Le dynamisme des quilts bicolores rouge & blanc (Brouage 2013 – 3)

L’exposition de mars 2011 à New-York a fait date, les bicolores rouge et blanc sont reconnus comme des quilts graphiquement remarquables, historiquement précieux ; cette union de la couleur la plus pure avec la plus dynamique donne une ambiance intemporelle. On la dit à la fois classique et moderne, sage et osée… Sa popularité de jadis vient de la résistance de la teinture rouge « turque » (on disait plutôt « rouge d’Andrinople » en français), coloris qui restait stable dans le temps, contrairement à tant d’autres… Ce rouge est obtenu par un long et minutieux processus à partir de la garance (rubia tinctoria).

A Brouage, des quilts rouge et blanc se remarquent dès qu’on pénètre dans la Tonnellerie, ils sont tout au fond mais insufflent un vent de clarté. C’est Marie Baraër de Fouesnant qui a confié, pour ce cru 2013, ses trois quilts bicolores dont un tout juste terminé. Ils sont remarquables par l’exactitude du piéçage (imaginez des pièces à peine décalées… le rouge et blanc ne pardonne aucune faiblesse !) et la densité du matelassage… tout à la main !

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Les Etoiles Rouges de Marie Baraër, des étoiles plumetées extrêmement quiltées (cliquez pour agrandir !)

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Chemins creux, au dessin presque hypnotique !

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Les Anneaux de Mariage, au dessin si fin et à la volontaire petite erreur… Autres détails :

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Appliqués rebrodés et broderie celtique au point de Palestrina complètent ce chef d’oeuvre de 270 x 240cm.

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Voyez-vous les détails finement cordés ? Chaque centre d’anneaux est tout autant travaillé !

Un autre quilt rouge et blanc attirait aussi le regard, ce sont les maisons rouges de France Aubert :

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Disposé à l’horizontale, je n’ai pas pu mieux le photographier, mais vous en avez de belles photos sur le blog de France ici. Contrairement à Marie, France utilise un camaïeu de rouges dans ses maisons. Chaque choix est le bon, le résultat est le reflet des préférences de l’artiste !

Bravo Mesdames !

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Articles déjà parus sur Brouage 2013 :
Brouage, de pierre et d’eau
Vues de Charente-Maritime

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Le catalogue de l’exposition des Quilts de Légende 2013 est dès à présent en vente à Brouage, info de Callale, une des Abeilles !

Vues de Charente-Maritime (Brouage 2013 – 2)

Dimanche dernier, il faisait beau sur la côte ouest et que les huîtres étaient bonnes, dégustées sur une terrasse au Château d’Oléron ! Une ambiance décontractée régnait autour du petit port encadré de cabanes multicolores qui rappellent le temps des barques en bois peint : les pêcheurs terminaient leurs pots de peinture sur les murs de leur hangar… C’est maintenant un havre pour des ateliers d’artistes, ainsi que pour des restos accueillants.

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Que c’est bien quand il n’y a pas trop de monde ! Ici les boutiques sont fermées, il est 13 heures…

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Ces cabanes ostréicoles face au port sont encore des hangars de pêcheurs.

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Puis nous allons à Brouage en début d’après-midi (une petite description de Brouage ici), la rue du Québec est encore vide :

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Qui est à l’accueil de la Tonnellerie ? C’est Aline Joulin, avec qui j’échange souvent des petits messages sur Flickr (nous suivons un sampler proposé par Barbara Brackman… et elle est beaucoup plus assidue que moi) et dont je connais la production impressionnante de quilts extraordinaires !

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Aline à l’accueil, toute souriante, avec en arrière-plan un singulier quilt de mariage en soie, satin et taffetas de Jocelyne Picot (150 x 180 cm). L’original fut créé par un tailleur new-yorkais d’origine allemande pour le mariage de sa fille en 1901. L’effet soyeux et les coloris exubérants me font penser à une tenture indienne ! 

Je ne résiste pas au plaisir de vous montrer celui qu’Aline expose cette année à Brouage  :

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Shenandoah, nommé d’après un Comté en Virginie. Ce quilt, à la dominante vert poison et à la belle bordure en chevrons vert sapin, fascine ou déplaît : le vert est une couleur très ambivalente.

