En plein hiver, je me prends à rêver de fleurs de toutes les couleurs… Mon rêve est devenu réalité entre les doigts de Kristine qui vient de finir le quilting de son petit dernier :
Pushpanjali, tel est son nom, ce qui signifie Offrande de Fleurs… Ce mot indien convient bien à ces couleurs vives qui dansent si bien ensemble, mais aussi parce que l’inspiratrice de ces blocs est Sujata Shah, auteur de ce livre :
Le blog principal de Sujata est The Root Connection.Le bloc aux coutures légèrement arrondies est utilisé ici pour faire des moulins ; Sujata l’a décliné de maintes autres manières dans son livre que je vous recommande !
Qui se soucie de l’exactitude de chaque bloc ? Pas moi en tout cas ! Les pétales légèrement arrondis n’ont pas la même taille, les différences existent sans être dérangeantes. En revanche, le quilting minutieux, dense pour le fond, confère au quilt beaucoup de classe. Telle est la tendance du patchwork libéré !
Voici des détails du quilting machine de Kristine :
Et de dos :
On y voit bien le changement de couleur de fil en fonction de la zone matelassée.
Le voici, ce quilt qui sera une nappe de jardin aux beaux jours à venir :
« A cheval sur l’étiquette » (intraduisible !), Kristine l’a brodée :
Tout y est, même le crayon du souvenir…
Bientôt je vous présenterai un autre quilt : même inspiratrice, même Abeille travailleuse…
Sur plusieurs blogs fleurissent des chiffres, décimales du nombre Pi… Merci d’avoir si bien répondu à l’appel de Sally Sellers par notre intermédiaire (Fabienne et la Ruche) ! Le 14 mars 15 sera donc fêté par les mathématiciens… et nous quilteuses ! Certains petits futés nous donnent même une heure précise :
Ce jour-là, à 9 heures 26 minutes et 53 secondes, on aura 9 décimales !En raison des fuseaux horaires, nous vivrons ce moment unique avant les Etas-Unis, mais après l’Asie…
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Au fil des blogs, nous apprécions l’inventivité des participantes. Le Fil à Malice a récemment montré de magnifiques réalisations et a salué ce matin-même le relais de plusieurs grands blogs français (Marie-Claire Idées, l’atelier d’Emma) que nous remercions chaleureusement !
Voici quelques autres décimales qui seront autant de petits carrés qui flotteront fièrement à Vancouver le 14 mars prochain :
Les Conteuses ont fait ceux-ci : le 2 par Syl, le 4 par Françoise et le 8 par Dominique. Variété des couleurs, des formes et techniques, c’est exactement ce que les Américaines espèrent recevoir !Chantal, proche amie de la Ruche, m’a transmis cette photo juste avant de l’expédier : j’ado-o-ore !Mon amie espagnole Ana Maria Perna en a fait des formidables en scraps, le résultat échevelé est réjouissant ! Allez en voir d’autres photos pour mieux comprendre comment elle les a faits…
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Je suis très heureuse de pouvoir annoncer qu’hier, j’ai expédié mon précieux paquet, fruit du travail de la Ruchemais aussi de trois classes de CM2 dans ma petite ville de Pibrac. Avec l’aide indispensable de Maïté et Brigitte, Abeilles de la Ruche, nous avons réussi, en trois lundis, à faire coudre près d’une centaine de carrés !
C’était lundi une ambiance de grande Finale, avec tous ces carrés terminés, prêts à partir aux Etats-Unis !
Lundi dernier, la veille de l’offensive neigeuse, les enfants ont finalisé leur carré avec les derniers coups de ciseaux et l’écriture au dos de leur prénom, leur âge, leur ville… Certains ont pensé dessiner un crayon, d’autres des fleurs… Mille et une petites attentions touchantes pour montrer leur fierté de participer à un challenge international ! Vous avez le récit détaillé de cette intervention sur le blog de la Mini-ruche en janvier et février 2015.
Les enfants et les Abeilles de la Ruche participent donc à hauteur de 124 décimales !
