Au Val d’Argent, Carrefour Européen du Patchwork 2022/1

D’emblée, j’annonce la couleur : cette édition était extraordinaire ! Elle était justement très colorée et joyeuse, avec pléthore d’artiste hispanophones. Le Covid était aux oubliettes… Nous n’avions aucunement envie de nous souvenir des pass sanitaires de l’année dernière ! Comme avant, nous entendions parler toutes les langues européennes, nous retrouvions au hasard des expos des amies de France et d’ailleurs. Je sais que j’ai « loupé » beaucoup de connaissances, mais le temps a passé bien trop vite.

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La Fierté des Femmes au PAF 2022

Il soufflait un vent doux et multicolore au Salon de l’Amour du Fil, qui répandait joie et fierté d’être là, nous les femmes artisanes ou artistes, bricoleuses ou brodeuses, couturières ou quilteuses. Des femmes qui ont des talents et s’affirment en étant simplement là, avec simplicité et fierté. C’est du moins ainsi que je l’ai ressenti. Bien sûr, il y avait quelques Boys, chevaliers servants de quelques dames, membres du staff d’organisation ou hommes aimant les mêmes arts que nous, mais c’était quand même une sacrée majorité de Girls qui arpentaient les allées !

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Quilts traditionnels et contemporains au PAF 2022

Je ne choquerai personne en disant que la majorité des quilts exposés à Nantes étaient traditionnels – mais quelle beauté ! Traditionnel ne veut pas dire sombre ni ennuyeux ni attendu ni terne ni fade, et ces quilteuses de haut vol qui aiment créer avec des tissus de reproduction ou de récupération, comme avant, acceptent aussi avec intelligence qu’on ne fasse pas comme elles 😊 : il y a de la place pour tout le monde !

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Au Coin des Blogueuses au PAF 2022

Nantes est la ville de mon adolescence et j’y reviens toujours avec plaisir. Le Parc des Expositions de La Beaujoire se trouve au bord de l’Erdre, une des plus jolies rivières de France, juste en face de mon ancien club nautique où j’ai passé tous mes mercredis et samedis pendant 5 ans. J’étais devenue monitrice à 14 ans, déjà j’aimais enseigner. Les plus petits sur Optimist, les plus débutants sur Caravelle, puis sur 420 ou 470, les plus sportifs sur Laser, et puis nous faisions aussi du canoë, du kayak, alors que la planche à voile faisait tout juste son apparition…

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Des expositions et stages en Occitanie

Aujourd’hui, je vous fais part de quelques manifestations qui se passeront dans les semaines à venir en Occitanie.

Tout est sur l’affiche !

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Deux stages avec Ina sont organisés pendant l’exposition (vendredi 29 et samedi 30 avril), veuillez contacter Mijo avant le 20 avril pour renseignements et inscriptions, au n° de téléphone sur l’affiche.

Je connais bien les organisatrices de ces deux manifestations : outre de très belles œuvres à admirer, vous serez chaleureusement accueillis !

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Dans le même village que l’exposition d’Ina Statescu, deux semaines plus tard :

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Bien sûr, nous aurons notre rendez-vous ARTPELHOT à Lacaze (81) les 25-26 juin, mais cette année nous aurons également la grande joie d’avoir de nouveau La Fête du Fil à Labastide-Rouairoux (81 aussi) les 13, 14 & 15 août : là aussi, chaleur et bonne humeur règnent dans ce Festival !

En espérant que la grande vague froide ne va pas anéantir les promesses de fruits dans nos vergers…
Patchamicalement,
Katell

Sur un air de calypso…

Le film est bien La Petite Sirène, sorti fin 1989 aux USA, qui s’inspire bien sûr du conte de Hans Andersen de 1836. Il est paru en France fin novembre 1990, pour les fêtes de Noël !

Et la chanson est interprétée en français par Henri Salvador, avec son inimitable accent des Caraïbes… et celui qu’on entend lui faire la réplique est Carlos. Tous deux disparus, en effet cela nous fait remuer des souvenirs.

Les plus rapides à répondre sont :

Mony pour avoir cité La Petite Sirène

et

Evelyne Galindo pour avoir su que Henri Salvador doublait Sébastien le Crabe dans ce film… et chantait Sous l’Océan !

Si la chanson vous trotte dans la tête pour le reste de la journée, allez-y, chantez, c’est bon pour la santé !

