Balma est une petite Ville Rose à l’ombre de la grande Toulouse. Son club de patchwork très dynamique a tiré grand avantage d’un stage France Patchwork à l’automne dernier :
C’est à partir du principe des maisons déstructurées de Bernadette Mayr (voir aussi ici) que ce quilt a été fait. Bravo pour cette interprétation très dynamique et amusante ! Les personnes présentes à Balma le 23 mai en notre compagnie pourront admirer ce quilt de visu !
Si vous venez bientôt à Toulouse – la Journée inédite France Patchwork du 23 mai* en est l’occasion ! – vous aurez sans doute envie de rapporter un petit souvenir ! La gastronomie toulousaine ne se résume pas au cassoulet et aux violettes cristallisées… Il y a un délice plus secret que je vais partager avec vous aujourd’hui : le Fénétra.
Amandier en fleur, Van Gogh (1890)
Fête d’origine gallo-romaine, le Grand Fénétra fut une fête liée aux « Pardons » des dimanches de carême durant des siècles, pour se laïciser au XVIIIe siècle et devenir festif avec des cortèges, des jeux, des spectacles et une foire.
De nos jours, c’est fin juin qu’on fête le Grand Fenetra !
Un grand repas familial se clôturait par un délicieux gâteau à base d’amandes, d’abricots et de citrons confits. D’après une pâtissière du centre de Toulouse qui en confectionne quotidiennement (La Bonbonnière, 41 rue des Tourneurs), de nombreux amandiers étaient plantés alors dans la région, du moins dans les endroits les plus protégés, et les citrons poussaient dans les orangeries des beaux châteaux de la région… Avec ces ingrédients si fins, les pâtissiers inventèrent cette merveille pour le palais : le gâteau du Fénétra !
Vous pourrez l’acheter emballé dans une pellicule plastique, il se transporte facilement ainsi et se conserve dans son emballage jusqu’à 2 semaines. Une fois ouvert, il n’aura pas le temps de sécher tant on se régale !
Rares sont les pâtissiers qui en font toute l’année. Outre La Bonbonnière, vous pouvez en trouver chez : – Régals, 25 rue du Taur – Galonier, rue de Metz
Ce sera chez moi le gâteau de Pâques en l’honneur de notre ville rose !
*Rappel : il est maintenant trop tard pour vous inscrire à cette Journée, merci pour votre compréhension !
… dans le magazine « Mon Jardin Ma Maison » d’avril, quoi de plus naturel ?
… Mais, plus étonnant, ce sont des fleurs de cerisier en sashiko qu’on nous propose ! Quatre pages d’un très joli reportage sur Satomi Sakuma, Japonaise installée en France, qui vient de faire sortir également un très beau livre :
Rendez-vous aussi sur son blog en français, entièrement consacré au sashiko, avec de nombreux trucs et astuces :Sashiko-ya. Il est jeune mais déjà très complet et très beau !
… sont, chaque premier week-end d’avril, 3 jours uniques pour découvrir des métiers d’exception avec un credo :
IMMERGEZ-VOUS DANS LE MONDE DES METIERS D’ART !
En France, l’Institut National des Métiers d’Art invite le grand public à aller à la rencontre d’hommes et de femmes de passion en atelier ou hors des murs.
Cette année, le thème est « le temps de la création« . Un thème très parlant pour nous quilteuses ! Je pense en particulier à mes amies qui cousent à la main, avec patience, passion et précision, des chefs d’oeuvre traditionnels :
Bel Air, par Aline Joulin, qui est une des « aiguilles d’or » des « Quilts de Légende » France Patchwork.Quilt en appliqué « Fleurs Rouges » d’Annick Huet, voir aussi ici.
Mais aussi des quilteuses aux oeuvres plus contemporaines qui, elles non plus, ne comptent pas leur temps :
Oeuvre récente d’Anne Woringer (voir aussi ici) qui teint, coud et brode à la main.
