C’est un des proverbes allemands que j’ai adoré découvrir quand je vivais à Hambourg ! Il me vient bien plus naturellement que son équivalent français, « c’est en forgeant qu’on devient forgeron », et sa traduction mot à mot est « l’exercice (l’entraînement, la pratique) fait le maître »…
En début de semaine je l’ai mis en pratique en m’accordant un exercice ludique de quilting libre à la machine. En général, je quilte à la machine des lignes plutôt droites, avec l’aide du double entraînement de ma Pfaff. Mais dessiner à l’aiguille me tente aussi ! Le livre de base que je vous recommande chaleureusement est celui de Fanny Viollet (éd. L’Inédite) :
Elle y explique bien tout ce qu’il faut savoir sur le fonctionnement de notre machine à coudre, les habitudes à acquérir… et tout ça en français, avec de nombreuses photos explicatives ! Paradoxalement, toutes ses explications ne sont pas pour le quilting en piqué-libre mais principalement pour la broderie, c’est cependant un livre qui m’aide beaucoup avec ses précieux conseils. Je crois même que c’est cette dame qui a, le première, utilisé la locution « piqué-libre » en français.
Plus nouveau et drôlement bien fait, le DVD de Nathalie Delarge Dionis nous enseigne le B.A. BA du quilting en piqué libre. Elle travaille sur une Long-Arm (machine à grand espace) mais on peut tout aussi bien travailler avec une machine à coudre domestique.
Le dernier blog découvert sur le piqué libre (grâce à Emma) est The Inbox Jaunt : des idées de dessins magnifiques, à essayer surtout sur tissu uni, c’est si joli…
Le truc à avoir en tête est que l’aiguille est notre crayon ! On doit déplacer l’ouvrage comme on déplacerait une feuille sous un crayon fixe. Die Übung macht den Meister…
Ma feuille d’exercice, avant de me mettre à quilter un grand ouvrage, est un rectangle d’environ 30 x 60 cm, fait de patchwork en confetti incluant quelques lisières. De la vraie récup ! Mise en sandwich :
Puis j’ai quilté des dessins tout droit sortis de cet excellent livre pour des idées modernes de quilting, die Übung macht die gute Quilterin, la pratique fait la bonne quilteuse :
Et j’ai fait du zigzag tout autour. Ah !! Vient le moment tant attendu et redouté de la pose d’une fermeture à glissière ! Je me suis directement inspirée d’une pochette offerte par l’adorable Yaritza Bianchi, déléguée France-Patchwork de la Drôme. Voici une photo pour vous l’expliquer rapidement :
Après avoir cousu la fermeture endroit contre endroit, on plie pour avoir les dents en haut et on les fixe en place avec une ou 2 coutures. C’est épais mais une aiguille de 80 en vient quand même à bout. Il reste à fermer les côtés (attention à laisser la fermeture ouverte !!) et coudre des triangles pour l’assise de la pochette.
Pochette retournée finie, 2e version (aux petits triangles, voir dessous !)
Les triangles étaient trop grands, la pochette est peu gracieuse ! J’ai donc utilisé le découd-vite pour réparer l’erreur. Die Übung macht die gute Näherin, la pratique fait la bonne couturière !
Voilà, elle me plaît mieux ainsi !




























































