Le confinement a du bon 🙃

Quand je vois des acteurs fumer, je sais que le film a des chances d’avoir plus de 40 ans ; désormais, voir de simples accolades, les trottoirs bondés et tous les rassemblements nous font dire : c’était le monde d’avant. Quand nous aurons de nouveau le droit de sortir, que seront nos échanges avec un masque ? Après le choc de l’enfermement viendra peut-être aussi la peur de sortir et de se mêler à la foule ; le confinement nous perturbe sans doute plus profondément qu’on ne le croit.

Mais au cœur de l’isolement forcé, des quilteuses qui ont la chance d’être exemptes de travail à l’extérieur et en bonne santé s’en donnent à cœur joie ! Du temps à longueur de journée pour s’adonner à son projet, sans devoir tout ranger après quelques heures, sans majeure perturbation… Forcément, l’ouvrage avance !! 

Alors voici de nombreux nouveaux ouvrages tous azimuts et un long article pour vous distraire.
Installez-vous confortablement, vous avez le temps !

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Voici les plus récentes photos d’ouvrages BeeBook, de Josette Glée :

Une bien jolie version du village de Sophie Zaugg, elle-même inspirée par le peintre Paul Klee.
On a bien du mal à arrêter une quilteuse : après s’être cassé le bras, Josette a fait sa rééducation en réunissant des bouts de tissus pour en faire une crapaudine !

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Manuela Dupuy m’a transmis le modèle à faire en appliqué de l’iconique dessin du pouvoir des femmes (girl power), recyclé récemment par les Couturières Solidaires de France. 

L’émancipation des femmes passe par cette affiche aux USA !

Un appliqué sur un tee-shirt, modèle trouvé par Manuela sur Pinterest… On peut lui mettre un masque si on veut !
Rappel de la bannière des Couturières Solidaires de France, voir par ici.

Il faut encourager Manuela qui vient de faire son premier top, quelle réussite ! Brillamment coachée par Myriam Brouard, elle est bien partie pour devenir une quilteuse passionnée. Saurez-vous lui conseiller un motif sympa de quilting à la main ?

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Marie-Michèle, une grande amie de Maïté, a terminé un modèle de Kaffe Fassett, lui-même inspiré d’un quilt antique britannique conservé au V&A Museum de Londres. C’est un superbe modèle qui m’a aussi séduite, j’ai le mien dans un carton, toujours à l’état de top… Il faudra que je le fasse quilter après le confinement, c’est tellement dommage qu’il reste endormi dans son coin. Le quilt original a été reproduit par Marie-Françoise Grégoire et a obtenu le label envié de Quilt de Légende, voir mon article à son sujet par ici.

Contrairement à moi, Marie-Michèle a eu, elle, l’envie et le courage de le quilter à la main, dès lors elle a le bonheur d’en profiter !

Photo du modèle dans le livre paru en 2005. Je me souviens avoir acheté mon exemplaire chez Martine Cugny, à Quilt & Patch à Toulouse.
Top en cours de montage, j’apprécie la variété des délicieux tissus vintage.
A la faveur du confinement, ce magnifique quilt est FINI !

Bravo Marie-Michèle !

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De tout temps, les quilteuses ont tenté de maîtriser un phénomène bien mystérieux : la multiplication des chutes de tissus. Plus on les utilise, plus on en a. Comme il faut du temps pour trier, couper, coudre, le confinement est l’ami providentiel inattendu de nos tiroirs qui ne demandent qu’à être allégés.

Les quilteuses sont des magiciennes. Plus elles utilisent des restes de tissus, plus elles en ont.

Les quilts de scraps (chutes de tissus) sont les stars du confinement. Mais n’oublions pas, nos amies commerçantes vendent toujours des tissus via internet, aidons-les à survivre.

