Lentement mais sûrement, nous nous dirigeons vers le final des médaillons commencés avec un groupe de quilteuses de plusieurs pays, à l’initiative de Lori et grâce à l’annonce faite par Cécile en France.
Je dois avouer que le thème final nous a toutes prises par surprise : quelque chose qui rappelle les poissons ou la mer ! Voici le médaillon de Kristine fini, avec donc un quilting de bordure en forme de vagues. C’est très malin !
La bordure est ornée d’un ruban issu de sa famille, qu’elle conservait depuis des années, le voici utilisé de la plus belle manière qui soit !
Ce quilt a un mélange unique de vintage et de modernité que j’adore !
Dimanche soir, en rentrant de vacances, j’ai appris sur le site Quiltmania que Linda Koenig nous avait quittés. Je la savais malade depuis plusieurs mois. Pourtant elle restait pimpante et souriante en avril dernier, au Salon Pour l’Amour du Fil, pour le lancement de son livre Ratsburg Road Quilts. Peut-être restait-elle assise un peu plus longtemps, mais son sourire radieux ne laissait pas imaginer une quelconque souffrance ni inquiétude.
Ses deux livres, édités par Quiltmania, sont pleins de son histoire, d’anecdotes personnelles et bien sûr de quilts magnifiques, souvent photographiés chez elle.
Elle avait le chic pour vous parler avec une attention soutenue, comme si votre rencontre était pour elle la chose la plus importante de la journée.
Sa préférence allait pour les quilts anciens, et tout particulièrement les scrap quilts, ceux faits de mille et un petits restes de tissus de récupération.
Dans sa maison d’exposition en avril dernier (Pour l’Amour du Fil), on pouvait admirer la plupart des quilts de son dernier livre.
En 1985 elle était devenue propriétaire de Quilt Plus, magasin dédié au patchwork au cœur d’Indianapolis, puis elle a vécu une belle vie de quilteuse avec son chemin personnel et de nombreux échanges de blocs avec ses amies. Elle a tant aimé conseiller, enseigner toute une génération de quilteuses de l’Etat d’Indiana et bien au-delà, puisqu’en avril dernier elle animait encore des stages ; mon bon copain et voisin David avait grandement apprécié les moments passés avec elle, et encore appris des petits trucs… Elle était marrante, avec sa façon de casser certains principes et de dédramatiser la police du patchwork en répétant souvent : amusez-vous !
J’adore ce simple motif du railroad (chemin de fer). Ici le noir représente sa chatte noire qui virevoltait un peu partout, jusqu’à ce quelle ne se fasse croquer par un raton laveur de passage…
Ses quilts semblaient anciens, comme de belles antiquités. Traditionnels donc, oui mais je dirais aussi intemporels, avec toute la liberté que s’accordaient aussi les quilteuses du XIXe siècle. C’est son œil qui guidait son choix des couleurs (ah l’œil malicieux qui émergeait au-dessus de ses lunettes !), c’est son goût qui l’incitait à choisir des tissus simples rayés ou à carreaux associés à des repros dans un même ouvrage, c’est son plaisir qui la menait à quilter énormément à la main… Cependant, plusieurs de ses récents ouvrages l’étaient à la machine, car elle savait intimement qu’elle n’aurait pas eu le temps de tout finir.
Son style classique était simplissime. Pas de bloc de bravoure aux pointes acérées, pas d’appliqué compliqué, mais une technique simple et éprouvée, des astuces malignes et surtout sa bonne humeur rendaient ses stages incomparables.