D’autres quilteuses vous font gagner des invitations ces jours-ci. Mais le plus important, c’est de nous retrouver à Nantes et fêter Down Under avec les Australiennes, les fonds sous-marins… Quel programme !

Pour l’Amour du Fil, Down Under

On reprend les bonnes habitudes,
avec le Salon de Nantes en avril !

Vous le savez, des quilteuses australiennes sont souvent mises en lumière par Quiltmania. Ce sera encore plus le cas cette année avec l’édition Pour l’Amour du Fil 2022 qui leur est consacrée !

Tous les renseignements se trouvent par ici :  https://pourlamourdufil.com/

Il est encore temps de préparer votre séjour à Nantes, profitons de la vie !

Que veut dire Down Under ? J’avais appris cette expression avec Rachael Daisy, quand j’avais préparé une interview d’elle pour Les Nouvelles de France Patchwork (n° 132, juin 2017). Vous connaissez sûrement cette artiste qui, deux ans plus tard, écrivit un superbe livre, Whizz Bang !, éditions Quiltmania, revisitant la technique des pine cones avec sa fantaisie et son talent unique !

C’est simple, quand on regarde un planisphère, la plupart du temps centré sur l’Europe, l’Australie se trouve tout en dessous, en bas à droite sous toutes les autres terres, down under ! Down Under est ainsi devenu le surnom de cette île-continent.

Un planisphère centré sur la Chine, l’Empire du Milieu, donne une position plus centrale à l’Australie et une Europe insignifiante : tout est question de perspective… ou d’intention politique, économique… Les cartes parlent !

J’aurai le grand plaisir de vous accueillir au Salon avec des amies quilteuses-blogueuses le mercredi 20 avril, au Coin des Blogueuses. J’apporterai deux quilts de La Ruche, deux ouvrages faits en commun sur le thème Down Under… mais avec une autre signification, celle des dessous de l’océan !

A présent, vous comprenez mieux l’illustration de l’affiche !!

Ces deux quilts sont encore « en cours » et je souhaite bien sûr en garder la primeur pour les visiteurs du Salon. Ce que je peux vous dire, c’est qu’ils sont tous deux complètement inspirés d’une artiste que j’aime beaucoup, Bernadette Mayr, dont je vous présenterai le nouveau livre très prochainement.

Sous l’Océan…

J’ai deux invitations à vous faire gagner pour entrer au Salon le jour de votre choix, et pour vous départager, j’ai deux questions :

Dans quel film, sorti en V.O. en 1989 et en 1990 en français, entend-on la chanson « Sous l’Océan » ?

Quel chanteur interpréta la première version de cette chanson en français ?

Ne répondez qu’à une seule question !!! Le premier qui aura la réponse de l’une ou l’autre recevra son invitation par mail (invitation électronique). Les gagnants seront proclamés dès cet après-midi !

Bonne chance,
et merci de ne jouer que si vous pouvez aller au Salon !
Katell🐬🐡🐠🐟🦐🐙🦞🦀

Mola de Fumiko Nakayama, le monde sous-marin…

Souvenirs inattendus

En farfouillant sur internet, je suis tombée une photo de moi que je ne connaissais pas, elle fait partie d’un dossier fait par la Banque Populaire Occitane… Je me fais un plaisir de vous transmettre ici les meilleures pages, celles sur le petit monde du patchwork ! C’est le résultat d’une interview d’un journaliste très sympathique lors du Salon des Loisirs Créatifs de Toulouse en 2017, mais je n’avais jamais vu le résultat… Au cours de notre longue conversation, je me souviens lui avoir donné le nom de Jacqueline Fischer qui défend si bien le statut de quilteuse, il a fait de tout cela un article vif et engagé :

Je suis très satisfaite de constater que je ne dirais plus la même chose aujourd’hui sur deux points. Depuis 2017, les quilteuses françaises se sont presque toutes affranchies des diktats de la première heure (« il FAUT assembler à la main et quilter avec les plus petits points possibles, sinon ce n’est pas du vrai patchwork » par exemple) et surtout, la joie de la créativité s’est largement répandue !

Cerise sur le gâteau, une interview de Sheila Frampton-Cooper, où j’avais joué le rôle d’interprète sur le vif.

Internet n’oublie rien, cette fois-ci pour le meilleur !

