Etienne Daho a chanté « Week-end à Rome »,
je vais fredonner
« Semaine à Vienne »…
Romy, incarnant de nouveau l’Impératrice Sissi dans Ludwig ou le crépuscule des Dieux de Visconti (1972)
Je vais me laisser inspirer par cette ville empreinte d’histoire et de culture grâce à Mahler et Mozart, Freud et Zweig, Klimt et Hundertwasser… sans oublier les fastes viennois incarnés par Sissi et les valses de Strauss ! Dépaysement assuré en tout cas…
Hier après-midi dans le jardin, sur un quilt d’une dizaine d’années mais toujours apprécié (un vrai scrap-quilt !), j’ai potassé le Guide du Routard sur Vienne… et me voilà déjà un peu là-bas !
De plus en plus souvent, on me demande : à qui pourrais-je demander de me quilter un ouvrage à la machine ? J’ai bien quelques adresses – Simone Struss, Nathalie Delarge – mais elles ne suffisent pas pour toutes les demandes !
Il est vrai que les réticences tombent peu à peu à propos du quilting machine. Quilter à la main est un délice quand on a trouvé la technique qui nous convient, mais on ne peut nier que cela prend… un certain temps !
Le mois dernier, j’ai eu une proposition alléchante tombée à pic. Il se dit que nous préparons plusieurs quilts à offrir le mois prochain au cours d’une journée spéciale à Balma… et nous avons reçu une offre stratégique : le quilting avec une Long Arm offert par une charmante dame ! Il nous restait justement un dernier top cousu par d’innombrables petites mains :
Tournefeuille, le top
Reconnaissez-vous ce modèle ? Nous l’avions déjà fait tout en vert pour notre copine Evelyne, et lors d’un stage nous avons varié le choix des tissus pour en faire un méli-mélo plus automnal. Je vous rappelle que c’est un bloc trouvé dans un livre (devenu quasi-introuvable) de Bernadette Mayr, notre inspiratrice depuis des années !
La Ruche de l’Amitié, pour Evelyne
J’ai donc découvert que Chantal Baquin s’est équipée d’une Long Arm pour quilter pour les autres : « Je quilte pour Vous » est même le nom de sa jeune entreprise ! Nous avons échangé quelques mails pour nous mettre d’accord sur le travail à faire sur ce top un peu atypique… et hop ! j’ai envoyé les tissus (top et doublure) et hop-hop ! il m’a été retourné très rapidement, quilté avec le peps que nécessitait ce modèle, quilté au fil dégradé… Oh qu’il est beau !!!
Vous pourrez le voir prochainement sur le site de « Je quilte pour Vous« … Il nous reste la bande de finition à poser avant de lui faire prendre l’air de Balma puis partir, qui sait, peut-être chez vous ?
Encore un quilt que beaucoup auront envie de gagner !
Annie habite en Ariège (09), mais nous la voyons souvent dans notre club de Colomiers (31) car des liens amicaux nous lient depuis des années ! Nous avons assisté à la construction, bloc après bloc, de ce quilt d’après le Quilt Mystère de Yoko Saito dans Quiltmania :
Annie aimant les couleurs vives, elle n’a pas hésité à utiliser de nombreux tissus de récupération, des bouts de vêtements, des restes d’autres ouvrages, pour en faire un village où il fait si bon se promener… J’ai remarqué à quel point les rayures et les écossais conviennent aux maisons, ils évoquent des colombages, les croisillons de fenêtres, les ombres rectilignes…
J’ai admiré ses appliqués de très près, quelle maîtrise, la stagiaire a largement dépassé l’animatrice 🙂
Et que dire de son quilting ? Il est absolument remarquable, bravo Annie !
Balma est une petite Ville Rose à l’ombre de la grande Toulouse. Son club de patchwork très dynamique a tiré grand avantage d’un stage France Patchwork à l’automne dernier :
C’est à partir du principe des maisons déstructurées de Bernadette Mayr (voir aussi ici) que ce quilt a été fait. Bravo pour cette interprétation très dynamique et amusante ! Les personnes présentes à Balma le 23 mai en notre compagnie pourront admirer ce quilt de visu !
Si vous venez bientôt à Toulouse – la Journée inédite France Patchwork du 23 mai* en est l’occasion ! – vous aurez sans doute envie de rapporter un petit souvenir ! La gastronomie toulousaine ne se résume pas au cassoulet et aux violettes cristallisées… Il y a un délice plus secret que je vais partager avec vous aujourd’hui : le Fénétra.
Amandier en fleur, Van Gogh (1890)
Fête d’origine gallo-romaine, le Grand Fénétra fut une fête liée aux « Pardons » des dimanches de carême durant des siècles, pour se laïciser au XVIIIe siècle et devenir festif avec des cortèges, des jeux, des spectacles et une foire.
De nos jours, c’est fin juin qu’on fête le Grand Fenetra !
