Toujours l’expo bleue…

… qui étonne et donne des idées ! Les visiteurs se trouvent bien dans cette ambiance, les quilteuses avouent ne pas penser assez souvent au bleu en couleur dominante de leurs quilts. C’est donc très motivées qu’elles repartent, convaincues qu’on n’est pas obligé de vivre en bord de mer pour faire entrer cette couleur chez soi !

Voici donc la suite et fin de cette petite expo qui fait son effet :

Carrés disparus de Denise, aux bleus intenses si difficiles à rendre en photo (à cause des spots…), et Roses Trémières, modèle au succès intemporel, de Madeleine

Monique, scrapeuse toujours inventive, nous présente deux quilts à fond marine

Janine s’est amusée à faire ces très jolis carrés décentrés et Lola a réussi de superbes carrés japonais

France-Patchwork à l’honneur : Marylou a interprété un quilt du n° 107 des Nouvelles en batiks bleus (j’adore !) et Dédée a suivi les Vols d’Oie du Patch d’Oc n° 57

Nos Simone remportent chacune un énorme succès : Simone Z. et ses cubes en perspective, Simone F. et ses minuscules hexagones… Diversité saisissante du patchwork !

Nous avons aussi une ambiance maritime avec les bateaux turquoise de Yolande et les méticuleux appliqués de Christiane !

Magnifique miniature, les Seven Sisters de Patricia et les Hortensias de Yéyé

Tableau en art textile de Françoise et quilt traditionnel de Yolande  se cotoient avec un égal bonheur !

Eh oui, c’est le printemps !

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Exposition annuelle du Club Léo Lagrange de Colomiers (ouest de Toulouse) : Salle de la FAC (Fédération des Associations Columérines) face à la piscine. Ouvert de 14 h à 18 h (fermé samedi et dimanche) du 20 au 30 mars.

Une Exposition tombée dans un pot de peinture…

… bleue !

L’année dernière, Andrée, la Présidente du Club de Colomiers, nous a proposé de faire la prochaine expo toute bleue, avec tout de même la permission d’ajouter quelques accents d’autres couleurs. Une aubaine pour certaines, un challenge difficile pour d’autres qui préfèrent les couleurs chaudes, mais le résultat est là, nous baignons dans une ambiance très zen !

C’est une « petite » exposition, en attendant la célébration des 20 ans du Club l’année prochaine. Pour mieux apprécier les détails et la qualité du travail de mes amies, vous pouvez cliquer sur les photos !

 Chantal et Marie-Jo ont allié patchwork et broderie

 Evelyne et Yéyée ont encadré leurs miniatures

 Pascale et ses drôles de cocottes

 A gauche, Convulsions d’Andrée (tissus japonais), Ambiance Bleue (en tissus repro) de Martine, bouquet de Monique, puis une magnifique Tempête en Mer de Guillemette, quilt entièrement cousu à la main

Irène avec une variante de « Winding Ways », Cathy et Eliane et leurs jolis noeuds (1er lot pour la loterie !)

 Anne nous a fait une belle Voie Lactée, avec un bloc d’étoile retravaillé par Thérèse Foissac, ainsi qu’un panneau aux tissus teints artisanalement au Pastel de Toulouse

 Le Bleu Porcelaine si délicat (et si mini !) de Maïté et les hexagones en tissus japonais d’Andrée

 De très nombreux lots à gagner !

 Une cascade fleurie de Gisèle, agrémenté de papillons en dentelle, un Square Dance aux angles très décoratifs de Janine, et pour finir (temporairement) en beauté, un Diamant bleu très précieux d’Arlette…

Suite et fin de cette exposition bientôt sur ce blog !

Salle de la FAC (Fédération des Associations Columérines) face à la piscine. Ouvert de 14 h à 18 h (fermé samedi et dimanche) du 20 au 30 mars.

Autres expositions autour de Toulouse :

Balma, du 23 au 30 mars : l‘exposition sera ouverte du lundi au samedi de 10 h à 12 h et de 14 h à 18 h, ainsi que le dimanche de 14 h 30 à 17 h 30.

Seilh, orangerie de Rochemontes, du 22 au 29 mars, ouvert tous les jours de 10 H à 18 H 30.

Bien sûr, nous vous ferons aussi visiter ces expos sur ce blog !

Le Rouge et le Blanc pour des quilts intemporels

Rarement une exposition a autant marqué les esprits : l’année dernière dans l’American Folk Art Museum de New York City furent exposés 650 quilts anciens bicolores rouge et blanc.

