La relève chez les jeunes quilteuses

Quand on est passionné par une activité ou des idées, rien de plus triste de craindre de faire partie de la dernière génération, que notre centre d’intérêt mourra avec nous, d’être le dernier des Mohicans et que tout semble perdu…

Je suis le dernier des Mohicans, dit Uncas, ultime descendant de son ethnie amérindienne…

Je le vois depuis des années, la vie de club de patchwork ne convient que rarement aux jeunes. Pour que l’art du patchwork continue après ma génération – je viens de célébrer mes 60 ans, au cas où vous vous posiez la question – il faut des tissus, des modèles qui leur conviennent… et des formations adaptées.

C’est vers l’Ouest que je regarde aujourd’hui ! Vers ma chère Bretagne, naguère si traditionnelle, riche de cette culture celtique qui m’habite toujours, où les personnes combatives, travailleuses et innovantes n’ont jamais manqué.

Bien sûr, beaucoup de villages du nord-ouest de la Bretagne se disent être le village d’Astérix…y compris celui de ma famille maternelle, Cléderix !

Dans le domaine du patchwork, deux jeunes femmes se distinguent pour parler avec les codes de leur génération. L’une est du côté de Rennes, l’autre près de Douarnenez.

Nadège de Patchwork Facile

Nadège a créé, comme cela se fait aux États-Unis, un site avec blog, Instagram, chaîne YouTube, un cadeau de bienvenue et plus si affinités : quel peps ! Elle s’est donné comme mission de faire venir les jeunes femmes au patchwork car :

Le patchwork, c’est le meilleur virus de tous les temps!
Nadège, Patchwork Facile

J’aime la présentation fine qu’elle fait d’elle-même et du monde du patchwork actuel, avec nos têtes de plus en plus blanches mais toujours le sourire bienveillant de celles qui allient passion et convivialité (voir sa présentation ici). Elle est une des rares jeunes femmes à assister à des JA !

Avec elle, les plus jeunes que nous peuvent découvrir le patchwork, apprendre les techniques et aussi les aspects culturels, les tendances, le tout vite et bien, en passant par les codes de sa génération : toutes les infos à disposition sur ordi !

Avec Nadège, tout devient simple et clair comme l’eau de ma plage préférée :

C’est Kerfissien à Cléder, la plage de toute mon enfance, où j’ai escaladé mille fois ces rochers, où cette petite maison de douaniers enrichissait mes rêves d’aventures comme dans Le Club des Cinq…

Nadège maîtrise évidemment l’informatique bien mieux que moi et les vidéos font partie de son univers de communication. Hier, j’ai reçu un fantastique cadeau de sa part, cette vidéo de plus de 5 minutes présentant mon livre :

Nadège, j’ai admiré ton esprit de synthèse associé à un visuel très agréable. Mille mercis ! Tu as tous les atouts en main pour inoculer le meilleur virus de tous les temps aux plus jeunes générations : tous mes vœux de réussite !

A noter : il ne reste plus que quelques exemplaires en vente sur le site France Patchwork, BeeBook sera bientôt collector😀

Alice de Blossom Quilt & Craft

J’ai pour Alice beaucoup d’admiration, comme pour tous ceux qui osent vivre leur vie hors des sentiers battus sans y perdre leur âme. Elle a osé partir au bout du monde pour voir autre chose, au moment le plus propice : la vingtaine. On a généralement la santé, l’énergie, la soif d’apprendre, la capacité de s’adapter, pas encore d’enfant… Voyager est la meilleure école de la vie et tant pis pour les parents inquiets ! Je sais de quoi il en retourne, j’ai à la fois été jeune femme sur les routes et maman de voyageuses ! Vous pouvez retrouver son histoire en remontant le temps sur mon blog : Alice.

Alice est à présent à la tête d’une petite entreprise, Blossom Quilt & Craft, qui vend exclusivement des tissus de la marque AGF (Art Gallery Fabrics). Ils sont aussi jolis en patchwork qu’en vêtements. Et comme nous sommes reliées par le fil de l’amitié et de connexions mystérieuses, nous avons enfanté notre bébé de papier la même année ! Je confie à Nadège, qui le fait si bien, la présentation d’Alice et de son livre :

Nos ouvrages de patchwork colorent la vie, utilisons-les au quotidien!
Alice, Blossom Quilt & Craft

Ces deux jeunes femmes veulent inciter les femmes actives à découvrir leur puissance créative en les aidant à jouer avec les tissus, en leur donnant les clés techniques, pas si difficiles à acquérir. Bravo les filles, je suis de tout cœur avec vous !

Je me sens bien avec ces jeunes femmes, comme je le suis avec Émilie de Neelam ! Elles me réconfortent, je sais qu’avec elles l’avenir du patchwork est assuré en France.
Si des jeunes autour de vous manifestent de la curiosité envers notre art, n’hésitez pas à leur donner les liens vers Nadège, Alice et Émilie !
Portez-vous bien, restez positive et passionnée,
Katell

https://twitter.com/celine29m https://www.mifuguemiraison.com/fr/bretagne-finistere-voyage-velo/

Nous avons 10 ans ! 🍀 1er jeudi

J’ai dix ans d’écriture et de partage dans La Ruche des Quilteuses ce mois-ci ! Jamais je n’aurais imaginé, en écrivant timidement mon premier article en avril 2011, que ce blog serait riche de tant de textes dix ans après !
Voici le 1 102e article, ce blog est suivi par 4 180 personnes et a reçu plus de 2 615 000 visites. Ce sont des chiffres qui montrent l’attachement des quilteuses à leur activité qui mène à bien plus que la docile couture de blocs et un ouvrage fini dans les temps…

Faire du patchwork n’est pas un passe-temps ! C’est une obsession, un métier, une fascination, une addiction, une expression, une manière de vivre (image Bonnie Hunter)

La beauté des coïncidences fait qu’Émilie m’a contactée la semaine dernière pour me proposer une animation pour célébrer… les 10 ans de son entreprise Neelam ! Cette synchronicité m’a réjouie, moi qui admire Emilie et Damien pour tout ce qu’ils entreprennent.

