Précédemment, vous avez vu quelques photos du centre piéton de St-Jean-de-Luz avec son unité architecturale, les crépis blancs et les volets rouge-brun (le fameux rouge basque), vert foncé ou, plus rarement, bleu-gris sombre. Quelques maisons s’en affranchissent comme la Maison de Louis XIV dans laquelle séjourna le futur Roi-Soleil en 1660, le temps de rencontrer sa future épouse et de signer un traité de paix. Monsieur Adam régala déjà la mère et l’épouse du roi avec ses macarons inégalables et depuis lors, la Maison Adam est le lieu favori de tous les fins becs sucrés !
Maison de type Louis XIII appelée Maison Louis XIV depuis que le Roi y eut séjourné un mois, jusqu’à son mariage avec l’Infante Marie-Thérèse d’Espagne le 9 juin 1660. En rez-de-chaussée, dans un des restaurants, nous avons assisté à la victoire de Castres en finale française de rugby : ambiance assurée !
Ce dimanche, la célèbre Maison Adam était ornée, comme de nombreuses autres maisons, de draps anciens et de fleurs, avec un autel sur la gauche.
De l’herbe coupée, ainsi qu’un long tissu blanc aux rayures bleues, marquait le chemin de la procession partant de l’Eglise où se maria Louis XIV. Ce dimanche, c’était la Fête-Dieu, 60 jours après Pâques… avec un temps de Toussaint !
Les plaques de la ville sont superbes… et bilingues !
Tout près de cette Place Louis XIV se tient le joyau architectural du port de la ville : la Maison de l’Infante, ainsi nommée depuis que la petite Marie-Thérèse d’Espagne y séjourna en attendant le mariage qui fera d’elle la Reine de France.
La Maison de l’Infante fleure bon l’Italie, avec ses couleurs rosées et ses arcades vénitiennes…
C’est au 1er étage de ce bijou architectural qu’une quilteuse venue d’Ottawa (Canada), Elaine Quehl, accrocha une belle dizaine de tableaux textiles.
Backstage (102 x 86) – Elaine est fascinée par la beauté des plantes qu’elle photographie parfois en macro, puis s’en inspire pour faire ses quilts.
Branching out (52 x 71) – On voit bien les détails du tronc avec ses multiples nuances. On comprend aussi la technique de l’artiste : de l’appliqué « à cru », collé au thermocollant et animé par un quilting en piqué libre qu’elle qualifie volontiers « d’imparfait et artisanal », pour bien souligner sa démarche d’expression personnelle !
Cela fait des années qu’Elaine est inspirée par les arbres. Ici « Vagabond Song » (51 x 61 cm)
Ici on admire autant la tenture que la grande fenêtre de plein cintre qui fait face au port !
Un détail de ses Tournesols montre encore une fois sa maîtrise du beau quilting.
Mon coup de cœur de son exposition, « Losses II », 114 x 114 cm. J’aime cette évocation de la chute des feuilles, si belles, et l’étude des couleurs… Elaine teint tous ses tissus elle-même avec de la teinture Procion, des poudres qui permettent d’obtenir à froid ces superbes teintes marbrées. En France, on peut s’en procurer notamment Au Fil d’Emma.
Thanks Elaine for accepting an interview with me, hoping you had a good time in St-Jean-de-Luz! I was very pleased to get to know you and admire your wonderful works.
Katell, Quilteuse Forever




































































































