Des appliqués divers mais toujours si beaux !

J’aime le rendu des appliqués traditionnels à la manière d’Annick Huet, cette Française qui a fait tant de quilts  aux accents de planche botanique à la Redouté (« Le Peintre des Fleurs », 1759-1840) ou de Baltimore (style de quilt américain aux blocs appliqués complexes).

atelier annick

Ses livres sont connus et suscitent toujours de l’admiration, en voici quelques uns :

Livres Annick Huet

Les explications très détaillées permettent d’apprendre seule l’appliqué traditionnel et d’essayer d’approcher la finesse d’exécution d’Annick. Quant aux superbes quilts bicolores, ils sont eux aussi cousus… à la main ! De très jolis modèles de quilting sont également disponibles dans ce livre.

Après quelques années difficiles en quête d’une meilleure santé, Annick reprend avec enthousiasme ses cours et stages. Elle édite régulièrement des pochettes avec les patrons de modèles raffinés, voici celui du mois :

au fil des mois 018 copie

Planche en vente sur son nouveau site.

Dans notre Ruche, plusieurs Abeilles se distinguent particulièrement en appliqué, vous en voyez des exemples au fil des articles… et en février ou mars Madeleine partagera avec vous le quilt de style Baltimore revisité qui la tient en haleine depuis bientôt deux ans !

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Aimer la tradition ne nous empêche pas de vouloir parfois aller plus vite ; nous avons pour la plupart des machines à coudre si performantes qu’on a envie de les utiliser ! Ainsi nous nous sommes intéressées à l’appliqué machine à la manière de Kim Schaefer. Sa particularité ?  Rien de bien nouveau dans sa méthode d’appliqué machine, elle fait un point bourdon (zigzag serré) tout autour pour maintenir les pièces. Mais comme son style est résolument country, elle adopte systématiquement un fil beige, ce qui est une idée toute simple mais si bonne ! Regardez plutôt ce petit quilt fait par Martine pour cette période de l’Avent :

Poinsettia Martine

Poinsettia de Martine posé en bord de table lors d’une exposition éphémère. Les mini-sapins ont été expliqués dans l’article précédent.

Ce livre de Kim Schaefer « A Quilted Cosy Christmas » comporte de très jolis modèles piécés avec des appliqués bordés d’un beige doré très chaleureux. Ici Martine a préféré un beige plus froid en raison du lin en tissu de fond. Bien vu !

Livre K. Schaefer

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J’ai appris à améliorer mon appliqué grâce aux conseils avisés d’Annick Huet dans son livre « Fleurs rouges en appliqué »; je reste très décontractée dans cet art, mais puisque c’est la saison,voici mon petit appliqué de Noël, fait il y a quelques années en m’inspirant de dessins de Jacqueline Morel, autre grande dame de l’appliqué français :

Hiver - Katell

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Variations en Log Cabin

Il y a quelques jours Cécile, une des lectrices assidues de la Ruche, me demandait quel livre acheter de préférence en tant que « Bible » du Log Cabin, un de ses thèmes préférés.

Je pouvais lui conseiller « Log Cabin Libre » paru chez Quiltmania, c’est un livre de Shizuko Kuroha, cette Japonaise qui me fait rêver de quilts indigo depuis les années 80-90… mais je comprenais qu’elle souhaitait un livre plus structuré et complet. De plus, il est épuisé… Après quelques recherches, j’ai choisi de lui conseiller celui-ci :

Je ne le connais pas mais j’ai 4 autres livres de Judy Martin et j’étais donc sûre que ce serait un livre aux explications parfaites… à condition de comprendre l’anglais.

