Celtic Day

Bretonne par ma mère, j’aime l’esprit celtique et j’ai découvert quelques pépites pour aujourd’hui, la Saint-Patrick, journée nationale en Irlande et journée de multiples festivités aux Etats-Unis.

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Celtic Puzzle, 3 660 carrés assemblés par Kim et Valli. Vous pouvez visiter leur blog ici.
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Oeuvre de Larkin Jean Van Horn, artiste très attachée à la spiritualité. Cette oeuvre est faite de piqué libre et de perles. Voir son site ici.
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La même artiste a décliné la spirale celtique en plusieurs couleurs – ici de beaux bleu-vert… Celtic Spiral,  Larkin Jean Van Horn.
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Ces couleurs ensoleillées pour des noeuds celtiques, c’est rare ! Vu ici chez Merry Mama.
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Mary du Colorado a fait ce magnifique panneau !
Maze quilt by Gyongyi Varadi seen at Hungarian Patchwork
Merveilleux labyrinthe de la Hongroise Gyongyi Varadi
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Mon coup de coeur reste pour Gyöngyi Váradi, comme des années précédentes ! J’adore son quilt en arrière-plan… et TOUT ce que fait cette Hongroise qui aime tant l’Irlande !

 

Le baptême de notre région Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées

Le baptême est pour bientôt ! Déjà avant-hier, Hauts-de-France a été choisi comme nom de la région du nord de la France. Cela doit encore être validé par le Conseil des Ministres le 1er juillet. D’autres nouvelles appellations vont suivre.

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Serons-nous les Bas-de-France ? Depuis lundi les suggestions ne tarissent pas.

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Pour sourire : http://www.topito.com/top-cartes-france-insolites-region-finito

D’après les sondages locaux, je suis comme la majorité favorable à Occitanie pour ma région agrandie. Tout comme Aquitaine, elle n’aurait pas un tracé historiquement exact, mais gagnerait en identité acceptée et assumée par la majorité. Les politiques oseront-ils faire simple et harmonieux ?

Occitanie, notre région - Katell Renon
Occitanie, notre région – Katell Renon

J’ai donc terminé ce quilt au nom revendicateur Occitanie, notre région ! Il est constitué de blocs faits avec la méthode si facile et ludique de Sujata Shah avec au milieu une croix occitane appliquée pas trop voyante, comme un graffiti à moitié effacé sur un mur de briques.

Avec d’autres quilts bien plus recherchés que celui-ci, il sera exposé à Roques-sur-Garonne dans 15 jours.

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Label : du jamais-vu !

affiche_fibreoccitane_RoquesDepuis longtemps j’observe les quilts, devants et dos dès que je peux. De plus en plus, un soin particulier est porté aux étiquettes, ou labels si on garde le nom anglais.

Mais je n’avais encore jamais vu une étiquette de 68 x 46 cm ! Mon bon copain Christophe, nouveau dans le patchwork mais ancien dans la broderie, a fait pour son quilt à exposer à Fibre Occitane une étiquette à nulle autre pareille.
Je garde encore secret le devant du quilt, mais voici une partie fort intéressante du dos :

Mon Cabinet de Curiosités, Christolchuk
Mon Cabinet de Curiosités, Christolchuk. Je crois que vous pouvez cliquer pour agrandir ! Notez les symboles de l’année 2015… Cet homme a autant de cœur que de talent !

Son blog : Christolchuk
Vous pouvez également lire ou relire : Trois quilteurs émérites

Ces entreprises qui travaillent pour nous : YLI et Marti Michell

Souvenez-vous… Dans l’histoire du cutter rotatif, nous en étions restés avec l’invention géniale de Yoshio Okada, pour les couturières… Il est temps de connaître la suite !

large-1410907812Faisons d’abord un tour du côté d’une firme peu connue en France. YLI est née en Californie à la fin des années 70 si Peace & Love… Alors je ne peux m’empêcher de penser que cette société  fit un clin d’oeil à un autre acronyme ILY, I Love You, lors de leur création !

YLI se dit en anglais ouaille-elle-aille, et signifie bien plus sérieusement Yarn Loft International (le Grenier du Fil International). Dès le début, ils eurent des liens privilégiés avec le Japon car leur produit phare était un fil de haute qualité en cônes pour les surjeteuses, made in Japan.

