ils favorisent à la fois le respect de l’autre mais aussi le libre arbitre. Un 5e est ajouté par Miguel Ruiz et son fils plus de 10 ans après : « Sois sceptique mais apprends à écouter ». C’est être à l’écoute de l’autre, sans perdre son esprit critique. Sans surinterpréter, on ne se laisse pas rouler dans la farine. Je dirais même que cela incite à écouter son intuition et les synchronicités, et cela nous mène aux concepts de Carl Jung.

Est-ce le meilleur livre de ce philosophe qui sait populariser les mondes des pensées et des religions ? Pour moi dans le top 3, assurément !

Ajouter des citations de Carl Gustav Jung, ancien disciple de Freud, pour illustrer Les Accords Toltèques, n’est-ce pas « sacrilège » ? Ils poursuivent pourtant le même but : nous rendre plus sage pour mieux vivre, et de manière éclairée. Alors, j’assume. Jung a créé le terreau pour de nouveaux courants de pensée qui acceptent l’invisible, il est le tronc commun des nombreuses branches du développement personnel qui fleurissent à profusion, dont les Accords Toltèques. Jung a inspiré un Arbre de Vie Meilleure, en creusant des brèches dans les digues que la rationalité avait construites, et c’est enthousiasmant !

A chacun de trouver son chemin…

Katell

Un joli résumé :

Les Chemins de Traverse avec Neelam

Bonjour ! Vous souvenez-vous du mois d’avril avec la célébration des 10 ans de Neelam et de la Ruche des Quilteuses ?

Si j’avais pu alors vous montrer le quilt My Happy Place terminé en 4e semaine des festivités, celui de 2e semaine était resté non fini.

Les 49 blocs rendaient bien ensemble, mais j’ai aimé agrandir ce beau bébé avec, toujours, mes chutes de tissus Neelam. D’un top carré de 7 blocs, je suis passée à 10 blocs, donc 100 blocs en tout. J’ai même hésité à continuer, mais 145 cm de côté c’est parfait ! Le voici, alangui dans un amélanchier du Canada dont je veille, jour après jour, la maturation des fruits. Cette année, ils ont été bien abîmés par les gels tardifs…

Je l’ai quilté très simplement à la machine et j’ai ajouté une petite bordure de tissus clairs. Le dos est une housse de couette dont j’ai profité pendant plus d’un an, et avant la lassitude et l’usure du tissu, je l’utilise pour plusieurs dos de quilts ! Le rapport qualité/prix est imbattable, le coton est toujours beau et lavé plusieurs fois. Quant à la bordure de finition, j’ai opté pour la variante invisible (expliquée dans BeeBook !).

Fin mai, une balade dans le Lot nous a conduits vers un charmant jardin clos à la médiévale. J’y ai trouvé l’écrin pour photographier My Happy Place et Les Chemins de Traverse :

Les vieilles pierres accueillent si bien ces quilts en tissus Neelam ! Vous pouvez commander des tissus, des kits et bien d’autres articles sur leur site.

Et pour ne pas que des fous nous renversent,
On prenait les chemins de traverse
Même s’ils ne sont jamais les plus courts…

Sous la pleine Lune immobile…

Francis Cabrel

Avec le recul, je me rends compte que ces deux titres de quilts dévoilent mes préoccupations actuelles – et les vôtres aussi peut-être. J’ai la sensation que le monde va vers du « moins bien », l’optimisme n’est plus une composante de la vision de l’avenir. Nous n’avons plus le sentiment exaltant que nos enfants auront une meilleure vie que nous, que leur bonne voie est de bien travailler, avoir de bons diplômes pour être en situation confortable, même si intimement, j’ai toujours préféré que mes enfants réussissent LEUR vie plutôt que réussissent DANS leur vie. Le temps est fini où nous nous réjouissions du progrès (un mot disparu des discours et de nos conversations). A la place, nous mettons en avant les innovations, pour réparer ou remplacer ce qui ne va plus. Le progrès n’est plus enviable, il est devenu source de nos soucis. Alors l’envie d’une Happy Place, un refuge comme ce petit village de tipis, exprime cette inquiétude. De même, Les Chemins de Traverse -outre l’hommage à Francis Cabrel, Gascon tranquille hors de l’agitation médiatique- montre encore l’envie de vivre en marge des grandes routes actuelles. Je garde en mémoire divers récits de Sylvain Tesson, ainsi que le livre que je suis en train de lire, Le Chemin des Estives de Charles Wright, extrêmement bien écrit.
Arthur Rimbaud, l’homme aux semelles de vent, accompagne ces deux écrivains.

Faut-il donc succomber à la nostalgie et la peur de l’avenir ? C’est un réflexe que je n’avais pas, mais je le sens pointer du nez, ce ne sont pourtant pas de bonnes compagnes. Je crois qu’il faut entretenir régulièrement son enthousiasme de l’instant présent, son émerveillement des choses simples pour se préserver des peurs. Pour moi c’est faire des balades dans la nature, lire, quilter… et rencontrer des personnes avec qui communiquer sincèrement, joyeusement et positivement si possible, amis ou inconnus !

Sous le vent d’autan…

Je les aime beaucoup, mes chemins de traverse. Ce quilt me rappelle de très bons souvenirs avec Émilie, la créatrice de Neelam, et aussi l’envie de prendre la route ou simplement le chemin, ce qui est de nouveau permis ! Un quilt en tissus artisanaux comme ici mérite de finir en plaid, car la fibre au toucher est, comment dire… authentique. Une vraie sensation de bien-être. Je n’ai pas encore cousu de vêtements avec ces tissus, mais j’ai déjà plusieurs écharpes et on les oublie, leur contact à la peau est si naturel !

Dans un magnolia persistant où la première fleur vient de s’épanouir… Quel parfum !

Nous sommes très heureuses de pouvoir vous confirmer que la fête aura bien lieu à Lacaze dimanche 27 juin dans le Tarn ! Vous y verrez nos dernières créations, ainsi qu’une exposition France Patchwork sur le thème des Jardins à laquelle nous prenons part également, une exposition des Filles du Rouvray, des broderies d’Afghanistan et des surprises !…

La joie de nous retrouver va nous aider à reprendre espoir !

Nous présenterons nos quilts les plus récents, plutôt que les quilts de BeeBook (expo prévue l’année dernière…) mais notre joie de vous revoir est intacte !

Ne manquez pas ces retrouvailles ! La Ruche des Quilteuses sera presque au complet, nous vous y retrouverons avec tant de plaisir !

Nous avons 10 ans 🍀 4e jeudi, déjà !

Voici la dernière semaine célébrant une décennie d’articles pour moi, et une décennie de créations, de commerce de tissus, de broderies et de matériels artisanaux divers pour Neelam. Vous avez pu mieux connaître cette entreprise créée par Émilie, secondée par son compagnon Damien et par ses parents, au cours de ce mois-ci. C’est une découverte pour certaines, et j’en suis très heureuse !