Sheila vivait alors en Provence, elle a depuis déménagé pour se rapprocher de sa famille, en Californie. Heureusement, grâce à internet, nos liens d’amitié ne sont pas rompus !

Souvenirs !…

Bonne journée et à bientôt pour rêver aux cieux étoilés…
Katell

Salon en terre occitane

Pexiora, un nom exotique, presque étrange… Nous sommes en terre occitane et son nom, Puègsiuran, a été interprété avec fantaisie ! C’est un nom qui circule entre brodeurs et brodeuses, quilteurs et quilteuses, et les exposants savent que les places sont limitées et donc difficiles à obtenir…

Où est-ce ?

Au milieu !

Qui vient ?

Beaucoup de beau monde !

Ce petit Salon local devenu grand se passe dans la Salle des Fêtes du village et on ne peut pas pousser les murs. Mais c’est si chaleureux ainsi !

Cela se passe la semaine prochaine, jeudi, vendredi et samedi.
Allons-y nombreux !

À l’infini ∞

Une joie infinie nous habite dès lors que nous nous retrouvons, nous amies quilteuses. Je ne peux établir aucune hiérarchie entre mes rendez-vous avec vous, ils se sont succédés et partout, les sourires, avec ou sans masque, réchauffaient les cœurs.

J’ai déjà évoqué le week-end enchanteur à Lacaze en juin, la magie de l’exposition des quilts météo au Val d’Argent, tout évoquait un état surnaturel tellement nous avions été privées de rencontres…

J’ai eu la chance ensuite de pouvoir aller à Nantes Pour l’Amour du Fil avec Kristine, où nous avions rendez-vous avec Annie et Cécile :

Nous sommes ici au Coin des Blogueuses. On le voit, le Royaume-Uni était à l’honneur, avec les drapeaux en banderole ! Le blog de Cécile montre toutes les expositions, un enchantement !

Quelques jours après, mon premier stage depuis janvier 2020, dans un endroit idyllique : Arcachon !

Le patchwork créatif et improvisé a enthousiasmé les adhérentes de FP33-47 ! Une belle équipe réunie par Nadine Meyssonnier, l’envie de devenir amie avec chacune d’entre vous, Mesdames… Merci pour ces journées que vous avez ensoleillées tout autant que le cher vieux Soleil !

Il y eut ensuite le Salon des Tendances Créatives de Toulouse, à l’invitation complètement inattendue pour cette année — nous n’avons pris la place de personne, nous avons rempli l’espace ! Pour la première fois, outre un nombre relativement élevé de femmes, plusieurs hommes ont manifesté leur envie de commencer le patchwork… mais de façon créative et indépendante. Attendons quelques années, nous verrons peut-être surgir leurs ouvrages !

Enfin, last but not least (le dernier mais pas le moindre), ces derniers jours ont été intenses avec le Festival de Ménigoute (79), qui réunit chaque année 30 000 passionnés de Nature. Pour la première fois, j’y étais, grâce à un bon concours de circonstances… La bonne étoile des quilteuses ⭐ nous a réunies, c’était le rêve de Marmotte Rousse…

Exposition de Béatrice Bueche, avec Michelle Braun et Marmotte Rousse : quand les Alsaciennes viennent dans le Sud-Ouest, ça fait des couleurs sur les murs et du bruit dans les couloirs !

Tout le monde parlait de cette exposition : mais oui, c’est du tissu !! Nous étions entourées de personnes habituées aux circuits des arts habituels (dits majeurs…) et cet art textile les a enthousiasmées au-delà de ce qu’on peut imaginer. Le stand ne désemplissait pas, beaucoup de personnes venaient et revenaient… surtout des hommes ! Le talent de la solaire Béatrice a touché le cœur du public, rêve réalisé et mission accomplie.

Nous avons eu le temps d’avoir de très belles conversations et de grands éclats de rire toutes quatre. Nous avons aussi parlé de ce qui nous anime, et aucun téléphone ni écran n’aurait pu remplacer ces échanges cœur à cœur et les yeux dans les yeux.

Même si l’éclairage était parfait pour le public, mes photos faites au smartphone ne rendent pas du tout justice à la féerie de chaque tableau de Béatrice Bueche.