Je ne veux certainement pas opposer celles qui travaillent à la main et celles qui préfèrent la machine à coudre, mais il est vrai que lorsqu’on parle des quilteuses à l’infinie patience, je pense en premier lieu à celles qui participent aux fameux Quilts de Légende, exposition itinérante initiée par France Patchwork !
Les 4, 5 et 6 avril prochains donc, plus de 4 000 artisans/artistes ouvrent la porte de leur atelier en France pour partager avec nous leurs passions, leurs petits secrets, montrer l’intimité de leur lieu de création en vous montrant leurs outils, leurs matières premières… Parallèlement, 400 manifestations en France vous incitent à approcher ces personnes qui travaillent les matières avec talent et y consacrent « le temps qu’il faut », « le juste temps ».
Extrait du communiqué de presse :
La qualité exige du temps. Valeur commune et fondamentale des métiers d’art, le temps se retrouve à chaque étape d’une « vie métiers d’art » : le temps de la formation et de la transmission, le temps du geste au service de la recherche, de l’innovation et de la créativité, le temps de la rencontre qui régit le sur-mesure, le temps d’une fabrication pérenne. (voir le texte complet ici)
Des artistes travaillant avec les mêmes matières premières que nous quilteuses (couturiers stylistes, artistes textiles) sont inscrits dans ces Journées. Vous pouvez consulter le site officiel, il comporte une carte des régions cliquable pour savoir ce qui existe près de chez vous.
Cette immense manifestation européenne très dynamique (voir ici le programme européen) est destinée à la valorisation professionnelle de l’artisan d’art, la préservation des savoir-faire rares… En Europe, les quilts sont bien trop rarement considérées comme des « objets d’art vendables », d’où notre quasi-absence dans ces manifestations. Un jour, peut-être…
Merci àCorinne Berthéas-Dumontde m’avoir signalé ces Journées. C’est une artiste textile et plasticienne de Pibrac, ma petite ville à l’ouest de Toulouse. Comme on peut le deviner sur la photo ci-dessus, elle manie autant l’aiguille que le pinceau… pour notre plus grand plaisir ! Son atelier sera ouvert pendant les JEMA.
Nous sommes 4 Abeilles de cette Ruche (Madeleine, Brigitte, Marie-Jo et moi-même, Katell) à donner des cours tous les lundis à un groupe d’élèves d’une école de Pibrac. Des cours ? Oui, mais de patchwork ! Les enfants sont en CM1, 8 filles et 2 garçons. Hier, ils étaient ravis de partir avec leur premier ouvrage fini :
Chaque chaton est unique !
Notre meilleure récompense est la lumière qui brillait hier dans leurs yeux en partant avec leur précieux chaton…
Annick Huet est une de nos artistes françaises qui se dédie inlassablement à l’art de l’appliqué traditionnel, ses oeuvres sont toujours d’une beauté époustouflante ! Alors sivous êtes en Normandie au mois d’avril, il ne faut surtout pas manquer son exposition pleine de raffinement :
La Ruche des Quilteuses avait signalé son nouveau site ici et nous sommes très heureuses qu’Annick continue d’initier à l’appliqué : sa techique, expliquée dans ses livres, garantit les plus beaux résultats !
Cette annonce d’exposition est une bien belle manière d’entrer dans le printemps !
La rédactrice en chef de ce nouveau magazine est connue pour ses cours, sa présence sur de nombreux salons, sa promotion de nombreuses règles-gabarits de toutes sortes, c’est Pascale Bebronne qui est la première plume de :
Tout juste arrivé en kiosque, je n’ai pas résisté à l’acheter « pour voir », même si le titre ne m’attirait pas particulièrement.
Je tombe sous le charme dès l’ouverture du magazine en tombant sur une belle photo de nos amis de Neelam qui vendent leurs beaux tissus indiens, kits et broderies depuis plus de deux ans dans les Salons… Puis plusieurs artistes sont mises en lumière, je les aime toutes, quel plaisir ! Les photos de leurs oeuvres sont très réussies. Nous avons en outre un article sur le patchwork traditionnel, sur les quilteuses professionnelles sur Long Arm… De la saine lecture !