Pour nous, ce sont surtout 10 ans de communications, d’échanges et de rencontres. Nous en parlions ensemble, c’est bien le facteur humain qui nous porte et nous importe.
En résumé, l’important, c’est vous !

Émilie et moi avons beaucoup de centres d’intérêt communs, et les cultures amérindiennes en font partie. Elle connaît mieux la partie hispanique, et moi la partie anglophone. La vision du monde de ces Peuples Premiers, comme l’esthétique de leur artisanat, c’est un tout qui nous attire, et donc le thème de cette dernière semaine. Émilie vous offre un très beau cadeau pour clore ce mois anniversaire sur son blog, en plus du tirage pour gagner un exemplaire de mon livre BeeBook (Éditions France Patchwork). Quant à moi, je vais poursuivre l’inspiration amérindienne qui me porte depuis la semaine dernière avec My Happy Place.

Suite et fin de My Happy Place

La semaine dernière, j’ai voulu utiliser des tissus Neelam avec des triangles, de la soie, et aussi un fond noir, tout ce que je ne pratique pas habituellement – j’avais juste un terrain de connaissance, les bandes de tissus ! Les contraintes aident à sortir de nos habitudes, ce qu’on appelle notre zone de confort dans le développement personnel. Oser faire de l’improvisation correspond bien à ces étapes :

C’est un schéma classique qu’on retrouve un peu partout ! Celui-ci comporte quelques explications supplémentaires, c’est pourquoi je l’ai choisi.

La bande décorative du bas

Partout se trouve de l’inspiration pour qui sait la voir. Mon panneau méritait plus d’ornements selon mon goût. J’imaginais une bordure en haut et en bas, de style seminole (ici articles Seminole) pour rester dans l’esprit amérindien. Puis un sac de ma fille m’a menée vers un nouveau dessin.

J’ai cousu une bande comparable, très haute (de 14 cm), mais à l’œil, c’était bien trop massif. Elle est devenue de 7,5 cm de haut cousu, c’est suffisant.

La bande décorative se fait en commençant par deux rectangles noirs qui se trouveront sur les bords droit et gauche à l’extérieur – je couds 2 fois la même chose, avec des bandes diverses de tissus, soies et cotons, posées en chevron (comme un demi-log cabin). Désolée, je n’ai pas fait de photo en cours. Pour le centre, j’ai fait une sorte de sablier bleu sur fond noir, sur lequel j’ai appliqué au coton perlé le dernier chevron de chaque côté. Pas orthodoxe, mais qui le sait à part vous ?

La Lune est là

J’ai renoncé à faire une bande similaire en haut, mais j’ai souhaité ajouter une présence. La pleine Lune m’a déjà inspirée en patchwork (ici La Lune Blanche) ; cette fois, ce sera en appliqué inversé, avec la technique cousine du passepoil ou de la parementure, déjà explorée ici (Liberty Rose) et là (Il y a des fleurs partout…).

Le diamètre a pris du temps à se définir, j’ai finalement choisi 8 cm, dessiné sur bristol à l’aide d’un verre. Pour sa position, j’étais limitée par la couture de la bande additionnelle du ciel.

Esquisse de placement de la Lune avec un rond de bristol

Endroit contre endroit, j’ai mis un carré noir de 10 cm sur lequel j’ai marqué le cercle au Hera Marker (Clover), puis j’ai cousu sur la trace, évidé le centre et forcé le bord du carré à aller derrière. Il faut un peu de persuasion, de repassage mais on y arrive.

Je pose ensuite le carré de soie blanche thermocollé derrière. Le tout est visiblement maintenu par un point avant au fil de coton blanc.

La forme du quilt

Ce projet est la sœur – ou le frère ! – du beau cadeau préparé par Émilie, nous nous sommes fait des suggestions, l’une à l’autre, ces projets ont mûri avec des idées mises en commun, dès la première semaine. Ainsi, nous partageons la forme de l’ouvrage. Nous avions aussi envisagé un accrochage avec des pattes et un bâton, mais chez l’une comme chez l’autre cela alourdissait inutilement. Je suis allée jusqu’au bout de l’idée lundi, mais la Lune perdait de son éclat avec tout cela au-dessus d’elle… La nuit, et en l’occurrence la pleine Lune du 27 avril, portant conseil, j’ai tout décousu mardi matin. Je ne le regrette pas !

En ce qui concerne la forme du quilt, j’ai fait une coupe à 45° puis une autre verticale, la même chose à gauche. N’oubliez pas que je suis gauchère, spontanément je commence à droite, mon cutter est posé à gauche, etc.

La bordure décorative des côtés

J’ai coupé dans ce beau tissu imprimé Neelam une bande de 4 cm, cousue uniquement sur les côtés verticaux. Pour suivre la forme originale suggérée par Émilie, j’ai commencé par la petite partie verticale du haut, puis j’ai simplement cousu la suite à 45° en « mangeant » une bonne partie de cette première partie. Pour l’angle suivant, j’ai mis l’aiguille en position basse pour pivoter et suivre la couture vers le bas. Le pli sera cousu au fil noir à la main.

Angle droit
Angle gauche

Le quilting au coton perlé et au fil noir

Ma première idée était un quilting machine de ligne parallèles et verticales au fil noir. Mais je craignais d’éteindre un peu la lumière des tipis ! J’ai donc préféré sortir mes cotons perlés et quilter en prenant les décisions successivement : d’abord la porte d’un tipi et son contour, puis une bande intermédiaire pour le bon maintien, en changeant de couleurs.

Je quilte avec diverses couleurs de coton perlé et avec du fil noir, pour un bon maintien général. Travail en cours.
Voici, dans une jolie boîte de gâteaux andalous, mes cotons perlés, à côté le fil à quilter noir et le Hera Marker pour tracer quelques lignes (courbes du ciel, droites sous les tipis…)

Et le ciel ? J’ai hésité à mettre des miroirs indiens ou « shishas » de chez Neelam (voir BeeBook pages 76 et 96) qui feraient de belles étoiles, mais je n’en avais plus et, confinement oblige, je ne voulais pas aller en chercher chez Émilie (un peu plus de 10 km nous séparent). Des tableaux que j’ai sous les yeux chez moi (ici : Je n’aime pas le jaune) m’ont donné l’impulsion pour un ciel différent. Oh je suis restée bien plus discrète que Van Gogh ! Je pensais prendre du fil jaune, mais j’ai choisi du bleu ciel et du turquoise…

L’esquisse des lignes se fait avec un Hera Marker, le dessin reste un temps, sans abîmer le tissu.