Un grand repas familial se clôturait par un délicieux gâteau à base d’amandes, d’abricots et de citrons confits. D’après une pâtissière du centre de Toulouse qui en confectionne quotidiennement (La Bonbonnière, 41 rue des Tourneurs), de nombreux amandiers étaient plantés alors dans la région, du moins dans les endroits les plus protégés, et les citrons poussaient dans les orangeries des beaux châteaux de la région… Avec ces ingrédients si fins, les pâtissiers inventèrent cette merveille pour le palais : le gâteau du Fénétra !
Vous pourrez l’acheter emballé dans une pellicule plastique, il se transporte facilement ainsi et se conserve dans son emballage jusqu’à 2 semaines. Une fois ouvert, il n’aura pas le temps de sécher tant on se régale !
Rares sont les pâtissiers qui en font toute l’année. Outre La Bonbonnière, vous pouvez en trouver chez : – Régals, 25 rue du Taur – Galonier, rue de Metz
Ce sera chez moi le gâteau de Pâques en l’honneur de notre ville rose !
*Rappel : il est maintenant trop tard pour vous inscrire à cette Journée, merci pour votre compréhension !
… dans le magazine « Mon Jardin Ma Maison » d’avril, quoi de plus naturel ?
… Mais, plus étonnant, ce sont des fleurs de cerisier en sashiko qu’on nous propose ! Quatre pages d’un très joli reportage sur Satomi Sakuma, Japonaise installée en France, qui vient de faire sortir également un très beau livre :
Rendez-vous aussi sur son blog en français, entièrement consacré au sashiko, avec de nombreux trucs et astuces :Sashiko-ya. Il est jeune mais déjà très complet et très beau !
… sont, chaque premier week-end d’avril, 3 jours uniques pour découvrir des métiers d’exception avec un credo :
IMMERGEZ-VOUS DANS LE MONDE DES METIERS D’ART !
En France, l’Institut National des Métiers d’Art invite le grand public à aller à la rencontre d’hommes et de femmes de passion en atelier ou hors des murs.
Cette année, le thème est « le temps de la création« . Un thème très parlant pour nous quilteuses ! Je pense en particulier à mes amies qui cousent à la main, avec patience, passion et précision, des chefs d’oeuvre traditionnels :
Bel Air, par Aline Joulin, qui est une des « aiguilles d’or » des « Quilts de Légende » France Patchwork.Quilt en appliqué « Fleurs Rouges » d’Annick Huet, voir aussi ici.
Mais aussi des quilteuses aux oeuvres plus contemporaines qui, elles non plus, ne comptent pas leur temps :
Oeuvre récente d’Anne Woringer (voir aussi ici) qui teint, coud et brode à la main.
Je ne veux certainement pas opposer celles qui travaillent à la main et celles qui préfèrent la machine à coudre, mais il est vrai que lorsqu’on parle des quilteuses à l’infinie patience, je pense en premier lieu à celles qui participent aux fameux Quilts de Légende, exposition itinérante initiée par France Patchwork !
Les 4, 5 et 6 avril prochains donc, plus de 4 000 artisans/artistes ouvrent la porte de leur atelier en France pour partager avec nous leurs passions, leurs petits secrets, montrer l’intimité de leur lieu de création en vous montrant leurs outils, leurs matières premières… Parallèlement, 400 manifestations en France vous incitent à approcher ces personnes qui travaillent les matières avec talent et y consacrent « le temps qu’il faut », « le juste temps ».
Extrait du communiqué de presse :
La qualité exige du temps. Valeur commune et fondamentale des métiers d’art, le temps se retrouve à chaque étape d’une « vie métiers d’art » : le temps de la formation et de la transmission, le temps du geste au service de la recherche, de l’innovation et de la créativité, le temps de la rencontre qui régit le sur-mesure, le temps d’une fabrication pérenne. (voir le texte complet ici)
Des artistes travaillant avec les mêmes matières premières que nous quilteuses (couturiers stylistes, artistes textiles) sont inscrits dans ces Journées. Vous pouvez consulter le site officiel, il comporte une carte des régions cliquable pour savoir ce qui existe près de chez vous.
Cette immense manifestation européenne très dynamique (voir ici le programme européen) est destinée à la valorisation professionnelle de l’artisan d’art, la préservation des savoir-faire rares… En Europe, les quilts sont bien trop rarement considérées comme des « objets d’art vendables », d’où notre quasi-absence dans ces manifestations. Un jour, peut-être…
Merci àCorinne Berthéas-Dumontde m’avoir signalé ces Journées. C’est une artiste textile et plasticienne de Pibrac, ma petite ville à l’ouest de Toulouse. Comme on peut le deviner sur la photo ci-dessus, elle manie autant l’aiguille que le pinceau… pour notre plus grand plaisir ! Son atelier sera ouvert pendant les JEMA.
Nous sommes 4 Abeilles de cette Ruche (Madeleine, Brigitte, Marie-Jo et moi-même, Katell) à donner des cours tous les lundis à un groupe d’élèves d’une école de Pibrac. Des cours ? Oui, mais de patchwork ! Les enfants sont en CM1, 8 filles et 2 garçons. Hier, ils étaient ravis de partir avec leur premier ouvrage fini :
Chaque chaton est unique !
Notre meilleure récompense est la lumière qui brillait hier dans leurs yeux en partant avec leur précieux chaton…