La Coupeuse de Chemises

Monique est ainsi, depuis que je la connais, depuis donc bien plus de dix ans, elle coupe des tissus de chemises. Et moi je reste toujours baba devant ses quilts ! C’est peut-être ce livre qui lui a donné l’impulsion, je ne lui ai jamais demandé :

Comme Roberta Horton en tout cas, elle joue avec rayures et carreaux, alors que beaucoup de quilteuses les fuient comme la peste. Monique a fait des dizaines de quilts, du plus petit (des miniatures au style amish) au plus grand (un superbe médaillon de plus de 2 mètres de côté). Je n’en ai que quelques-uns en photo, de taille moyenne, mais c’est déjà ça :

Les clairs de ce quilt sont tous à carreaux jaunes de style vichy, de tailles différentes.

Un bel exemple de l’importance des valeurs des couleurs !

En Vert et contre Tout, un de mes préférés !

Et voici le tout dernier que je trouve très réussi ! 

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Si vous aimez ce style, il faut vous faire un stock de tissus ; allez dans les vide-greniers acheter des chemises pour parfois moins d’un euro, les solderies (préférez les chemises XXXXXL aux XS, S ou M, c’est souvent le même prix pour une quantité très différente de tissu) et surtout, c’est avec le bouche à oreille que vous constituerez une belle collection. Favorisez les échanges avec d’autres passionnées : partagez vos trésors et vous multipliez ainsi vos tissus, avec en prime le bonheur de la complicité !

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Quilting des Moulins de la Ruche en cours…

Ce n’est pas tout de faire un top, objet de toutes nos attentions, il faut ensuite le quilter ! A chaque fois, c’est une nouvelle expérience et peu à peu j’emmagasine quelques idées que j’ai toujours envie de partager avec vous !

Comme je le pensais, le modèle de quilting « Constellation » de Nat pour le quilt de David m’a été d’un grand secours, je l’ai légèrement adapté et voici ce que cela donne :

Fil Aurifil Mako 50 pour la canette (elle dure si longtemps grâce à la finesse du fil !) et Aurifil Mako 40 enfilé dessus, pour éviter que le fil ne craque. Je dois dire que je pensais faire ce matelassage en piqué libre pour lequel le fil doit résister à beaucoup de tiraillements, mais je m’en suis sortie en piquant au contraire avec le double entrainement, ce qui est plus confortable pour un grand quilt avec une machine de dimension normale.

Un mot sur Aurifil : je suis complètement conquise par la qualité de ces fils de coton ! J’utilise le fil très fin mako 50 (bobine orange) pour le patchwork machine, mais aussi la couture main, l’appliqué main… Pour le quilting machine donc, le mako 40 (bobine verte) a l’avantage d’être plus épais, plus solide, plus visible aussi. J’aime aussi leur nuancier aux numéros communs aux différentes catégories. Ainsi, j’ai choisi un beige soutenu presque kaki, qui passe aussi bien sur le marine, le marron que le blanc pour mes MDLR (n° 2370), bobine verte en haut, canette faite avec une bobine orange en bas.

Pour piquer à travers toutes les épaisseurs, j’ai choisi une aiguille robuste : n° 100 spécial denim, mais une 90 universelle aurait sans doute suffit.

Il me reste la bordure à quilter, je cherche des idées (simples !) dans les livres consacrés au quilting qui sont dans ma bibliothèque. Il me faut un modèle d’aspect classique mais qui peut se coudre en ligne continue…

Mes inspirations… Bientôt le résultat de ma recherche !

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Un Arbre de Vie version recyclage

Les Arbres de Vie figurent depuis bien longtemps dans l’Art ; je vous en avais déjà parlé ici, vous aviez aussi déjà admiré l’Arbre de Vie de Maïté sur cette page. Magnifique témoin du temps passé dont on ne se lasse pas !

Je suis très admirative du travail de ma Bee-Bee Maïté, elle a mûri cet ouvrage dans sa tête des années durant puis soudain, elle a pris confiance en elle et s’est lancée dans ce tableau extraordinaire qui est un jalon important dans sa vie.