Les finitions en bordure invisible

Comme j’avais mis une bordure décorative imprimée sur les côtés, j’ai terminé mon quilt avec une bande qu’on ne voir qu’au dos. Cette technique, que j’appelle la finition invisible, est détaillée dans BeeBook p.143 et j’en avais déjà parlé ici (To Face a Quilt).

My Happy Place, c’est ici !

My Happy Place, Katell, fini le 28 avril 2021. Et encore, dois-je vous le dire ? Il manque quelques contours de tipis à quilter !!

C’est ainsi que se terminent quatre semaines avec Neelam pour célébrer nos 10 ans, quatre rendez-vous chaleureux, avec tant de gentils messages de votre part, merci !

Vous savez dorénavant où acheter les articles Neelam, sur leur site, avant de les retrouver dans les Salons… C’est ce que nous espérons ardemment, retrouver les joies de notre vie d’avant, même si c’est au prix du port du masque au long cours, le maintien des distances, de vaccinations successives… Nous ne pouvons pas attendre indéfiniment que le coronavirus disparaisse, nous pouvons en revanche nous adapter aux circonstances, autant que possible. Si de nombreuses manifestations sont annulées, j’ai la confirmation récente du maintien des expositions à Lacaze (81) les 26-27 juin, du Carrefour Européen du Patchwork (Sainte-Marie-aux-Mines) du 16 au 19 septembre et Pour l’Amour du Fil à Nantes (29 septembre – 2 octobre). Neelam et moi serons à ces trois événements, pour moi en expo avec mes amies à Lacaze, en commissaire d’exposition des quilts météo en Alsace et en visiteuse avec Kristine à Nantes. Je me réjouis tellement de ces projets !

Voyons les choses positivement : nous avons profité de ce mois de confinement de 10 km pour enrichir la célébration de nos 10 ans : ce qui a été annulé ou reporté nous a donné du temps pour préparer ces quatre jeudis. Personnellement, cela a renforcé l’amitié que j’éprouve pour Émilie et j’ai confirmé le pouvoir de séduction de ces tissus artisanaux.

La semaine dernière, vous avez répondu à la question du patchwork et quilting main ou machine sur le blog de Neelam. Vos réponses sont très intéressantes, avec bien plus de sagesse et de discernement que ce que j’ai pu lire ailleurs, la diversité est naturelle ! Pas de bonne ou de mauvaise réponse, et comme précédemment, 3 gagnantes ! Bravo à elles et bonnes créations avec Neelam et BeeBook !

Ce rosier liane fleurit en avril, il est si beau ! Très exubérant, il colonise une arche dans le jardin. Autre avantage : il est rigoureusement sans épine ! Il s’appelle le rosier Banksiae Lutea et se bouture très facilement. Pour une fille qui croyait ne pas aimer pas le jaune… On ne finit pas de se découvrir !

Retrouvez la nouvelle œuvre d’Emilie et le 4e tirage au sort par ici, avec l’évocation d’une philosophie de vie que nous apprécions toutes deux, encore un point commun entre Émilie et moi !

Une invitée inattendue lors de la séance photo. Le tissu noir surexposé n’est pas beau ici, mais vous voyez des détails !

Des contraintes familiales m’obligent à faire une pause de blog
pendant quelques semaines. Rien de grave, juste des obligations qui prennent du temps.
Mais après avoir célébré ces 10 ans avec autant de joie, je ne vais pas m’arrêter ainsi !
Alors à bientôt, et continuons à prendre des précautions,

car attraper le Covid n’est vraiment pas une partie de plaisir.
Votre amie abeille quilteuse,
Katell

Nous avons 10 ans 🍀 3e jeudi

C’est le 22 avril 2011 que j’ai créé ce blog ; un an après, je me rendais compte que c’était Le Jour de la Terre depuis 1970, une belle coïncidence. Cette année, c’est le jour choisi pour le départ de la Mission Alpha : Thomas Pesquet et trois autres spationautes partent pour une nouvelle Maison à plus de 400 km de la Terre ! A 12 h 11 si tout est nominal, le décollage aura lieu. Report à demain 11h49 ! Nous leur souhaitons une pleine réussite pour ce voyage et, à notre compatriote, autant de passion du partage que lors de son premier séjour. Même si on peut parfois s’interroger sur l’intérêt de la conquête spatiale (ce qu’il aborde et justifie ici), le génie humain impressionne, Thomas Pesquet lui-même suscite l’admiration et il est un formidable ambassadeur de la cause scientifique. La science nous sauvera-t-elle du bouleversement climatique et des perspectives alarmantes ? C’est la vision optimiste de notre avenir.

C’est une phrase que j’aime bien et qui pourrait convenir à Thomas Pesquet qui est aussi grand sportif, aviateur, musicien… mais cette « citation » n’existe pas dans le livre ! Ah les facéties de notre monde digitalisé…

Thomas Pesquet est parfois appelé Le Petit Prince, avec son visage enfantin et son regard bienveillant…

Aujourd’hui, nous aussi avons la tête dans les étoiles car c’est toujours la fête du patchwork avec les 10 ans de Neelam Textiles du Monde et de La Ruche des Quilteuses ! C’est notre 3e jeudi sur 4, 4 semaines d’idées de patchwork et de cadeaux, une collaboration fructueuse entre Neelam et moi, rien que pour vous faire plaisir !

Changeons de style : j’ai choisi de vous faire suivre mon cheminement créatif sur un projet – un tout autre chemin de traverse 😉 que la semaine dernière ! Ce n’est pas tant pour que vous reproduisiez le modèle, que pour montrer comment une idée de départ peut aboutir à un quilt – et tant pis parfois pour l’orthodoxie du travail !

Ayant coupé beaucoup de carrés les semaines précédentes, j’ai décidé d’aller cette fois vers des bandes et des triangles. Pour mon ouvrage de la semaine, mes inspirations sont à la fois du livre de Gwen Marston & Cathy Jones et celui de Nicholas Ball (ci-dessous son livre et 2 de ses quilts aux triangles).

Quels quilts exceptionnels ! Je vous recommande chaleureusement ces deux livres.

Parfois on entend ou on lit cette question : à quoi servent tous ces quilts ? La meilleure réponse est :

C’est véritablement utile puisque c’est joli.
Le Petit Prince, Saint-Exupéry
(chapitre XIV)

Les quilts de triangles de Nicholas Ball me font penser aux cabanes que je vois dans la forêt, bâties avec des branchages.

Dans la forêt près de chez moi, certains endroits sont toujours enchanteurs, quelques sentiers sont, en ce moment, bordés de genêts et d’asphodèles. Ici, la biodiversité s’éloigne mais on s’amuse quand même, on fait des cabanes !

Refuges triangulaires aussi, les tipis bien connus des Amérindiens nomades des Grandes Plaines.