Sans Neelam, j’aurais peut-être laissé sous silence mon anniversaire de blog.
Avec Neelam, nous allons célébrer avec vous cette joyeuse échéance !
Katell

Le très beau logo qui nous accompagne ce mois-ci est une création d’Émilie.

A propos de Neelam

Créer une entreprise est toujours une longue histoire faite de rencontres, de réflexions, de saisies d’opportunités, de travail, d’optimisme… Ce que voit le public de Neelam depuis 10 ans, c’est un jeune couple sympathique présent dans la plupart des Salons de loisirs créatifs, vendant des tissus teints et imprimés artisanalement en Inde avec passion, patience et de grands sourires. Leur offre s’est étoffée au fil des ans (voir leur site) et ils ont gagné une clientèle fidèle.

Ce qui se passe en coulisses, c’est beaucoup de travail pour maintenir une offre séduisante et créer de nouveaux pôles d’intérêt, tout en gérant des stocks importants, avec des prises de risques. C’est aussi la vie qu’ils se sont choisie, avec des rencontres en premier lieu, des voyages pour le plaisir et pour le travail, mais aussi pour s’approvisionner auprès des fournisseurs-artisans.

Au-delà de notre proximité géographique (Toulouse et ses environs), nous avons très vite sympathisé. Devenir partenaires pour la célébration de nos 10 ans respectifs est une concrétisation de notre sincère amitié !

Le textile est un langage universel (Émilie en Inde)

4 jeudis pour nos 10 ans

Nous avons choisi le jeudi pour célébrer nos 10 ans parce que mon jour anniversaire de blog est le 22 avril, qui est cette année un jeudi, tout simplement ! C’est le jour de Jupiter, la plus grosse planète de notre système solaire, cela tombe bien puisque c’est le symbole de la réussite. Sans fausse modestie, Émilie peut dire qu’elle a réussi son pari lancé voilà 10 ans et pour moi, mon rôle s’est dessiné progressivement : chacune avons pris notre place dans le monde des textiles et de la création.

La réussite n’est pas un but en soi, trouver sa juste place permet de se sentir bien et de développer une meilleure qualité de vie.
Émilie & Katell

Afin de nous en réjouir avec vous qui faites le succès de ce blog et celui de Neelam, nous lançons le mois des 4 jeudis festifs autour du patchwork ! Émilie et moi vous offrirons, aujourd’hui et les trois prochains jeudis : des histoires, des modèles, des livres, des tissus, des astuces… Nos deux articles seront complémentaires, à vous de naviguer entre nos deux blogs.

La créativité donne de l’énergie !
Émilie & Katell

Un tuto simple

Thé ou café ?

En ce mois d’avril avec peut-être des enfants ou petits-enfants à la maison, je vous présente aujourd’hui un modèle à faire avec eux éventuellement, tellement c’est simple. Dès que ma nièce de 6 ans reviendra me voir, nous ferons ce modèle ensemble ! C’est joli avec n’importe quel tissu mais extrêmement séduisant avec des tissus Neelam qui ajoutent une touche exotique à votre table !

Des sous-verres ou sous-tasses, c’est très pratique

Il s’agit principalement d’un pliage et d’une seule couture. Lorsque j’étais déléguée de France Patchwork, nous l’avions proposé en JA FP31, puis j’ai personnellement offert des sous-verres à des amis ; à chaque fois, cela semblait leur plaire. On y va !

Pour un sous-verre, il faut 5 carrés de tissus Neelam de 14 cm : 4 pour le recto et un pour le verso. J’ajoute un carré de 14 cm en doublure de fond (ou vous pouvez thermocoller le tissu Neelam).

Les 4 tissus Neelam pour le recto sont pliés en deux sur une médiane et repassés, endroit visible. Le carré du verso est doublé ici un tissu de récupération (pour tout vous dire, c’est le rabat d’une taie d’oreiller usagée) et juste tenu par repassage des deux ensemble.

Je n’hésite pas à couper ces tissus en utilisant les bords-lisières sans impression. Je les mets face à moi, elles disparaîtront ensuite comme par enchantement quand on retournera l’ouvrage.

Je dispose les carrés pliés sur le carré de fond : la pliure se trouve toujours au centre, et on met une moitié dessus – une moitié dessous, difficile à expliquer, facile à faire !

Ici les tissus non repassés et écartés permettent de mieux comprendre. Pour les coudre, il ne faut pas laisser d’espace au centre et parfaitement les superposer.

Il me reste à décider si je veux des sous-verres carrés ou ronds. J’ai souvent déjà fait des carrés, où il suffit de faire une couture tout autour à 6 mm du bord et couper les angles. Cette fois-ci, je dessine un cercle à l’aide d’un gabarit (ici une coupelle), pour coudre sur le trait. Pour plus de solidité au lavage (car ces sous-verres passent à la machine!), je peux surfiler au point zigzag ou utiliser un point de style « surjeteuse », disponible sur la plupart de nos machines. Il suffit ensuite de couper l’excès de tissu.