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Comme vous l’avez peut-être lu précédemment, je suis très adepte des scrap-quilts, de l’assemblage des bouts de tissus de toutes sortes, en bandes ou confetti, c’est sans doute pour cela que les quilts faits de lisières m’attirent tant. J’ai tout de suite adhéré aux ouvrages de Karen Griska, je vous en avais déjà fait part ici ; de tous ceux que j’ai vus, son Arbre de Vie reste l’un de mes préférés.

Un des modèles-phare du livre* de Karen (120 x 120 cm)

Je viens donc de créer le mien à partir de l’idée formidable de Karen Griska, en vert printemps :

En ce jour venteux et sans soleil, j’ai choisi un écrin divinement parfumé (la sentez-vous ma glycine de Chine ?…) pour vous présenter ma nouvelle fantaisie : My Green Tree of Life.

Quilt au look résolument moderne bien implanté dans le XXIe siècle, qui ne passera sans doute pas aussi bien l’épreuve du temps que celui de Maïté, mais ce fut un grand amusement de le coudre, de choisir des lisières de tissus bleus pour le ciel, d’autres plus colorées pour l’arbre, ajouter quelques vertes et marron au sol… Il mesure 130 x 138 cm, je l’ai quilté à la machine et c’est un drap IKEA, aux pastilles vertes, qui est au dos (ainsi que la bordure de finition). L’oreiller est resté intact, mais la couette est donc partie vers un autre destin…

De près, on a de la lecture !
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* Livre difficile à trouver maintenant à un prix raisonnable : Quilts from the Selvage Edge, Karen Griska, AQS 2008. Je vous rappelle l’adresse de son blog : http://selvageblog.blogspot.fr/ 

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Actualisation le 2 mai 2012 : j’ai été invitée à présenter mes quilts en lisières dans le blog String Thing Along, où l’on  montre ses ouvrages aux autres passionnées de quilts en bandes ! Merci Brenda !

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Jolies souricettes, mais qui est la plus belle ?

Cela fait du bien de faire des choses pas très sérieuses, surtout quand la vie n’a pas été tendre les mois précédents. C’est le cas de Maïté qui ne jette rien et sa vieille veste en laine bouillie la narguait depuis un moment. Qu’à cela ne tienne, la voici qui s’offre une renaissance :

Maïté a préparé toute une famille de gentilles souricettes ! Il n’y en a pas deux identiques, mais qui est la plus belle ?…

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Les Moulins de la Ruche : ils volent au vent !

Vous souvenez-vous de ma proposition d’un modèle à géométrie variable, Les Moulins de la Ruche ?  Il est temps de faire un point sur leur avancement ! Quelques vaillantes quilteuses nous préparent de bien jolis quilts (voir les photos sur Flickr). Il y a en particulier  Lynne, du blog « Bouts Choisis »,  qui vient de présenter ici son top en tissus batik. C’est magnifique !

Pour ma part, j’ai déjà laissé filer la date d’anniversaire de ma soeur à qui il est destiné 😦 mais je vais commencer aujourd’hui son quilting avec ma machine à coudre. Grâce au talent de Nat qui a inventé pour ce modèle un superbe quilting (et avec sa permission bien sûr), je sais comment le faire, mais je manque de pratique, alors on verra bien… Je vous montrerai le résultat ! En attendant, voici le top qui vole au vent :

Il est accroché avec les moyens du bord… Il mesure 1,80 m de côté, donc pas si facile à photographier. Tissus majoritairement d’un Jelly Roll Blackbird Designs de chez Moda, mais aussi des Rouenneries (toujours chez Moda), des repros divers, un provençal et autres fonds de tiroir… Un méli-mélo comme j’aime !

Je me suis inspirée de lettres présentées sur une nappe dans le livre de Jacqueline Morel (Le Petit Monde de Jacqueline Morel, ed. Quiltmania) pour faire les lettres appliquées, à la manière des anciennes broderies des monogrammes.