Tipis des Shoeshones, vers 1900.

Que vais-je faire de ces images inspirantes ? Et comment utiliser en même temps des tissus Neelam d’une nouvelle manière ?

Improvisation : My Happy Place

Pour sortir de mes habitudes, j’ai demandé du tissu noir teint artisanalement et quelques coupons de soies claires (toujours de chez Neelam) à Émilie et j’ai réuni mes bandes de tissus Neelam, restes d’autres ouvrages.

Encore et toujours le plaisir de créer avec ces tissus nomades, éthiques et artisanaux !

Tradition et modernité, des impressions anciennes et récentes sur coton, associées à la brillance d’une soie. Tissus et photo Neelam

Commençons par la coupe de quelques triangles de soie renforcés au thermocollant, puis cousons un « toit » avec des bandes de coton. J’ose, j’avance et on verra bien !

J’ai thermocollé un parallélogramme pour découper deux triangles dans ce bout de soie.
Sur 2 côtés des triangles de soie, je couds des bandes sans prendre la moindre mesure. Tout est décidé visuellement : « est-ce que ça va comme ça ?« , si oui, j’avance ! Décision : le 3e « toit » est toujours un imprimé sur fond noir. Faire ces tipis, c’est rapide et ludique puisque je souhaite avoir des triangles qui vivent leur vie, irréguliers s’ils le veulent !

D’habitude, je n’entoile pas les tissus de coton Neelam, contrairement à beaucoup de monde (y compris Émilie pour ses panneaux muraux). L’entoilage facilite le maintien des tissus. En général, je me contente du repassage et, éventuellement, de ma bombe d’amidon. A chacun ses préférences ! Cependant, la soie s’effiloche facilement, je passe donc par cette étape avec un thermocollant non tissé blanc pour tissus légers, de quoi découper 2 triangles par couleur. Mon projet est de faire 12 ou 13 triangles pour en sélectionner 10, pour les 10 ans.

J’ai trouvé un beau reste de molleton sur lequel je dispose mes tipis. On les croirait dans une prairie enneigée ! Parfois, je fais les choses à l’envers, cette fois-ci c’est le molleton qui me montre le chemin du format du futur quilt.

Ma disposition est bien irrégulière, comme le sont ces tipis… Vais-je encadrer chaque tipi de tissu noir pour arriver à des rectangles comme Nicholas Ball ? Vais-je les mettre en rangées comme un quilt du livre de Gwen Marston ? Les tipis virevoltent pour trouver leur place et le placement est trop irrégulier pour suivre le montage de Nicholas (ajouter du tissu de fond pour que chaque tipi soit dans un rectangle) et j’ai envie de conserver le chevauchement des rangées. Il va donc falloir innover !

Finalement, je crois que le village va avoir 12 habitations au lieu de 10, juste parce que🙃. Cette disposition suppose quelques cogitations pour arriver à mes fins ! Plutôt qu’un découpage complexe de triangles noirs de fond et une multitude de coutures partielles, j’opte finalement pour une succession de bandes de tissus de fond noir découpées horizontalement. La hauteur de chaque bande noire sera en fonction de la hauteur entre deux bases de tipis. En conséquence, j’appliquerai les deux autres côtés du tipi à la machine. Je n’ai encore jamais vu cela, mais c’est ma solution, simple et très rapide !

Chaque tipi est repassé, les deux marges de couture rentrées et la pointe bien préparée. La base reste « à cru » et sera prise dans les coutures de bandes noires.
Je commence le montage par le haut. Sur une première bande je pose mon tipi le plus haut au bon endroit, la base alignée en bas et les marges de couture des côtés repassées à l’intérieur. Je pique les deux côtés à 1 mm du bord. Je replace le tipi et sa bande noire à sa place sur le molleton (photo). Je mesure l’écart entre la base du prochain tipi et celui-ci : 12 cm environ. Je coupe donc une bande noire de 12 cm pour la prochaine étape.
Je vais coudre ces deux bandes noires endroit contre endroit, emprisonnant la base du tipi du haut. Les tipis suivant seront appliqués après et déborderont de la bande de 12 cm. Ils sont pliés ici, juste pour la démonstration.

Au fur et à mesure, je vais descendre, avec un ou deux tipis à mettre par étage.

L’improvisation est une suite de décisions à prendre.
Ktl

Voici le montage final, photographié le lendemain au lever du soleil :

Ce sont finalement 10 bandes noires qui me sont nécessaires pour monter les tipis comme je veux.

Ce top n’est pas fini, je souhaite lui ajouter une bordure originale, une décoration supplémentaire… Ce sera pour la semaine prochaine !

J’ai trouvé un nom à ce projet : My Happy Place, qui signifie mon endroit préféré, mon coin de paradis, mais aussi mon jardin secret, mon monde heureux… Faire une improvisation et évoquer les peuples premiers des USA, c’est bien My Happy Place à tous égards… Je leur dois tant, une autre compréhension de l’Histoire qu’on nous raconte, la découverte d’une sagesse oubliée, une vision du Monde dont nous devons nous rapprocher… Il n’est pas question de régresser, mais de gagner en sagesse.

Tout comme l’arbre a besoin de ses racines pour grandir,
nous avons besoin des peuples autochtones pour écrire le monde de demain.
#loveplanet

La Terre, notre Happy Place à tous

Et mon esprit retourne vers Thomas Pesquet qui va observer notre Terre à 400 km d’altitude pendant 6 mois. Si belle, si forte, si fragile, si unique.

Voir la Terre de haut et constater cette fragilité, ça fait beaucoup réfléchir.
Thomas Pesquet

Jean-Pierre Goux, que je suis sur les réseaux sociaux avec attention et que j’ai déjà évoqué deux fois sur ce blog, a créé une ONG appelée One Home – Une Maison. Il souhaite, par l’overview effect, la vision de notre planète vue de l’Espace, émouvoir l’humanité, comme elle bouleverse profondément presque tous les astronautes (USA), cosmonautes (Russie), spationautes (Europe)… Elle incite à une prise de conscience de ce non-choix : nous n’avons pas d’autre planète où aller vivre, donc il est absolument nécessaire de prendre soin de la nôtre. C’est une évidence, c’est comme les jolies paroles du Petit Prince que JP Goux et Thomas Pesquet affectionnent tant, qui résonnent fort en nous. Mais attention aux fausses sources !…

Désolée, encore une fausse citation !!!

Avec l’art, y compris l’art textile bien sûr, nous résistons à la standardisation de notre monde, nous mettons de la poésie dans nos vies. Que la Terre devienne notre Happy Place à tous, encore plus que dans le passé ! Mais cela ne viendra pas tout seul et sans effort, il faut se bouger pour que l’aventure humaine continue, et qu’elle soit joyeuse.
C’est pourquoi, après avoir dévoré Le Siècle Bleu de JP Goux, j’attends avec confiance son futur livre La Révolution Bleue. Je serai sans doute une de ses premières lectrices à sa sortie, et je vous en parlerai !