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Moi je l’aime beaucoup ! Ce vert poison est entouré de couleurs plus consensuelles qui l’adoucissent.Vous pouvez admirer ici la précision du montage et le très beau quilting. Aline m’a expliqué que, ne trouvant aucun stencil de la forme de ces losanges blancs, elle a dessiné elle-même ce motif. Bravo Aline ! Ici est son blog.

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Tout à côté se trouve un log cabin super-quilté, super-lumineux : ce quilt aux blocs disposés de manière classique mais finalement pas très souvent employée est extraordinaire ! On appelle cette variation « Streak of Lightning », c’est-à-dire « éclairs », qu’on appelle aussi « zig zag ». Chaque bande fait-elle un centimètre de large ? Peut-être, oui, mais pas plus, avec sans doute un carré central de 2 cm de côté ! Le matelassage est systématique sur chaque bande. C’est un quilt de légende qui mérite bien sa place à Brouage lui aussi ! Très prosaïquement, je me demande quel poids doit faire ce quilt…

C’est Marie-Josèphe Véteau, du Haut-Rhin, qui a cousu et quilté ce quilt de 182 x 194 cm.

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Et pour rester dans les mini-morceaux maxi-effets, en voici un qui m’a subjuguée, d’autant plus que j’ai entamé ce même modèle avec mes bouts de tissus :

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Quilt remarquable de Louise-Marie Stipon, Finistère (232 x 232 cm)

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Reproduction d’un quilt des années 1880 déniché chez une antiquaire à Chicago par la quilteuse  Mary Elizabeth Kinch qui fut époustouflée par ce bloc inconnu si scrappy ! Vous pouvez voir mes débuts très modestes, à peine étoffés depuis, par ici. Admirez le matelassage extrême de ce quilt en cliquant sur les photos. Quelle réussite !

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D’autres quilts de légende un autre jour !

Brouage, de pierre et d’eau (Brouage 2013 – 1)

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La petite ville fortifiée de Brouage, construite de belle pierre blanche et entourée de marais, mérite bien son appartenance au réseau des « Villages de pierre et d’eau ». Cette citadelle a un passé prestigieux que je n’aurais sans doute jamais connu si la passion du patchwork ne m’y attirait toutes les années impaires !

Naguère port de commerce florissant, dès le XIVe siècle Brouage vendait du sel, denrée stratégique pour conserver les aliments. Les taxes liées au sel remplissaient les caisses du clergé et de la noblesse locale ! Jusqu’à 200 bateaux pouvaient s’abriter dans ce port. On a du mal à imaginer cette période en s’y promenant car, en raison de la mouvance naturelle des sols de ce plat pays et l’enlisement du bras de mer, la côte s’est éloignée de 6 km !

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Puis ce fut un port de guerre important lors des sanglantes guerres de religions entre catholiques et huguenots. C’est à cette période qu’y naquit Samuel de Champlain, fils d’un capitaine de marine, qui devint un grand explorateur… et notamment fondateur de la ville de Québec. Ceci explique ce genre de scène au coeur de la ville :

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Le retrait de la mer, l’abandon des marais salants, le retrait de l’armée précipitèrent la place forte dans l’oubli… Grâce à l’impulsion première de la ville de Québec voulant rendre hommage à leur fondateur, la ville fut grandement restaurée à partir des années 1980. L’architecture militaire est remise en valeur et le site est devenu touristique.

Et depuis 14 ans, Dominique Husson organise à Brouage une exposition de quilts traditionnels de la plus belle facture dans de magnifiques bâtisses, anciennes poudrière et tonnellerie… ce qui fait découvrir ce patrimoine… de pierre et de tissu !

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Un heureux mélange de quilteuses averties et de touristes curieux viennent admirer l’exposition de cette année.

L’exposition « Quilts de Légende », cru 2013, est à Brouage jusqu’au 12 juin. Ouvert tous les jours de 14 h à 18 h. Bravo aux exposantes et merci aux bénévoles qui permettent à cette exposition d’être ouverte pendant deux mois. Bien sûr, je vous montrerai bientôt quelques quilts… mais les photos ne rendent jamais justice aux ouvrages !

Fayssac : vivement l’année prochaine !

Il faisait un froid quasi polaire ses derniers jours dans notre cher Sud-Ouest… mais la gentillesse des Fayssacois nous a réchauffé le coeur !

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Un jour ensoleillé, lieu des expositions : l’église et la mairie. Quiétude d’un village tarnais si accueillant !

