Le Bonheur est dans le Pré…

… pour toutes ces drôles de vaches appliquées et brodées par Martine, une décoration idéale pour la chambre d’un enfant !

C’est un modèle de la Savoyarde Marie-Hélène Baud, édité dans  Quilt Country n° 14. Martine a choisi ses propres couleurs, ajouté de jolies broderies et quilté chaque bloc avec une grille d’un centimètre, dans la tradition du piqué-coton. 

Martine m’a confié son plaisir de réaliser ce genre de petits tableaux enfantins en alternance avec de plus grands ouvrages, ainsi que la grande joie d’offrir un cadeau fait main !

Un quilt au charme fou

En visite chez Maïté l’Abeille, j’ai de nouveau admiré dans son salon un quilt qu’elle a fait bien avant notre rencontre ; elle habitait alors à Nantes et avait la grande chance d’avoir Renée Ferré* comme professeur.

Dès le premier regard, ce quilt enchante par ses fondus de couleurs, des tons frais et changeants. Puis vous écoutez les précisions données par Maïté : « Ceci est un Charm Quilt. Idéalement, il devrait se composer de 999 pièces, je n’ai pas réussi à atteindre le nombre magique puisque le mien en comporte 1024. » Puis elle explique que, comme tout Charm Quilt qui se respecte, aucun tissu ne se répète et donc qu’on a ici 1024 tissus différents !

Dans les années 1990, quelques quilteuses françaises  redonnèrent une nouvelle jeunesse à cet exploit jadis à la mode (fin du XIXe siècle, puis années 1920-1930 aux Etats-Unis). La règle du jeu est simple… mais pas si facile à suivre en totalité ! Le quilt doit :

– comporter un seul gabarit (carré, losange, hexagone…)                                                              

– utiliser chaque tissu une seule fois dans l’ouvrage                                                                       

– aucun tissu ne doit avoir été acheté mais récupéré, offert, échangé                                         

– le quilt aura idéalement 999 pièces…

Rarement sont réunies ces quatre conditions, mais certaines y arrivent quand même ! L’important toutefois est de s’amuser, c’est un exercice de coloriste passionnant que je vais peut-être lancer l’année prochaine chez les Abeilles. Si vous souhaitez vous aussi approfondir ce challenge, admirer d’autres Charm Quilts extraordinaires réalisés en France dans les années 90, essayez de vous procurer un des livres de Smaranda Bourgery :

Ne passez pas l’introduction, elle comporte de forts bons conseils.

Et pourquoi donc ce nom de Charm Quilt ? C’est une jolie ambiguïté des langues anglaise et française, car lorsque nous sommes charmés, enchantés, ce peut être justifié par quelque chose (ou quelqu’un !) de joli, ravissant, charmant, ou bien plus mystérieusement le résultat d’un sortilège, de la magie, d’un charme, d’un enchantement… Et quoi de plus enchanteur qu’un quilt au charme évident… et aux charmes cachés ?

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*Nous sommes nombreuses à admirer ses modèles présentés dans Quiltmania, elle fait partie de la brillante équipe depuis le tout début !

Dés encore : Surfons sur la Vague !

La famille d’Isabelle est pleine de passions, entre autres pour le Pays basque et le surf qu’on peut si bien pratiquer sur la Côte. Preuve qu’on peut laisser transparaître tant de choses dans le choix de ses tissus ou du matelassage, voyez comment Isa a tiré profit de ma suggestion de faire un quilt de dés :

« Les Couleurs de la Vie »  d’Isabelle (170 x 130 cm). Les dés ont été coupés à partir de bandes de tissus de 2 inch 1/2. C’est un magnifique assortiment de batiks avec de beaux contrastes, ce qui rend le quilt bien « scrappy » et intéressant !

Matelassage machine avec un point évoquant les vagues de l’Océan

Magnifique et si évocateur de vacances au bord de la mer ! Et si je vous dis que c’est son premier quilt terminé, me croirez-vous ?… Elle a commencé le patchwork il y a moins d’un an avec les Abeilles et s’est vite lancée dans plusieurs ouvrages avec la boulimie d’une passionnée. La vie professionnelle la réclamant, nous la suivrons grâce au blog qu’elle est sur le point d’ouvrir.

Bon vent Isabelle, que ton surf te mène encore parfois du côté de la Ruche des Abeilles ! 

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Articles précédents sur le thème des quilts en dés : Des dés, des dés, puis Des dés  – Suite.

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Première à avoir commencé… dernière à le terminer, un jour prochain je vous présenterai mon quilt de dés enfin fini !

Katell, quilteuse forever

Bouquet d’antan

Quiltmania est un magazine que je ne me lasse pas de feuilleter. Depuis le premier numéro, je les achète, les lis, rêve sur tout ce que je pourrais faire comme quilts si j’avais 10 vies (je me contenterais bien de 9 comme les chats !). Quand je m’y replonge, je me rends compte de l’extrême richesse de cette revue française. Cocorico ! Les Abeilles autour de moi sont tout aussi fans…

Madeleine a choisi ce très beau tableau inspiré d’un modèle du XIXe siècle dans un ancien numéro. La bordure qui reprend les fleurs du bouquet ne vient pas de Quiltmania, mais de photos vues sur internet, à la fois des USA et de France. Qui s’est inspiré de qui ? Eternelle question, nous n’avons pas fait d’enquête, notre Abeille a juste mis tout son coeur pour réussir cet appliqué très soigné aux couleurs éclatantes !

Bouquet d’Antan, réalisé par Madeleine, d’après un modèle Quiltmania (n° 17)          Quelle harmonie reposante !

OK CORRAL

CORRAL : nom hispano-américain désignant un enclos pour chevaux ou bovins.