Pour la troisième fois, tentez votre chance chez Neelam ! Les trois gagnants de la semaine dernière sont cités par ici en fin d’article. En ce mois anniversaire, nous vous offrons livres et tissus pour entretenir VOTRE Happy Place ! Suivez ce lien, et bonne chance ! Outre la possibilité de participer au tirage au sort, vous découvrirez comment travaille Emilie, styliste de formation, et d’où vient sa connaissance du patchwork… Neelam, c’est une affaire de coeur !

Un logo créé par Émilie de Neelam, qui symbolise notre Happy Place :
la joie que nous offre notre art et le bonheur de nos liens d’amitié !

Avec patience et confiance,
espérons des jours meilleurs
et la préservation de notre Terre, notre Happy Place à tous.
Mais surtout, Happy Quilting !
Katell

Nous avons 10 ans 🍀 2e jeudi

Vos mots doux tout au long de la semaine nous ont fait chaud au cœur ! Oui cet anniversaire est une fête pour les quilteuses, vous et nous. Les gagnantes des lots de la semaine dernière sont dévoilés ici en Edit de fin d’article, elles ont été prévenues par mail 🍀 !

A défaut de voyager en vrai, installez-vous pour un dépaysement dans l’espace et le temps, avec notre rendez-vous du jeudi…

Pour cette 2e semaine, parlons héritage. Savez-vous que les tissus Neelam représentent l’origine de nos tissus imprimés ? Si les Celtes ont, les premiers semble-t-il, tissé des rayures et des carreaux en teignant les fils de couleurs différentes avant le tissage, ce sont les Indiens (d’Inde) qui ont inventé l’impression sur tissu. Le moyen le plus utilisé a été, pendant des siècles, l’impression des dessins sur tampon. Emilie nous fournit cette vidéo de 3 mn 30 qui montre le travail actuel des artisans qui ont sauvegardé ces gestes ancestraux.

Les Européens ont longtemps fait venir les tissus imprimés d’Inde par terre (la Route de la Soie) puis par mer (en contournant l’Afrique, il n’y avait pas encore le canal de Suez !), et ils ont commencé dès la Renaissance à copier ce savoir-faire, puis à le perfectionner sans cesse : la révolution industrielle a bien commencé par les innovations dans le monde textile !

Vous pouvez lire cet article qui retrace l’histoire des tissus provençaux, copiés directement des Indiennes.

Avez-vous remarqué que, depuis quelques années, on ne se plaint plus des tissus qui affadissent au soleil, aux couleurs qui dégorgent ? Il y a eu une révolution silencieuse : l’impression numérique. Du progrès, toujours. De plus, nos cotons sont devenus extrêmement lisses et presque soyeux. Encore des améliorations de traitement, de tissage. Nos tissus destinés au patchwork sont d’une qualité nettement améliorée. J’apprécie les tissus modernes que j’achète en ligne. Nous avons de parfaites fournisseuses sur internet !

Toutes les transformations pour faire un tissu ont un coût écologique immense, mais le pire est celui des tissus de basse qualité pour la mode bon marché, qu’on jette si vite… Privilégions toujours la qualité, pour conserver longtemps les vêtements, et réjouissons-nous que les tissus de patchwork soient d’aussi bonne qualité : nos ouvrages dureront longtemps !

Ces tissus Neelam sont teints artisanalement à la garance (plante), ils sont très beaux et à la fois très peu impactants sur l’environnement.

J’aime profiter des tissus modernes mais j’apprécie de retourner régulièrement à l’authenticité des tissus Neelam. Après avoir visionné la vidéo ci-dessus, j’en retire un respect accru pour tous ces artisans, et une certaine fierté d’utiliser leurs tissus. Regardez-en un attentivement : la fibre est légèrement irrégulière, comme dans les tissus anciens qu’on trouve dans les armoires de grands-mères ou les brocantes. Le filage est resté traditionnel. La fibre non traitée absorbe très bien l’eau (très agréable en vêtement d’été). Les couleurs sont relativement limitées, car elles sont issues de la nature : indigo, curcuma, garance, etc., comme les couleurs des quilts du XIXe siècle et d’avant, avant la révolution chimique des pigments. Ils s’associent harmonieusement, à l’infini. Ils sont bien fixés, ils ne bougent pas dans le temps. Utiliser ces tissus, c’est un retour aux origines qui m’émeut.

Les imprimés classiques Neelam sont si proches des tissus d’antan que vous pouvez sans crainte les mélanger avec des tissus de reproduction dans vos patchworks traditionnels ! Je les utilise aussi facilement dans mes quilts modernes. Pas de frontière.

Neelam ne se contente pas de commercialiser des motifs traditionnels : ils créent régulièrement des motifs qui enrichissent leur offre. La plupart sont devenus des best-sellers !

Comment sont imprimés ces dessins ? Toujours de manière artisanale, le dessin est d’abord gravé dans un tampon en teck, puis… quelques photos vous donnent une idée du travail !

Le tuto de la semaine : les Chemins de Traverse

Cette semaine, j’ai honoré ces tissus à ma manière avec un bloc très basique et classique – des carrés – n’est-ce pas la base du patchwork traditionnel comme du mouvement moderne ? Quant aux astuces techniques, je mets aujourd’hui le focus sur les planches de repassage.

La semaine dernière, je vous proposais de couper des rectangles et des carrés : chercher les tissus, les repasser, les couper, c’est ici la partie la plus longue ! Ensuite, la couture se fera à la chaîne (sans couper le fil), ce qui rend les assemblages très rapides.

A gauche, une corbeille de rectangles de 10 x 5 cm et des carrés de 9 cm. Au milieu, des restes réutilisables et à droite, des chutes destinées à la poubelle… ou pas. On verra !
J’ai eu la grande chance de recevoir d’Émilie des bandes de lisières, des fins de rouleau qu’elle met de côté et j’ai conçu ce modèle pour les utiliser. Les imperfections ne sauteront pas aux yeux à la fin, j’en suis sûre ! J’ai utilisé ces bandes au maximum, mélangées avec mes propres métrages de tissus Neelam.
Pour les carrés de 9 cm, j’ai plusieurs fois assemblé des morceaux. C’est un authentique top de récupération.