Bingo ! Cécile vient de recevoir le livre, elle en est enchantée, je lui fais entièrement confiance et je partage donc ici cette recommandation. On y trouve comment construire des log cabin avec des mouvements circulaires, comment insérer des petits carrés, des triangles, des étoiles ou même des maisons pour animer le modèle basique et aussi probablement les méthodes les plus rationnelles pour couper et coudre les nombreuses bandes ! Il manquait vraiment à ma bibliothèque, je viens donc de me l’offrir !…

Cécile, bon log cabin alors, on attend les photos de ton prochain Log Cabin Quilt 🙂

Précisément samedi dernier, à l’exposition du Club Calicot Patch dont je vous ai déjà parlé ici, il y avait un extraordinaire quilt en Log Cabin*. Ce modèle était paru en couverture du magazine de France-Patchwork (Les Nouvelles du Patchwork  n° 82, septembre 2004) . J’avais été conquise au premier coup d’oeil, me réjouissais déjà à l’idée de choisir tant et tant de tissus… avant de déchanter devant la complexité du piéçage du bloc à coudre obligatoirement à la main !!! Trop long pour moi… J’ai donc très vite abandonné ce projet.

Heureusement, Yolande n’a pas fait comme moi ! Voici 72 blocs de log cabin aux feuilles piécées imbriquées dans les bandes, avec un choix parfait, très lumineux, de couleurs d’automne. Yolande, je ne t’ai sans doute pas assez dit combien j’ai admiré ton oeuvre, voilà qui est fait, bravo !

* Quilt original de la regrettée Josiane Brehin, « Les feuilles mortes se ramassent à la pelle »

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La Reine du Crazy Victorien – Son livre

Vous souvenez-vous de mon enthousiasme après avoir visité l’exposition de Denyse Saint-Arroman l’année dernière ? Elle sait comme nulle autre faire des Crazy Quilts au charme fou.

Je n’ai pas oublié ce plaisir et pour notre Journée de l’Amitié (France-Patchwork 31) avant Noël, je trouvais judicieux de nous plonger dans cet univers de tissus précieux et de broderies qui brillent ! Denyse était donc notre invitée vendredi dernier et elle nous a éblouies par ses quilts où chaque centimètre carré ou presque est brodé, perlé, décoré… De près, nous sommes impressionnées par la technique et la patience, de loin nous apprécions la structure du panneau et son ambiance tantôt délicieusement désuette et rococo, tantôt extrêmement moderne… même en conservant la technique pure du crazy victorien (du XIXe siècle) !

Alors merci Denyse pour cette conférence érudite et si intéressante, même pour celles qui n’ont pas d’affinités particulières avec ce style ; c’était un challenge relevé avec brio.

Je ne ferai pas ici l’historique de cette technique passionnante car Denyse Saint-Arroman l’a remarquablement fait dans son livre qui vient de sortir :

Livre de Denyse Saint-Arroman sur les Crazy Quilts, posé sur mon petit crazy fantaisie.

Sachez seulement que, tout comme pour l’Assiette de Dresde, les origines de l’engouement du Crazy ont un lien direct avec la découverte de l’esthétique asiatique (chinoise et japonaise) en seconde moitié du XIXe siècle…

N’hésitez pas à vous offrir (bientôt Noël !!) ce livre très complet où vous trouverez tous les conseils nécessaires à la réussite de votre crazy quilt avec de nombreuses broderies expliquées pour orner votre ouvrage, ainsi que mille et une astuces…

Vente du livre sur son site : http://patchwork-perles-broderies.com/bibliographie.html

L’Assiette de Dresde – Les origines

C’est au tournant du XXe siècle que semble apparaître ce motif de bloc de patchwork, d’abord appelé de nombreuses manières avant que ne se généralise vers les années 30 l’appellation Assiette de Dresde. Vous pouvez en suivre l’évolution dans la Bible des blocs,  The Encyclopedia of Pieced Quilt Patterns de Barbara Brackman.

Alors, pourquoi donc ce bloc est-il nommé d’après une ville allemande ?…

Ayant vécu en Allemagne, je savais que Dresde -ou plutôt Meissen, à 20 km- était un centre historique de la porcelaine. Cela me semblait donc plutôt normal qu’un bloc de patchwork s’appelle « Assiette de Dresde » en hommage à ce haut lieu de la porcelaine baroque. Il ne faut pas oublier que les immigrantes d’origine allemande étaient fort nombreuses aux Etats-Unis !