Aujourd’hui sur son blog, l’historienne Barbara Brackman nous relaie l’exposition magnifique de quilts rouge et blanc dans un magasin du Kansas : plus d’une soixantaine de petites merveilles réunies jusqu’à la fin du mois ! Certains d’entre eux sont mis en vente aux enchères et les fonds levés iront à une association pour la prévention des maladies cardiaques (voir le lien dans l’article)  :

http://barbarabrackman.blogspot.com/2012/02/red-and-white.html

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Toujours en conséquence de cette exposition mémorable, des quilteuses proposent sur leur blog de les suivre dans leur aventure en rouge et blanc. Béatrice, d’Une Aiguille dans une Botte de Foin, est bien partie pour faire un superbe Sampler dont vous pouvez déjà admirer les débuts ici.

Et vous, aimez-vous la sobriété éclatante de ces quilts bicolores ?

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Une Reine du Crazy victorien

Dans notre jolie banlieue toulousaine expose ces jours-ci Denyse Saint-Arroman qui découvrit le patchwork aux Etats-Unis en 1977, passion qui ne l’a depuis jamais quittée… Elle est l’auteur de 7 livres que vous pouvez retrouver sur son tout récent  Blog de Patchwork, Perles et Broderies. Je l’ai rarement croisée mais la connais de réputation, elle encadre une poignée de quilteuses toujours poussées à se dépasser pour arriver à des oeuvres uniques, souvent très embellies et chargées de perles et broderies.

A vrai dire, nous nous côtoyons dans notre région toulousaine mais nous n’avons pas les mêmes univers. Je m’émerveille toujours de la diversité des expressions à partir des mêmes ingrédients ! Son exposition m’a confortée dans l’idée que j’avais d’elle, c’est une reine des crazy quilts, les siens sont parmi les plus beaux que j’aie pu approcher.

Crazy avec le point de chausson en fil jaune que Denyse Saint-Arroman affectionne depuis des années, avec en détail vue sur les points agrémentés de perles de rocaille et les broderies extrêmement fines.

Ici, la richesse des tissus suffit, avec le point de chausson simple, à faire une oeuvre lumineuse et saisissante. 

Enfin celui-ci, encore plus dense, est fascinant par la modernité de la maquette, la maîtrise des valeurs, la richesse des tissus…

Il y a beaucoup d’autres ouvrages présentés, mais ces trois-ci valent à eux seuls le déplacement ! Vous avez jusqu’au 17 décembre 2011 pour aller admirer l’expositions de Denyse Saint-Arroman, au Centre Culturel Altigone à St-Orens-de-Gameville en Haute-Garonne (ouvert tous les après-midis à partir de 14H).

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Disparition d’un Musée Vintage

Dans les bonnes adresses à Lancaster du Simply Vintage n° 1, figure en premier le Musée abritant parmi les plus beaux quilts traditionnels Amish du fin XIXe – début XXe siècle.
J’apprends ce matin sur le blog de Bonnie Hunter, Quiltville en date du 21/11/11, que ce Musée va bientôt disparaître, l’établissement vendu, et que personne ne sait encore si cette collection sera encore visible par le public.

Un des magnifiques quilts visibles, encore pour quelques mois, au Lancaster Quilt & Textile Museum

Quand le Musée ouvrit en 2004, la viabilité de l’organisation était fixée avec  35 à 55 000 visiteurs par an ; or il n’y en a eu que 8 500 cette année… Dure réalité financière.

Si vous ne pouvez, pas plus que moi, vous précipiter à Lancaster (Pennsylvania), je vous propose de vous consoler en visionnant cette vidéo : http://www.thequiltshow.com/os/blog.php/blog_id/1869 .

Une partie des quilts de ce musée provient de cette collection ESPRIT (oui,  la marque de vêtements) faite par  le fondateur de l’entreprise californienne.

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Arbres de Vie, symboles d’éternité

Depuis la nuit des temps, l’arbre est symbole de vie et fascine les hommes.

Une de mes filles, à la base d’un arbre géant en Equateur, parc de Yasuni.

Les Anciens ne connaissaient rien du complexe phénomène de la photosynthèse, mais ils vivaient tellement en symbiose avec la Nature qu’ils en percevaient intuitivement beaucoup de choses. Si l’arbre figure en bonne place dans la plupart des religions, c’est qu’il est un symbole parfait du lien entre le ciel, la terre et le monde souterrain, ainsi que de la longévité et, à l’échelle humaine, de l’immortalité.

