Quand l’usuel devient extraordinaire…

Ann Carrington est une artiste britannique qui utilise des objets usuels pour en faire des œuvres d’art, notamment  des boutons et des blue jeans.

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Boutons

En Angleterre on peut admirer, dans les fêtes caritatives londoniennes, des personnes aux costumes incroyablement ornés de boutons :

London Pearlies

L’origine vient de l’idée de Henry Croft, pauvre jeune homme londonien, qui profita de l’échouage d’un bateau dans la Tamise pour récupérer une caisse entière de boutons de nacre en provenance d’Asie.

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1ères photos connues de Henry Croft dans son habit de nacre

Suivant à l’extrême l’exemple des marchands des quatre saisons (pittoresques vendeurs à la criée) qui cousaient  les boutons trouvés en décoration sur les coutures de leurs costumes élimés, Henry cousit des milliers de boutons sur ses pauvres vêtements.

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Dans le dessin animé Mary Poppins de Walt Disney (1964), on aperçoit ces Londoniens aux boutons de nacre.

Henry Croft se montra la première fois ainsi vêtu à une fête pour récolter de l’argent pour l’hôpital local. Son costume tout brillant fit sensation et permit de réunir de fortes sommes. Sa popularité grandit vite dans le monde populaire des Cockneys et bien au-delà. Il devint un personnage de la capitale et fut même présenté au Roi Edward VII en 1907. Il mourut pauvre en 1930, ainsi qu’il a toujours vécu, mais il a permis de récolter une vraie fortune pour les œuvres charitables !

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« Fier d’être né Cockney », cockney désignant les personnes de l’est de Londres, ainsi que leur situation sociale et leur langage. 

Depuis, la tradition perdure dans les quartiers londoniens, toujours étroitement liée avec des manifestations caritatives et le souvenir vivace de la générosité populaire.

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La relève est assurée !

Ann Carrington interprète cette tradition en cousant des milliers de boutons :

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Reproduction d’un timbre poste britannique par Ann Carrington (140 x 170 cm).

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Ici avec des boutons de diverses couleurs. Vous pouvez en voir d’autres versions ici. Les vues de près sont impressionnantes  !

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Blue Jeans

Traversons l’Atlantique avec Ann Carrington. Ici, au pays du blue jeans, le drapeau est interprété par tous, mais toujours avec respect. Voici une des versions de notre artiste :

ann carrington stars n stripes

Immense cadre pour un hommage au blue jean américain ! 172 x 262 cm

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Même présentation pour la carte des USA  (218 x 218 cm)

inspir cuba

Inspiration Cuba !

Voici l’artiste en plein travail :

ann au travail

Allez sur son siteVous verrez qu’elle joue avec tout autant de talent avec des épingles à nourrice, des pneus ou des fourchettes…

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Des Abeilles racontent des histoires… d’abeilles

Hier Christine, Abeille de cette ruche, m’a transmis ce lien vers la Dépêche du Midi qui relate la création de nouveaux essaims d’abeilles ces jours-ci… carrément n’importe où, en plein centre-ville de Toulouse ! Alors espérons que la ruche de ma fille aura la même « chance » que la voiture visible dans l’article… C’est en tout cas la bonne période !

Encore plus près de chez nous, à 3 km de notre jardin à vol d’abeille, nos amies ont joué à la coiffeuse l’année dernière le jour de la Pentecôte (le 27 mai 2012) :

Germaine1

Statue de Ste-Germaine de Pibrac, avant l’intervention des coiffeuses (photo de Stéphane Bonneel)

Anne Garrigues

« L’essaim de la Sainte », photo d’Anne Garrigues

Anne Garrigues 2

Le hasard fait bien les choses à Pibrac !

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Patricia, notre Amie Abeille Argentine Ariégeoise qui est aussi notre prof de quilting Amish*, s’est souvenue à la lecture de l’article précédent d’un ouvrage textile de M. Joan Lintault présenté l’année dernière à Sainte-Marie-aux-Mines :

Quilt Joan Lintault

C’est une oeuvre cousue et peinte, avec des trous hexagonaux figurant les alvéoles. Cette artiste avait l’intention de se documenter auprès d’un ami apiculteur pour mieux réussir ce tableau. Lors de la visite, au moment où l’ami ouvrit la ruche, un nuage d’abeilles se rua sur Joan qui se tenait pourtant à une distance respectable. Elle fut piquée 51 fois… N’étant pas rancunière, elle termina ensuite cet ouvrage mais le baptisa en souvenir : « When the Bee Stings », Quand l’Abeille pique

Patricia Valentini

Détail de « When the Bee Stings », 1993 – Photos de Patricia Valentini

M.JOANLINTAULT

M. Joan Lintault a écrit un livre sur son art qui mêle souvent appliqué, peinture et écriture. Plusieurs de ses tableaux sont dans des musées américains ou dans de grandes collections privées. Quelques photos  ici.