Avec l’évolution du marché, la société a proposé de multiples autres produits. YLI fut le premier à proposer des rubans en soie pour la broderie par exemple. YLI continue de se fournir au Japon pour, notamment, des fils de soie de haute qualité ou la teinture de certains cotons.YLSLK252

Le produit que je connais est le fil à quilter 100 % coton dont j’adore les teintes subtiles, la solidité et, je l’avoue… la bobine en bois ! Je l’ai vu pour la première fois sur le blog de Supergoof, la talentueuse quilteuse Néerlandaise, puis j’en ai acheté régulièrement au Petit Comptoir de Toulouse jusqu’à la fermeture de ce magasin. J’ai mon stock, mais je ne sais qui en vend en France maintenant, pour ceux qui souhaiteraient s’approvisionner…

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Sur un mini-quilt (modèle Kathy Tracy), quelques bobines YLI. Je les maltraite un peu, ayant l’habitude de planter mes petits ciseaux au milieu… Sacrilège !!

Très curieusement, nous devons à YLI beaucoup plus que l’approvisionnement de fils de qualité, car c’est par cette société que le cutter rotatif OLFA japonais est entré aux USA. Par la petite porte, certes. En 1980, parmi les bobines de fil importées, il y avait ce curieux instrument destiné aux couturières, à faire connaître… La représentante YLI en avait quelques-uns qu’elle offrit au cours de sa tournée et Marti Michell fut l’une d’elles. J’ai raconté dans Les Nouvelles n° 123 (p 59) comment Marti eut subitement l’illumination de sa vie : utiliser cette roulette coupante en dormance dans son tiroir pour couper le tissu en plusieurs épaisseurs avec les barres de plastique de Mary Ellen Hopkins… La révolution du patchwork commença ce jour-là !

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Le logo de l’entreprise de Marti Michell. Vous pouvez en savoir plus dans cet article et bien sûr chez Les Ouvrages de Nat !

Alice au pays des… kiwis

Bonjour, je m’appelle Alice et je vis en Nouvelle-Zélande avec mon mari et ma fille de 5 mois. Nous avons également vécu en Australie et en Angleterre, c’est là où j’ai découvert une nouvelle tendance pour le patchwork, plus frais, plus vibrant. La Nouvelle-Zélande est un pays qui aime le patchwork et il y a de nombreux clubs et magasins spécialisés dans tout le pays. A Wellington, dans la ville où j’habite il y a deux clubs: Wellington Quilter’s Guild et Capital Quilters. Je vais vous raconter aujourd’hui comment se déroule une réunion dans le club Capital Quilter, qui ne compte pas moins de 200 membres.

J’assiste à la réunion en tant que visiteuse. La réunion se déroule un samedi en journée et commence comme prévu à 15H30. Plus de 120 membres sont présents ainsi que quelques visiteurs qui sont chaleureusement accueillis par un petit mot de la présidente.

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(Facebook Griet Lombard)

Le club invite à chacune de ses réunions un artiste textile pour parler de ses projets et présenter ses travaux et sa démarche. Cette fois-ci, Griet Lombard, une artiste originaire d’Afrique du Sud, présente ses quilts.

Cette dame nous parle de l’histoire et de son inspiration derrière chacun de ses ouvrages. Elle parle de son installation en Nouvelle-Zélande et de son sentiment de « déracinement » vis-à-vis de son pays natal. Cette dame est venue s’installer en Nouvelle-Zélande après l’âge de la retraite pour pouvoir profiter de ses petits-enfants immigrés en Nouvelle-Zélande. Elle raconte la difficulté de quitter tous ses amis mais aussi l’attachement émotionnel qu’elle a envers sa terre natale, la faune et la flore étant si spécifique à l’Afrique du Sud.

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Son premier ouvrage représente la pluie en Afrique du Sud. Elle nous raconte l’odeur de la pluie, et le fleurissement de nombreuses fleurs après cette pluie salvatrice.

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Le deuxième quilt représente les amis qu’elle a laissés derrière elle. Griet a cousu des sachets de thé entre chaque ligne de personnage et a écrit par dessus pour représenter toutes les longues conversations autour d’une tasse de thé qu’elle a eues avec ses amis.

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Son troisième quilt représente l’effort qu’elle doit faire pour se reconstruire un « chez soi » où elle se sente bien. Il n’y a pas de personnages dans ce quilt car il est difficile de se faire un nouveau cercle d’amis dans un pays si différent du sien.