Voici quelques pièces de porcelaine de Dresden/Meissen du XIXe siècle, dont quelques unes rappellent effectivement notre Assiette de Dresde. Les deux dernières sont le fameux motif de l' »oignon bleu »,  Zwiebelmuster en allemand, qui est, depuis sa création en 1730, le motif bleu-blanc qui a le plus de succès en Europe. A l’origine, ce n’étaient pas des oignons qui étaient dessinés sur la bordure mais des grenades ! Les motifs stylisés provenant d’Asie furent mal interprétés…

Fortuitement j’ai appris beaucoup au sujet de la porcelaine : en 2006, j’ai acheté un livre… un peu à cause de son titre, « Bleu de Sèvres » car dès qu’il s’agit de BLEU, j’ai tendance à acheter !! Dans ce roman fort bien documenté, nous apprenons toute l’histoire de la porcelaine, depuis cette connaissance millénaire chinoise,  les échanges culturels et commerciaux avec les voisins coréens et japonais, puis l’engouement européen des « chinoiseries et japonaiseries »… Les Cours Royales veulent absolument posséder ces divines porcelaines ! Lisez ce livre si vous aimez l’Histoire, vous apprendrez comment Limoges est devenu la première ville de la porcelaine française pour concurrencer la suprémacie européenne… de Dresde !

Pour mieux comprendre l’enjeu, il faut savoir que l’art de la poterie, c’est-à-dire le travail de terres argileuses, est extrêmement ancien dans le monde entier, argile cuite (=céramique)  décorée ou pas… Elle est solide, imperméable, mais reste d’aspect rustique.

La porcelaine, elle, est admirée d’emblée pour sa blancheur, sa finesse, sa transparence… Les premières pièces furent apportées en Europe par Marco Polo au Moyen-Age ; elle fut baptisée ainsi par le Vénitien qui la croyait au début fabriquée à partir de poudre d’un coquillage (la porcelaine, porcellana). Mais pour l’étymologie du mot lui-même, ce n’est pas très romantique, je vous laisse donc chercher  dans un dictionnaire

Voici la très belle collection de porcelaines de mon mari, passion depuis son adolescence !

Toutes les porcelaines ont une brillance naturelle superbe (ici, une Cypraea Mappa)

Ce sont donc les Chinois qui ont inventé la porcelaine à partir d’une roche argileuse blanche fine et très friable, le kaolin (mot d’origine chinoise), qui se vitrifie et devient translucide au-delà de 1200°C. On y ajoute du feldspath et du quartz pour le liant et la solidité. Il leur fallut plusieurs siècles pour arriver, au XIIe siècle, à obtenir la perfection. A noter que les Anglais nommèrent la porcelaine simplement china en raison de sa provenance… Ce qui était naguère  possible ne le serait plus maintenant, avec tout ce qui  est made in China !…

Porcelaine chinoise Ming du 17e siècle, voyez-vous ces décorations bleues ?… les Européens aiment tellement qu’ils s’en inspireront largement !

Bien longtemps après la découverte de la porcelaine par Marco Polo en Chine, cette vaisselle précieuse enchantera les riches tables européennes après l’ouverture des grandes Routes maritimes  et donc commerciales  entre l’Europe et l’Asie tracées par Vasco de Gama en 1498. Période d’ébullition avec la découverte récente de l’Amérique,  période d’intense évolution intellectuelle et artistique, bref c’est la Renaissance !

A savoir que le premier collectionneur historique de porcelaines asiatiques fut le Cardinal de Richelieu, qui possédait près de 400 pièces au XVIIe siècle. Ces grandes collections européennes étaient faites par des hommes, mais c’est   la passion de la Marquise de Pompadour pour la porcelaine qui fut à l’origine de la fabrication à Limoges des porcelaines françaises… Voir le livre ci-dessus !

Entre temps je me suis rendu compte que tous ces styles « européens » blanc et bleu que j’aimais, des services anciens Villeroy & Boch aux carreaux de Delft, de la fine porcelaine danoise Royal Copenhagen (ci-contre, aux accents lointains de blocs d’Assiette de Dresde) au motif typiquement allemand du Zwiebel de Meissen, tout, absolument tout était inspiré par… les Chinois et les Japonais…

Dès lors j’ai eu un doute raisonnable sur l’origine de ce qu’on appelle le bloc de l’assiette de Dresde.