La beauté de ce petit objet est qu’on le retourne par le centre plié. Et hop c’est fini !

Ici le rond n’est pas parfait : on va dire que c’est artisanal !
A vrai dire, on ne regarde que les tissus…

Le bonus du tuto

On peut utiliser la même technique pour un bloc orphelin, un bloc d’essai, un bloc trop petit ou trop grand qui n’a pas trouvé sa place dans un projet… J’en ai quelques-uns, comme celui de l’essai de l’étoile de Chantal. Le recto devient verso et inversement. Vous me suivez ? En résumé, si on veut utiliser un bloc orphelin pour en faire un dessous de plat ou une manique, on fait d’habitude un mini quilt avec du molleton. Ici, l’ensemble des tissus (2 fonds + 4 tissus pliés) suffit pour isoler raisonnablement et c’est bien plus rapide. Le carré orphelin est alors le recto, et les pliages sont au dos.

Je mets, endroit visible, mon bloc de 19 cm de côté, que j’ai légèrement quilté à la machine sans molleton sur un tissu blanc, parce que le bloc dépasse 15 cm. C’est une règle que je me suis inventée (moins de 15 cm : je superpose les deux carrés de fond sans quilter – plus de 15 cm : je les assemble à l’aide de quelques coutures).

J’ajoute 4 carrés de tissus Neelam de 19 cm pliés et disposés comme précédemment et je couds tout autour, en ayant glissé un ruban plié en deux dans un angle. Voilà, une manique finie, jolie recto et verso !

Des astuces tous azimuts

Je collectionne les dés à coudre… et les astuces, et chaque jeudi, vous en découvrirez de nouvelles !

  • Parfois on se demande pourquoi tout se passe mal en couture à la machine, pourquoi les points sont déformés ou que le fil se bloque. J’ai récemment appris que le type d’enroulage de la bobine de fil a son importance ! Si les fils sont croisés, la bobine est positionnée de préférence en position horizontale. Pour une bobine aux fils parallèles, il vaut mieux la mettre en position verticale, si votre machine permet ces deux positions. Tout est détaillé par ici : Petit Citron.
  • Quand je dois équerrer de nombreux blocs, j’utilise une plaque de coupe rotative qui existe dans plusieurs marques, c’est très agréable car je ne touche pas au tissu pour couper les quatre côtés, je fais juste tourner la plaque. Moins cher et aussi efficace : la petite planche de coupe sur la plus grande, qu’on peut tout autant mouvoir.
  • Quand je fais un quilt scrappy, par définition j’utilise beaucoup de tissus différents que je brasse, remue… L’occasion de penser à l’ouvrage suivant ! Alors, quand j’ai pris un tissu Neelam pour les pliages de sous-verres, j’ai aussi coupé au moins un rectangle de 5 x 10 cm et/ou 2 carrés de 9 cm. Et j’ai continué avec les tissus voisins. Tous les plus petits restes dont on ne sait que faire, je les mets de côté pour une astuce de jeudi prochain !

Vos cadeaux 🍀

Pas d’anniversaire sans cadeau, n’est-ce pas ? C’est Émilie qui s’en occupe ! Alors rendez-vous sur le blog du site Neelam, en suivant ce lien NEELAM. Je vous souhaite bonne chance 🍀 et, n’oubliez pas, ne gagnent que ceux qui jouent !

Katell 🐝

Étonnant recyclage de quilts anciens

Bien sûr, on adore acheter des tissus ! Un jour cependant se pose le problème du recyclage des restes. Pour ma part, je suis rarement à court d’idées pour faire un scrap quilt qui rassemble sans façon des centaines de bouts de tissus disparates, y compris des vêtements, des draps. Mais récemment, une lectrice m’a posé une colle : que faire de blocs orphelins qui n’ont rien en commun ? Elle avait apprécié l’idée de la Voie Lactée dans BeeBook, mais recherche autre chose, car elle a l’habitude de faire beaucoup d’essais de techniques. Je lui ai proposé, sans trop de conviction, d’en faire des pochettes, des coussins… Avez-vous des suggestions ?

Commencer un ouvrage, c’est une excitation et un pari sur notre capacité de le réaliser jusqu’au bout. Mais c’est si long que la motivation peut s’évanouir s’il ne répond pas parfaitement à nos attentes. Selon le tempérament de chacune, il sera fini coûte que coûte, sera mis de côté en attendant ou mis au rancart sans état d’âme, sans doute retaillé ou mis en dos de quilt recomposé. C’est ma tendance. Pour moi, la vie est trop courte pour m’astreindre à finir ce qui ne me plaît plus assez pour y consacrer encore du temps.

J’accepte de laisser tomber un ouvrage
s’il ne m’apporte plus de joie.

Les quilts anciens se vendent très bien aux USA. Les Américains ont la possibilité d’en acheter à des prix très raisonnables. Il doit s’en vendre des dizaines, voire des centaines par jour à travers les USA, car on le sait bien :

Un lit n’est un vrai lit qu’avec un quilt dessus !

