Où est Paula ?

Ces jours-ci, nous n’avons qu’un sujet en tête : les incendies dramatiques. J’ai hésité à publier cet article écrit il y a quelques jours, tout étant secondaire en regard des drames qui se jouent en ce moment. Mais le voici tout de même, histoire de se distraire un peu.

C’est en lisant une page Instagram que je me suis intéressée à ce livre qui vient de sortir, un roman que j’aurais eu peu de chance de lire si la jeune autrice n’était… la cousine de Tracy Chevalier herself !

Je ne pouvais pas passer outre une telle recommandation ! Et j’ai eu bien raison de lire Où est Paula ? de Deborah Porret, voici pourquoi !

C’est l’histoire d’une femme de ménage, mais pas grand chose à voir avec la série de Freida McFadden (pseudo de Sara Cohen, médecin en exercice), succès mondial dont je n’ai lu que le premier tome. Où est Paula ?, c’est la question que se posent tous les employeurs de Paula Ribeiro, la quarantaine, femme de ménage d’origine portugaise, qui travaille dans quatre foyers en Suisse francophone, à Bâle. Paula a soudainement disparu et manque à tout le monde ! Que lui est-il arrivé ?

Cette question conduit les quatre employeurs à se rencontrer, à se jauger, à se juger, à s’aider et peut-être s’aimer aussi… Amandine, Zoé, Julia et Valentin s’inquiètent, enquêtent, et nous apprenons très progressivement à mieux les connaître, à être parfois dupé par les apparences, à mesurer la place de Paula dans leurs vies. On n’évalue que rarement l’intimité partagée avec une aide à domicile. Une femme de ménage n’a « normalement » que peu d’importance, n’est-ce pas ?… Ce roman met justement en lumière une femme de l’ombre, une femme au grand cœur.

Pourquoi lire ce livre ? Il est bien écrit, très rythmé, amusant et feel good, mais également émouvant, bien incarné. Finalement, la réponse à Où est Paula ? importe presque moins que les quatre à qui on s’attache vraiment. La vie de chacun est remarquablement croquée, avec des thèmes parfaitement contemporains.

Deborah Porret vit en Suisse, et j’aime bien guetter les fines différences culturelles qui apparaissent entre nos deux pays. Elle travaille à 80% afin de laisser place à sa joie d’écrire. Ce roman a été écrit en français avec un style vif et fin que j’aime beaucoup, alors que Deborah a suivi un cursus éducatif en allemand. Elle n’a commencé à écrire en français qu’à 16 ans !

Une vraie belle découverte, un bouquin à consommer sans modération !
Et merci à Tracy d’avoir fait l’éloge du roman de sa cousine !!
Katell

Aujourd’hui, c’est la Sainte-Anne, la Mam Gozh ar Vretoned, la grand-mère de tous les Bretons… Bonne fête à toutes les Anne !


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14 commentaires sur « Où est Paula ? »

  1. Une lecture à inscrire dans ma liste…
    Je n’arrête pas de penser à mes amies girondines qui vivent un enfer en ce moment. Si elles ne sont pas touchées directement par les incendies, elles en connaissent forcément les conséquences. J’en ai pour preuve qu’hier, chez nous, nous avions un ciel couvert et l’après-midi nous avons senti les odeurs de brûlé! Alors là-bas???

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    1. Oui, de nombreuses connaissances ont dû quitter leur logement. Je n’imagine pas leur angoisse, ou plutôt si, ça m’empêche de dormir. Et à Toulouse hier, ça sentait la fumée… Nous avons bénéficié d’une petite pluie et c’est mieux aujourd’hui.

      Ce roman te plaira, j’en suis sûre !

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  2. Je vais moi aussi l’inscrire dans ma liste des livres à me procurer et surtout à lire.
    Tes propositions m’ont toujours séduit et oui, nous avons des goûts très proches en matière de lecture Katell.
    Bon dimanche malgré ces nouvelles difficiles concernant les feux en ce moment.

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  3. Après avoir lu un extrait disponible en ligne, j’étais déjà « accro » et si bien que j’ai immédiatement commandé la suite. Comme toi, j’ai hâte de me régaler des petites différences interculturelles, même si je suis surprise par l’emploi du mot « serpillière » au lieu de « panosse », plus typique si l’on en croit l’irrésistible Leçon de géographie de l’humoriste Marie-Thérèse Porchet (Source : YouTube https://share.google/X41BaS99R53hXsvol).
    Merci pour ce conseil de lecture !

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  4. Zut encore un livre qui, telle que je me connais, sera dévoré en 2 ou 3 heures.
    Katell pourrais tu retrouver une saga de plusieurs livres d’au moins 400 ou 500 pages chacun avec un travail créatif à la suite.
    Ceci mis à part tous ces feux me désespèrent et me mettent en colère contre tous le malfaisants ( doux euphémisme) qui les provoquent , soit volontairement soit par négligence en balançant leurs mégots par les vitres pour éviter de polluer et d’enpuantir leur voiture….!!
    Avez vous lu « l’eau des fleurs  » ( j’ai oublié le nom de l’autrice et j’ai offert le livre)

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    1. Ah j’aimerais tant avoir une autre bonne idée, comme la Saga des Sept Soeurs ! Plusieurs personnes m’en ont suggéré, mais je recherche LA bonne idée qui me fera vraiment vibrer, et susceptible de vous plaire aussi, mes amies quilteuses ! Laissons faire le temps.
      Je suppose qu’il va y avoir un élan pour les sinistrés de Gironde et d’ailleurs, peut-être organisé par France Patchwork. A voir. J’avais aimé les quilts d’arbres faits pour l’Australie, mais au-delà de la conception, des bonnes ondes envoyées, il faudrait peut-être trouver un moyen de récolter de l’argent, le nerf de la guerre et de la reconstruction.

      Des quilts distribués en Australie

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      1. excellente idée , comment trouver de l’argent ?
        Vendre certains de nos patch (pas les moches) lors d’un salon avec espace démos
        pour motiver en précisant que le fruit de la vente sera intégralement versé pour les sinistrès , ou faire des patchs thème  » tout flambe…. à vendre et en + une tombola pour un oeuvre d’envergure…..
        je ne suis pas certaine d’avoir d’excellentes idées efficaces et originales.

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  5. Mais peut-être as-tu tes « entrées » pour suggérer au Carrefour européen du patchwork d’organiser une vente d’ici septembre ?

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    1. C’est une lourde machine à mettre en place, il faudrait une salle dédiée… C’est sans doute trop proche pour agir. Il faudrait leur donner une proposition clés en main. Il faut y réfléchir.

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  6. Il y a quelques années, des patchs étaient en vente, regroupés dans une petite salle, pour des prix assez modiques. Il ne s’agissait pas d’artistes à la renommée internationale, mais plutôt de professeures françaises un peu connues au plan national.

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