Et les modèles ? Ils sont probablement bien expliqués, étant donné l’expérience de Pascale, j’avoue ne pas m’y être penchée ! Ils sont plutôt axés sur l’assemblage à la machine, dans le prolongement des découvertes des années 1990 dans le monde du patchwork moderne.
Bonne chance à ce petit nouveau ! Tout ce qui contribue à la connaissance de notre passion est bénéfique !
Elle arrive dans nos boîtes aux lettres ! Qui ? Quoi ? La revue de l’association France Patchwork !
Vous ne la trouverez pas en kiosque : cette revue est réservée aux adhérents de l’Association FRANCE PATCHWORK qui ont choisi de s’abonner. La seule autre manière d’y avoir accès est de l’acheter sur les salons où se trouve un stand FP.
Cette couverture rend hommage à notre chère Pénélope Roger, créatrice du Traboutis !
Avec sa parure immaculée, le nouveau numéro des Nouvelles Patchwork et Création Textile s’est mis sur son 31 pour ses 30 ans, comme le disent joliment Monique dans son Edito et la Marmotte Rousse !
« Cakes are ready! » par Keiko Maeda, quilt présenté dans les Nouvelles.
Où se trouve la cerise sur le gâteau ? Page 97 🙂 *
Après une orientation marquée pendant plusieurs années vers l’art textile (sous-entendu : des oeuvres textiles éloignées du patchwork et de l’appliqué) qui a rebuté de nombreuses adhérentes, nous constatons un équilibrage des tendances qui, personnellement, me plaît beaucoup ! Nous avons toujours des articles de fond remarquables sur le patchwork traditionnel, notre base pour toujours, mais aussi des rencontres, des surprises, des titillements en douceur vers de la nouveauté… Le monde de la création textile (patchwork, appliqué et autres techniques) offre tant de possibilités que ce magazine est devenu un éloge de la curiosité : que du bonheur ! Et bien sûr, que serait le magazine d’une association sans la présentation de nos adhérentes remarquables dans leur singularité et leur diversité : la France est riche en talents… et beaucoup restent à découvrir !
Plaisir de feuilleter le magazine et de découvrir de jolies choses à chaque page…
J’ai souvent entendu, au fil des ans, que cette revue manquait de modèles intéressants. Si vous êtes restée sur cette impression, procurez-vous un des derniers numéros, vous serez surprise… Ici 30 pages de modèles, tous enthousiasmants, dans ce numéro ! Et je suis heureuse que ne soient pas oubliées les débutantes : un modèle aux explications très détaillées leur est proposé.
Nous ne remercierons jamais assez toutes ces bénévoles qui élaborent ces revues… Merci-merci-merci Monique et ton équipe !* Pour les infortunées qui n’ont pas le magazine, nous avons en page intérieure un très beau cadeau : un étui d’aiguilles Bohin sous une enveloppe aux couleurs de nos « 30 ans Passionnément » !
(l’arrière-plan actuel du blog est une photo d’une oeuvre d’Anne Woringer)
Aujourd’hui, le jour de la Saint-Patrick (fête nationale en Irlande et grandes festivités aux USA), c’est l’occasion d’évoquer ce puissant symbole de l’Irlande : le trèfle, clover en anglais… mais shamrock en Irlande, issu du mot gaélique seamrog…
L’histoire mythique est que, pour faire comprendre et accepter la religion catholique dans ce pays celtique, St-Patrick choisit un trèfle pour expliquer la Sainte-Trinité (le Père, le Fils et le Saint-Esprit). Cela fut bien accepté car le trèfle était déjà une plante sacrée pour les druides !
Symbole religieux et national, le shamrock est très prisé par les Américains d’origine irlandaise (36 millions, soit 12 % de la population des USA). Comme vous pouvez le constater ci-dessous, c’est une source inépuisable d’inspiration !
Evidemment pour la Saint-Patrick, notre bonne vieille copine Mrs. Bobbins a fait un quilt en « chaîne irlandaise » et vient de trouver un trèfle à quatre feuilles, ah quelle chance !!!