Et le voici sur une botte de foin, pour vous rappeler opportunément que Béatrice (blog : Une aiguille dans une botte de foin) m’a beaucoup aidée à diffuser cette proposition d’ouvrage. J’espère que ces quelques photos vous donneront envie de continuer vos MDLR (Moulins De La Ruche), ou pourquoi pas les commencer : celles qui ont suivi nos conseils sont ravies de la facilité du bloc !… Et donnez-nous de vos nouvelles, c’est notre récompense ! Vous avez au choix nos blogs ou la galerie Flickr où il y a un groupe rien que pour nous, les quilteuses des MDLR, créé par Béa…

Pour ma part, rendez-vous quand je l’aurai quilté ! Je ne vous cache pas ma petite appréhension de faire un quilting machine pour un si grand ouvrage…

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Les cocottes de Pâques

A la suite de l’article de Marie-Claude sur sa venue dans la région toulousaine*, on m’a demandé les explications de mes cocottes de Pâques qui se baladaient sur la table… Il a fallu que je recherche dans mes archives, car mes décos de printemps datent toutes d’une dizaine d’années !

Voici mes cocottes en situation, autour d’un nid et en balade sur un mur. J’aime ce modèle aux formes tout juste évocatrices, leur rondeur qui plaît aux enfants… C’est pourquoi, à la place des boutons préconisés pour les yeux, j’ai juste fait un gros point de noeud, par sécurité.

La fiche explicative de cet adorable modèle est toujours en vente au Petit Comptoir, magasin bien connu à Toulouse, pour la modique somme de 5 €.

A peu près au même moment, j’avais suivi un modèle paru dans Magic Patch :

Ce tableautin faisait partie d’une longue série fort réussie sur les comptines françaises

Et si vous êtes en manque de nouveaux modèles de cocottes, sans hésiter cliquez ici et vous arriverez au blog de Daryl et Marina, Quilt Inspiration, le bien nommé : une multitude de cocottes, poulettes et poussins vous attendent ! Largement de quoi préparer les décorations de… Pâques 2013 !…

Ma déco de printemps, avec un quilt aux chats bien connu !

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*Vous trouverez un autre article sur cette rencontre entre les quilteuses occitanes et Marie-Claude Tsuruya  ici, sur le blog Le Patchwork sur son 31.

Dis-moi ce que tu collectionnes…

Chez les quilteuses, il y a une propension à collectionner les tissus, mais pas que…

Les objets de couture anciens sont le plus souvent très raffinés et sur de nombreux blogs on voit des merveilles chinées depuis de longues années. Réminiscence de générations de couturières au foyer ou professionnelles, nous avons des affinités mystérieuses avec ces témoins du passé.

Isa, Abeille du Vendredi Matin, coud à la main depuis quelques mois le Civil War Sampler. Bloc après bloc, il s’agrandit. Cette demi-journée avec nous est son îlot de tranquillité dans une vie familiale et professionnelle bien chargée !

Gamme volontairement restreinte pour ce Civil War Quilt en cours d’Isa

Et puis, en complicité avec sa maman, grande dentellière, elle chine de curieux objets…

Je lui laisse la parole !

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Dis-moi ce que tu collectionnes et je te dirai qui tu es !

Avec le retour des beaux jours, les « foires à tout » et  les brocantes en tout genre refleurissent… C’est à nouveau le temps de la « chine ». Et lorsqu’on a la passion de l’Histoire et du patchwork, il est difficile de ne pas céder à la tentation, de ne  pas « craquer » pour ces petits objets de  mercerie ancienne, oubliés dans les tiroirs, les greniers et les boîtes à couture de nos grands-mères….

Mais attention à ne pas tomber dans l’excès….. gare à la scène de ménage si vous décidez de peupler le salon de ces ( certes ) superbes machines à coudre mais néanmoins un peu encombrantes 😉

Personnellement , j’aime beaucoup les petits objets à l’instar de cette « cousette militaire ».

Réalisée en bois fruitier ou en bois de buis tourné  le plus souvent, la « cousette militaire » faisait partie du paquetage des poilus de la Grande Guerre . Elle servait de nécessaire à couture pour l’entretien de l’uniforme.