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Nicole Dewitz fait de nombreux quilts de bébés, qu’elle fait distribuer là où on en a besoin. Voici son ravissant petit dernier avec de beaux tissus bleus :

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Quant à Andrée Traversez, elle a momentanément délaissé ses wax (voir ses quilts dans BeeBook) pour utiliser au maximum ses autres chutes de tissus. Ce quilt est un cadeau pour un bébé, une petite Camille.

Avant le confinement, le top était en morceaux, nous avions vu ensemble que ses blocs avaient plus d’allure en mettant systématiquement les couleurs froides en vertical et les couleurs chaudes horizontalement.
Ravissant quilting à la main, là encore ! Le dos est aussi beau que l’endroit.

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Et Kristine ? Telle qu’on la connaît, elle ne risquait pas de rester à ne rien faire… Comme toujours, elle a exploré et innové. Quelles sont ses inspirations cette fois-ci ? Les Map quilts, ou cartes en quilt. Allez voir par ici pour savoir ce que sont les Map quilts.

C’était une envie tenace, représenter la carte du village natal de son mari en quilt. Depuis des mois elle y pensait et le confinement l’a incitée à s’y mettre. Elle a beaucoup tâtonné pour représenter toutes les caractéristiques de ce petit coin de la Beauce, mais voilà, c’est fait ! Il me tarde de le voir en vrai !!

La première semaine du confinement, cela a commencé ainsi, avec les routes principales, le ruisseau, le canal, les champs…
Le 30 mars, le contour de la commune est défini. Une grande partie des verts proviennent des tiroirs de Maïté… offerts in extremis avant le confinement.

La prochaine étape était de mettre tous les détails, après tout c’est une carte !

Le 4 avril, les bâtiments sont érigés.

 

Le 16 mars, le voilà brodé, quilté, bordé et accroché ! Tout y est : la mairie, les boutiques, la gare, les routes, les champs, la maison de famille etc. Je crois que son mari, confiné au travail, ne l’a pas encore vu… Quelle belle surprise à son retour, dans son bureau ! Et si vous connaissez la Beauce, peut-être avez-vous découvert le nom de cette petite ville ? 

Je vous le disais bien, le confinement a du bon… Surtout, il faut garder le moral avec les moyens du bord, c’est la meilleure façon de s’en sortir !
Katell

 

 

Une histoire de papillons

Une création est faite d’inspirations, de convictions, d’hésitations… mais toujours le cœur parle. Écoutons donc aujourd’hui l’histoire du nouveau quilt de Nicole.

Voici le quilt de Nina, une fillette venue agrandir la famille cette année. Comme tous les petits autour de moi, elle devait donc recevoir un quilt. Prise par le travail, il a fallu un certain temps pour que l’idée mûrisse.

Ces viola cornuta ont provoqué un déclic ! Comment ne pas y voir un vol de papillons ?

Beebook et  un livre de Bernadette Mayr m’ont permis de me lancer dans un patch qui ne correspondait pas du tout à mes habitudes.

D’abord il devait être vert pour évoquer un vol de papillons au-dessus d’une prairie or le vert n’est vraiment pas ma couleur favorite.. Non seulement je ne sais pas l’utiliser mais, de plus, je croyais ne pas avoir de tels tissus en réserve. Faux, il restait quelques coupons destinés à un projet de panneau avec des champs de colza, projet tombé aux oubliettes.

Et puis, débuter la coupe libre, cela ne serait pas forcément facile. Je ne suis pas vraiment rigoureuse dans la coupe et la couture, mais savoir que je dois l’être représente un cadre rassurant. Il fallait donc aller à l’encontre de tout ce qui s’était installé dans ma tête depuis que j’avait découvert le patchwork en 1980.

Timidement, en coupant à main levée, j’ai réalisé deux papillons assez classiques que je trouvais très raides. Il fallait franchir un pas de plus en interprétant les méthodes de Bernadette Mayr.

Là encore, c’est une rencontre sous le parasol qui entre en résonance avec les « Motten » de Bernadette. Ce grand papillon, caractéristique d’un groupe très important de lépidoptères -dont les mites- replie ses ailes antérieures à plat et masque les ailes postérieures. Ses antennes plumeuses pouvaient être un détail brodé intéressant.