Les intempéries n’ont pas empêché les nombreux visiteurs d’admirer l’exposition de la Mairie avec de nombreux quilts tous très beaux, classiques ou modernes, piécés ou appliqués ; notamment un village de Yoko Saito en miniature entouré d’autres maisons miniatures tout aussi ravissantes ont suscité l’admiration ! Les plissages de tissus ont été également fort appréciés… et tant d’autres beaux ouvrages !

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Dans l’église du village de Fayssac, c’était l’exposition de France-Patchwork 31 :

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Photos prises en début de matinée 

Chaque visiteur votait pour ses 2 quilts préférés et on peut vous dire que les votes se sont portés sur de nombreux différents quilts, mais les trois préférés montrent que le public apprécie les ouvrages aux détails faits à la main, patiemment brodés et quiltés. Les voici :

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Le sampler de Maïté Findeling « De Fil en Aiguille », a obtenu la troisième place, bravo ! Mes photos prises dans l’église ne sont pas réussies en raison des spots, mais vous pouvez voir celui-ci dans l’article qui lui est consacré.

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« Scènes Champêtres » d’Annie Lautard a beaucoup séduit le public avec ses incroyables trapuntos ! Raffinement de ce quilt bicolore avec quelques touches d’or : les visiteurs furent bluffés par la finesse du travail tout à la main !

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Voici quelques vues de plus près qui vous donnent une petite idée de la qualité du travail.

C’est Eliane Fête qui a remporté les suffrages avec ce superbe tableau hivernal… Les détails finement brodés au point de tige blanc contrastent subtilement avec les appliqués délicats en tissus taupe… BRAVO Eliane !

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Pendant les trois jours d’exposition, ce quilt a été fort admiré, le modèle maintes fois demandé… Allez, je vous donne la réponse, rien que pour vous : c’est Yoko Saito qui a dessiné ces maisons éditées dans le livre édité par Quiltmania :

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Merci aux exposantes de France-Patchwork 31 qui nous ont confié leurs quilts et surtout à Josie et Michel, des gens formidables que j’ai eu grand plaisir à connaître et qui ne comptent ni leur temps, ni leur énergie au service de notre passion commune : le patchwork… Nous ne manquerons pas le rendez-vous de l’année prochaine !

Vous pouvez voir de nombreuses photos de ces expos dès aujourd’hui et les jours suivants sur le blog Patch d’Oc FP 81. Merci Bernie !

Et si vous vous promenez dans les environs, ne manquez pas d’aller faire un tour au Pigeonnier de Josie Patch. Renseignements et vente par internet sur leur site.

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Fayssac, village de la passion du patchwork

Fayssac est un petit village de 370 habitants à 65 km de Toulouse, tout près de Gaillac et ses célèbres vignobles, d’Albi et son patrimoine culturel classé à l’Unesco, non loin de villages très touristiques… La fierté des Fayssacois est d’avoir de nombreux pigeonniers sur la commune, dont un est occupé par… un magasin de tissus de patchwork ! C’est chez Josie Patch, lieu de rencontre des quilteuses de la région, endroit convivial et chaleureux, magasin où l’on saura vous conseiller… Pour les personnes éloignées, Josie et son mari viennent de compléter leur site avec la possibilité de voir et commander leurs tissus et kits  on line.

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Magnifique quilt montrant divers pigeonniers du Tarn – Quilt créé par Cécile Milhau

Cette fin de semaine, c’est la fête du patchwork à Fayssac ! Vous pourrez admirer dans la salle du conseil municipal les travaux du club de patch de Fayssac et, dans la salle d’exposition de la Mairie, les quilts des clientes de Josie. Le Pigeonnier restera ouvert tout le week-end ! Dans l’église, ce seront des adhérentes de France-Patchwork Haute-Garonne qui exposeront « leur quilt ancien préféré ». Ce sujet a été choisi pour faire redécouvrir les quilts qui nous ont fait vibrer dans des expositions anciennes, qu’on n’ose souvent plus montrer de nouveau… Cerise sur le gâteau, Maïté Findeling vous invitera à découvrir son style grâce à la rétrospective que nous lui consacrons. Ses oeuvres sont empreintes du goût à la française avec beaucoup de rouge et de lin, des tissus récupérés deci delà, des appliqués inspirés de Jacqueline Morel, des créations très variées… et toujours une réalisation parfaite.

