La Saint-Valentin…

… chez Maïté !

Voyez ici le petit article consacré à cette création. Comme toujours chez Maïté, nous redécouvrons avec bonheur des détails raffinés ; ici c’est la bordure aux coeurs entrelacés qui me font particulièrement craquer !

C’est à la mi-février que les oiseaux commencent à chanter pour trouver leur moitié et fonder une petite famille… Malgré le froid de cette année, guettez les premiers signes du printemps et passez une belle journée !

Vol de coucous

Puisque j’en suis aux présentations d’anciens modèles de Quiltmania (comme ici), il y en a un que tout le monde admirait à sa parution en 2004, mais je ne l’ai pas souvent vu présenté dans les expositions : ce sont  Les Avions de Renée Ferré (Quiltmania n° 42).

Maïté l’Abeille a appris le patchwork justement avec Renée, du côté de Nantes. Quelle chance ! Au moment de son déménagement vers Toulouse, elle reçut d’ailleurs un bien joli cadeau de ses amies du Club qui passa en couverture du Quiltmania n° 16 . Il est maintenant dans son couloir, bien difficile à photographier mais si facile à admirer !

La mise en scène très artistique de Quiltmania côtoie ma malheureuse photo dans le couloir…

Pour Arthur, un de ses petits-neveux, elle a voulu offrir un quilt représentatif du métier des parents : le modèle des avions était parfait ! Elle a remué ses tiroirs et cartons pour trouver les dégradés idéaux dans les anciens pyjamas, les chemises de son mari (chut !…) et autres chutes rayées ou écossaises, nous n’avons pas pu beaucoup l’aider car c’est elle qui avait, de loin, le plus grand stock de ce genre de tissus ! C’est cette partie du travail qui amuse le plus Maïté, c’est une coloriste dans l’âme et une très bonne dessinatrice. Le piéçage des avions lui a donné du mal, mais cela valait largement la peine !

Cette photo ne rend malheureusement pas justice au très beau quilt de Maïté, mais vous savez ce que c’est : on le termine vite pour l’offrir, on le photographie à peine, puis le quilt fait sa vie ailleurs…

Vous pouvez voir d’autres quilts de Maïté sur ce blog : l’Epouvantail du Jardinier, son Charm Quilt,  Une Poule sur un Mur,   Atout Coeurs, le détail du quilting d’un Ocean Waves, Au Coin du Feu, et enfin son extraordinaire Arbre de Vie.

Encore une petite sieste ?

L’été s’étire encore, il ne fut finalement ni chaud ni sec, nous allons bientôt plonger dans les activités de la Rentrée… Pour commencer en douceur, prolongeons jusqu’au bout des moments de quiétude :

Chez Maïté par une si belle journée, qui ne rêve pas de faire une pause sur ce banc ? Ce quilt s’inspire d’un modèle de Jacqueline Morel paru dans Marie-Claire Idées. Tissus de récupération, bordure en lin ficelle, broderie rouge que vous aurez du mal à trouver dans les encyclopédies car il est le fruit du hasard : après un point de quilting avant qui ne se voyait pas assez, Maïté a eu l’idée de passer un fil rouge sous chaque point. Il en résulte une impression de point de tige bombé du plus bel effet. J’adore quand on sort des sentiers battus !

Commençons cette rentrée avec panache. Bientôt, je vous ferai découvrir le Traboutis de Pénélope, puis viendra la visite d’une bien belle expo en Bretagne !

Maïté dans le Club de Mrs. Bobbins

Une quilteuse débutante m’a demandé comment étaient quiltés les ouvrages de Maïté, car hormis les bordures on ne voit rien, comme pour les coeurs dans son atelier, alors qu’ils sont pourtant densément et méticuleusement quiltés ! Ce n’est pas seulement dû à la qualité moyenne de mon appareil photo, c’est un parti pris de matelasser (=quilter) sans interférer avec le piéçage (mot français imparfait pour patchwork). Maïté est une grande adepte du matelassage à la main le long des coutures car cela donne un gonflant incomparable aux motifs des blocs tout en maintenant parfaitement les trois épaisseurs du quilt.

En cliquant sur l’image pour agrandir, vous pouvez voir deux styles de quilting : à gauche, la ligne de points suit de près les triangles bleus, au centre vous avez un motif de quilting décoratif.

Dans notre activité, patchwork, appliqué, quilting, etc., nous naviguons sans cesse entre les mots français et anglais, c’est pourquoi j’essaie ici de donner les équivalents. En anglais, pour le matelassage le long de la couture, c’est-à-dire juste là où s’est créé un petit creux dû au repassage des marges de couture d’un seul côté, on utilise ce terme : « stitch in the ditch », littéralement « couture dans le fossé ».

Mrs. Bobbins est connue dans le monde du patch américain, c’est l’archétype de la quilteuse américaine, avec ses déboires et ses marottes. La voici ci-dessus avec ses copines illustrant cette expression « stitch in the ditch ». Vous n’oublierez plus ce que cela signifie…

Dans l’atelier de Maïté il y a…

… Une déclaration d’amour !