Moi qui suis attachée à mes racines celtiques, j’aimerais croire à l’astrologie celtique des arbres (je suis Orme !), mais il me semble que c’est une présentation contemporaine un peu farfelue. Des livres, des magazines donnent des listes d’arbres correspondant à des dates de naissance, or les druides se fondaient sur la lune et non le soleil : ces catégories selon notre calendrier sont donc fausses. Ce peut être pourtant une belle envie d’avoir un arbre-totem, mais on manque de traces écrites pour affiner cet hypothétique lien avec les croyances celtes. Il nous  reste encore des fêtes très anciennes autour de l’Arbre, notamment en Europe du Nord en mai, très fortement ancrées dans la tradition.

Illustration d’une danse autour de l’arbre de mai, symbole du renouveau (illustration du XIIIe siècle)

Illustration la plus fameuse de l’importance de l’arbre, l’histoire d’Adam et Eve qui fait naître tous les déboires de l’humanité au pied d’un arbre !

Ici une des nombreuses versions d’Adam et Eve par le peintre  de la Renaissance Cranagh l’Ancien, dont un des tableaux se retrouve dans le drôle générique de Desperate Housewives : dans un style de BD, ce n’est pas Adam qui croque la pomme tendue par Eve, mais bien cette dernière, ce qui provoque la tombée d’une pomme géante sur l’homme… qui va lui faire payer cette humiliation pour l’éternité !

Arbres centenaires ou même millénaires, ils imposent toujours le respect et l’admiration au fil des promenades. Des arbres sont plantés à la naissance d’un enfant (mon fils a le sien dans le jardin) ou bien pour fêter l’avènement d’une nouvelle ère, comme l’élan patriotique en 1792 et les Arbres de la Liberté. Quelques années plus tard, Napoléon fit planter les longs rubans de platanes qui bordent encore nos petites routes du sud-ouest afin que ses troupes puissent marcher à l’ombre ! Plus tard, Napoléon III fit planter la forêt des Landes pour assainir ce gigantesque marécage. Des décisions marquantes, toujours visibles !

Planter un arbre est un acte fort, c’est à chaque fois une fête pour mon mari… et un crève-coeur s’il doit en abattre un.

En Europe, les Arbres de Vie ont donc été un motif très prisé. Leur symétrie est agréable à l’oeil,  leur symbolique est joyeuse et l’espace autour de l’arbre permet l’ajout de fantaisies, parfois de la propre initiative des artisans. Avec la Compagnie des Indes, de nombreuses commandes de tentures de ce style furent faites par des riches Européens aux artisans indiens. J’ai visité une passionnante expo à Lorient à ce sujet, en voici le dossier de presse si cela vous intéresse.

Dans le domaine qui nous concerne toutes, il existe de très beaux blocs d’arbres comme celui-ci :

Extrait du site de Penny Halgren, How to Quilt

Carte postale de Rebecca Barker, Tree of Life. On aperçoit au loin un quilt étendu à gauche, aux blocs répétés de l’Arbre de vie, faisant écho au bel arbre de droite et des promeneurs qui, eux aussi, symbolisent la vie. Vous pouvez lire l’article sur cette artiste peintre ici.

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Tout ceci pour vous parler bientôt de l’Arbre de Vie de Maïté l’Abeille !

10 ans après

D’innombrables commémorations ont eu lieu hier pour rendre hommage aux victimes des attentats du 11 septembre 2001. En voici une à Staten Island (un des cinq districts de la ville de New-York), présentant près de 1 500 m2 de quilts :

http://english.ntdtv.com/ntdtv_en/news_northamerica/2011-09-10/giant-quilt-exhibit-commemorates-victims-of-9-11.html

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Autre témoignage datant de 2002, créé, organisé, assemblé par quatre quilteuses de Pittsburgh, 3 466 blocs (bilan des victimes au moment de la création du quilt) de 3 inch venant d’innombrables quilteuses, offert au Folk Art Museum de NYC : http://www.folkartmuseum.org/?p=folk&t=images&id=2062

Vous en avez l’historique, ainsi que de nombreuses photos détaillées, sur le musée de quilts « on-line » créé par Karen Griska :

http://www.onlinequiltmuseum.com/quilt-exhibits-detail.php?page=1&lk_id=10

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Bretagne authentique – Concours 2011 de Fouesnant

Evidemment, je regrette maintenant de ne pas avoir photographié tous les ouvrages de ce concours organisé pour cette exposition de Fouesnant, l’ensemble était si représentatif de la région ! J’ai beaucoup apprécié, admiré… mais finalement pris trop peu de photos.