Un de mes préférés est peut-être le plus simple : Baby Blue Shoo Fly. Des tons en sourdine, des blocs gris et bleus se succèdent, jamais tout-à-fait les mêmes…Quoi de plus simple aussi qu’un mur de briques en tissus repros ? En même temps, quoi de plus beau ?… Cependant, un quilt simple ne veut pas forcément dire un quilt rapide !La coquetterie qu’aimait montrer Linda : une brique brodée à son nom… les points sont absolument minuscules !Linda, et moi aussi, a longtemps crié sur tous les toits quelle n’aimait pas le jaune dans les quilts. Et puis deci-delà elle en a utilisé, d’abord parcimonieusement puis de plus en plus franchement dans tous les tons, surtout le jaune chrome et le fameux cheddar, puis du beurre au caramel… On n’est jamais loin de la cuisine ! Curieusement, je viens de recevoir une commande comprenant pas moins de 2 mètres de cette couleur, pour un quilt que j’ai en tête. Alors ne disons pas Fontaine, jamais je ne boirai de ton eau…Couleurs beurre et caramel…
Dans son dernier livre, Linda évoque avec beaucoup de tendresse son groupe de quilteuses, sa Ruche des Quilteuses en quelque sorte, une douzaine de membres qui partagent plaisirs et peines, recettes de quilt et de cuisine, comme nous à Colomiers. Les Etoiles du Nord, comme elles s’appellent, ont perdu ce 13 octobre une grande amie.
A défaut de coq sous la main, ce quilt de Maïté, d’après un modèle de la regrettée Jacqueline Morel, représentera dignement la qualité à la française !A voir ici aussi.
C’est plus particulièrement les magazines français sur le patchwork & quilting qui me rendent heureuse : ils sont chez nous, depuis des années, de grande qualité !
-oOo-
Evidemment je suis partie prenante en disant que Les Nouvelles de France Patchworkest irremplaçable, car nul autre n’est aussi varié : un magazine d’association se doit d’être à l’écoute des adhérents, mais aussi les surprendre. C’est ce que réussit Monique et son équipe. Actuellement c’est l’effervescence pour vous offrir un beau numéro de décembre ! En attendant, vous pouvez toujours vous pencher sur le beau numéro 130 :
En couverture, le Projet Fou auquel nous avons participé avec plaisir dans toute la France ! Pour ma part, je présente un charm quilt fait par Florence Bismuth en page 16, puis les étoiles de l’Ohio avec la voix de Garance et enfin un dossier sur l’utilisation du noir dans les quilts modernes.
-oOo-
La Pratique du Patchwork plaît bien depuis sa sortie en 2014, avec ses multiples modèles plutôt modernes et originaux.
Personnellement, je me jette toujours sur le thème développé par Denyse Saint-Arroman depuis quelques numéros, j’y apprends toujours beaucoup de choses. Ainsi dans le numéro 11 elle raconte l’histoire de trois Indiens Osage, déportés à la Cour du roi Charles X puis, une fois exhibés, laissés démunis sur les routes européennes… C’est à Montauban (82, Occitanie) qu’ils trouveront refuge avec des personnes compatissantes leur payant leur voyage de retour. Ces Indiens tissaient traditionnellement des bandes ornementales avec des rubans… Vous en saurez plus dans l’article.
Touchée par cette histoire et le potentiel esthétique des bandes de rubans, Denyse vient d’auto-publier un livre sur le sujet avec des modèles qu’elle a créés, réinterprétant en quilts les effets des rubans tissés ; c’est un de mes prochains achats.Vous pouvez vous aussi l’acheter par iciet il sera bientôt en vente sur Amazon.
Pour en savoir plus sur cette formidable histoire qui s’écrit encore aujourd’hui,OklaOccitaniaest leblog d’une association célébrant les liens renouvelés entre ces natifs Américains et les Montalbanais, c’est une mine de renseignements sur l’histoire passée et actuelle des Osages !
Une décoration énigmatique pour beaucoup sur un rond-point de Montauban, en réalité un hommage aux Osages à découvrir par ici !Le pont des Osages, Rosendo Li, 2013. Un peintre vivant à Montauban, d’origine péruvienne et chinoise, a illustré le passage des trois Osages sur le pont de Montauban en 1829. Ce tableau a été offert à des représentants Osage en visite dans la ville.