Et effectivement, ces assiettes aux dessins découpés en tranches sont des motifs typiquement asiatiques (voir l’assiette chinoise ci-dessus). Avec plusieurs couleurs, elles sont directement de style japonais, dit Imari, connu en Europe d’abord grâce à l’extravagante collection réunie… à Dresde par Auguste de Saxe au XVIIIe siècle. Collectionneur acharné, il se disait atteint de la Maladie de la Porcelaine ! Il fit même construire « Le Palais Japonais » de Dresde pour y abriter son extraordinaire collection. Miraculeusement préservée des bombardements lors de la seconde guerre mondiale, cette collection compte environ 20 000 pièces, asiatiques et européennes. De là à assimiler les motifs de la porcelaine Imari avec la ville de Dresde, il n’y a donc qu’un tout petit pas… Collection à admirer dans le palais de Zwinger à Dresde, le Palais Japonais abritant à présent le Musée ethnologique.

 Cette assiette semble européenne par sa forme, alors qu’elle vient d’Imari/Arita. Ces porcelaines japonaises étaient à l’origine destinées aux Seigneurs de Nagasaki et Saga (sud du Japon).

La porcelaine traditionnelle Imari était principalement colorée en bleu (grâce à l’oxyde de cobalt), comme les porcelaines chinoises, mais aussi en rouge (oxyde de fer) et or. On y trouvait les mêmes dessins que sur les soies et autres objets nippons, des dessins géométriques mais surtout des fleurs. Certains dessins nous sont très familiers, regardez :

Antiquités du XIXe Siècle  – Porcelaines Imari du Japon

C’est donc pour la ville de Dresde une gloire probablement un peu usurpée, on devrait plutôt appeler le bloc de patchwork que nous connaissons « Assiette d’Imari » ou « Assiette d’Arita »! Imari est le port d’où partaient les porcelaines faites à Arita… Ces Japonais purent fournir aux Hollandais les porcelaines si prisées alors que la Chine, en proie à la guerre civile qui mit fin à l’ère Ming, était en rupture de stock. Avant que l’Europe ne réussisse à percer les secrets de la fabrication de la porcelaine, toute cette fine vaisselle traversait une grande partie du Monde avant d’atterrir sur les plus belles tables européennes ; après l’influence chinoise, la porcelaine Imari formata ainsi largement l’esthétique de la porcelaine en Europe. Puis on retrouva de manière un peu mystérieuse ces motifs utilisés en blocs de patchwork en Amérique !

Pour finir, j’ai envie de partager avec vous un très beau quilt fort justement appelé Imari  découvert lors de mes recherches sur internet :

Imari de Eileen Uchima – Une merveille ! Il mérite de l’attention, une foule de détails sont à découvrir…

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Croire au Père Noël… et autres histoires

C’est l’histoire du dernier Magic Patch, le n° 101.

Je savais que Pascale, alias Jubama, nous préparait encore un de ses jolis modèles. « Chut ! », nous dit-elle quand, en plein mois de juillet, elle planchait sur l’ambiance feutrée et cosy de Noël.
Son univers, avec sa maison remplie de petits-enfants, ses poules au poulailler de luxe près du potager, l’ont bien inspirée cet été !

Poulailler chez Jubama, photo de son blog. Inspiré des granges américaines !

Croire au Père Noël, tel est le thème choisi.  On y trouve notamment un quilt de style country comme j’aime, aux couleurs douces et pimpantes, des dessins mignons comme tout, un inévitable mouton avec le Père Noël… Mais oui, les moutons sont une des marottes de notre créatrice ! La gamme de tissus choisis est parfaitement adaptée et de petites broderies donnent une touche de raffinement supplémentaire.

Je dois dire que j’ai une petite réserve : la photo principale de présentation… Au lieu de bien nous montrer le quilt, on a un grand ours que je ne trouve pas du meilleur goût. Il faut aller dans les pages d’explications pour apprécier l’ensemble de l’ouvrage… Et pour le voir sur une belle photo, je vous conseille de vous adresser directement à Jubama ici  ! Bon, c’est juste une petite remarque de présentation à l’intention du magazine, j’aime voir les quilts en entier !!