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Le quatrième ouvrage qu’elle nous présente est très émouvant. En effet, Griet est tombée en dépression car elle se sentait si seule dans ce pays isolé. Elle a décidé d’entamer un ouvrage minutieux pour combler le vide qui l’entourait. Elle dit qu’à la fin de son ouvrage, elle se sentait déjà beaucoup mieux. La thérapie par l’aiguille, la texture et les belles couleurs. Son histoire et son partage m’ont beaucoup touchée car je suis également une « déracinée » tout comme elle. Malgré la différence d’âge et d’origine, les sentiments sont en effet, bien similaires.

Si vous voulez voir plus de projets de Griet et lui laisser un petit mot, vous pouvez aller voir sa page Facebook.

Suite à ce partage généreux riche en émotions, la réunion suit son cours et enchaîne sur le « Show & Tell » des membres du club. Le principe est simple : chaque membre qui le souhaite montre un ouvrage fini (ou parfois en cours) et raconte l’histoire. Car il y a toujours une histoire derrière l’élaboration d’un quilt n’est ce pas?

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La présidente mentionne sa surprise de voir aussi peu de quilts à présenter. L’assistance répond qu’il fait bien trop chaud en ce moment pour coudre des quilts (nous sommes en ce moment en été dans l’hémisphère Sud). Quant à moi, je suis déjà impressionnée de voir la file de personnes faisant la queue pour présenter leurs quilts.

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Voici l’ouvrage (non quilté) de Wendy. C’est le modèle « My Small World » paru dans un Quiltmania (hors-série printemps 2015).

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Ce bloc est le logo du club. Le club fêtant sa 30 ème année cette année, les membres étaient invités à réaliser un quilt avec ce bloc. Une vingtaine de personnes ont joué le jeu. Les quilts, une fois présentés par leur auteur, sont accrochés un à un tout autour de la pièce de réunion.

A la fin de la présentation, la présidente annonce une petite pause. C’est l’occasion de rencontrer l’invitée et d’échanger quelques mots ou d’admirer ses œuvres, les quilts des membres, prendre un thé ou discuter avec les copines. C’est également l’occasion de faire un tour dans la bibliothèque qui comporte plus de 800 titres de livres tous dédiés au patchwork et de nombreux magazines. Je sens que je vais faire des jalouses en France…

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La pause s’achève, la réunion continue avec la séance du Bloc du Mois. Le principe est simple, chaque mois, Adrianne présente un bloc et offre les instructions. Chacun est libre de participer ou non. Les personnes qui participent offrent leur bloc à la prochaine réunion. Chaque bloc réalisé donne une chance de gagner la totalité des blocs.

photo 9Voici le bloc du mois précédent utilisant des tissu batik. De nombreux membres ayant participé, la totalité des blocs est divisée en deux lots et deux gagnantes sont tirées au sort.

Les instructions pour le bloc suivant sont expliquées à l’assistance. Il s’agit d’une variation de bloc « Log cabin ». Les membres sont invités à respecter le code couleur: rouge pour le centre, bleu marine avec une touche de blanc et blanc avec une touche de bleu marine. Assez spécifique, n’est ce pas? Mais le résultat est vraiment sympa. Adrianne demande toujours à quelques volontaires de bien vouloir coudre un bloc en avance pour que l’on puisse se rendre compte du motif secondaire.
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La réunion s’achève avec quelques petites annonces présentées par la présidente: les expositions à venir, les ateliers patchwork dans la région, etc. Il y a également le tirage au sort d’une tombola. Les clubs de patchwork raffolent de tombolas. Il y a évidemment des tissus à gagner. Puis la présidente offre un lot de consolation à toute personne ayant eu sa machine à coudre cassée ou hors service ce mois ci. Je trouve ce geste vraiment sympa.

J’espère que vous avez apprécié mon récit et que ça donnera peut être des idées pour des clubs Français. Je ne sais pas si vos réunions se déroulent de la même manière. Vous pouvez lire un autre récit de réunion de ce club dans mon blog: Réunion d’une guilde de Quilt.

Un grand merci à Katell d’avoir bien voulu partager mon récit sur son blog.

Alice Kreyder

Rendez-vous chez Alice qui tient un blog jeune et moderne que j’aime beaucoup !