On peut en acheter chez des antiquaires en boutique ou en ligne, dans presque toutes les brocantes, ou bien sur le site d’Hannah, Stitched and Found qui, année après année, confirme son succès. Vous pouvez lire l’article où je vous la présentais il y a un an et demi. Depuis, elle a un second enfant, encore tout bébé, et des centaines de nouveaux quilts qu’elle montre sur Instagram et qui sont vendus parfois très vite…

Hannah et ses quilts : trouvailles dans les vide-greniers et brocantes, réhabilitation et revente sur son site.

En France, beaucoup n’apprécient pas la valeur d’un quilt. Ils n’en ont pas la culture. En conséquence, voici ce qui peut arriver :

Ça me fend le cœur ! Une photo-choc pas prise à Marseille par Marius, mais à Toulouse la semaine dernière. J’espère qu’aucune de mes amies quilteuses toulousaines ne reconnaîtra un cadeau fait naguère…

Certains quilts anciens sont en parfait état, d’autres sont partiellement usagés. Sur Instagram défilent les tendances qui se font et défont à la vitesse de l’éclair et une des dernières bonnes idées est d’utiliser des quilts anciens pour en faire… des vestes d’hiver !

La recette : on prend un quilt, un patron de veste, on taille dans les portions de quilts bien conservées, on assemble… et on porte la veste, parée pour les frimas ! Bon, il faut être bonne couturière, certaines vestes ne font pas envie… 

Non, pas de photo de veste loupée, j’ai un minimum de compassion pour les ratages !

Dans la Ruche, nous sommes toujours amoureuses de la veste de Kristine, qu’elle a faite à partir de fat quarters de chez Neelam, avec un tissu déjà matelassé acheté au mètre (qu’on voit à l’intérieur de la veste), un gros grain noir et des brandebourgs :

Au Loto des 30 ans de France Patchwork à Balma (31), nous avions disposé, à droite de la scène, le quilt des 30 ans fait par la Délégation, la veste de Kristine et un petit sac, le tout en tissus Neelam. Nous, on adore !
Dès qu’il fait frisquet , Kristine arrive le vendredi à la Ruche avec sa veste. On espère toujours vaguement qu’elle l’oublie, mais non 🙃

Quant à Caroline, une amie de Kristine, elle a acheté une veste indienne qui lui a tapé dans l’œil :

Le charme du patchwork en veste, un grand classique de vestes made in India qu’on trouve dans des magasins exotiques ou sur certains marchés de plein vent. Celle-ci est particulièrement jolie !

Faire des vestes à partir d’un quilt ancien, c’est le pari de plusieurs jeunes stylistes cette année 2020, et les clients sont là ! La semaine dernière, on pouvait voir notre cher Roderick Kiracofe, collectionneur de quilts et auteur de plusieurs livres essentiels sur le patchwork, porter sa nouvelle veste faite par Reclaimed Fabric :

Très chic Roderick ! (photo Instagram @roderick752)


C’est devenu un véritable phénomène de mode, que le New-York Times a décortiqué dans un article voilà 15 jours. En prêt-à-porter ou même en haute-couture, on avait déjà vu des vêtements rappelant le patchwork traditionnel. Mais la mode actuelle est d’utiliser de vrais quilts anciens, ceux qu’on trouve encore en nombre dans les vide-greniers et dans presque chaque famille, et de tailler dedans.
Sacrilège ?
Pillage de l’héritage des grands-mères ?
Y a-t-il un risque de couper dans de beaux quilts qui pourraient avoir leur place dans un Musée ? La réponse de la styliste Rebecca Wright est qu’elle ne prend que des quilts à sauver de la poubelle. Ainsi, la démarche a un sens, c’est une réhabilitation de matière première, un recyclage malin.
Mode éphémère ? On verra bien ! Mais si la veste est bien faite, elle durera de longues années. Elle changera peut-être de propriétaire, mais elle continuera de tenir une personne au chaud.
D’autre part, la demande de vestes est si forte qu’on commence à faire faire des quilts à Haïti (main d’œuvre bon marché) avec des tissus vintage POUR en faire des vestes… Un vrai phénomène de mode, je vous le disais bien !

Get a hippy look with a Quilt Coat! The New-York Times, 16/11/2020

La plupart des plus belles vestes en quilt vues sur Instagram proviennent du même compte @psychic.outlaw, même si l’offre est très variée. Rebecca Wright, qui aime les bandanas, les quilts et les vêtements un peu fous, a créé l’année dernière sa société Psychic Outlaw et a embauché cette année 13 personnes. Outre de formidables robes d’été en bandanas, elle peut vous faire une veste à partir d’un de vos quilts, ou d’un de sa collection. Vous n’imaginez sans doute pas ce que cela peut rendre, alors voici des photos !

Voici Rebecca Wright, la jeune modiste texane avec une de ses créations en bandanas.
Psychic Outlaw – Star of Texas
Psychic Outlaw – Anneaux de mariage
Psychic Outlaw – Points de croix
Psychic Outlaw – Pinwheel
Psychic Outlaw – Assiette de Dresde ensoleillée
Psychic Outlaw – Étoiles à 8 pointes
Psychic Outlaw – Kansas Trouble
Psychic Outlaw – Calico Starburst
Psychic Outlaw – Ranch Style
Psychic Outlaw – Confetti

C’est un petit aperçu de ses créations. Chaque veste est évidemment une pièce unique.

Faire une veste à partir de blocs orphelins,
voilà qui peut séduire ma correspondante,
c’est aussi une idée pour des tops pas finis,
en ne quiltant que les parties utiles pour la veste.
Osons les vêtements qui se remarquent,
les couleurs qui claquent, les recyclages innovants
sans nécessairement tailler dans nos plus beaux quilts !!!… 
Et ne donnons pas l’excuse de notre âge,
au contraire restons jeunes grâce à notre allure unique !