-oOo-
Dépêchez-vous d’acheter Simply Moderne n° 6 en kiosque avant qu’il ne disparaisse pour laisser place au prochain ! Ce numéro confirme la place unique de cette parution dans le modern quilting. Y sont présentées plusieurs créatrices avec qui je corresponds parfois avec énormément de plaisir, ce sont des femmes très créatives et d’une grande gentillesse. La nouvelle génération est bien là ! Et parmi les modèles, vous y trouverez de nouveau un quilt de ma grande amie LeeAnn (Nifty Quilts) dans le style de Gwen Marston… Oups, cela me rappelle de finir mon médaillon à la manière de Gwennie !!
-oOo-
Je viens de découvrir le nouveau Magic Patch consacré à Vendée Globe. Nos créatrices se sont dépassées pour illustrer cet événement sportif ! C’est une très belle initiative et je rêve d’aller à La Roche-sur-Yon féliciter toutes ces quilteuses et voir « en vrai » les 10 quilts présentés…
-oOo-
Les magazines se suivent et ne se ressemblent pas, c’est la richesse de notre pays. En dépit de tous les gratuits sur internet ou les tableaux de Pinterest, n’oublions pas de soutenir nos éditions !
Indien Rouge, Denyse Saint-Arroman, à retrouver dans son livre !
Vendredi dernier dans notre Ruche, chacune est restée sur sa position au sujet de la pertinence du prix Nobel de la littérature à Bob Dylan.
Mes amies profs de français, en particulier, trouvaient qu’il y avait bien des écrivains à récompenser avant ce troubadour. Je comprends leur point de vue, surtout en regard de leur formation. Et quand de surcroît j’ai comparé Bob Dylan à Rimbaud, j’ai vu une lueur d’incompréhension.
Et pourtant…
J’ai appris l’anglais avec le peu de matériel audio dont je disposais. Souvenez-vous, vous qui avez plus de 40 ans, le seul anglais dont nous disposions était l’anglais chanté : pas de cassettes video ou de DVD multi-langues, même pas de films en VO à la télévision, pas d’internet évidemment… Alors, avec ma volonté d’apprendre plus l’anglais que ce qu’on m’enseignait au collège, j’ai acheté des disques (33T.) avec les paroles écrites à l’intérieur. J’ai beaucoup appris avec les Beatles ! Leurs chansons populaires (ce n’est pas péjoratif : c’est de la pop music) sont devenues des classiques.
Bob Dylan et Hugues Auffray en 1964 à Paris. Ces deux-là se rencontrèrent pour la 1ère fois à New-York en 1961. Hugues Auffray y a trouvé son mentor, son inspiration. De même Francis Cabrel revendique pleinement l’influence de Dylan sur son oeuvre.
Mais j’ai senti intimement la force des textes de Bob Dylan, son engagement pour des personnes injustement condamnées (vous ferai-je sursauter si j’évoque une filiation avec J’accuse de Zola ?), ses prises de position contre le racisme, mais aussi la poésie de ses phrases, ses trouvailles souvent intraduisibles car tout est dans la mélodie des mots magnifiée par celle des notes de musique.
28 août 1963 : Marche pour l’Emploi et la Liberté à Washington, au cours de laquelle Martin Luther King fera son fameux discours I Have a Dream. Bob Dylan y chantera plusieurs chansons, accompagné par Joan Baez.
C’est toute une époque de la Protest Song, la chanson qui fait réfléchir alors que l’Amérique était en prospérité éblouissante, pleine d’optimisme, malgré de lourds fardeaux comme la désastreuse guerre du Vietnam. C’était bien plus que le poil à gratter de la société, c’était un courant pour faire avancer la démocratie et soutenir les défavorisés : une jeunesse qui avait de grands objectifs !