Voici un bloc à l’endroit :

Les rectangles servent à faire des four-patch, faites-en 2 identiques à chaque fois et positionnez-les pour avoir une diagonale claire. En complément, deux carrés foncés de 9 cm de côté complètent ce bloc. Le matelas gris est ma nouvelle trouvaille : un tapis en pure laine, parfaitement isolant ! Il reste à la gauche de ma machine à coudre, petit fer branché, tout au long de la couture à la chaîne des blocs, pour les repassages intermédiaires nécessaires.
En fin de journée, je fais une erreur de montage ! Il est temps d’arrêter…
J’ai fait 49 blocs, quelle joie de m’amuser avec ces imprimés ! Vient le moment de repasser les blocs par rangée sur une nappe à repasser. J’utilise ici ma centrale vapeur pour avoir les tissus bien plats.
C’est le moment de l’équerrage des blocs. Je remarque que la dimension qui convient est 15,5 cm de côté. J’utilise la plaque rotative, mais une petite plaque qu’on tourne sur elle-même suffit !
49 blocs plus tard…

Que donne ce top aux chutes de tissus Neelam ? Moi je le trouve très beau…

Les Chemins de Traverse, un top comme je l’imaginais, très riche visuellement et très gai ! Il mesure 1 mètre de côté et, promis, il sera quilté pour le présenter à Lacaze en juin prochain !

Tuto bonus 1 : Pas de chichis

Avec les mêmes découpes, on fait un 4-patch à l’aide de deux rectangles de 10 x 5 cm. Puis on coupe en diagonale deux carrés de 9 cm qu’on coudra autour du 4-patch qui devient le centre. Avant de couper en diagonale, je repasse bien les carrés et j’évite de déformer ; en effet, les tissus Neelam sont fins et souples ! Si vous souhaitez plus de rigidité, n’hésitez pas à utiliser une bombe d’amidon. Comme le modèle précédent, c’est addictif ! Et vous pouvez très bien mélanger tous vos tissus, surtout si vous maintenez une unité de gamme de couleurs, cela s’harmonisera avec naturel. Pas de chichis, on peut tout mélanger !

Tuto bonus 2 : le biscornu

Il est extrêmement célèbre chez les brodeuses, moins chez les quilteuses, mais puisqu’on est dans les 4-patch, voici un tout petit ouvrage à faire de nouveau avec les plus jeunes.

Deux 4-patch de même dimension sont nécessaires, toujours constitués de rectangles de 10 x 5 cm. Imaginez qu’on va les coudre endroit contre endroit, comme un coussin. Eh bien, on va décaler la couture d’un demi-côté, soit d’un carré et à chaque carré, on a un changement de direction (un angle) soit dessus, soit dessous ! Un peu inconfortable, mais on s’en remet. C’est plus facile à la main car il faut éviter de coudre dans les marges de couture.

Bien sûr, on laisse un espace de 2 segments pour retourner puis bourrer le biscornu. Tiens, mes rognures des 49 blocs ci-dessus vont judicieusement remplir ce petit ouvrage ! Rien, vraiment rien ne se perd… Puis deux jolis boutons anciens finissent de donner la forme… biscornue.

Mes astuces de repassage

Ma table pliante à repasser est vieille, toute cabossée. Elle est étroite et frustrante, jamais assez de place pour poser mes blocs en série. J’ai donc changé complètement de matériel, au lieu de la remplacer à l’identique.

Le carré de feutre de laine est très agréable, il restaure la chaleur et tout est parfaitement repassé à sec ! Je ne recommande pas d’utiliser la vapeur dessus, ou alors il faut ensuite le laisser sécher en profondeur. C’est un achat qui dure la vie d’une quilteuse, et j’aime ça.

A acheter Chez Emma ou ailleurs, c’est un achat que vous ne regretterez pas !

Pour le repassage « en grand », j’ai une nappe de 120 x60 cm (marque Brabantia) où j’utilise la vapeur, même sur une table en bois ! Je peux y aussi vaporiser mes petits péchés mignons (amidon ou aide au repassage en bombe), il se lave d’un coup d’éponge. La seule fois où je le protège, c’est quand je fais des Bee’s wraps : je n’oublie surtout pas le papier cuisson dans ce cas.

Des cadeaux, cette semaine encore !

Même procédure que la semaine dernière, c’est Émilie qui régale ! Rendez-vous sur son site pour jouer et gagner !

A la semaine prochaine, toujours avec Neelam !
Katell

La Forêt Enchantée

Comme un leitmotiv, ce mois d’avril est consacré à des histoires de décennies. Après les 10 ans de Neelam et de la Ruche des Quilteuses, je vais vous parler des anniversaires de mes sœurs.

C’est devenu une tradition dans ma famille : à chaque nouvelle décennie, j’offre un quilt à chacune de mes trois sœurs ! Je sais qu’elle apprécient, c’est dès lors une joie de créer un dessus de lit ou un tableau textile pour elles.

Pour les 40 ans de Véronique, j’avais fait ce quilt :

Pour les 40 ans d’Isabelle, j’avais fait ce quilt :

Les Moulins de la vie, 2012, Katell

Pour les 40 ans de Cécile, j’avais fait ce quilt :

Rêves d’Ailleurs, 2014, Katell

Vous le constatez, nous aimons le bleu, tous les bleus dans la famille !

Et les 50 ans de Véro ? Ah la la, c’est toute une histoire ! Croyant me mettre à l’aise, Véro me dit qu’elle aimerait bien un quilt mural très zen, de style japonais. Je me suis trituré les méninges en vain, l’inspiration n’arrivait pas ! C’est vrai qu’un quilt japonisant aurait été splendide dans son coquet appartement parisien… Les mois passent… En février dernier, Véro devient Bretonne, renouant avec nos racines maternelles. Et là, délivrance ! En voyant les photos de sa maison morbihannaise, j’ai eu envie de lui faire ce modèle qui me titillait depuis des années :

Simply Moderne n° 6 : en couverture, The Painted Forest de Blue Nickel Studio. J’avais déjà fait des arbres similaires pour l’Australie, en version improvisée (sans suivre les mesures du modèle).

J’ai fait avec ma sensibilité du moment présent, avec toutes sortes de verts imprimés, toutes sortes de bleus unis, des branches orange (plus exactement Cedar, de Kona Cotton), un tronc brun… Il est judicieux de lire les explications. Je peux cependant vous montrer comment j’ai créé mes arbres, alors que dans la nature les arbres verdissent eux aussi en parfaire harmonie avec mon travail en atelier !

Voici ma collection de tissus pour La Forêt Enchantée : quelques bruns pour les troncs, un orange pour les branches, des bleus de toutes sortes unis ou faux-unis, et beaucoup d’imprimés verts !