Katell

Vêtements Psychic Outlaw – Photo Shelby Rahe

100 000 Chemises…

Maïté est au clavier pour cet article et le prochain !

100 000 chemises… 50 ans de bonheur

Avez-vous le souvenir de la marque 100 000 Chemises ? C’est que vous n’êtes plus toute jeune, comme moi ! C’était la qualité à la française appliquée aux chemises d’homme.  Une marque, un savoir-faire, un patrimoine que nous avons laissé filer. Un de plus. 

Pendant plus d’un siècle, des femmes ont coupé, cousu, repassé, plié bien plus que 100 100 chemises !
Yvan Bernaer, Nous, les 100 000 chemises (Éditions La Bouinotte)

Sur cette carte postale ancienne, c’est la sortie des ouvrières de 100 000 Chemises à Châteauroux (Indre). L’usine fut ouverte de 1891 à 2004. Les premiers ateliers de 100.000 Chemises se situaient à Paris, puis la grande usine ouvrit à Châteauroux, puis une blanchisserie à Creil.

 

Le fondateur de ce petit empire du textile est Moïse Schwob (1838-1914), un Alsacien ayant choisi la naturalisation française en 1870 et le prénom de Maurice. Ici avec son épouse, Anna. Dès la fin du XIXe siècle, il avait créé le début de prêt-à-porter et le fameux Satisfait ou Remboursé.

 

M. Schwob créa une encyclopédie des chemises et l’acheteur remplissait une fiche avec toutes ses mesures et choix de finitions. Cela évolua vers les chemises avec diverses tailles et caractéristiques préparées d’avance (tour de cou, longueur de manches, forme du col…)

 

Salle de repassage à Creil (Oise). Le travail était rude, mais Maurice Schwob se fit aussi remarquer par les innovations sociales envers ses ouvrières (forme de sécurité sociale).

 

La coupe du tissu, c’est du sérieux !! Ici sont employés des hommes – Manufacture 100 000 Chemises de Châteauroux

Naguère, dans la plupart des villes françaises, il y avait un magasin 100.000 Chemises et les produits s’exportaient très bien. Les 30 dernières années, les chemises de Châteauroux étaient destinées à la marque britannique Burberry.

Vous allez vite comprendre le titre de mon quilt : j’ai hérité une belle quantité de chemises de mon amie Marie-Hélène qui sait que j’accepte tout textile recyclable. C’est elle qui m’avait offert le rouleau d’exercices que j’ai eu le plaisir de vous présenter après rénovation. En même temps, j’avais reçu quantité de chemises venant de son papa décédé à 101 ans.

J’ai sélectionné les rayures les plus colorées pour interpréter le modèle tiré du livre de Kaffe Fassett, devenu un grand classique : 

C’est ce modèle qui me fascine !

Ce fut une jubilation de jouer et jongler avec toutes ces rayures et ces couleurs, tant et si bien que l’assemblage du top fut plus rapide que prévu (« avantage » du confinement !).
J’ai matelassé en suivant dans 95 % des cas la ligne des rayures (parfois la diagonale des petits carrés). Tout est quilté à la machine, maintenant que l’arthrose m’empêche de le faire à la main.


Je compte offrir ce patchwork à mon amie Marie-Hélène pour ses 50 ans de mariage le 27 février 2021. En attendant, CHUUUT !!


Je suis fière de ce deuxième recyclage des dons de mon amie. En ces temps oh combien difficiles, rien ne vaut de remuer ses doigts et ses méninges.

Une Abeille de la Ruche des Quilteuses,
Beebee Maïté

Solidarités, pour Quiltmania, pour France Patchwork, pour nos commerces en ligne…

Quel bonheur m’a procuré le numéro 1 de Quiltmania… et les suivants, confirmant la qualité de l’équipe nantaise et allumant la vitalité des quilteuses françaises !

Quel plaisir d’acheter tous leurs premiers livres édités ! C’est le livre sur les Quilts Gallois, de Jen Jones (toujours en vente ici), qui m’a donné le goût de l’Histoire du Patchwork, alors que justement je m’intéressais déjà aux quilts contemporains : c’est en connaissant la tradition qu’on apprécie mieux les évolutions… J’ai ensuite acheté surtout ceux dits « de collection », moins de livres de modèles, mais j’ai quand même des dizaines de livres Quiltmania que j’ouvre régulièrement et apprécie toujours.

 

Quelle joie d’avoir un magazine français dédié aux quilts modernes à partir de juin 2015, venant combler les quilteuses moins traditionnelles !

Quel plaisir d’aller à Nantes Pour l’Amour du Fil ! Les expositions sont toujours magnifiquement mises en valeur, le Salon est de parfaite dimension…

Quiltmania compte beaucoup pour moi et pour tant d’autres quilteuses francophones et d’ailleurs (éditions en néerlandais et en anglais), mais comme beaucoup d’autres entreprises, elle est fort fragilisée par le contexte économique. La coopérative Presstalis, qui distribue les magazines Quiltmania, Simply Vintage et Simply Moderne en kiosque, est au bord de la faillite. Donc pas de distribution, par exemple, du Quiltmania de mai chez votre marchand de journaux –si celui-ci est également buraliste, il est ouvert. Vous abonner, c’est avoir l’assurance de recevoir les prochains numéros à un prix moindre, et un précieux apport de trésorerie à Quiltmania, en attendant une solution pour la distribution des magazines et la reprise, sans trop de casse espérons-le.