Joan Baez et Bob Dylan : ils s’aimèrent, ils s’influencèrent mutuellement, ils se séparèrent…
Sa culture est immense, tant de notre poésie (il a revendiqué son inspiration venant de Rimbaud, Verlaine et Apollinaire) que celle des plus grands Américains comme Walt Whitman que j’aime tant. Des poèmes-fleuves de 10 pages deviennent des chansons épiques comme Like a Rolling Stone ; n’est-ce pas son Bateau Ivre à lui ?
Le fait que cette poésie soit mise en musique n’appauvrit pas le texte, il la sublime ! Ses musiques font la synthèse des différents grands courants musicaux : ballades celtiques (qui ont donné la country music), le blues des Noirs, le rock : un pur produit de la mixité américaine, des folk songs (chansons du peuple) dans toute leur diversité et leur richesse.
AAP PHOTO/CHARLES DHARAPAK. Le 29 mai 2012, Bob Dylan reçoit de Barack Obama la Médaille de la Liberté.
Mais pourquoi lui et pas un autre ? Bien sûr, l’homme Zimmerman n’est pas parfait, ses écrits sont inégaux aussi. Malgré son talent fou, sa vie n’est pas exemplaire, ce n’est pas non plus ce qu’on demande à un artiste. Mais je soutiens entièrement ce choix car il est sous-entendu par l’académie Nobel, dans mon esprit, que les USA sont grands par leur histoire, leurs protestations tout autant, et non pas par un repli sur soi ou l’élection éventuelle d’un président ignare pour cette fonction, rétrograde et peu respectueux des femmes. Pour autant je compatis avec ceux qui mettent leurs espoirs dans Donald Trump, ce sont majoritairement des délaissés de la société actuelleet leur situation est bien difficile.
Ce prix Nobel est pour moi comme une piqûre de rappel et une mise en garde : rappelez-vous la grandeur des Etats-Unis qui peut passer par la contestation, mais aussi par sa liberté d’expression et la richesse de sa diversité. Cela ne passe pas par un repli sur soi ni un rejet de l’autre.
Un petit manque de disponibilité m’a empêché de faire de belles photos de notre exposition de Colomiers.
Et pourtant, que de beaux ouvrages faits par mes amies et mon ami ! Quatre-vingts quilts étaient exposés, ainsi qu’un joli coin Nature fait d’ouvrages individuels et collectifs, de champignons par terre… Nous voulions célébrer les balades en forêt au moment où les feuilles virent du vert aux multiples couleurs chaudes, avant la froidure de l’hiver…
Je vous confie deux liens qui vous donneront un bel aperçu de cette expo :
chez Quaquie, toujours enthousiaste et qui sait reconnaître la qualité du travail, elle-même étant brodeuse et artiste multi-facettes !
Merci à vous deux ! N’hésitez pas à donner vos liens en commentaire si vous avez posté vous aussi des photos de cette exposition.
Mosaïque-souvenir de Pour l’Amour du Fil 2016
Avis aux quilteuses de la région toulousaine
Vous avez peut-être envie d’aller au Salon Pour l’Amour du Fil, mais ce n’est pas toujours facile d’organiser un tel voyage. De plus, il tombe souvent pendant les vacances scolaires, alors que la maison est pleine !
Pour l’édition 2017, le club de Colomiers affrétera un autocar pour aller à ce Salon si différent des autres, organisé par Quiltmania. Les dates du voyage sont du 19 au 21 avril 2017, donc cette année en-dehors des vacances scolaires et le tarif sera, en demi-pension, de 255 €. Il manque quelques personnes pour que ce projet devienne réalité ! Si vous êtes intéressé(e), merci de contacter la présidente du club Danielle Birello (daniellepointbirelloarobasewanadoopoint fr), ou par téléphone (numéro sur demande dans les commentaires).
En fonction du nombre d’inscrits, la décision de maintenir ce projet sera prise le 19 octobre. Ne tardez donc pas !
Dans beaucoup de clubs, de groupes d’amies, d’ateliers, ou simplement chez vous, les blocs s’entassent en attendant d’être expédiés à Chloe (voir ci-dessus l’onglet Le Projet 70273 pour les renseignements). Certains sont déjà arrivés à destination. Et on se demande : vais-je en faire d’autres ? Combien de temps a-t-on ?