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* Articles de Patricia sur le quilting Amish :

https://quilteuseforever.wordpress.com/2012/01/03/quilting-selon-la-technique-amish-premiere-partie/
https://quilteuseforever.wordpress.com/2012/01/26/quilting-selon-la-technique-amish-seconde-partie/

et aussi :
https://quilteuseforever.wordpress.com/2012/05/26/la-couronne-dapprentissage/

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Si votre préférence va vers les quilts Jardins de Grand-Mère classiques, allez faire un tour sur ce blog, décidément ce sujet est dans l’air !
Et pour le mouvement français Beequilts, c’est par ici : Crazy Broderies et Compagnie. Bravo les filles !

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Oh mais je me rends compte que je ne vous ai encore jamais montré mon tout premier quilt-dessus-de-lit ! En tout début des années 90, mes filles et moi sommes cloîtrées à la maison pour cause de… coqueluche. Desœuvrée et fatiguée, j’ai sorti mes tissus (pas encore de patchwork, mais des provençaux et de la récup) et  j’ai fait une rosette, celle qui se trouve au centre. Puis je me suis prise au jeu, j’ai dessiné la maquette au fur et à mesure (au résultat finalement bien classique) et entre deux quintes de toux j’ai rapidement cousu ce top, il faut dire que mes hexagones étaient de taille respectable ! Pour le terminer, j’ai acheté mes premiers tissus « de patchwork », des bleus bien sûr… et depuis je n’ai jamais cessé !

étoile de Hamburg

Etoile de Hamburg, 1992, Katell – Comme je ne savais pas où acheter du molleton, je l’ai matelassé sur un tissu en coton blanc texturé : du « nid d’abeille » format géant !

Oiseaux et Abeilles

Oiseaux

Vous avez été nombreuses à avoir aimé les oiseaux offerts par Spoolsewing ! J’avais l’intention d’en faire un mobile, mais les problèmes d’accrochage m’ont rendue moins ambitieuse, je les ai simplement suspendus à des branches du noisetier tortueux de notre jardin.

Voici ce noisetier (Corylus Avellana Contorta) aux branches sinueuses, entortillées, avec des feuilles légèrement gaufrées :

noisetier rozven

Il produit naturellement de vraies noisettes mais son intérêt principal est sa beauté en hiver, sans feuilles et avec de longs chatons dès la mi-janvier qui font le bonheur des premières abeilles sorties par temps clément. Vous pouvez voir, en bas, que quelques branches ont été coupées. Les voici à présent dans la maison :

oiseaux noisetier

Arrangement temporaire sans doute, je n’en suis pas pleinement satisfaite !

Les oiseaux multicolores sont également sur cette carte de Rebecca Barker, attirés par un quilt aux étoiles plumetées :

Barker_Feathered_Stars

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Abeilles

quilting bee

Si les Abeilles, infatigables travailleuses, sont le symbole des quilteuses réunies en « quilting bees », j’étais loin d’imaginer, au moment du baptême de mon blog, que j’aurais une ruche… dans mon jardin ! Après de longues discussions familiales, nous avons cédé à l’envie de longue date de notre fille aînée. Il est vrai qu’on a un jardin fleuri et très campagnard, avec de la vraie prairie. Cela n’est pas un simple caprice mais la concrétisation d’une passion !

ruche peinte

Alors voilà la future vedette du jardin tout juste peinte à la peinture apicole, encore vide… Nous fixerons les pieds dans la semaine avant de la disposer dans la prairie.

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Bientôt les abeilles butineront chez nous aussi ! Ici toujours, Rebecca Barker et ses magnifiques illustrations…

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L’Art du Repassage

Parfois, les pubs sont belles… L’une d’entre elles fait la promotion d’une centrale vapeur Philips (filiale russe) en plissant un drap tout simple :

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Vous avez ici le blog qui a fait découvrir à Maïté cette oeuvre artistiquement plissée !

Autre oeuvre plaisante sur le même thème :

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La jeune fille à la perle de Vermeer reproduite avec des boutons, des legos, et pleins d’autres petits objets plastiques… oeuvre de Jane Perkins http://www.bluebowerbird.co.uk/ (découvert sur Facebook).

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J’avais déjà partagé avec vous cette interprétation, beaucoup plus classique mais qui reste ma préférée : normal, c’est ma fille qui l’a peint !

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Tableau d’origine : La Jeune Fille à la Perle, de Johannes Vermeer (1665) – Musée Mauritshuis de La Haye (45 × 40 cm). Certains l’appellent la Joconde du Nord…

Patchwork d’une aïeule

Le vendredi, c’est rendez-vous dans la Ruche. Nous cousons, nous quiltons, nous nous racontons nos vies aussi… Nous suivons les découvertes de Maïté à l’occasion du déménagement d’une maison de famille dans laquelle se sont entassées des générations d’objets mis en disgrâce au grenier. Elle seule pose un regard sur les tissus, dentelles, fils et autres curiosités… et sauve des dizaines, voire des centaines d’ouvrages patiemment cousus, reprisés, crochetés… et Maïté leur donne une nouvelle jeunesse ! Elle bénéficie des connaissances de Cécile M. et Christine T. pour réhabiliter ces précieux souvenirs.