Le premier papillon révèle que je n’ai pas trop osé couper en courbe, ce sont presque des droites. Il a provoqué une réaction immédiate de ma petite-fille : affreux, il n’est pas symétrique. J’ai eu beau lui montrer que lorsqu’on photographiait un papillon, on était très rarement bien de face et qu’au contraire cela pouvait donner du dynamisme aux images. Rien à faire, elle veut des papillons bien droits, bien symétriques. Comme ceux de Bernadette !

Le suivant a été pire : j’ai choisi un tissu à grand motif qui me semblait intéressant. J’avais oublié les conséquences de la méthode de montage …

Il fallait couper le carré le long de la diagonale et faire pivoter l’une des pièces. Or mon motif n’avait rien de symétrique ! Tant pis. Ce papillon allait malgré tout être intégré dans le quilt.

Il y a eu, bien sûr, la même difficulté pour ce papillon dont les quatre ailes devaient être visibles mais j’ai osé couper des courbes un peu plus arrondies.

Le top, monté avec quelques coupons fleuris, restait très raide et les grands carrés verts trop vides. Frustrant…

Il fallait animer tout cela et, pourquoi pas, en faisant voler des papillons en origami au-dessus du quilt ?

Aux yeux de ma petite fille, je manquais de rapidité et d’efficacité, c’est donc elle qui, après avoir choisi les tissus, a préparé tout un vol de papillons et les a dispersés sur l’ouvrage.

Le quilting est essentiellement réalisé à la machine. Les antennes ont été brodées avec 2 brins de fil mouliné. Les papillons en origami sont solidement fixés par une série de points afin qu’ils résistent aux petites mains…

Pour préparer une étiquette pour ce quilt à 4 mains, il a suffi d’une chute de tissu fleuri, un papillon découpé dans un coupon, quelques points de broderie machine ; il ne reste plus qu’à signer de nos deux prénoms et à souhaiter à Nina de voir encore plein de papillons au fil des années…

 Nicole 🦋

Le quilting en spirale

La Cause des Femmes – Merci Barbara était l’occasion de faire en grand ce que j’avais juste expérimenté naguère en essai :
le quilting en spirale !

Lors de la préparation de BeeBook, j’avais longuement parlé de ce quilting avec Chantal qui avait finalisé son quilt de cette manière. Chantal, très perfectionniste, a dessiné sa spirale avec une rigueur toute mathématique, marquant diagonales et médianes pour s’éloigner du centre de 0,5 cm à chaque cran (1/8e de tour). Oh la la, je croyais que c’était simple !

J’aime beaucoup cette photo du quilt de Chantal, l’ombre du quilt fait écho aux ombres des carrés ! Harmonie Ébène-Ivoire est un des modèles expliqués dans mon livre.

A vrai dire, Chantal avait d’abord fait une spirale à 8 cm d’écart d’un rang sur l’autre, puis en a créé une deuxième pour ne plus avoir qu’un écart de 4 cm, pour plus d’harmonie. J’ai bien compris le principe de sa construction, cela m’a bien aidée par la suite, même si j’ai suivi un autre chemin en spirale, expliqué en fin d’article.

Ensuite Nicole, qui a tant travaillé pour BeeBook, m’avait préparé plusieurs formes de spirales en prévision d’une fiche technique dans BeeBook… en cas de place.
Laquelle veux-tu, la spirale de Galilée, de Fermat, la logarithmique, celle d’Archimède ?…

 

EUH…. En abordant la construction de la spirale, j’ai compris la beauté de cette forme, au-delà des apparences. Encore une fois les mathématiques, ça peut être merveilleux ! Que de perspectives, que d’exemples dans la nature… J’ai envisagé un instant de faire le quilting en forme de triskell, mais pour une première fois c’était trop ambitieux !