Croix de Nicole Malcotti, Suisse
Depuis des semaines, cette question est récurrente : quelle est la date limite pour expédier les blocs ? J’y répondais parfois : faites des blocs jusqu’au printemps, multipliez les occasions de les faire avec des ami(e)s, des enfants, puis nous ferons un point à ce moment-là.
Quilt #3 quilté par Margaret Crecelius Williams
A présent, Jeanne Hewell-Chambers a donné une réponse bien plus concrète et définitive. L’extermination des 70 273 personnes au sein du programme Aktion T4 a duré 20 mois, nous pourrions donc bien réussir, avec l’aide de tous, à réunir 70 273 blocs pendant cette même période, ce qui nous mène à :
octobre 2017
Premières croix de Marie-Jo Oustau, Tarn
Désormais, 93 pays sont impliqués et un groupe Facebook vient de voir le jour en Australie.
Des croix de Marie Christine Chasseraud qui, non seulement fait beaucoup de blocs, mais aussi s’implique pour diffuser largement l’information, pour motiver les quilteuses de sa région et au-delà… Une aide précieuse en France !
Continuons notre mobilisation !
Note pour l’Occitanie : nous aurons une date limite pour faire des blocs bien plus tôt, pour nous donner le temps d’assembler et quilter les œuvres à exposer à Lacaze en juin 2017.
Vous souvenez-vous de la demande de Joelle Vétillard qui nous encourageait à faire des triangles blancs pour une… robe de mariée ? J’avais relayé cette info il y a 10 mois déjà.
Et voilà ! La Mariée était bien en blanc pour le défilé, robe très joliment portée par Miss Élégance Limousin 2015. La robe est résolument moderne, déstructurée mais chic, asymétrique mais ajustée. C’est une petite émotion d’avoir modestement participé à cette aventure collective, n’est-ce pas ?
Un grand bravo à Joelle bien sûr, à toutes les participantes et les bénévoles anonymes qui gravitent toujours autour d’un grand projet collectif !
Ne manquez pas non plus les articles précédents qui montrent d’autres aspects de ce beau défilé. Et si vous aimez les challenges de Joelle, son nouveau projet est en lien avec… les bancs publics de Sitges ! Vous comprendrez pourquoi en allant voir les photos…
… Mais comment pourrait-on traduire ceci ? J’attends les propositions !
C’est en tout cas une méthode de finition de quilt bien intéressante. Elle permet de terminer le quilt avec un visuel de finition « en toi & moi », c’est-à-dire sans la petite bordure visible habituelle d’environ 1 cm, mais elle est bien plus solide. Le toi & moi est la finition bord à bord, avec une infime partie de dos qui dépasse parfois pour faire un effet de passepoil. Pour les explications du bord à bord traditionnel, vous pouvez voir les explications chez France Aubert. On peut aussi y glisser une dentelle comme Nanou.
La finition qui met en avant le quilt (je chercher toujours à traduire to face a quilt) est très prisée pour les quilts modernes mais pourrait vous plaire pour des ouvrages plus traditionnels.
Même si vous ne comprenez pas l’anglais, allez malgré tout voir ce tutorial, les nombreuses photos suffisent pour imiter Victoria Gertenbach et de nombreuses autres artistes. Cette finition permet de diminuer la tendance au godaillage après un quilting machine, surtout si on coupe les bandes parallèlement aux lisières : dans ce sens le tissu bouge moins et fait un encadrement plus raide.
Cette finition encadre le quit de manière invisible et lui donne du maintien, pas mal, non ?…
Voici l’angle du quilt fini de cette manière moderne par Victoria. Folk Art Cross Quilt #3
Vous résolvez aussi le problème de la couleur de votre bande de finition, parfois un vrai casse-tête : elle ne sera visible qu’au dos !