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Pour que vive France Patchwork et son magazine, même combat, surtout renouvelons notre abonnement en choisissant le code 1 (avec la revue !).  Notre présence est vitale, sauvegardons ce qui nous tient à cœur. En raison du confinement de la secrétaire, il n’y a pas de relance par courrier : soyons vigilants, renouvelons dès réception de l’email !

Mon livre BeeBook est toujours disponible en vente en ligne par ici !

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N’oublions pas nos magasins dédiés aux tissus, au patchwork qui peuvent toujours nous expédier des tissus et matériels à domicile (les points-relais sont fermés je crois bien), ainsi que les merceries.

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Cet article est très coloré car nous aimons les couleurs et notre monde créatif.
Faisons maintenant l’effort d’aider les entreprises et associations qu’on aime !

Logo d’une nouvelle entreprise québecoise qui reverse ses profits au fonds d’urgence communautaire de Centraide.

 

 

 

 

La couleur de l’année 2020 élue par PANTONE

Chaque année et depuis plus de 20 ans, la société PANTONE élit une couleur, reprise par les influenceurs, les designers, les industriels... Pour 2019, le corail avait donné un coup de chaleur.

Pour 2020 c’est son opposé complet : d’une couleur chaude on passe à une couleur froide, d’une couleur pastellisée on a une couleur intense, c’est, c’est, c’est… :

 

Hier avec l’annonce de la couleur, comme chaque année, la société Pantone a donné les raisons de son choix. Ce sont ses qualités d’élégance et de simplicité qui les ont guidés, une couleur-refuge pour l’esprit, favorisant la concentration et la prise de bonnes décisions. Le classic-blue exprime aussi le désir de bâtir une fondation sûre et stable pour pouvoir regarder de l’avant avec confiance, donner de bonnes bases à la nouvelle société qui se profile.

Les premières réactions des quilteuses américaines qui suivent, année après année, la tendance Pantone, semblent s’en réjouir ! Ce n’est ni un concours, ni une obligation, simplement un défi personnel pour explorer une couleur et un partage, l’essence-même du patchwork. Les quilts seront très différents de ceux de cette année 2019 :

https://thelilaccat.com/2019/06/15/living-coral-pantone-quilt-challenge/

https://www.cottonandjoy.com/quilts/pantone-quilt-2019-cabin-peaks-in-living-coral/

https://www.sarahgoerquilts.com/tag/pantone-quilt-challenge/

http://pieladyquilts.blogspot.com/2019/06/living-coral.html

Il en existe des centaines ! Depuis l’annonce d’hier avec le bleu-classic, les photos déferlent sur Instagram avec toutes sortes de bleus… 

Requiem pour une charentaise

Vous avez apprécié les articles de Catherine K. parus d’abord dans le bulletin France Patchwork 67 ; en voici un inédit à quatre mains, où il est question de nos pieds !

C’est fini. Le couperet d’une faillite est tombé le 15 novembre dernier et enterre sans ménagement la Manufacture Charentaise, dernière fabrique du département, après des siècles de tradition… Est-ce à dire que la Paix régnera en maître sur la planète, puisque sa fabrication fut d’abord réalisée à partir des chutes des costumes de la Marine Royale installée à Rochefort ? Ce serait trop beau si cette ruine reposait sur les gravats d’un ultime conflit armé… Hélas…

Pour relayer la cité de Brouage qui s’ensablait inexorablement, Colbert créa en 1666 à Rochefort une ville nouvelle, y érigeant un arsenal et un nouveau port. Quel essor pour le pays charentais !

Ce tableau de Vernet est un précieux témoignage de l’arsenal de Rochefort en 1763, au moment de la construction de l’Hermione, 100 ans après la construction de ce port..

De grandes quantités de drap de laine arrivaient pour faire les costumes militaires mais aussi les cabans des marins. 

Le drap est un tissu de laine retravaillé. Une opération effectuée après tissage, le foulage, qui consomme beaucoup de main d’œuvre, resserre les fibres, les tasse, et leur donne un bel aspect velouté, une surface unie et l’imperméabilise.
Pauline BORD, Rochefort en histoire

Les grandes manufactures de drap de laine étaient un peu partout en France -notamment du côté de la Montagne Noire vers Carcassonne, Mazamet, la vallée de Labastide-Rouairoux…- et les tailleurs d’uniformes charentais ont cherché à valoriser les chutes de drap de laine. C’est vers Angoulême que des savetiers s’installent pour faire les premières pantoufles, auprès des moulins à eau des papeteries qui avaient à la fois d’autres rebuts de feutre et l’eau nécessaire au foulage de la laine.

La charentaise se fabriquait alors sans considération politique, ni de droite ni de gauche, simplement ambidextre pour la faire durer. Elle chaussait le paysan pour donner du confort au sabot de bois et conserver la chaleur du dedans en dehors. Déjà la languette, qui protège le coup de pied de la morsure du sabot de bois, donne à la charentaise son identité. Elle habillait aussi bien le pied des domestiques de châteaux pour patiner les parquets et assurer le service silencieux d’un maître chaussé du modèle luxe pour son moelleux. La silencieuse – c’était son surnom – était également portée par les bijoutiers qui, après usage, les incinéraient pour récupérer les métaux précieux tombés en poudre dans leur atelier. En un mot : la charentaise était la reine de la récup’ !