Un nouveau roman de Tracy Chevalier

arton22181Hier, quelle surprise de recevoir un mail de Tracy Chevalier* ! Vous savez, l’auteur de tant de romans inoubliables comme La jeune Fille à la Perle ou, plus récemment, La Dernière Fugitive… Sa nouvelle oeuvre évoque une famille s’établissant au XIXe siècle dans l’Ohio, créant un verger de pommiers avec passion et maintes difficultés… Leur fils partira ensuite vers l’Ouest jusqu’en Californie, pendant la Ruée vers l’Or. Il travaillera comme ses parents avec des graines et des plantes, mais dans de toutes autres conditions. Un livre âpre paraît-il, qui me semble avoir quelques similitudes avec le livre d’Elizabeth Gilbert L’Empreinte de Toute Chose. Mais je ne l’ai évidemment pas encore lu, ce sont les bribes lâchées par l’éditeur et les journalistes que je vous livre ici !

516ncwGr5gL._SX342_BO1,204,203,200_Le livre sort aujourd’hui-même en Grande-Bretagne et mardi 15, dans une semaine, aux Etats-Unis. En France, il s’appellera A l’Orée du Verger et sortira le 11 mai 2016 (Edition Quai Voltaire). Je vais le lire très vite en anglais.
Y aura-t-il encore une quilteuse dans l’histoire ?

C’est en tout cas une perspective de bonheur de lecture !

*Je n’ai pas la chance d’être son amie… Je m’étais inscrite à sa newsletter il y a des années mais n’avais jusqu’à présent jamais rien reçu. La surprise a été totale !

 

Comment tiens-tu ton cutter ?

Je sais très bien que beaucoup de quilteuses traditionnelles ont un cutter mais ne l’utilisent presque jamais, leur travail ne le nécessitant pas ou peu. Mais curieuses (c’est une qualité !), elles viennent parfois à mes stages modernisants.  Et là je suis souvent étonnée de voir beaucoup de bizarreries autour du cutter rotatif. Je le comprends bien pour les utilisatrices très occasionnelles : certains cutters n’ont jamais vu une nouvelle lame (la même chose pour certaines aiguilles de machine à coudre jamais changées), d’autres sont remontés à l’envers… mais surtout, même chez les chevroné(e)s, presque personne ne le tient comme moi.

Alors je me suis posé des questions. J’ai enquêté, visualisé des vidéos de professionnelles aux USA… Toujours la même hésitation, en fait personne ou presque ne fait comme moi ni ne s’occupe de cet aspect. Je vais donc vous donner ici ma version très minoritaire : je tiens mon CR (cutter rotatif) comme je tiens mon couteau pour couper la viande à table !

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A présent, je coupe bien plus souvent du tissu que de la viande, mais c’est une autre histoire…

C’est-à-dire index en extension, posé pile au creux de l’arrondi de la lame. Contrairement à ce qu’on pense, il est en sécurité et cela est meilleur pour vos articulations, vous exercez moins de pression. Et puis, à quoi serviraient les rainures si ce n’était pour poser l’index ? Rien n’est laissé au hasard chez les Japonais en manière d’ergonomie !

Chez Purl Bee, on est bien d’accord avec moi :

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Voir aussi toute une série d’astuces dans cet article.
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La règle est bien tenue, les doigts partout en sécurité. Autres conseils, je coupe toujours debout et le mouvement vient de l’épaule !

Lorsque que je donnais des cours de débutantes, les premières heures étaient focalisées sur ce matériel de base : CR + règle + tapis de coupe. Il y a tant de petites choses à connaître pour couper ensuite vite et bien ! J’ai trouvé chez Petit Citron quelques recommandations utiles. Il y a aussi beaucoup de petits trucs à acquérir : comment mettre le tissu par rapport à la règle par exemple… Pour que cela aille mieux, vous pouvez notamment visualiser les videos de Nathalie Delarge.