Je travaille en improvisation, sans mesure, avec toute l’expérience acquise au fil des ans avec diverses techniques apprises notamment dans les livres de Bernadette Mayr. Pour un arbre, je choisis entre 7 et 10 rectangles imprimés verts de toutes sortes, répartis harmonieusement (ou pas !) en deux colonnes. Il y a ici des tissus de patchwork, des batiks, des Neelam, un Liberty… Ensuite, je coupe en diagonale chaque rectangle, en observant la pente ascendante à partir du centre. Puis j’arrondis les formes de la frondaison en coupant les angles saillants, qui seront comblés par de petits triangles bleus. En général, chaque arbre a du bleu clair en bas et du plus foncé en haut. Pour chaque arbre, il y aura entre 2 et 5 ou 6 différentes nuances de tissus de fond, tous unis ou presque ( il y a quelques tissus « grunge », des restes de chemises en tissu Oxford, etc.).

Les branches sont faites d’une bande coupée à 2,5 cm de haut (ici Kona Cedar, acheté Au fil d’Emma), je couds en série les moitiés basses des frondaisons, puis je sépare chaque rectangle vert en coupant la bande orange, en suivant l’inclinaison, et enfin je couds les moitiés supérieures. Après quelques hésitations et quelques erreurs, tout se passe vite et bien.

Puis il faudra rendre chaque unité de la même largeur à gauche en ajoutant du tissu bleu de fond, les assembler. Faire de même à droite. Les largeurs à gauche et à droite sont indépendantes, elles sont fonction du plus long rectangle.

Avant d’ajouter le tronc, je mets un rectangle de tissu de fond en bas et parfois en haut.

Avant de l’expédier dans le Morbihan, je voulais en faire quelques jolies photos !

Lors d’une journée ensoleillée, le 23 mars, mon mari et moi avons découvert un petit paradis non loin de chez nous, la Lomagne (sud-ouest du Tarn-et-Garonne). Des collines comme dans le Gers tout proche, des villages qui fleurent bon le Sud-Ouest, une petite ville active, Beaumont-de-Lomagne, où est né le mathématicien Pierre de Fermat… A noter que les devantures de magasins, souvent en bois, sont très précieusement préservées, ainsi que les écritures peintes… L’accueil des commerçants et des passants était très sympathique et le quilt attirait les badauds.
Voici de plus près La Forêt Enchantée, 100 x 120 cm environ, quilt fait en mars 2021 pour les 50 ans de Véronique.
Nous avons découvert ce lieu enchanteur avec des giroflées sauvages (EDIT: Renée Ferré précise que ce sont plutôt des cardamines ! Je les trouvais peu odorantes, mes giroflées…) à la sortie de Larrazet, toujours en Lomagne. On devine ici le quilting machine, en échos très irréguliers, tandis que les arbres ne sont quiltés que sur les branches et le tronc.

Il était grand temps tout de même de lui envoyer son cadeau ! Je n’ai finalement « que » 21 mois de retard…

Il est bien arrivé en Bretagne, déjà accroché au mur.

Véronique a créé une entreprise en solo et propose des produits de soin biologiques de superbe qualité, des produits ayurvédiques très actifs… Prenez le temps de lui rendre visite !

J’ai créé Passionaturel, une entreprise proposant divers produits éthiques, biologiques, ayurvédiques que j’ai tous sélectionnés avec grand soin et je souhaite participer à la célébration des 10 ans du blog de ma sœur et de son amie de Neelam. Chaque personne qui laissera un commentaire ci-dessous participera automatiquement à un tirage au sort pour gagner le produit sélectionné par Katell, à voir ici !
Votre participation sera valide jusqu’à mercredi 14 à 20 h.
Et pour tout le monde,
profitez de l’offre actuelle de 10 % sur votre commande avec le code promo PASSION !
Avec passion et naturel,
Véronique

Et moi, je vais bientôt réfléchir au prochain quilt pour Isabelle, pour ne pas avoir de nouveau du retard… Finalement, 10 ans ça passe bien vite.

A jeudi pour continuer de fêter les 10 ans de Neelam et la Ruche !

Les messages écrits pour nos anniversaires nous touchent beaucoup ! Vous pouvez jouer sur le site Neelam jusqu’à ce soir dimanche minuit pour tenter de gagner un des trois lots offerts pour nos 10 ans !

Avec joie,
Katell

En plein printemps, malgré le confinement, gardons le moral ! La citation de la poétesse canadienne est sur un autre quilt printanier, Jeunes Pousses, qui a de nombreux tissus en commun avec La Forêt Enchantée.

Nous avons 10 ans ! 🍀 1er jeudi

J’ai dix ans d’écriture et de partage dans La Ruche des Quilteuses ce mois-ci ! Jamais je n’aurais imaginé, en écrivant timidement mon premier article en avril 2011, que ce blog serait riche de tant de textes dix ans après !
Voici le 1 102e article, ce blog est suivi par 4 180 personnes et a reçu plus de 2 615 000 visites. Ce sont des chiffres qui montrent l’attachement des quilteuses à leur activité qui mène à bien plus que la docile couture de blocs et un ouvrage fini dans les temps…

Faire du patchwork n’est pas un passe-temps ! C’est une obsession, un métier, une fascination, une addiction, une expression, une manière de vivre (image Bonnie Hunter)

La beauté des coïncidences fait qu’Émilie m’a contactée la semaine dernière pour me proposer une animation pour célébrer… les 10 ans de son entreprise Neelam ! Cette synchronicité m’a réjouie, moi qui admire Emilie et Damien pour tout ce qu’ils entreprennent.

Sans Neelam, j’aurais peut-être laissé sous silence mon anniversaire de blog.
Avec Neelam, nous allons célébrer avec vous cette joyeuse échéance !
Katell

Le très beau logo qui nous accompagne ce mois-ci est une création d’Émilie.

A propos de Neelam

Créer une entreprise est toujours une longue histoire faite de rencontres, de réflexions, de saisies d’opportunités, de travail, d’optimisme… Ce que voit le public de Neelam depuis 10 ans, c’est un jeune couple sympathique présent dans la plupart des Salons de loisirs créatifs, vendant des tissus teints et imprimés artisanalement en Inde avec passion, patience et de grands sourires. Leur offre s’est étoffée au fil des ans (voir leur site) et ils ont gagné une clientèle fidèle.

Ce qui se passe en coulisses, c’est beaucoup de travail pour maintenir une offre séduisante et créer de nouveaux pôles d’intérêt, tout en gérant des stocks importants, avec des prises de risques. C’est aussi la vie qu’ils se sont choisie, avec des rencontres en premier lieu, des voyages pour le plaisir et pour le travail, mais aussi pour s’approvisionner auprès des fournisseurs-artisans.

Au-delà de notre proximité géographique (Toulouse et ses environs), nous avons très vite sympathisé. Devenir partenaires pour la célébration de nos 10 ans respectifs est une concrétisation de notre sincère amitié !