Mesurant environ 13cm de long, ce petit objet astucieux permettait d’entourer jusqu’à quatre sortes de fils différents autour des bobines de la partie supérieure. Le corps de la « cousette » est creux et se dévisse en 2 parties, l’une renfermait les aiguilles, l’autre un poinçon très utile pour percer le cuir des ceintures notamment . A l’autre extrémité, le bout arrondi pouvait servir à repriser . Un dé-bague ( absent ici ), enfilé sur le manche complétait la « cousette ».

 L’idée de la « cousette » a perduré longtemps puisqu’elle était toujours utilisée pendant la Seconde Guerre Mondiale, la Guerre d’Indochine et la Guerre d’Algérie, sous d’autres présentations.

Dans quelle poche a-t-elle trainé ? Dans quelle boîte à couture ? Au fond de quel tiroir ? Avant de finir en objet de collection… Emotion que les objets anciens véhiculent…

Isabelle

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Inspiration et création

Comment se renouveler dans le patchwork ? La question se pose lorsqu’on n’a pas envie de se lancer dans des ouvrages très modernes, qu’on peut se sentir au bout de quelques années un peu prisonnières des modèles classiques, tributaires des exemples des magazines aux nouvelles gammes de tissus tentateurs… et finalement envahies de tonnes de restes de tissus. A chacune de trouver sa bonne solution, la mienne est depuis longtemps dirigée vers le scrap-quilt qui m’amuse. Plus je mets de bouts de tissus différents venus de mes tiroirs mais aussi d’échanges entre copines, plus je suis contente !

Lorsque j’ai découvert les photos de quelques quilts de Marie-Claude (voir l’article précédent) dans le Quiltmania n° 57, je l’ai montré à mes élèves d’alors. Très vite Madeleine, qui finissait son 2e ouvrage, voulut faire un quilt inspiré de Marie-Claude, les Cubes Flottants.

Mais que faire ? Impossible de trouver ces tissus japonais soyeux, en voulant le copier on n’aurait qu’un malheureux ersatz et d’ailleurs l’harmonie sur fond indigo n’aurait pas convenu à l’intérieur de Madeleine. Alors, nous avons repris les restes de tissus de ses deux premiers quilts, à dominante verte, jaune, beige et feuille morte ; le fond s’est alors imposé : ce seront des tissus foncés divers : noirs, gris, bruns… Et voici le résultat, un quilt cousu dans la plus grande tradition, cousu et quilté main, inspiré par un autre quilt mais suffisamment personnalisé pour avoir sa vie propre :

Nous voici donc rassurées, les possibilités du patchwork sont infinies et nous permettront toujours d’exprimer ses propres goûts, d’utiliser des tissus qui nous racontent notre histoire… Et c’est tellement plus gratifiant d’ajouter sa touche personnelle à un quilt que nous mettrons des semaines à terminer !

Sentez-vous libres de faire ce que vous aimez, de modifier les modèles qui vous inspirent, publiés pour vous donner envie de faire du patchwork, vous motiver, vous montrer une voie… J’ai moi-même des difficultés à laisser pousser les ailes de la création qui m’éloignent d’un modèle qui me plaît déjà tel quel, mais ce sont ceux pour lesquels j’ai fait cet effort qui me tiennent le plus à coeur !

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Anka’s Treasures

Autour de la Ruche c’est l’excitation du printemps : les Abeilles se dépêchent de coudre leur manchon ou leur étiquette, certaines quiltent jour et nuit pour finir à temps…  Dès la semaine prochaine, nous aurons la chance d’avoir trois expositions de patchwork à visiter autour de Toulouse. Si vous avez la chance d’habiter dans la région, préparez votre circuit avec des copines, rechargez la batterie de votre appareil-photos, vous verrez des merveilles !

Pour vous faire un peu patienter, je voudrais vous présenter une créatrice américaine orientée vers le Country, Heather Mulder Peterson. En hommage à sa grand-mère Anka avec qui elle a eu ses premiers bonheurs de couture, elle a créé « Anka’s Treasures », une société proposant des modèles de quilts. Son succès la conduit à éditer, en 2007, les explications de ses quilts les plus populaires dans un livre dont vous avez la couverture ci-dessous.