Et Pascale nous propose aussi un sac à cadeaux, j’en retiens l’idée… Moi aussi je finirai bien par être une mamie !… Et j’aime beaucoup le manteau de cheminée, il faut d’ailleurs que j’en fasse un, pourquoi pas un comme celui-ci ? En m’y prenant maintenant, il sera fini pour les fêtes… Ah Pascale la tentatrice !!

Un Père Noël avec un joli mouton, détail du quilt « Croire au Père Noël » de Pascale Piète.

Beaucoup d’autres jolis modèles dans ce Magic Patch, à vous de découvrir ce que les créatrices nous ont réservé ! 

Je voudrais aussi attirer votre attention sur l’histoire de l’Hermione (pages 42-43). C’est le bateau qui mena le marquis de La Fayette — personnage presque oublié en France mais fort célébré aux USA– vers cette colonie britannique qui souhaitait ardemment son indépendance… Un club de patchwork de Poitiers a fait un quilt collectif de toute beauté à la gloire de la Fayette et de l’Hermione. Histoire à lire ! Je vous engage aussi à aller sur leur blog Quilt pictave. Vous y verrez notamment des photos de la visite d’un chantier naval : des passionnées ont entrepris la reconstruction à l’identique de cette frégate (en vrai !)… Un chantier que vous pouvez retrouver ici : http://www.hermione.com/

Quilt sur le thème de l’Hermione, superbe frégate qui mena le Marquis de La Fayette en Amérique en 1780.

Pour finir avec ce numéro décidément éclectique, ce que j’apprécie grandement, lisez le portrait d’Inge Hueber, la quilteuse qui met tout à l’envers… Je m’explique : fascinée par les couleurs, Inge teint tous ses tissus elle-même, ce qui lui permet d’obtenir de fabuleux dégradés. Ses recherches l’ont conduite à coudre des quilts de bandes aux coutures visibles, elle obtient ainsi un volume et un velouté incroyables. Son site : http://www.ingehueber.de/.

Détail de Sunset/Broadstairs, voir le quilt dans son ensemble ci-dessous. De loin, on ne voit pas les coutures et les couleurs se fondent l’une dans l’autre…

Impressionnant, non ?…

Vive le patchwork dans toute sa diversité !

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Petit gabarit et grand bébé

Les quilts que je fais sont un peu mes bébés, pas vous ? J’ai eu la chance d’avoir des grossesses heureuses, de même j’adore la fébrilité qui m’accompagne quand je décide de commencer un quilt…

Comme j’adore les scrapquilts, ces ouvrages aux multiples tissus sortis du sac à chutes, j’ai souvent envie d’en commencer un nouveau… surtout quand je tombe sur un nouveau modèle qui me fait de l’oeil ! Et cela porte moins à conséquence qu’un nouveau vrai bébé, n’est-ce pas ?…

Vous connaissez déjà mon admiration pour Bonnie Hunter qui, à partir de tissus de toutes sortes (et souvent des moches !), réussit à faire de magnifiques scrapquilts. Aujourd’hui, laissez-moi vous présenter deux femmes à la passion commune : faire d’immenses quilts (leurs bébés!), inspirés d’antiquités ayant un point commun : de tout petits gabarits ! Ces deux quilteuses, Mary Elizabeth Kinch & Biz Storms, ont édité deux livres formidables :

Du premier édité, sous l’impulsion de Supergoof, j’ai fait avec jubilation le quilt que vous apercevez sous les livres… et j’ai commencé deux autres !
Du tout nouveau livre, celui qui m’inspire en premier est un méli-mélo de four-patch et de bandes. J’ai commencé, je continuerai ! Mon choix s’est porté sur des bandes et carrés coupés à 4 cm. L’original est plus petit puisque tout est coupé à 2,5 cm, une véritable pixellisation du top…
Voici l’inspiration :

Et ici mes vaillants débuts :

Oui je m’amuse, que demander de plus ?… La gestation durera sûrement plus de 9 mois car je couds ces blocs en dilettante en poursuivant d’autres ouvrages, mais ce n’est pas grave !

