Tellement British, mais aussi tellement universel, David Hockney s’est éteint jeudi dernier à l’âge de 88 ans.

Hockney (9/07/1937-11/06/2026) a dominé le POP ART des années 60 et a poursuivi sa vie d’artiste avec subtilité, prônant la liberté et l’hédonisme tout en travaillant sans relâche. Son style symbolise la joie des couleurs, de la nature, de la vie heureuse.

Il a accédé à la notoriété avec ses vues de la vie rêvée californienne des années 60, les maisons éblouissantes de lumière et de modernisme, la piscine turquoise, les reflets dans l’eau, le luxe de la simplicité :




À juste titre, cela peut vous rappeler des tableaux textiles de Ian Berry !
Ian est en deuil depuis l’annonce de ce décès, David Hockney a beaucoup compté pour lui. Ils se sont rencontrés à maintes reprises, en Californie comme en Angleterre. Et je suis sûre que David avait beaucoup d’amitié pour Ian, et d’admiration pour son talent.

Sur Facebook et Instagram, Ian raconte son immense peine, il a perdu un mentor et un vrai ami. Ian émaille son hommage de quelques anecdotes comme leur rencontre le lendemain du jour où Hockney est devenu le peintre qui vendit l’oeuvre la plus chère au monde en tant qu’artiste vivant, en novembre 2018. Le peintre n’en faisait pas une grande affaire, sa rencontre avec Ian, le jeune et talentueux artiste, devait l’intéresser bien plus !

Toujours friand de modernité, Hockney a aimé travailler avec les moyens technologiques à sa disposition comme le Polaroid (d’où les cadres blancs autour de nombreuses oeuvres des années 60), puis la vidéo et l’Ipad, et récemment l’utilisation du cinéma 4D (3D + des effets multisensoriels) pour des expos immersives. Mais il s’est toujours inspiré également des Grands Maîtres de la peinture comme Vermeer et tant d’autres, de toutes époques. Il étudia et démontra notamment l’utilisation probable de miroirs et de la camera obscura dans des oeuvres, dès la Renaissance (lire ici un des articles à ce sujet). C’est pour cela que bien des personnages trinquent sur de nombreux tableaux anciens en semblant gauchers ! Son essai, paru en 2001, est très technique mais passionnent les spécialistes (Savoirs secrets, les techniques perdues des Maîtres anciens, éditions du Seuil).
Voilà, j’ai voulu avoir une vie excitante et je crois que j’y ai réussi : à chaque instant, je me passionne pour quelque chose. On apprend beaucoup en peignant le monde, on découvre son ordre. Voir des rayons de lumière sur l’eau, une multiplicité de détails ou de couleurs dans un paysage, c’est cela même qui stimule ma créativité. Certains trouvent que mes couleurs sont exagérées, mais je ne me sens pas concerné par les critiques car je sais que, grâce à mes idées, je maintiens l’esprit moderne en vie.
Après tout, la couleur, l’espace, la vie, c’est tout ce que nous avons de tangible ; alors pourquoi ne pas les célébrer ?
David Hockney (Vanity Fair)

Je préfère vivre en couleur.
David Hockney
On ne compte plus toutes ses expositions, mais la Fondation Louis-Vuitton lui consacra sa plus complète et magistrale en 2025. Il le méritait bien ! Que ce grand artiste repose en paix.
Ce n’est qu’un petit article pour un géant de l’art contemporain,
un de ceux qui célèbrent la joie de vivre.
Je tenais à rendre hommage à David Hockney
pour célébrer ses multiples talents
et par amitié pour Ian Berry.
Katell
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