Voici un joyeux patchwork des chiffres envoyés !Et voici la pile de décimales emballée dans du film plastique… puis du papier bulle et du papier kraft, pour un voyage en toute sécurité.
Le paquet devrait arriver le 9 février, à temps pour être pris en compte (la date limite est le 14 février, un mois avant l’accrochage). Nous souhaitons beaucoup de courage aux petites mains bénévoles de Vancouver pour assembler cette banderole qui, tout comme le nombre Pi, semblera sûrement interminable !
Une chère amie quilteuse du département voisin du Tarn nous a demandé de l’aider à réunir des doudous pour les enfants soignés à l’Hôpital des enfants de Bordeaux, là où sa petite-fille Servane doit se rendre bien trop souvent. Quoi de plus poignant que des enfants souffrants ? Quand on se rend dans ces lieux, on est reconnaissant envers le personnel dévoué, on compatit avec les familles mais aussi (et surtout) on admire le courage de ces enfants…
Doudou de forme très simple, avec un carré de base de 16 cm, des oreilles, 2 bras-pattes et une queue. Le recto est en joli tissu, le verso en tissu doux lavable lui aussi : polaire, piqué de coton, éponge… Nous avons toutes pensé aux enfants en les préparant.
Pour simplifier les choses, notre chère Tarnaise a créé ce modèle, proche de plusieurs doudous vus sur internet, mais réduit à l’essentiel :
Encore une fois, mes amies du club de patchwork de Colomiers ont montré leur générosité. En trois semaines, le carton à doudous s’est rempli puis a débordé !
Le club de la Courtepointe avait déjà bien travaillé et il manquait 25 doudous pour arriver aux 100 escomptés : en voici 57 !
Le modèle ci-dessus est offert. Cet article est purement informatif, nous ne vous demandons pas de nous envoyer de doudous finis. En revanche, si vous le souhaitez, vous pouvez organiser à votre tour une opération doudous pour les enfants soignés dans l’hôpital le plus proche de votre domicile ou club.
Il fait mauvais un peu partout, alors un peu de poésie picturale nous aide à passer ces sombres journées :
Retrouvez l’univers enchanteur (même par mauvais temps !) de Valériane Leblond sur son site !
Et puis fin janvier à Tokyo, c’est la grande fête des quilts. Cette année, il y avait un thème très porteur, la Petite Maison dans la Prairie ! Je suis impatiente d’en voir des photos. En attendant, voici un retour sur les Maisons Minka du Japon :
Sur un patchwork préparé à la maison, en tissus batik majoritairement vert d’eau et gris-bleu (achetés chez Josie Patch et au Petit Comptoir), nous avons peint des fleurs, des branchages, uniquement avec du jaune et du blanc (peintures spécial tissu). Certaines avaient apporté de la documentation pour se donner du courage ! Nous avions à notre disposition des pinceaux, des bouchons de liège, des coton-tige, des bouts d’éponge… C’était une première pour presque tout le monde.
Pour fixer la peinture, il faut laisser sécher puis repasser au fer très chaud (sans vapeur). Nous avons activé le séchage au sèche-cheveux :
Christophe en pleine action séchage !
… puis bien repassé, tout en protégeant avec une feuille de papier absorbant :
Janine au repassage
Puis, chacun à son rythme, à la maison ou au club, nous brodons les dessins pour rehausser le tableau :
Florentine commence à broder son ouvrage monté sur molleton fin (nuage).
C’est le moment d’admirer un des premiers miniquilts finis, pris en photo la semaine dernière :
Admirez la libellule qui s’échappe du tableau :
et l’étiquette brodée :
Maïté a fini ce tableau un jour qui restera comme un souvenir immensément triste, et donc un crayon rouge s’imposait…
Bientôt d’autres tableaux finis ! Tout le club remercie chaleureusement Kristine pour son sens de l’organisation, sa patience et le partage de son savoir !