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Références des livres de B. Storms et M. E. Kinch, tous deux édités chez Martingale – That patchwork Place :

– Small blocks, stunning quilts
– Small pieces, spectacular quilts

Il y a dans chaque livre de nombreux quilts très intéressants ; certains quilts anciens présentés ont également inspiré des quilteuses sélectionnées à Brouage !

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La folie Union Jack

On nous avait prévenus et elle est bien arrivée : cette année, c’est la folie Britain Mania, qui se concrétise par des drapeaux de la Grande-Bretagne… partout. J’ai vu de tout : du cartable au tee-shirt, du fauteuil aux baskets, du caleçon à la voiture, etc., tous customisés avec plus ou moins de bonheur de cette familière croix en forme d’astérisque tricolore.

Il faut dire que l’actualité de la Grande-Bretagne est flamboyante : le Jubilé de la Reine, les Jeux Olympiques sous un soleil bienveillant, l’espoir d’une naissance, et aussi le souvenir nostalgique de Diana, partie il y a 15 ans…

Alors bien sûr, le monde du tissu n’a pas failli à suivre la mode… Plus intéressants encore, les modèles de drapeaux aux couleurs changeantes et pourtant toujours reconnaissables, tant le graphisme est unique. Mon coup de cœur parmi tant d’autres est celui-ci :

Modèle édité sur Moda Bake Shop, offert par Lily’s Quilts

Avez-vous remarqué que les bandes diagonales blanches ne sont pas de la même épaisseur ? C’est à cause de la Croix de St-André et de St-Patrick ! Mieux expliqué : ce drapeau est la superposition de trois drapeaux, ajoutés au fil du temps pour symboliser cette Grande-Bretagne aux territoires ajoutés au fil des siècles et on a gardé la légère dissymétrie des croix. Attention ! La large bande blanche doit se trouver en haut à gauche, un drapeau à l’envers étant insultant….

Un grand absent dans ce symbole, le Pays de Galles, déjà intégré à l’Angleterre lors de la première union de drapeaux. Il existe bien sûr des revendications à ce sujet !
Plus d’infos ici sur la formation de ce drapeau.

Dans un livre britannique récent, on peut même voir ce drapeau en hexagones :

Photo extraite du livre Hexa-Go-Go, qui fait redécouvrir les délices de la méthode anglaise de patchwork.

Si vous succombez vous aussi aux charmes de l’Union Jack, vous pouvez suivre le nouveau challenge proposé par Lily’s Quilts, à voir sur son blog à partir du 25 août… Bientôt la première partie pour réaliser un couvre-lit !

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Et pour finir, so sweet :

Son modèle ici : http://www.canevas.com/A-51181-union-jack.aspx

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Charme et élégance du style Country

Callale l’Abeille est très fan, comme d’autres Abeilles, de quilts de style Country. Elle a presque tous les livres de Kim Diehl ! La semaine dernière, elle s’est offert un bouquin aux modèles particulièrement magnifiques, au style country très pimpant, plein de joyeux mélanges d’appliqués et de patchwork :

Les ouvrages comportent beaucoup d’appliqués de style « country » aux contours plus raffinés que les « primitive quilts »qui eux, sont plus proches de « l’art brut ». Leur point commun est que la laine est souvent utilisée comme tissu d’appliqué (donc pas de tissu à rentrer !), c’est sans doute la raison de cette impression d’intensité, tout comme dans les quilts amish : cette matière absorbe si bien la teinture ! De plus, cela donne une texture et un volume bien intéressants.

Beaucoup de quilts à dominante rouge dans ce livre, combinant le patchwork et l’appliqué.

Il me semble que  tous les modèles de ce livre sont très accessibles aux presque débutantes, surtout si vous succombez au charme de la laine pour les pièces appliquées. Quelle joie alors de réussir des ouvrages aussi élégants !