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La nature montre mille exemples de spirales. N’est-elle pas un mouvement fondamental de la vie, inscrit dans la structure de l’univers, à commencer par notre ADN ? La double hélice  est en effet une double spirale en 3D… Et depuis toujours, les hommes s’en inspirent dans l’art :

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A Newgrange en Irlande, pierre gravée de triskells 3 200 ans avant JC (Wikipedia)
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Crosse d’évêque de Guérin, 12e siècle
Chef d’oeuvre de Van Gogh, La Nuit Étoilée, 1889. Vous pouvez voir ici ma collection personnelle de Van Gogh (!!!) et ma relation avec la couleur jaune…

Le labyrinthe est souvent en forme de spirale, mais on part en général de l’extérieur pour se diriger (se concentrer ?) vers le centre.

Le labyrinthe de la cathédrale de Chartres.

Butinage : Pour Chantal, Nicole et toutes les autres qui s’intéressent aux femmes scientifiques dans l’ombre des hommes, je vais encore signaler une femme, Rosalind Franklin, sans qui James Watson, Francis Crick et Maurice Wilkins n’auraient peut-être pas réussi à découvrir la fameuse structure en double hélice de l’ADN… et n’auraient pas eu le Prix Nobel de 1962. Le travail déterminant de la scientifique a cependant été allègrement escamoté par les hommes… Pour cette histoire, on peut lire la biographie de Brenda Maddox :

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Revenons à la spirale, motif de quilting. C’est bien la spirale d’Archimède qui convient, avec un écart constant. Si on prépare bien son sandwich, ensuite on n’a pas de raison d’avoir de mauvaise surprise. D’abord, il faut choisir le centre de la spirale, son point de départ. Il n’est pas obligatoirement au centre du quilt. Pour moi, il est un peu décalé, j’ai profité du cercle appliqué au centre d’un des blocs.

J’ai choisi le centre de cette étoile comme point de départ de la spirale de quilting.

Je vous conseille de dessiner le tout début de la spirale. D’abord il faut comprendre « comment ça marche », ensuite on y va avec le sourire !

La grande décision est de savoir si vous ferez une spirale très serrée ou plus lâche. Sur plusieurs blogs américains, j’ai lu que celles qui avaient pris un écartement d’1 cm environ (ou largeur d’un grand pied de biche) « ne voyaient pas » le quilting avancer, mais le résultat est superbe.

Le post de Heather de Winding Bobbins m’a bien aidée !
Une spirale rend vraiment bien sur un quilt moderne ! Ici Autumn Wind de Jessica Skultety, sur son blog Quilty Habit.
Sparkle illustre un autre tutoriel, à voir sur ce blog Elm Street Quilts

J’ai décidé de faire plus large, j’ai choisi l’écartement de la valeur d’une bobine de fil Aurifil, c’est ce que j’avais sous la main. Cela donne environ 3,2 cm, bien pour un travail confortable.

Comment faire un quilting en spirale ?

Après une minutieuse mise en sandwich, je prépare ma machine. Je procède d’abord au grand nettoyage intérieur, au changement d’aiguille aussi. Même s’il existe de super-aiguilles, je me contente des sharp 80. Et le truc simple pour garder l’écart souhaité, c’est cette petite tige qu’on peut placer à gauche ou à droite. Ici, c’est à gauche pour la spirale, écart environ 3,2 cm puisque je prépare le début de mon dessin avec ma bobine d’Aurifil 🙂

La Pfaff a un double entraînement intégré (certaines Janome aussi je crois), pour les autres marques il faut adapter un pied.

Ce verre mesure 2 fois le diamètre de la bobine, donc c’est idéal pour commencer à dessiner la spirale qui va naître en bas du rond central du bloc. Ici je vais dessiner le demi-cercle de bas en haut vers la gauche.

Je continue de marquer des repères au feutre effaçable à l’aide de la bobine, pour bien entamer la spirale.

