L’année 2026 est pour moi sous le signe d’Isaure et de son animal totem, l’hermine, blanche l’hiver, châtaigne l’été. Vous en saurez plus en lisant le nouveau roman de Joëlle Loeuille Isaure, les Fils qui nous relient !

L’hermine a un caractère vif et curieux. Même si certains souhaitent le considérer comme un animal de compagnie, ce n’est pas du tout recommandé, car c’est un chasseur solitaire. C’est un petit mammifère qui ressemble beaucoup à la belette.
🎵 J’entends le loup, le renard et la belette, j’entends le loup et le renard chanter 🎵
(Chant traditionnel popularisé dans les années 1970 par le groupe breton Tri Yann, puis repris sous le titre de La Jument de Michao par Nolwenn Leroy)

Ce qui différencie facilement les deux animaux, c’est le bout noir de la queue de l’hermine, en hiver comme en été. Ce sont des mammifères communs, naguère très abondants. Où vivent les hermines ? Leur territoire de prédilection est l’hémisphère Nord, dans des pays froids et tempérés.
Nous allons beaucoup entendre parler, dès la semaine prochaine, des hermines Milo et Tina, mascottes officielles des Jeux Olympiques et paralympiques de Milan-Cortina, choisies pour alerter sur leur extinction en marche. Leurs proies se font plus rares, et surtout leur camouflage hivernal naturel, la robe blanche, devient un costume voyant dans les paysages qui manquent désormais de neige.

Comme sa fourrure est très douce, on tuait de nombreuses hermines pour des parures de souverains et dignitaires. Une fourrure blanche avec la petite queue noire était du dernier chic.

Pourquoi donc cette affinité marquée pour l’hermine en Bretagne ?
Plusieurs légendes y sont rattachées, je préfère la plus mignonne : L’on raconte que lors d’une partie de chasse, la duchesse Anne aperçut une hermine pourchassée par les chiens. L’animal ne put avancer face à un obstacle formé par une mare boueuse. Au lieu de traverser et risquer de se salir, l’animal préféra affronter la mort. Devant un tel courage, la duchesse décida de secourir l’animal et en fit son emblème. Lorsque la duchesse Anne devint reine de France en 1499, elle conserva son blason et l’afficha fièrement dans tous les endroits où elle séjourna, principalement au château d’Amboise et au château de Blois. De notre époque, l’hermine se retrouve sur de nombreux monuments historiques et modernes en Bretagne. (source Wonderful Breizh)
Même version avec le roi semi-légendaire du IVe siècle, Conan Mériadec. En conséquence de cette histoire, la devise des Bretons est : Plutôt la mort que la souillure, exaltant l’honneur, le courage et la fierté de l’identité bretonne.
En héraldique (l’art et la science des blasons et des armoiries), les mouchetures d’hermine (leur bout de queue noire) sont un symbole déjà communément utilisé dans les temps médiévaux. Elles peuvent se montrer sous de nombreuses apparences :



Tout le monde connaît ce drapeau breton nommé le Gwenn ha Du, le Blanc et Noir, qu’on rencontre même dans les lieux les plus retirés, car les Bretons sont de grands voyageurs ! Ce pavillon moderne est né en 1925, sous le crayon de l’architecte Morvan Marchal, remplaçant une multitude de drapeaux précédents. Longtemps contesté, « plagiat du drapeau des USA », « création d’un Rennais », « utilisé par des groupes politiques peu fréquentables », il fait de nos jours quasiment consensus.
Mais jusqu’où va se nicher la fierté bretonne ? Un groupe Facebook nous recommande, lorsque nous voyageons, de mettre dans notre sac à dos un drapeau breton pour le photographier partout ! Cela donne quelques savoureux clichés sur ce Breizh Flag Trip Tour, ici au camp de base de l’Annapurna au Népal, en Nouvelle-Calédonie, au bord du lac Titicaca (Bolivie), à Ulururu en plein désert australien, à Mamalapuram en Inde, à Pise en Italie…






Mais revenons à notre hermine. Je suis en train de terminer un quilt où des « bulles » racontent un petit bout de la nature ou de la culture bretonne. Je suis, comme bien souvent, aidée par mes amies de La Ruche.
C’est Éliane qui a brodé cette si belle hermine :
J’ai complété par celle-ci, plus graphique :
Quant à Laurence, une Petite Main d’Isaure, elle a fait danser les hermines lors d’un fest-noz endiablé… Vous pourrez découvrir cette exposition bretonne prochainement, à Pontivy (Fils Croisés, du 12 au 15 mars) puis à Nantes (Pour l’Amour du Fil, du 15 au 18 avril). Bien sûr, au cours de ces expositions, la romancière Joëlle Loeuille sera présente pour présenter et dédicacer son roman Isaure !
Kenavo (au revoir en breton),
Katell (Catherine en breton)