Si vous êtes dans la région, réservez quelques heures pour venir admirer ces expositions !

Voici l’affiche sur laquelle sont consignés tous les renseignements complémentaires :

affiche Fayssac

Le quilt de l’affiche est à gagner, venez tenter votre chance !

Encore un petit tour…

…du côté de l’exposition de Colomiers, un matin juste avant l’ouverture :

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Et puis quelques vues de plus près :

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Ces beaux traditionnels sont d’Irène et Gisèle

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Modèle édité dans Quiltmania au succès mérité avec ses ombres et ses tissus australiens, fait par Martine (quilté par Simone Struss)

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Pascale et son « sampler de débutante » fait il y a quelques années, avec un quilting en fil rouge qui suscite l’admiration :

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Plus récent, les animaux de la savane pour un bébé qui vient de naître :

Pascale Savane

Restons en Afrique avec Denise :

Africa Denise

Puis avec le rideau de Chantal :

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Ces cubes sont minis, l’impression 3D rarement aussi bien évoquée (ouvrage de Chantal) :

Chantal

Puis voici des quilts, toujours parfaits, de Marion : des carrés dans le carré aux couleurs de son pays d’origine, les Pays-Bas, puis de superbes lanternes (modèle Quiltmania)

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Marion

Détails :

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Autre quilt de Marion, les carrés japonais :

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Incursion dans l’art textile grâce à Christine :

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Triptyque très raffiné en bandes de batik rappelant le crazy grâce aux divers embellissements.
Ci-dessous, Feu de Forêt, en hommage aux nombreux pompiers volontaires et professionnels de sa famille :

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En volontaire clin d’oeil, il est près du dispositif anti-incendie :

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En premier plan, une des belles nappes de Lucie

Ici une superbe variante assiette de Dresde au centre froncé et à l’aspect velouté de Florentine :

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Janine B. a cousu ses petits carrés deux par deux, avec une alternance pour chaque tissu du placement du blanc et de l’imprimé :

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Andrée a mis en scène d’anciens mouchoirs et petits hauts, serviettes et monogrammes, draps et entredeux : quelle belle idée, voyez ci-dessous :

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Eliane nous enchante avec ce quilt aux teintes subtiles :

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Devant le quilt, une chaise « rempaillée » au cordon entouré de tissu fait par Andrée.

Puis le Village de Colomiers d’Huguette Papin qui a créé ce club voilà 20 ans et qui fête aujourd’hui ses 80 printemps : de tout coeur heureux anniversaire ma chère Huguette !

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Finissons cette visite par des coeurs symbolisant notre passion du patchwork et des arts textiles. Celui de gauche est de Maryline et à droite vous reconnaissez peut-être celui de Maïté, déjà vu dans ce blog.

Je n’ai pas pu vous montrer ici la totalité de la centaine de quilts de cette exposition, que les quilteuses veuillent bien m’excuser… D’autres photos, prises  le jour du vernissage, sont publiées sur le blog de la délégation France-Patchwork 31, ainsi qu’un album (voir dans la colonne de droite).

Mille mercis aux nombreux visiteurs venus de tous horizons, les quilteurs/ses des environs bien sûr, mais aussi d’autres plus lointains, ainsi que des curieux qui ont été surpris de voir qu’une exposition de quilts peut être au moins aussi intéressante qu’une de tableaux en peinture !

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Kaléidoscopes, Bargellos et Voyages autour du monde…

Dans un club, quand l’une entreprend un quilt à la technique un peu innovante, il est normal qu’elle suscite de l’intérêt ! C’est ce partage qui donne de la vie aux clubs de patchwork.
Alors, il est normal aussi que l’on retrouve de nombreux quilts à la même technique lors des expositions, c’est inévitable… et amusant, car chacune y met un peu de sa personnalité.

Ainsi, les Bargellos avaient la faveur des expos voilà une dizaine d’années, à présent ils sont plus rares mais toujours magnifiques :

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Bargello sophistiqué de Jeannette

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Chantal a particulièrement réussi son Voyage sans Fin.

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magicGrâce au livre de Bethany Reynolds, des kaléidoscopes bien particuliers, faits à partir d’un seul imprimé habilement découpé, fleurissent également :

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Assurément tous plus beaux les uns que les autres ! Bravo à  Evelyne, Simone, Andrée, Arlette et Marion !

