Avec Isaure, nous surfons sur la tradition bretonne modernisée ; elle est en osmose avec l’intérêt des jeunes générations pour l’esthétique bretonne remise au goût du jour, et pour ar brezhoneg, la langue bretonne.
Isaure, je me permets de le rappeler, c’est le 2e tome d’une nouvelle saga littéraire que nous propose la romancière bretonne Joëlle Loeuille. Ce tome 2 paraîtra dans moins de trois mois : cela va vite arriver !
Les réseaux sociaux favorisent à la fois la mondialisation des échanges – j’aime tellement pouvoir échanger avec mes amies quilteuses d’Australie, des États-Unis ou du Japon, sans formalité – mais aussi les communautés bien plus petites, comme les pages FB pour quasiment chaque village, pour des infos locales et des entraides entre voisins. Nous avons aussi pleinement apprécié l’esprit de communauté avec les quilts-météo ou la Saga de Lucinda, et il y a de nombreux groupes Facebook pour le monde du patch rien qu’en France !
Ainsi suis-je, grâce à Joëlle, entrée de plain-pied dans la culture bretonne contemporaine depuis le printemps dernier. Quel joie de découvrir sur Instagram des jeunes qui mettent les traditions esthétiques bretonnes au goût du jour et même la langue bretonne ! Ainsi, j’admire les oeuvres et l’esprit d’entreprise de Gallaizig, Maïwenn Nicolas, Atelier Pérégrine, Anh Gloux, Atelier Boem, Nolwenn Faligot et bien d’autres :






Maïwenn Nicolas, connue sous le nom de Amour Breton, écrivait le 28 octobre dernier au sujet de la langue bretonne :
Ce qui fera vraiment vivre la langue, c’est de la parler, de l’écrire, de l’entendre, de la faire exister dans nos entreprises, nos écoles, nos créations, nos conversations.
Pour moi, la langue bretonne n’est pas un musée. C’est une manière de dire le monde, avec tendresse, humour et mémoire.
Parler breton fut la norme chez mes ancêtres maternels, puis ringard, et voilà que cela devient tendance. Si vous avez de la motivation pour entrer dans la culture bretonne et même apprendre le breton, suivez aussi Maïlys sur Instagram !
Beaucoup de volonté, de talent, de travail et de pragmatisme chez ces jeunes et belles artistes. On se bouge à l’Ouest ! Cent ans après le mouvement Seiz Breur que je vous présenterai ultérieurement, allez voir ce que font ces artistes et entreprises sur Instagram !
Certains Bretons rêvent avec humour :

Joëlle, qui sait sentir les tendances, a décidé que son héroïne, une trentenaire, serait sensible à ce mouvement de recherche identitaire via la langue vernaculaire de son département de cœur, le Finistère. Isaure, jeune artiste en pleine ascension, décide donc de donner à son exposition, ainsi qu’à chacun de ses quilts, un nom breton.
Exposition d’Isaure : Ma Bro – Mon Pays
Dans l’ordre d’apparition dans le roman :
Kouskit en Peoc’h – Reposez en paix – Chapitre 5
Tal ar Mor – Front de mer – Chapitre 9
Fest Dez, Fest Noz – Fête de jour, Fête de nuit – Chapitre 17
Loenig klañv – Pauvres petits animaux malades – Chapitre 22
Banad Sardin – Banc de sardines – Chapitre 26
Ma dousig – Ma douce – Chapitre 31
Bokidi – Bouquet de fleurs – Chapitre 40
Kalon – Cœur – Chapitre 44
Gwiaderezed – Ceux qui tissent – Chapitre 46
Breizh ma bro – La Bretagne, mon pays – Chapitre 50
Kan ha Diskan – Chant et contre-chant – Chapitre 52
Amzer – Le temps – Chapitre 54
Quilt-bonus : An Tri Mignonesez, Les Trois Copines, qui résume le tome 1 !
Nous toutes avons tellement aimé créer les quilts d’Isaure ! Nous espérons que vous apprécierez cette ambiance bretonne, l’audace de certaines techniques… Rendez-vous à Pontivy et à Nantes pour l’exposition d’Isaure, concocté par Les Petites Mains d’Isaure, huit quilteuses françaises.
D’autres expositions se mettent en place,
nous vous les mentionnerons ultérieurement.
Nous préparons tout cela avec un grand enthousiasme !
Katell





Merci pour ces adresses instagram…j en connais quelque unes
je pense aller à Pontivy mais sûrement à Nantes ( incontournable).
bonne journée
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Je serai enchantée de faire le tour de l’exposition avec toi !
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Merci merci Katell pour cet article bretonnant qui élargit mon champ de connaissances 🧡🖤💛 Je ne connais pas encore toutes ces artistes mais je vais y remédier. J’adore !
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Oh oui j’admire ces femmes qui allaient tradition et modernité !
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La pauvreté fut la richesse de la Bretagne qui a su par ses hommes et ses femmes transmettre dans le monde entier la culture bretonne . Et il est formidable de voir et d’entendre que cette culture continue de se développer par les réseaux sociaux, se moderniser,s’inclure encore plus dans le monde d’aujourd’hui par tous ses créateurs et ses artistes de toutes natures. Il y a tellement de choses à découvrir et notre région est une vraie mosaïque et pépinière . Hâte de découvrir à Nantes l’exposition Isaure ce qui sera un paradoxe pour certains mais tellement une belle aventure.
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Je confirme que c’est une belle aventure, et nous sommes impatientes de recueillir vos réactions !
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Coucou Katell , merci pour ces commentaires sur la culture bretonne . Ma petite fille Léonie fait du breton depuis ses deux ans et demi , du coup ma fille le parle aussi , j’ en suis très heureuse . Ma maman , elle , on lui avait interdit de parler breton à l’ école , elle ne le parlait qu’a la maison avec ses parents et ses sœurs mais ne nous la jamais appris , mais nous a appris à broder . Bonne journée bises
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Ah tu es la preuve vivante du déclin et du renouveau de la langue ! Moi, loin de la Bretagne, j’ai tenu à ce que mes enfants aient un prénom breton et moi, mon prénom choisi est breton aussi 😊. Mon grand-père avait du mal avec le français, ma grand-mère était parfaitement bilingue. Quant à ma mère, elle le comprenait, sans le parler, sauf quelques phrases… et la messe en breton !!
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