Il va bien falloir trouver à un nom sympa à cette technique, sinon elle n’aura aucune chance de faire carrière !
Il est des vers qui demeurent en tête, réminiscences des récitations de l’école ou de chansons maintes fois chantées ou entendues… Ce sont bien celles de l’enfance qui restent gravées à jamais.
Il y a quelque temps j’ai eu le coup de cœur pour un modèle innovant de Crazy Mom Quilts, alias Amanda Jean Nyberg, une vue de troncs d’arbres, des bouleaux, faits de mille mini-morceaux de tissus. C’était fait pour moi, fan de scraps et d’arbres !
Bright Birch Trees, Amanda Jean Nyberg, 2012. C’est un quilt facile et très agréable à faire. On peut mettre de toutes les couleurs et de tous les styles de tissus dans les troncs d’arbre, les pièces sont si petites qu’elles se fondent dans l’ensemble. Et IL FAUT s’autoriser à mettre des tissus contrastés !
J’aurais pu copier d’après photo, mais je compatis avec la vie des créatrices qui se donnent tant de mal pour nous et ai acheté son PDF d’explications, très bien fait au demeurant. Ce modèle est un immense succès, je ne suis pas la seule à succomber à son charme ! Et depuis, je collectionne les photos de quilts sur le même thème, en voici un florilège :
Sew French, avec un très beau quilting à la main qui évoque la brise.Une belle réussite de KaHollyTisha & Rachel, à voir ici. Rachel a opté pour un « quilt as you go », on voit donc les bandes qui assemblent les blocs quiltés séparément.CrispyKristin a fait une forêt en pleine nuit, avec beaucoup d’inventivité dans le quilting de chaque bloc (que vous verrez mieux sur instagram ici).La forêt de Lucia WilkeCathy’s Crazy by Design : elle aussi a choisi un fond plus neutre.L’inspiration originale est probablement ce quilt d’art, fait par Tall Grass Prairie Studio. Forêt de nuit., 2011.
Et bien sûr, j’ai commencé à faire quelques troncs. Au moment de décider des tissus de fond, j’ai choisi les plus foncés pour évoquer la nuit, qui ajoute un peu de mystère à la forêt. Je n’étais pas satisfaite du résultat, trop sombre (eh de quoi tu te plains ? C’est ce que tu voulais !), sans éclat malgré les couleurs des troncs, jusqu’à ce que me trotte dans la tête :
La lune blanche luit dans les bois…
J’ai donc appliqué une pleine lune et dès lors, j’ai commencé à aimer ce quilt. Des champignons évoquent l’automne que j’aime tant, la recherche des cèpes dans la forêt près de chez moi, avec la famille et les chiennes… j’ai ajouté la bordure de gauche avec ce qui me restait de bandes (j’envisageais une autre rangée de troncs), puis j’ai brodé le vers de Verlaine qui a sauvé ce quilt.
Un clic sur la photo pour voir les détails !
Le haut vu de plus près…… puis le bas !
B e la u t o m n e à t o u s !
La lune blanche Luit dans les bois De chaque branche Part une voix Sous la ramée…
Ô bien-aimée.
L’étang reflète, Profond miroir, La silhouette Du saule noir Où le vent pleure…
Rêvons, c’est l’heure.
Un vaste et tendre Apaisement Semble descendre Du firmament Que l’astre irise…
J’ai donc fait mon quilt en mettant la phrase de Matisse en valeur.
Une fois fini je l’ai lavé car il y avait des traces de crayon et malheureusement le tissu blanc, sans doute un mélange de coton et lin (ou autre…) n’a jamais voulu revenir lisse… GRRR ! Du coup, énervée je l’ai tout de même apporté mais je n’en étais vraiment pas contente.
Surprise ce matin en voyant sur Facebook que Florence Schneider m’avait envoyé une photo de ce mini-quilt… Merci beaucoup Florence, cela m’a fait bien plaisir, malgré le souvenir mitigé que m’a laissé cet ouvrage !!