Son style est assez typé : comme celui de la couverture, ses quilts sont souvent dans des couleurs chaudes et automnales et elle était parmi les premières à utiliser beaucoup de noir imprimé. De plus, elle aime mélanger les blocs piécés avec une dose d’appliqué, soit en bordure, soit en heureux mélange. Un des modèles que je préfère montre bien cette tendance :

Mais c’est un autre quilt que j’ai reproduit en 2008 avec les beaux tissus de style un peu vintage collectionnés depuis des années :

C’est un bloc qui m’amuse, très facile mais avec du peps !

 

  Vous pouvez voir qu’un bloc comporte :

  – un centre d’étoile qui est un four-patch blanc et noir

  – autour de ce four-patch, des vols d’oie et des carrés ; deux sont noirs, dans la continuité des carrés noirs du centre

  – dernier cadre avec des bandes, deux carrés noirs (toujours de la même dimension) dans deux coins. Assemblez les blocs, vous obtenez une chaine irlandaise avec des étoiles !

 

  Oui, j’adore les belles surprises de la géométrie !

 

Son blog : http://ankastreasures.wordpress.com/

Ses récents modèles : http://ankastreasures.wordpress.com/single-patterns/

Crazy Confetti

Vous connaissez peut-être cette petite technique et vous l’appelez autrement ? C’est en tout cas Confetti qu’on appelle à Toulouse cette variante de crazy entièrement cousu à la machine.

D’où vient cette folie d’assembler ces minuscules carrés ou rectangles ? Il faut remonter au temps où internet n’existait pas… Les magasins de tissus expédiaient des échantillons de leurs tissus en vente sous forme de mini-morceaux découpés aux ciseaux cranteurs. On finissait par en avoir de pleins tiroirs ! Certaines quilteuses, adeptes du vrai esprit de recyclage du patchwork, ont minutieusement assemblé ces pièces avec un point zig-zag. Le résultat étonnamment esthétique fait que la technique a survécu aux échantillons ! J’ai fait plus d’une dizaine de pochettes comme celle ci-dessous, elles ont toutes été offertes… J’ai vite photographié celle-ci au moment du passage de ma fille à la maison ! Elle l’utilise tous les jours et je remarque avec grand plaisir que celles qui en ont autour de moi s’en servent aussi ! C’est ma meilleure récompense..

A défaut d’échantillons, on utilise ses restes de tissus de toutes tailles, y compris les minuscules.

Le procédé est facile : prenez des chutes, toutes coupées à angle droit (bandes, carrés, rectangles), assemblez deux pièces endroit sur endroit et couper ce qui dépasse si les deux pièces ne sont pas de la même taille. Ouvrez la couture à l’ongle et, sur cette couture ouverte, faites un point de zig-zag. Puis recommencez… C’est addictif et met beaucoup de bazar, mais c’est si amusant… On peut avancer avec la technique du log cabin : on tourne autour d’un centre, et pour éviter des bandes trop longues on les prépare en plusieurs morceaux. On fait de multiples petits blocs qu’on assemble entre eux. Autre technique, à mixer avec la précédente : on prépare des bandes qu’on assemble puis recoupe dans l’autre sens. Bref, on fait comme on veut pour agrandir notre tissu de petites pièces !

Vous avez ici un tissu confetti en cours : à droite, des morceaux déjà assemblés, à gauche une préparation en bandes. Je vais agrandir mon confetti en assemblant les deux puis  en recoupant à « la bonne dimension ». On passe son temps à coudre et découper, et peu à peu émerge un tissu unique ! Ici, le fil choisi est vert foncé : le choix de sa couleur donne une cohérence à l’ensemble.

Ce tissu de confetti a donc la particularité d’être assez raide car les multiples zig-zags agissent comme une armature et rigidifient le tissu. Ensuite faites-en ce que voulez !

On peut donc faire (presque) n’importe quoi après avoir préparé ce tissu de confetti, le couper pour en faire une pochette, un sac… ou une bordure de patchwork !

Et puis, l’imagination n’ayant pas de limite, une Abeille m’a offert ceci après avoir appris cette technique :

Merci Marie-Jo, je l’utilise tout le temps !

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