Madeleine et moi avons un jour décidé de nous lancer dans un quilt-tableau avec des chevaux, nous avions craqué pour le quilt de Joan Colvin « Dusty Circles in the Corral »*. Tout de suite ce titre m’évoqua l’expression « OK Corral », ancien souvenir d’un western de mon enfance, Règlement de comptes à OK Corral (1957) avec Kirk Douglas et Burt Lancaster. La même histoire est brillamment reconstituée dans Wyatt Earp (1994) avec Kevin Costner, Denis Quaid et aussi Mark Harmon tout jeune, le futur séduisant « patron » de l’équipe de NCIS !

OK CORRAL évoque une célébrissime fusillade ayant eu lieu à Tombstone (sud de l’Arizona) en 1881, qui symbolise pour les Américains la lutte contre les brigands « sans foi ni loi » sévissant alors dans ces petites villes de la Frontière Ouest. OK CORRAL était simplement un établissement en bois au milieu de la ville, un lieu pour mettre en pension les chevaux ou en louer, comprenant une petite cour intérieure faisant office d’écurie. C’est dans cette cour -ou bien au carrefour d’à côté, les versions diffèrent- que les huit « bons et méchants » échangèrent 17 coups de feu en à peine 30 secondes. Trois morts, trois blessés et l’entrée pour tous dans la grande légende du Far West !

Autre souvenir cinématographique, le corral dans lequel Robert Redford tente d’approcher le cheval blessé dans L’homme qui murmurait à l’oreille des chevaux (1998)… Corral, ce mot a décidément le don de m’évoquer de bien beaux acteurs.

On est donc bien loin du quilt que Madeleine et moi voulions faire ! Revenons à nos chevaux. Nous avons préparé nos ouvrages ensemble, choisi les tissus d’un commun accord, préparé les gabarits… Nous sommes restées assez fidèles au modèle qui nous plaisait tant, avec quelques modifications toutefois. Par exemple, les chevaux ont trois gabarits : les plus grands sont vers le bas en premier plan, les moyens au milieu et les plus petits en haut, afin de donner une légère perspective. Et pour personnaliser nos ouvrages, nous avons chacune fait une bordure différente, Madeleine tout-à-fait dans l’esprit « Corral » :

Le Haras (2008), offert par Madeleine à son petit-fils

Tout comme le modèle, les chevaux sont appliqués, les queues sont des fils de coton DMC tressés et cousus partiellement.

Pour le mien, j’avais l’idée de faire une bordure visuellement forte, pour évoquer cet animal domestiqué depuis des millénaires mais toujours sauvage de nature. J’avais en tête des images de « Navajo rugs », les couvertures ou tapis tissés dans ce sud-ouest américain.

Onze chevaux pour célébrer les onze ans de mon fils !

Cet ouvrage reste un très beau souvenir de partage de notre passion !

Une question que je me pose toujours quelques mois après la réalisation d’un quilt : que changerais-je si je le refaisais maintenant ? Eh bien, je complèterais le quilting trop discret (il y a quelques herbes, quelques marques de poussière qui volète…) et cela mériterait plus de  mouvements et de tourbillons de poussière. Je le ferai peut-être un jour… Autre modification éventuelle : je crois que je ferais une bordure dans le même esprit mais plus sophistiquée, pour approcher encore plus l’aspect des tissages des couvertures indiennes du peuple Navajo.

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Dans la chaleur et la poussière d’un corral tournent sans fin les chevaux…

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* Livre « Quilts from Nature » de Joan Colvin, rempli de quilts magnifiques, édité par Martingale & Co (That Patchwork Place, 1993).

Des dés, des dés…

J’aime la simplicité apparente des quilts faits avec un seul gabarit. Simplicité bien sûr dans la répétition, mais subtilité souvent dans l’agencement des tissus de couleurs et valeurs différentes. On reste souvent sans voix devant un simplissime assemblage de carrés ou un Jardin de Grand-Mère…

Le mois dernier, quelques Abeilles ont voulu apprendre les astuces pour coudre des dés, non pas de manière traditionnelle à la main comme Supergoof* Superquilteuse mais « à la Katell », avec un ensemble de petits trucs pour coudre si possible vite et bien à la machine.

Eh bien, voici le premier résultat ! Madeleine a déjà terminé ce mini-quilt avec des chutes de tissus « repros », c’est-à-dire des reproductions de tissus anciens du XIXe siècle. Qu’en pensez-vous ? 

Moi, j’adore ! Et le mien?… En cours de quilting à la main, vous le verrez donc un peu plus tard !

*Blog de Supergoof : www.supergoof.web-log.nl/

Mais d’où vient cette bannière ?

Ce quilt n’avait fait qu’un passage éclair dans notre Ruche, il est vite parti du côté de Montmartre où il veille sur le sommeil de ma soeur.

Je me suis inspirée d’un modèle de Carole Maxwell édité dans la revue FP n° 97, mais j’ai choisi les harmonies familiales : des bleus, des verts, réchauffés par des teintes rappelant le bois… Longtemps je l’ai appelé « La Forêt d’Emeraude » puis, pour rendre hommage à nos origines celtes, j’ai préféré :

Oui, je sais, ma photo n’est pas terrible, ma broderie encore moins… Mais jour après jour je me perfectionne ! Brocéliande donc est librement composé de carrés, de quarts de cercles, de triangles (des carrés bicolores) avec une dynamique diagonale. Si j’avais plus travaillé ma maquette, j’aurais aimé mieux évoquer une trouée de lumière dans la forêt mais je me suis contentée d’un ouvrage décoratif avec des tissus qui me plaisaient, tout simplement.

La photo fut prise avec un des premiers compacts affichant fièrement 3 millions de pixels, elle n’est donc pas très belle. Approchons-nous quand même un peu :