Il y avait un grand nombre de panneaux et samplers figuratifs, bien sûr le sujet s’y prêtait si bien :

Moi qui ne suis pas autant attirée par l’art textile que par  le patchwork classique, je dois dire que le tableau « Belon n°5 » de Christine Mahé m’a beaucoup plu : des coquilles d’huîtres (pile et face) figurent dans le tableau sur fond de lin et de batik, avec quelques détails d’appliqué celtique et de trapunto fort réussis. Richesse des gris nacrés de Bretagne… Au centre, le panneau est de Patricia Dupire (« La Bretagne que j’aime »). Je suis désolée de ne pas avoir retenu le nom des quilteuses précédentes, leurs ouvrages sont tous très jolis.

Autre utilisatrice du lin, tissu traditionnel de Bretagne, Ghislaine Monthuley, qui l’a hardiment marié à des bleus hongrois : j’adore ce mélange ! On y trouve de drôles d’hermines, symbole breton, en alternance avec les initiales brodées de la Bretagne (ou bien de Bleu ?) et de la Hongrie. J’ai bien cherché, il n’y avait pas de Z pour faire le sigle local bien connu BZH ! Oeuvre pleine de personnalité et de fantaisie en tout cas.

Anne-Marie Boidot a déjà reçu le prix de la ville de Fouesnant pour son tableau appliqué :

A-t-elle eu aussi celui du public ? Possible, tellement ce panneau est attractif avec les batiks évoquant si bien la mer et ses reflets changeants (le long des golfes clairs…).

J’ai eu un coup de coeur pour l’appliqué de Miet Hostein-Vanderweerd, sans doute un peu parce qu’une heure plus tôt j’avais photographié une épave si semblable… Bel hasard !

J’avais déjà admiré plusieurs de ces quilts, édités sur des magazines ou des blogs (d’où parfois une impression de déjà vu) d’autres ont été faits spécialement en vue de ce concours. Personnellement, je n’aime pas beaucoup le principe du concours en matière artistique, mais en revanche cela m’intéresse toujours de voir comment on peut interpréter le même thème. Je crois que ce sont pour toutes des créations, elles y ont mis tout leur coeur, fait des efforts d’interprétation et d’imagination. Pour moi donc, toutes les participantes sont gagnantes – sans vouloir paraphraser l’Ecole des Fans – mais je sais que sans concours il y aurait eu moins d’oeuvres présentées, c’est ainsi… Je n’ai donc pas les résultats du Prix du Public décerné en fin d’exposition, de toute façon  je préfère dire : Bravo à toutes !

Pour le bouquet final, je laisse s’exprimer ma maman (qui ne fait pas de patchwork, elle en a déjà plein la maison avec moi ! ) :

Kenavo ma Bretagne !

Marie Baraër, quilteuse infatigable de Fouesnant

Parmi toutes ces dames quilteuses inspirées de la Cornouaille, l’une d’entre elles se détache par sa production incroyable, la beauté de ses quilts classiques et la gaieté, les perspectives de ses « modernes » : c’est Marie Baraër, de Fouesnant. Cette gentille dame modeste et souriante commença le patchwork en 1992 et ne cesse depuis de coudre et piquer… Elle a plusieurs fois  contribué au succès des expositions de Brouage avec ses appliqués de style Baltimore, ses bicolores rouge et blanc, son magnifique « Route du Rhum » en hommage à cette course de voiliers mythique à laquelle participe régulièrement Philippe Poupon, enfant du pays…

Voyez-vous ici  le petit rond  déplacé ? Au départ, un coup de cutter malencontreux, au résultat le « défaut » nécessaire dans une oeuvre par ailleurs si parfaite…

« Cap Ouest », quilt bicolore dans la tradition américaine, avec sa touche de « celtitude » au point de Palestrina et des paniers fleuris venant d’un quilt japonais, cela vous donne une petite idée des capacités de Marie Baraër ! Ce quilt était exposé à Brouage en 2007.

« Lucie, Fleur du Désert », m’a étonnée par ses attaches si futées : des carrés pliés en deux qu’elle avait découpés en surnombre : récup’ imaginative !… Et puis à droite, « Pompei » et son intrigante perspective.

Enfin, un autre quilt « à en perdre la boule » :

A droite un détail du centre de la boule, tissus Kaffe Fasett et quilting minutieux.