J’ai porté ces charentaises douces et chaudes qui ramassaient la poussière… Elles sont devenues trop ordinaires et ont fini par disparaître de nos rayons de chaussures, étant devenues synonymes de ringardise, de manque de style : on brûle ce qu’on a adoré…

Le confort oui, mais le laisser-aller, jamais.
Jean Rochefort

Ce grand acteur, au style inimitable, avait un patronyme en faveur des charentaises, mais décidément il ne cessait de nous surprendre :

J’aime l’habit confortable, mais j’ai la trouille de la charentaise.
Jean Rochefort

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De plus en plus décalé, de plus en plus original, de plus en plus drôle, ce prodigieux acteur a manié le chic comme personne ! On lui pardonnera sa crainte de la charentaise 😉 Crédit photo Virginie Clavière

Elle n’était sans doute pas assez élégante, en tout cas d’après les critères des magazines de mode, surtout après quelques jours de port où elle se déformait pour mieux épouser le pied, se convulsait avec générosité pour soulager toutes ces douleurs infligées par ces escarpins de luxe qui galbent la jambe et torturent la jolie plante qui s’affiche en public.150-9a067-9a067 Finie la douce caresse du feutre chaud qui glisse sur la peau après s’être extirpée du godillot en cuir raide trempé de glace et durci à la graisse, pour être raccord avec le gros pull irlandais, le pantalon de flanelle et la couverture au coin du feu.

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La charentaise écossaise qu’on connaît apparaît en 1907, utilisant la technique du « cousu-retourné ». Elle bénéficie d’une Indication Géographique Protégée (Charente & Dordogne).

Terminées ces batailles joyeuses avec Médor qui vous narguait, la savate dans la gueule, pour récupérer le pied gauche, à cloche-pied sur le droit, parce que se balader sur les planchers cirés, juste en chaussettes, c’était le risque de l’écharde. éduquer son chien.jpgToutou se rabat sur ces machins en corde tressée, qu’on trouve tout prêts et à prix d’or dans toute bonne animalerie moderne et qui ne présentent plus aucun intérêt pour le jeu.

Envolés ces souvenirs de séances d’encaustique qui lustrent les parquets bien mieux que ces patins sur lesquels on devait surfer maladroitement comme des trappeurs canadiens sur des raquettes à neige. La charentaise avait l’avantage de la camisole, savait dorloter le pied sans que le patin lui échappe, avait cette vertu de faire rutiler les parquets sans le prix de l’effort.

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Bien sûr, elle arborait souvent des couleurs d’un autre temps, d’abord en feutre noir, puis en écossais, pour évoquer peut-être le confort à l’anglaise et masquer les tâches éventuelles.

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Charentaises de la manufacture Degorce, modèle récent.

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Manufacture Charentaise, modèles récents

Ces dernières années pourtant, elle avait osé la modernité à sa manière, c’est-à-dire avec ses gros sabots, avec des couleurs choc et des semelles plastifiées qui renient leur religion feutrée. Encore une page qui se tourne et abandonne dans ses grimoires l’image d’Épinal de la grand-mère confiture, charentaises fatiguées, chignon serré et grand tablier à carreau, tenant d’une main la cuillère de bois trempée de sauce et se tournant vers vous, sourire tendre et regard ridé : « tu veux goûter ? »… Non, trop tard, grand-mère ! Adieu grand-père qui traînait sa carcasse voûtée à pas glissés sur ses chaussons à bords écrasés sous le talon pour rejoindre un Voltaire au velours élimé. Vive la jeunesse éternelle à grands coups d’harpagophytum et d’Arko gélules qui font oublier les tourments de l’âge et la rondeur des sentiments. Et vive le chausson synthétique imposé par la grande distribution, tout droit sorti des mains laborieuses de l’empire du milieu et crevé en trois semaines… comme notre cœur, à l’unisson de celui de cette centaine d’ouvriers du feutre laissés sur le carreau, bien plus rude, celui-là, que celui des charentaises.

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Vente à l’usine Rondinaud, photo Phil Messelet

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Charentaises Rondinaud.

Il reste tout de même un atelier en Dordogne qui fabrique encore de vraies charentaises ; d’autres usines françaises font des chaussons qui leur ressemblent fort… pour combien de temps ?

Catherine Kalmar et Katell

Alice bientôt maman !

Ce n’est pas un secret, surtout pour les nombreux visiteurs du Salon à Nantes il y a quelques semaines, Alice de Blossom Quilt et Craft attend un bébé !

Avec Alice, c’est une histoire d’amitié qui commença quand elle vivait encore en Nouvelle-Zélande, via nos blogs naturellement. Cette jeune Française a bien fait de profiter de sa liberté pour voyager avec son mari ! Mais lorsque le premier heureux événement s’est annoncé, ils décidèrent de rentrer en France pour le bien-être de la petite à venir.

Juste avant de quitter la Nouvelle-Zélande, elle a voulu rendre hommage à ses amies et montrer aux quilteuses françaises ce qui se faisait dans ce beau pays aux antipodes de l’Europe. Pour cela, elle avait choisi la Ruche des Quilteuses ! Remontons donc le temps avec ses articles…

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Alice au Pays des kiwis/2
Alice au Pays des Kiwis avec Adrianne et Anne
Alice au Pays des Kiwis avec Shirley, Wendy et Deb

Prenez le temps de faire ce tour en Nouvelle-Zélande, vous verrez des merveilles !