Tous ces petits trucs qui aident à couper, trop peu connus, m’ont menée à proposer un stage sur le cutter rotatif pour des non-débutantes. C’était osé, je craignais un peu n’avoir personne… mais ce fut une belle journée très agréable avec 25 stagiaires ravies !
J’ai constaté ensuite que presque toutes ont adopté ma façon de tenir le cutter et ont progressé en confiance et précision dans la coupe du tissu…
Leur CR est devenu leur meilleur ami 😀

Ces entreprises qui travaillent pour nous : OLFA

Qui dit OLFA dit cutter rotatif chez les quilteuses ! Chez les bricoleurs, on vante depuis les années 70 les avantages des cutters à lames sécables (« snap-off » blades), toujours des OLFA… Avez-vous un moment ? Alors, je vais vous raconter une belle histoire, une success story peut-être un peu romancée mais bien réelle…

On peut difficilement imaginer l’état du Japon après la seconde guerre mondiale. Humiliation, dévastation… Il fallait se retrousser les manches pour reconstruire le pays et ce peuple fier et volontaire a brillamment relevé le défi !

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Aujourd’hui nous allons à Osaka, au sud-ouest de Tokyo, à environ 330 km à l’est d’Hiroshima, ville martyre.

A Osaka, comme dans tant d’autres villes, on a subi d’effroyables raids aériens avec environ 10 000 victimes civiles en 1945.

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Cependant, vous savez ce que c’est, parfois il y a de belles histoires dans la noirceur. Ici, un  jeune adolescent se vit offrir une barre de chocolat simplement craquée d’une tablette par un soldat américain. Saveur inconnue dans la nourriture japonaise traditionnelle ; le jeune Yoshio apprécia-t-il ? En tout cas il retint la facilité de coupe en carrés, sans instrument, de cette matière pourtant bien dure.

Avant la guerre, le père de Yoshio était imprimeur ; connaissant ce milieu, le jeune adulte dans les années 50 se fit embaucher dans la même branche, coupant des papiers à longueur de journée à l’aide de lames de rasoir. Ces lames ont 4 pointes, elles s’émoussent vite. Yoshio cherche d’abord à améliorer la lame à l’aide d’un manche… puis se souvient des carrés de chocolat, tout en ayant remarqué les capacités de coupe du verre cassé. Il réunit ces deux caractéristiques et après de très nombreux essais, voici sa première invention :

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Premier cutter à lame sécable, inventé par Yoshio Okada en 1956.

Son frère et lui essaient de vendre cette idée révolutionnaire… mais aucune société ne veut mettre un yen dans cette fabrication ! Avec toutes ses économies, Yoshio en fabrique 3000 unités, ils se vendent peu à peu car ils coupent si bien ! Mais ils sont faits artisanalement, aucun n’est semblable. Il faut normaliser !

whyolfa02L’ergonomie étant aussi importante que l’efficacité, Yoshio a recherché des galets de rivière, en a testé des centaines pour trouver celui qui tient le mieux en main, a déterminé ensuite le meilleur angle de coupe, le meilleur alliage pour la fabrication des lames… Toutes les normes actuelles (les lames de 9 mm et de 18 mm, la couleur jaune d’or pour le distinguer dans la boîte à outils tandis que tous les outils d’alors étaient de couleurs sombres) viennent de Yoshio Okada et de ses recherches s’étalant sur 10 ans.

La société se nomma d’abord OKADA & Co,  puis suite à des désaccords avec des investisseurs et ses frères, cela devint OLFA en 1969. Ol-ha signifie « couper une lame » en japonais, mais le h à la japonaise ne se trouve pas dans toutes les langues… Alors va pour Ol-Fa ! C’est en 1971 que les cutters commencent leur percée dans le marché américain puis mondial. Les Japonais qui ont alors la réputation d’être surtout des copieurs dans le monde industriel imposent ici leurs normes !

Aujourd’hui, Olfa est synomyne de coupe performante dans tous les milieux, dans les mains des ouvriers, des artisans et artistes, des bricoleurs du dimanche… Le cutter est vraiment pratique et sûr. 

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Les outils OLFA sont reconnus dans le domaine de la coupe dans le monde entier.

En 1979, le succès et la fortune sont là, mais Monsieur Okada garde toujours alerte son esprit d’inventeur-entrepreneur. Un soir, il regardait une émission de TV et vit une couturière coupant un tissu fin (en soie ?) le long d’un patron de papier avec d’énormes ciseaux, complètement disproportionnés et peu adéquats. Il tourne et retourne ce problème dans sa tête toute la nuit, et invente en quelques jours LA solution :

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Ce petit objet coupant ne révolutionnera pas le monde de la confection… mais celui du patchwork ! Je vous raconterai prochainement comment, tout en vous présentant une autre société.