J’ai eu un coup de coeur pour Marie Baraër qui ressemble tant à ma tante Marie-Anne que j’aimais tant, de même que la dame cornouaillaise faisant la publicité de « Tipiak, Pirates! » est le portrait de ma grand-mère. Valeureuses Bretonnes !

 Dans le prochain article, je vous montrerai quelques-uns des quilts venus de tous horizons, présentés à Fouesnant toujours, pour le concours « Bretagne authentique ».

Quilteuses de Cornouaille – Fouesnant 1ère partie

Pourquoi ne pas cumuler les plaisirs ? J’ai pu caler mes vacances chez mes parents en fonction de l’exposition de patchwork de Fouesnant annoncée par France-Patchwork*. Vous le savez bien, les passionnées sont toutes comme ça, mine de rien leurs déplacements sont conditionnés par la présence d’un magasin de tissus ou d’un salon, d’une expo… Donc à l’ouverture du premier jour, j’étais à Fouesnant, dans ce si joli coin de la Cornouaille bretonne, en compagnie de mon Chéri**, toujours d’accord pour m’accompagner aux expos !

Françoise Guilloux nous reçut avec beaucoup de gentillesse. C’est elle qui organise régulièrement cette manifestation réunissant les ouvrages des 7 clubs proches de Fouesnant. Le Finistère est d’ailleurs un des départements où le patchwork s’est le plus développé, sans doute grâce aux liens très étroits des Bretonnes avec le travail du Fil : c’est le pays du lin et du chanvre, des dentelles et du crochet, des broderies et du tissage… N’écoutez pas mon mari qui dit que c’est à cause de la pluie…

Dans ce pays cornouaillais, on s’inspire volontiers des ouvrages du style japonais actuel :

Violettes Blanches de Colette Labarthe est un des très nombreux grands quilts d’inspiration « japonaise-taupe » de cette exposition

Carrés japonais de Marie Jeannes, avec un très beau quilting changeant inspiré de motifs traditionnels japonais

A gauche, Yvette Bontemps nous propose une réalisation très réussie, « J’ai cueilli ces fleurs le long du chemin » avec une alternance de broderies à la laine et au ruban de soie, inspiré d’un modèle de la Fée Pirouette, puis à droite « Migrations » de P.Salou.

Quel plaisir de voir ces quilts ! Nous admirons aussi de nombreux panneaux de taille plus modeste, toujours japonisants :

Les Cornouaillaises ont été nombreuses à reproduire un sampler édité dans un Magic Patch. J’ai beaucoup aimé l’harmonie de celui-ci : Les Dents de la Mer de  Michèle Guiquero.

Mais il n’y a pas que le Japon qui inspire nos amies !

J’ai pu admirer, encore et toujours, de magnifiques Dear Jane (très connu chez les quilteuses du monde entier, d’après un original datant de 1863). Il y en avait trois exposés et d’autres sont en cours pour une prochaine exposition…

Ci-dessous, le seul qui n’est pas « fidèle au modèle » quant au choix des tissus et couleurs :

Autre quilt classique, héritier direct du programme promouvant les artisanats aux USA  lors de la dure crise des années 1930, exposé dans un musée du Massachussetts :

 

De cette Grande Crise économique découla un engouement extraordinaire pour les scrap-quilts, par réaction et par nécessité, et il en résulta une immense créativité. Ces papillons, pourtant maintes fois interprétés, me font de l’oeil depuis des années avec leur allure Art Déco… Cette version d’Anne-Marie Boidot est très gaie ; la mienne sera soit en tissus indigo et imprimés japonais, soit en tissus repro… Une exposition réussie est celle qui vous donne des fourmis dans les doigts, ce qui fut le cas ici !

Bravo aux Cornouaillaises ! Evidemment, ma sélection est partielle et partiale, un grand merci à toutes les exposantes pour leur beau travail et le plaisir qu’elles nous ont procuré.

Le prochain article sera exclusivement consacré à Marie Baraër de Fouesnant, cette dame discrète qui préparait de tout petits carrés rouges et blancs en méthode anglaise pour un prochain quilt bicolore… Elle l’aura fini dans 4 ans m’a-t-elle dit !

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*Exposition du 6 au 15 août 2011 à Fouesnant (Finistère)

**Toujours patient ! A propos, si vous voyez sur des blogs les mystérieuses lettres DH, cela signifie simplement Dear Husband, Cher Mari. Je n’ai pas encore vu CM dans les blogs français… De même, DS pour cher fils (Dear Son), DD pour chère fille (Dear Daughter), etc. Bon à savoir !…