Et samedi dernier, c’était notre première JA post-Covid en Charente, à une bonne heure de Ménigoute. Revoir Corine, la déléguée FP16, m’a fait un immense plaisir, nous qui nous croisions depuis des années, juste pour quelques instants ! Enfin, nous avons passé une journée ensemble, même si nous étions chacune bien occupées. Le club de Ligné offre une très belle salle aux murs de pierres claires, une splendide luminosité… et la joie se lisait sur chaque visage. Nous avons tellement vécu dans l’instant présent que nous n’avons même pas songé à faire une photo de nous ensemble…

Samedi dernier, j’ai embarqué les adhérentes FP dans un voyage dans l’espace et le temps, à la rencontre des Amérindiens, les premiers peuples de cet immense continent. J’ai notamment partagé mon admiration pour la peintre canadienne Leah Dorion.

Le symbole de l’infini se trouve souvent sur ses tableaux, tout comme d’autres signes symboliques qui signifient beaucoup pour les Peuples Premiers.

Les liens tissés avec toutes ces personnes rencontrées après les épreuves dues au covid sont l’éclatante preuve que nous sommes des êtres sociaux et que la bienveillance fait un bien fou ! Au contact des autres, nous nous épanouissons de nouveau, telle une plante déshydratée après une pluie salvatrice.

L’infini chez les Métis

La peintre Leah Dorion est Métisse, mais pas exactement dans le sens où vous le comprenez. Les Métis sont un peuple du Canada, ayant une part d’origine autochtone et une autre part française ou écossaise. Oui, des hommes français et écossais, marchands de fourrure, se sont assimilés en se mariant avec des femmes locales dans les années 1700 et leurs descendants forment une culture originale. Ils sont reconnus comme un des 3 peuples autochtones du Canada (les Amérindiens, les Inuits, les Métis).

Le drapeau métis est le plus ancien du Canada. Tantôt sur fond bleu (à l’origine pour les descendants français) tantôt rouge (pour les Ecossais), le signe distinctif est le symbole de l’infini, en blanc. C’est tout d’abord la réunion de deux cultures, européenne et amérindienne, devenues solidaires pour toujours et à jamais, à l’infini. C’est aussi le symbole de l’immortalité de ce peuple et cette culture, qui continue de lutter pour ses droits.

Le drapeau Métis existe depuis 1816, celui du Canada sous cette forme seulement depuis 1965 (oui !!)

A présent, le fond bleu représente officiellement tout le peuple Métis, et le fond rouge la part qui se trouve dans l’Alberta.

Vers l’infini et au-delà

Je viens d’apprendre que cette phrase, To Infinity and beyond, doit sa gloire à Buzz l’Éclair dans Toy Story !

La notion d’infini est à la fois mathématique, métaphysique et poétique. La première fois qu’on y est confronté, c’est quand on apprend à compter : 1, 2, 3… Mais cela ne s’arrête jamais !!

On peut regarder aussi regarder le ciel étoilé pour ressentir une idée de l’infini… ou cet escalier conçu en 1958 par Lionel Penrose (le père de Mr. Penrose de la Passacaglia !) :

On peut monter ou descendre à l’infini, sur un escalier « fini ». Nous sommes trompés par notre perception de la perspective…
Crédit photo Mathieu Nauleau

L’infini, c’est long, surtout vers la fin.

L’actualité nous a appris la semaine dernière que Mark Zuckerberg s’appropriait le symbole mathématique de l’infini comme sigle de son nouveau groupe. C’est signe de l’infinie ambition de ce groupe qui nous prépare un avenir fondé sur les relations virtuelles. J’ai tellement expérimenté la différence avec mes récentes rencontres « en vrai » que cela m’effraie ! Je crains aussi un monde où le wokisme serait roi. Etre woke, c’est être éveillé, en particulier pour le respect des différences, ce que je soutiens évidemment, mais cela devient une propension à régresser intellectuellement et socialement, préférant les segmentations, les divisions systémiques plutôt que l’acceptation de la différence et l’harmonie entre tous… ce qui est ma vision idéale du monde, le hozho des Navajos, ou l’utopie de John Lennon :

Tout le monde connaît cette chanson, vous pouvez lire ici les paroles traduites en français.

La part cachée du Monde

Vers l’infini et au-delà avec Meta, le nouveau nom du groupe Facebook, cela m’inquiète et m’amène à vous conseiller un livre édité dans une petite maison d’édition que j’aime beaucoup : La Mer Salée. Ils sont à Nantes et soutiennent l’idée utopique d’un monde audacieux, humaniste et écologique, en éditant des écrivains qui ne suivent pas les idées majoritaires. J’ai découvert cette maison d’édition avec Siècle Bleu, de Jean-Pierre Goux.