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Quant aux Voyages autour du Monde, les « classiques » restent rares et superbes :

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Voyage autour du Monde d’Anne.

On distingue un modèle classique à son carré unique sur la pointe.

La méthode rapide et ludique de Bonnie Hunter permet d’infinis arrangements :

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Petits  Voyages autour du Monde de Christiane et Simone (chaque sommet est fait de 2 carrés)

Celui-ci de Yéyé est tout en valeurs claires, si printanier :

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Difficile de deviner pour les novices qu’il s’agit de la même technique qui aboutit à ces quilts :

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Deux quilts de Denise ; celui de gauche, Jazz, est composé de blocs « Tour du Monde » disposés différemment. Une belle modernité !

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Janine a aligné ses blocs de manière à obtenir des diagonales. Son tissu jaune provençal est parfaitement choisi pour une bordure pleine de peps !

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Martine a créé des zig-zags en tissus « repros » avec une variante de cette technique, on revient ainsi au Bargello et le résultat est très chaleureux !

Et vous avez vu le mien qui est devenu un médaillon presque gallois… Heureuse diversité à partir d’une même technique que vous pouvez retrouver ici dans Quiltville.

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Brique et Pastel, mon nouveau-né

Après vous avoir fait admirer des chefs-d’oeuvre de mes copines (et vous en verrez d’autres ces prochains jours), je vous fais entrer à petits pas dans un autre domaine, le monde du scrap, dans lequel je m’épanouis. 

Le quilt que je viens de terminer comporte de nombreux tissus très divers : quelques japonais, beaucoup de petites fleurs, quelques cachemire, des « repros » du XIXe américain et d’autres inspirés du XVIIIe français (French General), d’autres plus intemporels… tout un méli-mélo de tissus que j’aime et qui miraculeusement vont bien ensemble. Est-ce un hasard, je suis la plupart du temps habillée dans ces couleurs, beaucoup de ces tissus pourraient être des chutes de mes chemisiers !

WELSHJ’avais hérité des beaux restes de tissus du quilt « Bouquets d’Hiver » de ma chère Madeleine car nous avions mis en commun tous ceux qui pouvaient lui servir dans la réalisation de ses appliqués. On avait quasiment oublié lesquels étaient à elle, lesquels à moi ! J’étais contente de les utiliser à mon tour et j’avais l’intention de faire des « petits tours du monde scrappy » à la manière de Bonnie Hunter. Puis en pleine confusion, j’ai tout mis en attente, car je ne savais plus comment le monter, ni même si je voulais le terminer… C’est ce que je vous racontais ici.

Vint au mois dernier le coup de cœur du quilt gallois dessiné par Valériane, ce quimédaillon central me rappela que j’avais ces blocs de carrés scrappy en attente, précisément dans ces couleurs ! J’ai donc rouvert ce carton et cherché à donner une touche personnelle. J’ai voulu m’approcher de la tradition du Médaillon à la galloise en créant un petit centre… et voici la petite maison qui sera au milieu de mon tour du monde :

Elle est vraiment faite de bric et de broc, elle ne tombait jamais juste car je travaillais hors de mon atelier, en papotant avec les Abeilles, très (trop) décontractée… Ce sera donc le centre de mon médaillon, un peu à la manière des Galloises.

Puis le top a pris de l’ampleur, j’ai complété mes premiers « carrés scrappy » par une dizaine d’autres et  j’ai aimé inventer ces coins aux « étoiles de l’amitié » imbriquées dans la bordure. Sur la photo, vous apercevez le dos qui, tout comme les Bouquets d’Hiver, est un drap de La Redoute aux motifs de toile de Jouy :

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Un psy se régalerait d’analyser un Tour du Monde entouré d’Etoiles de l’Amitié avec une maison en son centre, m’a fait remarquer Martine. Oui, j’assume ! Comme je vous l’avais expliqué précédemment, les couleurs choisies sont celles de mon environnement, le rouge rosé des briques  toulousaines et le bleu pastel qui l’accompagne si bien… Bref, c’est une expression très personnelle !

Il restait à matelasser ce top. Le temps filant si vite, je l’ai quilté à la machine mais j’ai tenu à y mettre encore un peu de l’esprit gallois en quiltant le centre de manière indépendante du motif en patchwork. J’ai beaucoup aimé partir du dessin central qui déborde du médaillon piécé, comme le font les Galloises. Un grand cœur  sur la maison, allô le psy !
Ensuite, j’ai continué l’improvisation avec une aiguille double pour suivre le mouvement « voyage autour du monde », puis j’ai remis le piqué libre pour faire une guirlande de fleurs sur les carrés bleus. De l’improvisation et de l’amusement, vous disais-je !