Je suis vraiment pleine de reconnaissance envers ma nouvelle amie « de l’autre côté de l’Océan ». Sujata est une femme exquise, extrêmement sensible et d’une admirable ténacité tout en douceur.
Ce que vous n’avez pas vu de ce quilt, c’est le matelassage à la main :
Un coton perlé fin et coloré anime tout le miniquilt. Sujata ne l’a fait qu’une fois le tirage au sort effectué : ainsi, elle m’a dit avoir pensé à moi, l’heureuse destinataire, à chaque point, et donc aussi un peu à la France…
Ni le tissu de dos :
Un magnifique tissu indien avec des éléphants a été choisi par Sujata pour le dos : merci, quel raffinement !
Et le savez-vous ? En décembre, c’était le livre de patchwork le plus vendu sur amazon.com ! Les quilteuses savent ce qui est vraiment bien et le bouche à oreille (ou le blog à blog) fonctionne à fond !
Après la richesse des décorations de Noël, j’avais envie de gaieté et de modernité, j’ai donc ressorti un quilt fait d’après Bernadette Mayr, les coquelicots. Ils vont si bien ensemble !
Mon premier tableau de coquelicots est sur fond noir et ressemble beaucoup à l’original de B. Mayr (Patchwork Fleuri, SAEP, 2006). Il est maintenant dans la chambre de ma fille à Paris. Celui-ci, sur fond gris, a été fait en tandem avec Madeleine : nous avons partagé les tissus et fait des faux-jumeaux !
Voici Sujata à la sortie de son livre, toute émue d’être éditée !
Nous n’avons pas fini d’être contaminées par sa joyeuse manière de faire du patchwork, c’est si agréable ! Déjà, Claude Allard a créé une trousse pleine de gaieté, sans mesure ni stress (coupant au cutter, juste au coup d’oeil et à main levée), au lendemain de la réception de son exemplaire de Cultural Fusion Quilts :
Merci de nous inspirer Sujata, et bon séjour en Inde, ton pays natal !
Depuis des siècles les femmes américaines cousent des quilts (patchworks). Cette technique dont l’origine se perd dans la nuit des temps est devenue le symbole de l’Amérique et un art à part entière accueilli par les musées.
Mais il témoigne aussi de la vie des femmes qui les ont réalisés. Simples ou sophistiqués, maladroits ou inspirés , il se sont transmis de génération en génération. C’est un art vivant qui nous émeut justement parce qu’il évoque la vie familiale, la chaleur du foyer.
A travers quelques exemples de « crazy » victorien nous allons plonger dans l’histoire de ces femmes , ressentir comment elles ont exprimé leur besoin de création et d’évasion en réalisant ces objets utilitaires indispensables à la survie de leur famille.
Je note date et heure dans mon agenda et espère pouvoir y aller !
Huguette se fait la porte-parole de son groupe Accropatch Strasbourg Meinau : le challenge Pi se porte bien ! Les chiffres vont bientôt partir vers Vancouver (WA) afin d’être accrochés le 14 mars prochain en longue ribambelle.
Sélection de chiffres faits dans le club Accropatch. Remarquez le crayon cassé sur l’un d’eux, témoin du drame des 7, 8 et 9 janvier derniers.
De notre côté, nous en avons faits quelques uns, mais surtout les Abeilles font travailler des enfants de CM2… et ils en sont ravis ! Leur progression sera racontée dans le blog des enfants quilteurs,la mini-ruche.
Si vous souhaitez en savoir plus sur ce challenge, vous avez un lien en anglais, initiateur du projet : The Pi Project ainsi que leur page Facebook… et deux liens en français, pour expliquer de manière ludique le pourquoi et le comment : Le Fil à Malice et ici dans la Ruche.
N’oubliez pas d’envoyer vos chiffres au plus tard le 1er février, afin qu’ils arrivent à destination avant le 14/02 ! Il leur faut bien un mois pour tout assembler… Bon courage aux quilteuses américaines qui mettront patiemment tous nos chiffres dans l’ordre des décimales de notre ami le nombre Pi !