Au patchwork ? Sans doute un peu, mais bon ce sera sa décoration annuelle pour la Saint-Valentin, alors…

Cent coeurs avec cent tissus rouges et cent tissus beige différents, ce quilt est donc aussi un souvenir des Abeilles ayant participé à la recherche des tissus, assisté à la progression minutieuse du montage et de la broderie. Une belle création, un Charm Quilt très représentatif de Maïté au style campagne chic !

Quelques coeurs : beaucoup de variété de près pour une belle unité finale de plus loin !

Toujours la campagne…

… avec ces Poules dans tous leurs états ! Maïté s’est inspirée de sa styliste favorite, Jacqueline Morel* qui, des années durant, nous offrit tant de joies dans les Marie-Claire Idées.

Une Poule sur un Mur, par Maïté.

Jacqueline Morel et Maïté partagent le même goût pour les appliqués avec des tissus récupérés qui ont chacun leur histoire. On y retrouve tous ces tissus dits humbles, des parties de vêtements moins usées ou des restes de linges de maison anciens, mis en valeur par une technique irréprochable, des broderies fines… et souvent un zeste d’humour ! Ah ! Les histoires de Maïté nous font passer de bons moments !

Chez Maïté, le moindre recoin est tout-à-fait charmant, ici Nounours se repose.

Tout comme Jacqueline Morel, son thème de prédilection est le Country quilt à la Française, avec nos petits Vichy, les mouchoirs de Cholet, le lin « ficelle », de ce gris-beige si chic qui va avec tout… Vous découvrirez bientôt d’autres quilts de Maïté  au fil des articles dans La Ruche des Quilteuses.

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* J. Morel a dessiné la plupart des patchworks « à succès » du magazine pendant de nombreuses années. Vous pouvez trouver quelques-uns de ses ouvrages, dont beaucoup d’inédits, dans le livre édité par Quiltmania : Le Petit Monde de Jacqueline Morel.

Un quilt au charme fou

En visite chez Maïté l’Abeille, j’ai de nouveau admiré dans son salon un quilt qu’elle a fait bien avant notre rencontre ; elle habitait alors à Nantes et avait la grande chance d’avoir Renée Ferré* comme professeur.

Dès le premier regard, ce quilt enchante par ses fondus de couleurs, des tons frais et changeants. Puis vous écoutez les précisions données par Maïté : « Ceci est un Charm Quilt. Idéalement, il devrait se composer de 999 pièces, je n’ai pas réussi à atteindre le nombre magique puisque le mien en comporte 1024. » Puis elle explique que, comme tout Charm Quilt qui se respecte, aucun tissu ne se répète et donc qu’on a ici 1024 tissus différents !

Dans les années 1990, quelques quilteuses françaises  redonnèrent une nouvelle jeunesse à cet exploit jadis à la mode (fin du XIXe siècle, puis années 1920-1930 aux Etats-Unis). La règle du jeu est simple… mais pas si facile à suivre en totalité ! Le quilt doit :

– comporter un seul gabarit (carré, losange, hexagone…)                                                              

– utiliser chaque tissu une seule fois dans l’ouvrage                                                                       

– aucun tissu ne doit avoir été acheté mais récupéré, offert, échangé                                         

– le quilt aura idéalement 999 pièces…

Rarement sont réunies ces quatre conditions, mais certaines y arrivent quand même ! L’important toutefois est de s’amuser, c’est un exercice de coloriste passionnant que je vais peut-être lancer l’année prochaine chez les Abeilles. Si vous souhaitez vous aussi approfondir ce challenge, admirer d’autres Charm Quilts extraordinaires réalisés en France dans les années 90, essayez de vous procurer un des livres de Smaranda Bourgery :

Ne passez pas l’introduction, elle comporte de forts bons conseils.

Et pourquoi donc ce nom de Charm Quilt ? C’est une jolie ambiguïté des langues anglaise et française, car lorsque nous sommes charmés, enchantés, ce peut être justifié par quelque chose (ou quelqu’un !) de joli, ravissant, charmant, ou bien plus mystérieusement le résultat d’un sortilège, de la magie, d’un charme, d’un enchantement… Et quoi de plus enchanteur qu’un quilt au charme évident… et aux charmes cachés ?

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*Nous sommes nombreuses à admirer ses modèles présentés dans Quiltmania, elle fait partie de la brillante équipe depuis le tout début !

Une valise pleine d’épouvantails

Josette Billard,  déléguée de France-Patchwork 31, nous lança un thème de Valise  (ensemble de petits quilts voyageant d’expo en expo dans toute la France)  il y a quelque temps :

Les épouvantails

Inspiration pour quatre Abeilles qui y participèrent ! Nous venons de les récupérer, en voici donc les photos :

Epouvantail d’été en appliqué rigolo mais très maîtrisé de Vive, Les Habits de Monsieur l’Epouvantail

Monsieur l’Epouvantail d’été vu de plus près (Vive)

Epouvantail du Jardinier de Maïté, si finement brodé, bien rondement sympathique, une belle déco pour Halloween !

L’Epouvant’Arbre de Martine, sa première création ! Appliqué et quilting main, point de prairie en bordure reprenant les tissus des feuilles du drôle de « personnage ».

L’hiver venu, oiseaux et épouvantail sont de Nouveaux Amis (Katell) – Technique du confetti, quilting machine, oiseaux-boutons.

Vous devinez que nous nous sommes bien amusées à faire ces tableautins !