Depuis, Alice a fait un très beau parcours, elle anime toujours son blog, mais a aussi créé sa petite entreprise, une boutique en ligne que je vous invite à découvrir. N’hésitez pas à faire des commandes, son mari tient la boutique pendant qu’Alice pouponne !

Alice fait beaucoup de couture mais aussi de nombreux quilts, c’est sa passion évidemment ! Elle aime utiliser les tissus Art Gallery, ceux qu’elle vend. Ils sont modernes, aux graphismes faciles à utiliser, aux couleurs qui tiennent parfaitement. Bref, une qualité parfaite pour un rendu très sympa ! En vente aussi, une sélection de nos fils préférés, les Aurifil.

Sur son site vous pouvez voir sa galerie de quilts. J’aime particulièrement ce quilt pour enfant, peut-être pour le petit à venir ?

Voir sa présentation détaillée par ici !

Ce qui marque sa différence, c’est qu’Alice navigue sur internet comme un poisson dans l’eau, et quoi qu’on veuille ou qu’on fasse, c’est ainsi que les jeunes viennent au patchwork, par Facebook, Instagram (le favori du moment), en suivant les vidéos Artesane (voyez Alice ici) ou sur YouTube (sa présentation ici), en cherchant des idées sur Pinterest, etc. Alice, c’est une chance pour le présent et l’avenir du patchwork en France ! Prenez le temps de naviguer sur son site (les tutoriels !), elle est très pédagogue et explique tout très clairement, c’est un don !

Mais écrire un blog quand on a tant de choses à préparer pour l’arrivée du deuxième et surtout besoin de se reposer, c’est impossible. Alice a donc fait appel à ses connaissances pour animer son blog pour quelque temps. J’ai répondu présente bien sûr et ai préparé un petit article sur Gwen Marston début avril. Malheureusement, j’ai dû le modifier quelque peu car son décès est survenu une semaine plus tard. L’article est paru, le voici par ici. Suivez ensuite tous les autres articles écrits par amitié pour Alice, chaque semaine nous découvrirons un nouvel univers !

Alice est pleine de ressources, je vous reparlerai d’elle en septembre… Patience !

 

 

Une question d’habitude

Utiliser une Mijot’in, c’est une question d’habitude. Je vous ai longuement parlé en début d’année de cette méthode de cuisson passive et de mon expérience. Les premiers jours je me demandais, avant de préparer chaque repas, comment j’allais bien pouvoir l’essayer. Il fallait changer mes habitudes et rechercher les moyens de l’utiliser. Chaque essai étant concluant, j’ai gagné en confiance et depuis le début de l’année, j’ai pris de nouvelles habitudes et réflexes, il ne se passe pas deux jours sans qu’elle ne me soit utile.

L’été, évidemment, quand on préfère les salades, je la sollicite moins, quoique je continue à cuire des légumes, du riz ou autres céréales…

Mijot'in - Ref.71050
Une Mijot’in de Chantal à vendre ici

Comme il est finalement difficile de savoir si c’est un gadget inutile de plus qui finira par prendre la poussière ou une vraie aide culinaire, Chantal propose désormais, pour les personnes de la région toulousaine, un tout nouveau service : la location à la semaine d’une Mijot’in, afin de la « prendre en main » et vérifier ses qualités ! C’est dire la confiance qu’elle porte à sa création, mais aussi sa position claire : si vous n’êtes pas convaincue au bout d’une semaine, vous rendez la marmite norvégienne et ne lui devez plus rien.

Les conditions de location sont : 5 € la semaine (avec un chèque de caution), conseils, trucs et astuces offerts par Chantal inclus !

Formulaire de contact ici.

 

Une Mijot’in pour une nouvelle vie !

De chères amies de la Ruche souhaitaient offrir un cadeau à ma fille pour son mariage ; le choix s’est vite dirigé vers une Mijot’in, une marmite norvégienne créée par Chantal de Couleurs Bobines. Une Mijot’in, c’est une sorte de housse de cocotte, parfaitement isolée  grâce à 5 cm de chanvre et un gros socle de liège, qui permet de cuire avec seulement un minimum d’énergie. J’utilise la mienne quotidiennement, trouvant souvent de nouvelles raisons de l’utiliser. Exemple récent : mon cuiseur à riz vient de me lâcher ? Je ne le remplacerai pas, la Mijot’in me cuit un riz parfait sans le cramer au fond ! Pour plus de détails sur ce concept, voir par ici

DSCN4667Je savais que je ne me tromperais pas en conseillant un tissu de Neelam ! Ce tissu de coton épais est de l’ikat, c’est-à-dire que les fils sont teints à intervalles calculés pour qu’ensuite au tissage, ils forment les dessins souhaités. Ici les teintures artisanales sont indigo et curcuma, couleurs opposées sur la roue des couleurs qui se complètent donc parfaitement. Evidemment, dans leur cocon à la déco naturelle et pleine de souvenirs de voyages, la Mijot’in sera à son aise.

Comme les amies sont généreuses, une cocotte en inox aux dimensions parfaites complète le cadeau :DSCN4669Le jeune couple est absolument ravi de ce cadeau, depuis le temps qu’ils lorgnaient sur ma Mijot’in !
P
our vivre heureux, vivons cachés, les heureux mariés souhaitent garder leurs photos privées, vous ne les verrez donc pas ici. Cependant je vous montrerai en juin un autre cadeau textile utile qui leur a fait tout autant plaisir !