Le textile est un langage universel (Émilie en Inde)

4 jeudis pour nos 10 ans

Nous avons choisi le jeudi pour célébrer nos 10 ans parce que mon jour anniversaire de blog est le 22 avril, qui est cette année un jeudi, tout simplement ! C’est le jour de Jupiter, la plus grosse planète de notre système solaire, cela tombe bien puisque c’est le symbole de la réussite. Sans fausse modestie, Émilie peut dire qu’elle a réussi son pari lancé voilà 10 ans et pour moi, mon rôle s’est dessiné progressivement : chacune avons pris notre place dans le monde des textiles et de la création.

La réussite n’est pas un but en soi, trouver sa juste place permet de se sentir bien et de développer une meilleure qualité de vie.
Émilie & Katell

Afin de nous en réjouir avec vous qui faites le succès de ce blog et celui de Neelam, nous lançons le mois des 4 jeudis festifs autour du patchwork ! Émilie et moi vous offrirons, aujourd’hui et les trois prochains jeudis : des histoires, des modèles, des livres, des tissus, des astuces… Nos deux articles seront complémentaires, à vous de naviguer entre nos deux blogs.

La créativité donne de l’énergie !
Émilie & Katell

Un tuto simple

Thé ou café ?

En ce mois d’avril avec peut-être des enfants ou petits-enfants à la maison, je vous présente aujourd’hui un modèle à faire avec eux éventuellement, tellement c’est simple. Dès que ma nièce de 6 ans reviendra me voir, nous ferons ce modèle ensemble ! C’est joli avec n’importe quel tissu mais extrêmement séduisant avec des tissus Neelam qui ajoutent une touche exotique à votre table !

Des sous-verres ou sous-tasses, c’est très pratique

Il s’agit principalement d’un pliage et d’une seule couture. Lorsque j’étais déléguée de France Patchwork, nous l’avions proposé en JA FP31, puis j’ai personnellement offert des sous-verres à des amis ; à chaque fois, cela semblait leur plaire. On y va !

Pour un sous-verre, il faut 5 carrés de tissus Neelam de 14 cm : 4 pour le recto et un pour le verso. J’ajoute un carré de 14 cm en doublure de fond (ou vous pouvez thermocoller le tissu Neelam).

Les 4 tissus Neelam pour le recto sont pliés en deux sur une médiane et repassés, endroit visible. Le carré du verso est doublé ici un tissu de récupération (pour tout vous dire, c’est le rabat d’une taie d’oreiller usagée) et juste tenu par repassage des deux ensemble.

Je n’hésite pas à couper ces tissus en utilisant les bords-lisières sans impression. Je les mets face à moi, elles disparaîtront ensuite comme par enchantement quand on retournera l’ouvrage.

Je dispose les carrés pliés sur le carré de fond : la pliure se trouve toujours au centre, et on met une moitié dessus – une moitié dessous, difficile à expliquer, facile à faire !

Ici les tissus non repassés et écartés permettent de mieux comprendre. Pour les coudre, il ne faut pas laisser d’espace au centre et parfaitement les superposer.

Il me reste à décider si je veux des sous-verres carrés ou ronds. J’ai souvent déjà fait des carrés, où il suffit de faire une couture tout autour à 6 mm du bord et couper les angles. Cette fois-ci, je dessine un cercle à l’aide d’un gabarit (ici une coupelle), pour coudre sur le trait. Pour plus de solidité au lavage (car ces sous-verres passent à la machine!), je peux surfiler au point zigzag ou utiliser un point de style « surjeteuse », disponible sur la plupart de nos machines. Il suffit ensuite de couper l’excès de tissu.

La beauté de ce petit objet est qu’on le retourne par le centre plié. Et hop c’est fini !

Ici le rond n’est pas parfait : on va dire que c’est artisanal !
A vrai dire, on ne regarde que les tissus…

Le bonus du tuto

On peut utiliser la même technique pour un bloc orphelin, un bloc d’essai, un bloc trop petit ou trop grand qui n’a pas trouvé sa place dans un projet… J’en ai quelques-uns, comme celui de l’essai de l’étoile de Chantal. Le recto devient verso et inversement. Vous me suivez ? En résumé, si on veut utiliser un bloc orphelin pour en faire un dessous de plat ou une manique, on fait d’habitude un mini quilt avec du molleton. Ici, l’ensemble des tissus (2 fonds + 4 tissus pliés) suffit pour isoler raisonnablement et c’est bien plus rapide. Le carré orphelin est alors le recto, et les pliages sont au dos.

Je mets, endroit visible, mon bloc de 19 cm de côté, que j’ai légèrement quilté à la machine sans molleton sur un tissu blanc, parce que le bloc dépasse 15 cm. C’est une règle que je me suis inventée (moins de 15 cm : je superpose les deux carrés de fond sans quilter – plus de 15 cm : je les assemble à l’aide de quelques coutures).

J’ajoute 4 carrés de tissus Neelam de 19 cm pliés et disposés comme précédemment et je couds tout autour, en ayant glissé un ruban plié en deux dans un angle. Voilà, une manique finie, jolie recto et verso !

Des astuces tous azimuts

Je collectionne les dés à coudre… et les astuces, et chaque jeudi, vous en découvrirez de nouvelles !

  • Parfois on se demande pourquoi tout se passe mal en couture à la machine, pourquoi les points sont déformés ou que le fil se bloque. J’ai récemment appris que le type d’enroulage de la bobine de fil a son importance ! Si les fils sont croisés, la bobine est positionnée de préférence en position horizontale. Pour une bobine aux fils parallèles, il vaut mieux la mettre en position verticale, si votre machine permet ces deux positions. Tout est détaillé par ici : Petit Citron.
  • Quand je dois équerrer de nombreux blocs, j’utilise une plaque de coupe rotative qui existe dans plusieurs marques, c’est très agréable car je ne touche pas au tissu pour couper les quatre côtés, je fais juste tourner la plaque. Moins cher et aussi efficace : la petite planche de coupe sur la plus grande, qu’on peut tout autant mouvoir.
  • Quand je fais un quilt scrappy, par définition j’utilise beaucoup de tissus différents que je brasse, remue… L’occasion de penser à l’ouvrage suivant ! Alors, quand j’ai pris un tissu Neelam pour les pliages de sous-verres, j’ai aussi coupé au moins un rectangle de 5 x 10 cm et/ou 2 carrés de 9 cm. Et j’ai continué avec les tissus voisins. Tous les plus petits restes dont on ne sait que faire, je les mets de côté pour une astuce de jeudi prochain !

Vos cadeaux 🍀

Pas d’anniversaire sans cadeau, n’est-ce pas ? C’est Émilie qui s’en occupe ! Alors rendez-vous sur le blog du site Neelam, en suivant ce lien NEELAM. Je vous souhaite bonne chance 🍀 et, n’oubliez pas, ne gagnent que ceux qui jouent !

Katell 🐝