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J’ai l’habitude de quilter des lignes avec le double entraînement de ma Pfaff, mais en piqué libre, c’est un de mes premiers essais. C’est un quilt destiné à rester chez moi pour être, sauf l’été, quotidiennement sur mon lit ; ce n’est pas une bête de concours mais un quilt qui vivra de longues années avec nous  ! J’ai râlé la semaine dernière contre mon inexpérience du quilting machine et les multiples imperfections, mais il faut bien s’entraîner quelque part pour s’améliorer, n’est-ce pas ? D’ailleurs, pour avoir les conseils avisés d’une pro, je viens de m’offrir le DVD préparé pour nous sur le quilting machine par Nathalie Delarge. Bientôt dans ma boite aux lettres, alors le prochain sera donc forcément mieux !! Mais je dois avouer que je suis heureuse du rendu des couleurs et des dessins, il me correspond bien.

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Tout juste lavé (à la machine à 30°, cycle synthétique, essorage doux, avec du savon noir liquide à  la place de la lessive) il sèche à plat, lentement…

Le voici prêt à être accroché à l’exposition du club de Colomiers*! Ouf, je doutais d’y arriver…

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* A Colomiers, ouest de Toulouse (à 12 km de la Place du Capitole) : exposition  jusqu’au 28 mars de 10 h à 18 h, salle Gascogne (de la N 124, sortie n° 5), du Club de Patchwork Léo Lagrange de Colomiers qui fête ses 20 ans.

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A la recherche de la sérénité

Si vous avez la chance d’aller (ou d’être) à Paris, vous aurez peut-être la joie d’aller visiter l’exceptionnelle double exposition :

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Hiroshige a créé de nombreuses séries d’estampes au cours de voyages réalisés ou imaginaires dans le Japon de la première moitié du XIXe siècle.

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Cette composition en diagonale, très fréquente au Japon, inspirera les Impressionnistes et leurs successeurs

Son style magnifie les paysages comme d’un coup de baguette magique, les intempéries deviennent belles, la pluie argentée, le brouillard attractif, la lune une complice de nos rêves…

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Une estampe de Hiroshige parmi tant d’autres (une Vue de Edo) : on apprécie ici quelques caractéristiques comme la succession de plans et la perspective profonde, l’activité humaine en premier plan,  les dégradés célestes, la pleine lune,  l’indigo mis en valeur par quelques touches de couleurs chaudes et, tiens, une certaine couleur neutre gris taupe !

J’ai adoré examiner les détails minutieux des maisons « minka » de Edo (ancien nom de Tokyo) ou de la campagne, tous les précieux renseignements de la vie quotidienne dans ce Japon naguère totalement fermé à l’Occident… Les centaines de paysages, si poétiques, sont les grandes vedettes de ces estampes. La palette est restreinte aux couleurs naturelles alors disponibles (végétales ou minérales), ce qui confère une douceur très raffinée.  Il y a beaucoup à voir, prenez votre temps pour apprécier cette expo, elle est extraordinaire. Si vous n’en avez pas la possibilité, vous pouvez apprendre à mieux connaître cet immense artiste ici.

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J’adore Van Gogh (c’est banal, je sais ;-)), mon premier argent économisé fut pour un voyage seule à Amsterdam pour visiter LE musée Van Gogh… et j’y goûterai alors des gâteaux à la cannelle, saveur de mes premières libertés ! On peut donc voir actuellement à Paris une quarantaine de tableaux superbes, à la palette et au coup de pinceau reconnaissables entre tous :

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Carré d’herbe, 1887 – Petit tableau (30 x 40 cm) qui me fait irrésistiblement penser aux broderies de Liz Maidment !

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Le jardin de l’asile de Saint-Rémy – 1889 (91 x 72). Comment imaginer que l’artiste était interné en asile alors qu’il était capable au même moment de peindre une oeuvre aussi  raffinée, paisible et positive ?

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Allée dans un parc – 1888 (72 x 93 cm). Palette restreinte, effet maximum !