En route pour le premier point en bas du rond ! Pour avoir la plus grande partie du quilt vers la gauche tout au long du quilting, je mets mon centre à gauche de l’aiguille. Je fais sortir manuellement le fil de canette pour qu’il n’y ait pas de bazar dessous, je tiens les 2 fils en arrière et je commence le piquage très lentement, aiguille enfoncée programmée, en corrigeant la trajectoire tous les deux, puis trois, puis quatre points. Plus la spirale s’agrandira, plus ce sera fluide.

Quand j’arrive à la fin du premier tour de spirale, je n’ai plus de marquage, j’abaisse la tige qui se positionne sur la couture précédente. Tournicoti-tournicoton, continuons jusqu’au bout du quilt !

Il est relativement fastidieux de tourner tout le quilt sans arrêt, mais on s’y fait. Je n’ai pas trouvé ce quilting difficile, même si mon sandwich trop peu densément préparé m’a causé quelques plis derrière… mais chut, ne le dites pas !!

Une fois qu’on arrive au bord sur le milieu des côtés, on quilte les quatre angles en courbes, de la même manière, en écho des lignes précédentes.

Et voilà !

DSCN5489

Il n’y a jamais une seule bonne façon de faire, d’autres préféreront quilter une spirale en piqué libre, ou avec d’autres astuces. N’hésitez pas à expérimenter !

Pour plus de précisions sur le quilting machine, consultez les dossiers de Chantal Baquin, spécialiste de ce domaine, dans Les Nouvelles n° 140 & 141. 

spirale philo
Photo du quilt : The Quilting Company, quilt de Catherine Redford

 

BeeBook : c’est parti !

Désormais, BeeBook vit sa vie !…

Nombreuses sont les quilteuses à avoir reçu leur exemplaire samedi dernier à Vichy : près de 400 exemplaires déjà distribués ce jour-là !

Ma première séance de dédicace !

C’était la journée idéale, puisque c’était la Journée Nationale de l’Amitié organisée par la délégation de l’Allier autour de Lydie, avec l’aide des départements voisins. Ces JNA sont toujours des journées de découverte et de partage, on n’imagine pas le gros travail de préparation en amont… et le stress ! Merci à toutes ces bonnes volontés qui nous offrent ces belles rencontres… Le brodeur-poète Dimitri Vontzos faisait partie de la fête, avec cette sensibilité qui le caractérise. Nous sommes toutes admiratives de son talent ! 

Dimitri était à Toulouse en automne dernier au Salon des tendances créatives, j’avais pu longuement l’écouter sur ses inspirations, c’était passionnant !

Rendez-vous à Gap en juin 2020 pour la prochaine rencontre nationale des quilteuses et quilteurs passionnés !

logoFPN’oublions pas que l’association vit grâce à nos adhésions et je ne conçois pas l’appartenance à l’association France Patchwork sans l’abonnement à la revue, si riche et éclectique, qui est notre vitrine mais surtout notre meilleur moyen de communication, notre lien… N’hésitez jamais à proposer un article, un modèle, une idée… Faites vivre la revue vous aussi si vous le voulez !

Voici notre revue de l’été 2019, si belle !

Les Éditions France Patchwork sont nées avec BeeBook et je voulais évidemment remercier les bonnes fées qui se sont penchées sur son berceau ! J’ai donc tenu à offrir des ouvrages contenus dans BeeBook à Monique Lopez-Velasco, Nicole Dewitz et Catherine Bonte.

Présentation de BeeBok sur scène (photo Édith Bouilly)
Me voici entourée de mes fées qui ont permis la création de BeeBook : Monique au micro, puis Nicole et Catherine à droite sur la photo (de Kristine)