Nancy Crow est en rupture avec le passé, la première à avoir cassé les codes séculaires du patchwork, suivie de près par d’autres artistes aux mêmes aspirations : faire des oeuvres modernes avec des tissus. Elle est la première quilteuse à avoir popularisé le travail à l’intuition, sans se soucier des contraintes du patchwork traditionnel : elle forme, avec l’assemblage de ses tissus, quelque chose qui ressemble fort à un tableau pictural d’art abstrait. Dans sa démarche personnelle, le bloc du Log Cabin, cet universel agencement, est le lien le plus direct avec les blocs trouvés dans les quilts classiques. Cette grand artiste a, en 30 années de création et de cours, conçu de nombreux concepts comme les effets de transparence, les ruptures, le travail sans gabarit, sans explications détaillées : c’est le monde de la recherche de sa propre inspiration !
Un séminaire avec Nancy Crow est programmé sur 5 jours, du 20 au 24 septembre 2015, en Alsace juste après le Carrefour Européen du Patchwork. Si vous êtes attirée par cet univers, déjà aguerrie aux coupes libres, fan de couture à la machine, ces journées sont faites pour vous ! J’ai trouvé cette annonce sur le blog de France Patchwork, qui lui-même relaie les infos du Carrefour Européen. Nancy est une remarquable pédagogue, vous passerez des journées inoubliables !
Quelques uns de ses livres, par ordre de parution :
C’est une question récurrente… Un grand quilt n’est jamais mieux que sur un lit, bien étalé… à condition de ne pas recevoir trop de lumière si les couleurs sont fragiles ! Aux Etats-Unis on n’hésite pas à superposer des quilts sur un même lit. Jadis la froidure de l’hiver se jaugeait même au nombre de quilts empilés sur le lit ! Mais nous savons bien que ce n’est pas toujours possible, dans nos habitations, de faire ainsi.
Alors comment plier un quilt ? Qu’il soit plié pour être déposé sur une étagère, dans un tiroir ou expédié par la poste, on se pose toujours la question !
Carte postale de Rebecca Barker, Patriotic Quilts (Quiltscapes)
Dès le début se pose le problème du pliage top à l’intérieur ou top à l’extérieur : à l’intérieur il est mieux protégé, à l’extérieur il risque moins de plis. Personnellement, si c’est pour un transport (même juste dans un sac), le top sera à l’intérieur, si c’est à la maison, je préfère voir le quilt !
Quelle que soit votre option, il faut éviter de laisser longtemps votre quilt sans l’aérer, le déplier, changer de pliure… Mais le plus dangereux est peut-être bien le pliage quotidien ! J’ai un plaid sur le canapé, tous les matins je le range de manière automatique sur un bord… et le quilt finit toujours plié exactement de la même manière ! Des plis se creusent et le molleton choisi, en coton, amplifie la trace devenue permanente. Bon, il vit auprès de nous et nous en profitons quotidiennement, mais tout de même je m’efforce depuis quelques semaines de le plier « autrement » chaque jour… Pas facile de changer d’habitude !
Pour stocker longuement un quilt de valeur, j’ai récemment lu qu’une bonne solution est de le rouler autour d’un rouleau de carton (le demander en magasin de tissus) ou une nouille de piscine (long rouleau fin en mousse). Cette dernière a l’avantage de pouvoir se courber. Ne pas oublier de protéger le quilt du contact direct du rouleau avec un tissu (un drap ancien est parfait) ou un papier sans acide, puis de la poussière à l’extérieur.
Cet article m’a été inspiré par Sherry Lynn Wood, une quilteuse qui prépare actuellement l’envoi de ses magnifiques quilts vers le grand Salon des quilts modernes à Austin dans le Texas (du 19 au 22 février prochain). Elle évite surtout le pliage au milieu et présente sa façon de plier un grand quilt. Sa solution sera désormais la mienne !
Et vous, quelles sont vos expériences de pliage, stockage, envoi des quilts ?