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Troncs d’arbre dans l’herbe – 1890 (72 x 91 cm). Cadrage bien peu académique ! Il nous permet de baisser les yeux comme si on était dans ce bois et remarquer les humbles pissenlits et autres fleurs printanières.

… Et tant d’autres que j’espère, vous aurez l’occasion d’aller découvrir ! L’exposition est ouverte jusqu’à la Saint-Patrick (17 mars), donc si vous allez à l’Aiguille en Fête en février, ce ne sera pas trop tard…

Cependant, malgré toutes ces superbes peintures, j’étais de prime abord un peu bêtement déçue de ne pas y voir certains tableaux témoignant de manière plus évidente l’amour de Van Gogh pour l’esthétique japonaise… Pour comprendre ce petit manque, vous pouvez aller voir quelques exemples sur ce blog. Sur les grands panneaux explicatifs de l’expo, certains rapprochements entre estampe de Hiroshige et tableaux de Van Gogh me semblaient également parfois un peu « tirés par les cheveux »…

Mais en réalité, cette expo est bien plus subtile qu’une simple série de reproductions de scènes « à la japonaise ». Elle démontre les leçons de composition, de simplification que Vincent a retenues de l’observation attentive de l’art japonais. Elle donne aussi à réfléchir sur l’attraction de Van Gogh, à l’esprit si tourmenté, irrésistiblement attiré par ce Japon représenté par les estampes de Hiroshige, à l’atmosphère si légère, sereine et paisible…

Vincent à la recherche de la sérénité, c’est ce que je retiendrai peut-être finalement de cette expo.

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Récup’ sur un air de Jazz

Les blue jeans sont un des vêtements les plus emblématiques du XXe siècle… et cela ne semble pas changer au cours du XXIe. On en porte maintenant dans le monde entier et il y a beaucoup à raconter, de la création de la toile de Nîmes (denim) à l’emblématique Levi’s 501, du froc de travail aux podiums de haute-couture féminine…
La semaine dernière, j’ai beaucoup aimé l’article de Barbara Brackman sur les premières tentatives féminines pour porter le pantalon, bien plus commode. Cela donnait lieu a ce genre de réactions, si étroites d’esprit :

On n’a aucune envie de connaître l’homme qui fit ce dessin…
Illustration du blog « Grandmother’s Choice » de Barbara Brackman

Le bloc que j’ai fait la semaine dernière à ce sujet ne restera pas dans les annales, mais j’y ai mis mon « dress code » personnel : dans la vie quotidienne, je porte généralement un blue jean… avec n’importe quoi. J’aime bien le contraste du bleu indigo sobre avec un imprimé féminin, le nec plus ultra étant un chemisier en Liberty of London of course !

Du bleu indigo avec « n’importe quoi »,  cela fait des décennies que je m’habille ainsi !

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Hier, quand le soleil était déjà bien bas, je suis allée avec mon mari voir l’exposition du club Calicot Patch de Villeneuve-de-Rivière, tout au sud de la Haute-Garonne, près de Saint-Gaudens. Juste avant  d’arriver à La Serre-de-Villeneuve, nous étions déjà enchantés de notre petit périple : le panorama est époustouflant de beauté ! Le village est sur la petite crête qui longe la chaîne abrupte des Pyrénées, le dernier bourrelet avant les cimes ; Les Romains y avaient construit une voie et une bastide, n’en déplaise à Obélix ils n’étaient pas si fous que cela… J’ai pu passer tranquillement une bonne heure à admirer les quilts pendant que mon mari contemplait l’extraordinaire coucher de soleil, avec les Pyrénées en contre-jour et le ciel mauve-indigo-pourpre-rouge-orange-rose…

Dans la salle des Fêtes de La Serre, le club Calicot Patch expose jusqu’à ce soir leurs ouvrages de l’année. Des challenges bien choisis entretiennent la créativité, bravo à toutes ! Je voudrais surtout partager avec vous un ouvrage fait par Hélène Vispé, celle que tout le monde a envie d’avoir comme amie… A toutes celles qui se demandent que faire avec tous les blue jeans usagés, voici une réponse très artistique :

Recyclage de blue jeans et d’étiquettes tissées issues de vêtements pour répondre à un challenge de « Récup’ Art » sur le thème du Jazz. Création d’Hélène Vispé.

Si vous aussi l’art de la récup vous démange, lancez-vous, cela apporte tant de satisfaction !