L’utopie est la vérité de demain.
Victor Hugo, Les Misérables (1862)

L’homme est fait pour rêver, c’est-à-dire pour combattre et non subir. Et surtout, l’homme est fait pour la poésie. Or, l’utopie est poétique. Et la poésie aura toujours raison contre le réalisme.
Jean-Christophe Grangé, Miserere (2008)

Soyons les moutons noirs du wokisme !

Quand le réchauffement climatique n’est plus une éventualité mais une réalité, on se demande dans quel monde nous vivrons prochainement. On sait aussi que la diversité de notre monde vivant se réduit de manière alarmante. Je viens de lire plusieurs romans et essais sur le sujet, et celui que je préfère vous présenter est La part cachée du Monde, d’Ève Gabrielle.

Devant mon quilt « Ensemble malgré tout » fait pendant le premier confinement, le livre d’Ève Gabrielle trouve sa place. Tant d’émotions dans ce livre…

Ce livre est partagé en deux, tout comme la France l’est par La Déchirure, une frontière réputée infranchissable, dans cette fiction du futur proche. Nous commençons par vivre avec Sienne et Vincent, sœur et frère, dans le monde du Nord où tout est désespérant. Greenlife – une sorte de Google ou Meta ? – s’est mis à tout diriger, à la suite de l’effondrement du système bancaire et du gouvernement. On étouffe, on gémit dans ce système où on gagne sa vie en ramassant les déchets de plastique de notre époque. Et bien sûr, un bracelet connecté nous surveille… Les habitants subissent la dure loi de la gouvernance numérique. Une vraie dystopie (fiction décrivant un monde utopique sombre).

Mais Sienne et Vincent réussissent à passer La Déchirure, la Frontière, pour aller à la recherche de leur grand-mère qui aurait, dans un livre de botanique en possession de Sienne, caché un moyen de sauver le monde. Ils découvrent en Aveyron un monde résilient, pas parfait, mais qui a surmonté les écueils majeurs du dérèglement climatique grâce au génie humain au service de solutions simples et futées. Ils sont woke, éveillés, mais dans le bon sens !! Un bel espoir dans cette partie utopique optimiste, qui fait la part belle aux relations humaines positives, à la créativité et aux talents de chacun.

La renaissance des arbres offre une pure joie au printemps ! Ils accompagnent ici les miens en textile, offerts à ma sœur Véronique.

A nous de choisir le chemin de notre futur, au Nord ou au Sud de La Déchirure… Là où on plante des arbres génétiquement modifiés, ou bien là où on les soigne et où on communique avec eux…

L’idéogramme chinois signifiant Crise est en deux parties : danger + opportunité

Je ne vous ai pas dévoilé beaucoup plus que ce que nous dit l’éditeur ou la 4e de couverture, tout reste à découvrir au cours de votre lecture. En plein dans la période de la COP26, nous comprenons à quel point des décisions fermes sont à prendre, ce n’est pas une option. Il sera sans doute difficile de renoncer à notre routine confortable, mais l’effort sera moindre si nous réussissons à choisir les meilleures voies de changements et de progrès, axées sur des choix vraiment pertinents, pragmatiques et bien expliqués (le livre Réaliste de Bertrand Piccard, éditions Stock est écrit dans ce but). Pour évoluer dans le bon sens, le monde aura besoin de pédagogie, de réalisme, de progrès maîtrisés, certes. Mais un rapprochement avec les lois simples du vivant, l’utilisation raisonnée des trésors de la nature, sont incontournables. Jamais peut-être l’humanité n’a eu un si grand défi à relever, on peut en ressentir un vertige infini, mais on n’a pas le choix, il faut s’y attaquer avec maîtrise et enthousiasme !

Si nous ne tuons pas la Nature, Elle nous sauvera.

Entre Alerte et Espoir, le livre d’Ève Gabrielle a bien trouvé sa place !

C’est avec ce livre plein d’espoir que je vous quitte momentanément, mais vous ne vous débarrasserez pas de moi, je reviendrai bientôt ! J’ai envie simplement de faire une pause dans l’écriture, pour retrouver la voie de la créativité dans mon atelier.

Avec ma sincère amitié,
Katell 💚💚💚