Monique m’a aidée à façonner BeeBook, à le créer pour en faire un bel objet. Nous avons eu maintes petites et grandes décisions à prendre, tant sur le format que le titre, les maquettes, la reliure… et tout ce qui est à l’intérieur ! Même si certains textes et modèles y sont depuis le début, le résultat n’a rien de commun avec le premier jet écrit l’été dernier. L’apport de Monique est bien plus grand encore, vous n’imaginez pas sa patience, sa rigueur (si nécessaire !!), son bon goût -car nous sommes aussi dans le domaine de l’esthétique… Nos échanges ont toujours été constructifs, un vrai bonheur. Et surtout, nous nous comprenons, nous nous apprécions… Monique a reçu un très beau quilt, dont les blocs ont été faits par toutes les stagiaires du stage d’Angers l’année dernière, elle en faisait partie ! Il s’appelle la Ruche Angevine. Assemblé par les Abeilles Kristine et Évelyne, superbement quilté à la long arm par Noëlle Joannes (déléguée FP49), il est tout frais et tout beau, un vrai quilt made in France Patchwork !

Je n’en ai pas d’autre photo que celle prise à Vichy que voici, mais vous verrez ce quilt aussi bien sûr dans le livre :

La Ruche Angevine est typique du lâcher-prise qu’on s’autorise dans la Ruche des Quilteuses : si le bloc est trop petit, on ajoute simplement des bandes et ça ira ! En effet, certains carrés avaient été coupés à 7 ou 7,5 cm au lieu de 8 cm, mais on les a tout de même intégrés sans problème. On dirait presque que ces accents sont faits exprès, en tout cas ils ne nuisent pas à l’impression d’ensemble.

Nicole Dewitz, par sa formation scientifique mais aussi sa curiosité intellectuelle, a considérablement contribué à la  cohérence du livre, tout autant que Monique. Elles sont si complémentaires ! Nicole a traqué tout autant la justesse et l’élégance des textes (ah les virgules !!!) que la vérification technique de tous les modèles… et bien plus encore. Pendant ma participation à la revue des Nouvelles pendant 4 ans, nos échanges furent limités, mais grâce à BeeBook, j’ai découvert toutes nos affinités. Je n’ai pas oublié que Nicole avait trouvé L’Indispensable très jolie (une pochette proposée en modèle), alors je la lui ai offerte avec beaucoup de plaisir :

Simplissime à réaliser, découvrez l’Indispensable dans BeeBook !

Quant à notre chère Présidente, je ne pouvais que la remercier avec un quilt qui me tenait à cœur, avec les couleurs typiquement BeeBook, une joyeuse fantaisie dans l’esprit du livre, quilté comme il se doit au coton perlé en toute improvisation :

Vous aviez vu le pavé 2019 (en haut à gauche du quilt), en photo de présentation du blog tout au long du mois de janvier dernier, c’est un emprisonnement de fils par du piqué libre sur de l’hydrosoluble… fait par Kristine bien sûr ! Autant le valoriser dans un quilt (et pas n’importe lequel), il était triste, tout seul sur mon bureau… 

Nous avions bien gardé le secret sur le contenu de BeeBook. À l’entente des premières réactions, il est perçu comme bien différent de tous les autres livres déjà édités sur le patchwork. A sa lecture, beaucoup savent que j’ai simplement répondu à deux questions : pourquoi et comment je quilte ! J’y ai transmis ce que j’ai appris du monde du patchwork, avec l’espoir que mon expérience et mes goûts personnels aideront les quilteuses plus occasionnelles à entrer dans la danse de l’amusement, de l’improvisation, de la créativité… Je l’ai voulu à l’image du patchwork que j’aime, représentant une tradition, évoluant au fil du temps, exprimant ses émotions.

Quatorze quilteuses, des amies Abeilles, ont enrichi le livre de leurs modèles. Merci également à celles qui ont offert une photo d’illustration, appuyant de manière gracieuse les premières parties du livre !

Tous les livres commandés partiront cette semaine, vous pourrez à votre tour le lire et, j’espère, avoir envie de vous lancer dans un nouveau projet !

J’attends vos réactions avec impatience bien sûr…

Un achat de BeeBook en perspective ? Vous avez, sous le titre du blog, un onglet BeeBook avec tous les renseignements, ou bien cliquez ici. Merci !