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Si vous souhaitez vous lancer dans l’appliqué en laine, j’ai une bonne adresse à vous soumettre :
Cinnamon Patch possède une très belle gamme de tissus en feutrine de laine et viscose de la meilleure qualité ; j’ai eu l’occasion de travailler avec ces tissus, ils sont d’une incomparable douceur, très agréables à travailler et les couleurs sont extraordinaires. Attention cependant, ces feutrines ne sont pas lavables… Vos ouvrages devront passer par le pressing…

Le fil recommandé pour les appliqués en feutrine de laine est de la marque Aurifil de type Lana, en laine + acrylique : ils ont une épaisseur, un aspect mat et rustique qui conviennent bien aux tissus en laine (toujours chez Cinnamon Patch).

Préférez-vous des explications en français pour vous lancer dans l’appliqué en tissu de laine ? Vous pouvez acheter les livres de Marianne Byrne Goarin (la talentueuse créatrice de Cinnamon Patch) aux Editions de Saxe, mais aussi feuilleter les magazines comme Quilt Country ou Simply Vintage…


Si vous connaissez d’autres bonnes adresses pour les appliqués en laine, n’hésitez pas à nous en faire part dans vos commentaires !

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The Last Runaway

C’est en janvier prochain que paraîtra aux Etats-Unis un roman que j’attends avec grande impatience : le nouvel ouvrage de ma romancière préférée Tracy Chevalier ! Son titre sera : The Last Runaway…

Tracy Chevalier au Chelsea Garden Show, 2012
(photo du site officiel de Tracy Chevalier)

Il faudra attendre quelques mois avant sa traduction en français, je vous tiendrai informées… Sachez seulement que l’on y parlera de la petite et la grande histoire des Etats-Unis, de quilteuses et de leurs quilts… Que du bonheur !

Dans tous les romans de Tracy, on apprécie son style soigné mais aussi des recherches d’historienne et de passionnée de l’art, passions que je partage ! Ses personnages, fictifs ou historiques, vous accompagnent bien longtemps après avoir terminé la lecture…

En attendant, voici la liste de tous ses romans déjà parus :

Je ressens beaucoup d’affinités avec son premier roman La Vierge en Bleu, qui se passe en grande partie dans notre Sud-ouest ; La Jeune Fille à la Perle fut une révélation, je l’ai lu deux fois de suite et ma fille en a même fait un sujet d’étude ; il faut aller au Musée de Cluny de Paris voir La Dame à la Licorne et lire le livre du même nom ; quant aux Prodigieuses Créatures, c’est encore une merveille à lire absolument… Condition féminine au XIXe siècle, mais aussi vision du Monde qui change grâce à l’avancée de la science, ce livre est à lire !

Et vous, connaissez-vous ses romans ?…

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Vous pouvez aussi lire ici mon article précédent sur Tracy Chevalier.

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Bonnie Hunter, scrap-quilteuse de Quiltville

Bonnie Hunter est une femme toujours en mouvement, toujours communicante, toujours quilteuse…

Souvent ses inspirations proviennent de quilts antiques trouvés au gré des brocantes. Souvent son style se reconnaît aux pièces de tissus minuscules pour des quilts immenses. Souvent des couleurs franches, des rayures et des carreaux animent ses tops. Ses blocs cousus vite et bien grâce à des tas d’astuces sont copiés par des milliers de fans… C’est la Diva du scrap-quilt et je lui dois beaucoup ! J’ai tout de suite reconnu une part de moi-même lorsque je suis entrée dans son blog « Quiltville » pour la première fois. Alors je la lis tous les jours, j’achète évidemment tous ses livres… et très bientôt paraîtra son quatrième bouquin qui regroupe ses quilts faits de bandes : un de mes dadas !

 En attendant sa parution, vous pouvez vous procurer ses livres précédents :

Livres de Bonnie sur fond de top « Sister’s Choice », modèle… de Bonnie of course !

Souvent, il n’est pas très important de bien comprendre l’anglais pour les livres de patchwork bien illustrés, mais ceux-là sont tellement riches et explicatifs que les textes importent plus que les photos…

Bonnie recycle toutes sortes de tissus et sa devise est : si vous trouvez que le tissu est moche, c’est que vous ne l’avez pas encore coupé assez petit ! Cela donne une bonne idée de sa vision positive de la vie !

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