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Yoshio Okada (1931 – 1990)

Au fil du temps, les brevets tombent dans le domaine public, permettant à la concurrence de réaliser les mêmes objets, avec les mêmes normes. Stanley (USA) est « l’autre » grande marque de cutters à lames sécables. Si vous essayez des sous-marques, vous regrettez vite la qualité des meilleurs outils, je vous le garantis ! Quant aux cutters rotatifs, vous connaissez les marques concurrentes qui fleurissent un peu partout. Certains sont aussi bien, d’autres nettement moins. A vous de faire vos essais et vos choix !

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Gammes des CR de forme basique : 60 mm de diamètre pour d’épaisses couches de tissus, 45 mm l’universel, 28 mm pour des courbes et 18 mm pour les coupes les plus fines et courbes (photo Rascol)

Il existe une forme ergonomique, à lame qui rentre automatiquement dans la protection. Ce CR (cutter rotatif) est très bien mais ne me convient pas car je change souvent de main pour couper et il faudrait que je monte et démonte la lame à chaque fois pour avoir la lame du bon côté ! Mais je suis un cas bien particulier…

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L’ergonomique et le sécurisé ! (photo Rascol)

En 2007, il y a eu des cutters « hors série » décoratifs :

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J’ai la grande chance d’avoir l’orange, offert par mes élèves de 2007 ! Je continue de l’utiliser, tout autant que le jaune de base.

Parfois c’est pour participer à une cause :

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Un CR rose pour la recherche contre le cancer du sein.

Les tout nouveaux se nomment Splash ! Un bain de fraîcheur avec cette couleur turquoise, et plus nouvellement encore en violet. Le manche est plus souple (comme les Clover) et le changement de lame se fait aussi facilement que l’ouverture / fermeture de la lame : plus de vis ni de ressort ! Elle est pas belle la vie ?

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Pour finir, en voici un pour couper des cercles parfaits :

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Il s’utilise comme un compas. Je me souviens de Brigitte qui avait coupé des centaines de cercles pour faire des macarons avec les enfants de CM1, cadeaux de la Fête des Mères ! Heureusement, elle a cet instrument magique avec lequel on coupe plusieurs épaisseurs en une fois…

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OLFA a dignement fêté les 35 ans du cutter rotatif en 2014 aux Etats-Unis, marquant 35 ans de révolution du patchwork ! C’est Kathy du Montana qui a été mandatée pour organiser la fabrication d’un quilt collectif que voici :

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Voyez des détails de ce quilt par ici !

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Personnellement, j’ai acheté mon premier cutter rotatif en 1990 à Paris, au Rouvray,  alors que je vivais en Allemagne. La gentille dame qui m’a conseillé (Will Vidinic !!) m’a recommandé la grande règle de 60 cm et le tapis de coupe. Bien sûr, qu’aurais-je fait avec le trio incomplet ? J’utilise encore ce cutter quotidiennement (oui !) avec un usage plutôt intensif : toujours jeune à 26 ans !

Les lames OLFA sont plus chères que d’autres, car elles sont de meilleure qualité (en titane). Cependant, je fais une entorse à ma recherche constante de qualité des outils, préférant acheter mes lames un peu moins cher et les changer un peu plus souvent…

Et vous, quel est votre rapport avec votre cutter ? 

Ces entreprises qui travaillent pour nous : FOLTVILAG

FOLTVILAG, ou la miniature en patchwork, c’est une découverte de Pascale Genevée qui intervient souvent avec pertinence dans les commentaires de ce blog. Abeille lointaine de notre Ruche, mais proche grâce à internet ! Voici donc son petit reportage.

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A L’Aiguille en Fête (Paris), le stand Foltvilag.

A l’Aiguille en Fête, je suis restée un long moment (et je n’étais pas la seule !) à observer une petite dame, hongroise, qui montait, avec des gabarits en plastique, des ouvrages en miniature.

Margit propose donc des gabarits, en plastique, donc récupérables pour la couture à l’anglaise.

Vous y trouverez toutes les formes connues que l’on monte ainsi : assiette de Dresde, clamshell, jardin de grand-mère, trognon de pomme, etc.