Hier, Maïté nous a apporté une curiosité rescapée de la poubelle :

Un patchwork en soie ! Les tissus sont très raides, épais.

J’étais intriguée par le dos dévoilant de si petites marges de couture, certaines même inexistantes :

C’est Christine qui a compris d’où venaient ces soies : ce sont des morceaux de rubans de chapeaux, cela explique la densité du tissage et les bords si nets ! Ils ont probablement une bonne centaine d’années.

Ah Maïté sait de qui tenir, ses aïeules avaient déjà la passion du patchwork…

So glamourous !

En pleine Britain Mania, laissez-moi vous présenter la photo d’un modèle présenté la semaine dernière lors de la Fashion Week londonnienne :

So glamourous! (photo publiée sur FB Brigitte Giblin Quilts)

Ligne intemporelle, tradition de l’English piecing, réminiscence du Flower Power… Quelle belle idée !

L’histoire ne nous dit pas combien d’hexagones furent nécessaires pour cette robe de soirée somptueuse… Le designer est Jasper Conran, fils de Shirley Conran (écrivain) et Sir Terence Conran, bien connu pour avoir lancé entre autres un concept de magasins modernes pour la maison sous l’enseigne HABITAT. Bon sang ne saurait mentir, il y a du talent dans la famille !

Le dé curieux de Conques (Aveyron)

A Conques

A Conques, un des plus beaux villages de France, Nature, Architecture et Culture se conjuguent pour évoquer des coquillages. C’est en effet dans un méandre de rivière ressemblant à un coquillage qu’est bâti le village, d’où son nom (Concha en latin, conca en occitan). C’est aussi une halte célèbre du chemin de Compostelle pour les pélerins ornant leur sac d’une coquille St-Jacques, même si la logique voudrait, comme à l’origine, qu’ils n’en aient une qu’au retour de St-Jacques de Compostelle ! Quoi qu’il en soit, on en trouve un peu partout dans le village :

Et puis admirez les toits de lauzes (schistes taillés) :

Ne dirait-on pas le motif de patchwork « les coquilles » ? J’aime bien cette carte postale de Rebecca Barker qui évoque avec talent le patchwork et les vaguelettes de la mer :

Oui, je sais, je vois des motifs de patchwork partout, me dit-on, mais parfois comme ici c’est vraiment évident :-)… et je sais que je ne suis pas la seule affectée par cette obsession, vous aussi peut-être ?

L’abbatiale romane de Conques est superbe et a conservé son incroyable tympan du Jugement Dernier (vous pouvez trouver de nombreux détails ici) ; quatorze anges, nommés les Curieux, surplombent cette pièce de théâtre sur le bandeau  juste au-dessus :

Très curieux :

En souvenir de cette belle visite et pour agrandir ma collection d’un élément exceptionnel, mon mari m’a offert ce dé en argent aux signes distinctifs de Conques :

Sur une boîte peinte par mon amie Huguette, le dé au Curieux.

Un petit dernier…

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Eloge de la Curiosité

Si ces petits anges facétieux nous font sourire, leur nom me rappelle une expression contre laquelle je m’insurge : « la curiosité est un vilain défaut ». On la confond simplement avec l’indiscrétion ! Moi qui suis depuis toujours curieuse de tout, je ne m’en suis jamais mordu les doigts, j’aime apprendre, comprendre et transmettre, d’où mon plaisir d’écrire ce blog 🙂

La curiosité met en état constant de réflexion et de recherche. C’est effectivement le moteur des chercheurs, savants de toutes les disciplines. Pas étonnant que le robot extrêmement sophistiqué qui a récemment « amarsi » ait été baptisé Curiosity !

Alors, continuons à être curieuses, à explorer de nouvelles techniques, de nouveaux styles, même s’il ne s’agit que de fil et de tissu ! Mais, entre nous, nous savons bien qu’il s’agit de choses bien plus importantes qu’il n’y paraît…

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Les blocs de patchwork s’affichent !

Il y a quelques mois, je vous avais raconté l’histoire des granges de l’Ohio qui s’ornaient de panneaux peints de blocs de patchwork et de la joyeuse « contagion » d’état à état ; depuis, nous avons eu plusieurs reportages dans les magazines français avec, toujours, de très belles photos ! Je dois dire que je ne m’en lasse pas…

Ecurie de la famille Johnson, Traverse City, Michigan

Si comme moi, vous aimez cette mode qui, peu à peu, devient tradition aux Etats-Unis, allez voir l’article de Bonnie Hunter qui traversa la Caroline du Nord  samedi dernier… et s’arrêta à maintes reprises pour prendre des photos de granges ornées de panneaux ! C’est ici : QUILTVILLE.

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