Je ne vais pas, ici, vous donner d’explications techniques car elle le fait très bien sur You Tube. Et, de plus, elle a eu l’excellente idée de ne pas accompagner ses démonstrations d’une explication orale (je suppose que, comme moi, vous êtes peu nombreuses à maîtriser le hongrois !). Vous y trouverez une vingtaine de films. Elle travaille en silence, devant la caméra et c’est compréhensible ! Bannie l’incompréhension due (comme sur certains films américains) au fait qu’une partie des explications passe par l’oral . Là, tout est visuel.

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Je me suis donc offert les gabarits pour faire une assiette de Dresde  de 130 mm terminée. Les dimensions possibles sont : 9 mm, 130 mm, 170 mm, 210 mm, 242 mm.
J’ai trouvé dans mon sachet 16 pétales et 1 cercle pour le centre.
Dans les plus grandes dimensions le pétale peut, comme le cercle, être plié en deux pour être utilisé en demi-gabarit.

J’ai aussi acheté un sachet de 54 hexagones de 8,1 mm. Là, nous trouvons des hexagones de 5 mm (allez voir sur You Tube, c’est impressionnant), 8,1 mm, 6,5 mm et 10 mm.

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A nous les petits ouvrages ! Pensez aux couvre-lit pour les poupées ! Et aux ajouts décoratifs. Et prenez un modèle de taille habituelle, réalisez-le en miniature ; vous ne pourrez plus dire « Mais où vais-je le mettre ? »…

C’est ce que l’on trouve dans le dernier numéro de Burda Patchwork, n°49 du printemps 2016.

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Un modèle de Op Art est décoré de fleurs fabriquées avec nos petits gabarits. Photo en page 40.

Guettez-la sur les salons, elle est présente cette année un peu partout.

www.foltvilag.hu
Contact
foltvilag@gmail.com
www.facebook.com/foltvilag
www.youtube.com/user/Foltvilag/videos

Et si je vous ai donné envie de vous lancer, des photos me feraient plaisir….
Pascale Genevée

Ces entreprises qui travaillent pour nous

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Comme moi, vous aimez peut-être savoir d’où viennent nos objets, ceux que nous utilisons dans nos activités autour du fil et du tissu. C’était jadis de l’artisanat et nous savions d’où venaient les choses ; c’est bien plus souvent maintenant de la fabrication mondiale à grande échelle, du filage au tissage, de la teinture à l’impression, des gabarits aux règles… Le monde du patchwork induit de la fabrication, du commerce, de l’édition, de l’enseignement… Ce sont des activités qui brassent des capitaux, mais vous devinez que l’aspect qui m’intéresse est le facteur humain : d’où viennent les idées, quelles personnes consacrent leur vie à ces entreprises, quels sont les principes de la compagnie (charte écologique, commerce équitable, etc.), et puis quels sont leurs produits qui nous intéressent, où les trouver… Je ferai avec les informations que je trouverai, en les vérifiant autant que possible. Vous serez là aussi pour compléter ou modifier !

Tenir un blog me permet de parler librement de marques, j’en profite largement.

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Set de table LU de Maïté, à revoir par ici !
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Hélène Vispé a utilisé non seulement des blue jeans de récupération mais aussi des étiquettes de marques de vêtements ! A revoir ici.

De temps à autre, je vous présenterai donc quelques grandes entreprises ayant bien sûr un rapport avec notre monde du patchwork et arts textiles, ainsi que le matériel que j’utilise – ou pas, et pourquoi. Ce sera ainsi la possibilité pour vous de partager vos expériences, tout comme vous l’aviez fait pour les stylos Frixion de Pilot.

Mais j’ai besoin de vous pour combler mes carences. Je connais trop peu deux grands fleurons français, BOHIN et DMC. Je suis sûre que, parmi vous, il y a des personnes ayant visité la Manufacture Bohin, en Normandie. Pourriez-vous en faire un article pour la Ruche ? Si vous êtes plusieurs, les points de vue peuvent se compléter ! De même, la vénérable Dame de Mulhouse, DMC, mériterait un article d’une Alsacienne, peut-être ? Nous sommes entre nous, merci de participer ! Pour la semaine prochaine ou pour dans 3 mois, tout me va ! 

Ce petit tour dans le monde de l’économie vous intéresse-t-il ? Je l’espère ! En tout cas je commence très bientôt !

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Ce scanner de cerveau de quilteuse intéresse les entreprises au plus haut point 😉 , chaque besoin étant à combler immédiatement !