Certaines personnes ont des doigts d’or, tout ce qu’elles touchent devient superbe. C’est le cas de LeeAnn.
Le style country attire la sympathie car il est chaleureux et informel, rappelle l’artisanat ou l’enfance… C’est bien un modèle « country » qu’a choisi LeeAnn pour son dernier quilt, puisque l’inspiration vient de la photo d’un tapis de style artisanal-vintage vendu par catalogue. Individuellement, chaque bloc n’entraîne pas forcément un enthousiasme spontané, les couleurs n’étant pas « assorties », les bandes étant irrégulières, les tissus provenant de vêtements ou autres restes :
Mais la magie du patchwork opère : plus je regarde le quilt, dans son ensemble tout comme dans ses détails, plus je lui trouve de l’élégance et du chic ! Le matelassage à la main l’a transformé : celui-ci est très présent, en coton perlé noir, et très dense. Sans nous concerter, LeeAnn et moi avions entamé ensemble le même genre de quilting en mars dernier, pour elle c’était sur ces fleurs, pour moi c’étaient sur les tulipes… dédiées à cette même artiste.
Ce vrai chef-d’oeuvre s’appelle Garnet Hill, simplement du nom… du catalogue de vente par correspondance ! Il y a de la fantaisie à la fois dans les couleurs, les formes, les blocs jamais identiques… Chaque singularité retient ainsi l’attention.
Si vous allez vers le blog de Nifty Quilts, vous y découvrirez d’autres détails de ce quilt et le verrez en situation chez LeeAnn, sur son canapé, où il rend merveilleusement bien !
Une artiste américaine fait actuellement un tabac auprès des quilteuses à la recherche de nouveautés : c’estSherri Lynn Wood, qui vit à Oakland, dans la région urbaine de San Francisco (Californie). Elle commença très jeune à coudre et fit ses premiers quilts à la sortie de l’adolescence. Ses préférences allèrent très vite vers le mouvement de Gee’s Bend pour leur liberté de piéçage, de montage, de matelassage. Depuis 20 ans, cette artiste allie patchwork et spiritualité, création et thérapie, ce qui est une approche inexploitée en France. Son immense succès actuel vient du livre qui vient de paraître, longuement préparé en faisant participer de nombreuses quilteuses. Elle y présente ainsi des idées plutôt que des patrons, des conseils plutôt que des obligations : des encouragements à la découverte, vers des chemins inconnus…
Son domaine : les quilts improvisés
Cela fait bien longtemps que Sherri ne travaille plus avec une règle et des mesures précises. Son œil s’est affûté pour couper et assembler, et c’est un effort sur soi à faire si on veut suivre son exemple. Il faut réussir à se libérer de son anxiété qui est, selon Sherri, non pas une émotion mais un mécanisme de défense face à l’inconnu. Non seulement on gagne du temps, mais on exprime, par la coupe spontanée, sa propre énergie et son expression ; l’œil et la main prennent l’habitude de travailler ensemble ! Cela requiert de la pratique : une bonne raison pour commencer très vite… Ne plus utiliser de gabarit mène à mieux appréhender une construction, à transformer des accidents en intérêt esthétique supplémentaire.
Ce quilt a été réalisé en laissant le hasard choisir l’ordonnancement en consultant l’oracle du Yi-King, le Livre des Mutations, issu de la philosophie chinoise multimillénaire. Plusieurs quilteuses courageuses ont suivi son « quilt along I Ching » pour aboutir à un quilt unique. A voir sur son blog Daintytime.net.
Et puis ici on ne travaille qu’avec des tissus, ce qui en soi n’est pas si stressant que ça !! Il faut savoir relativiser l’importance des conséquences de ce lâcher-prise, avoir envie de laisser transparaître ses émotions, raconter des histoires, au lieu de se limiter à la reproduction d’un quilt qui nous séduit…
Les tissus véhiculent pourtant des ambiances, des impressions, de la mémoire, que Sherri sait mettre en valeur :
Sherri travaille beaucoup à la demande. Elle s’est vue ainsi commander de nombreux « passage quilts ». Ce passage est le dernier de la vie : une personne de la famille d’un défunt confie ses vêtements pour conserver un quilt commémoratif. Ici c’est le quilt en mémoire de Gerda Renee Blumenthal (1923-2004).Quilt en mémoire de Michael Christopher Kessler, parti à l’âge de 17 ans. Sa mère a confé à Sherri ses vêtements, jouets, sigles d’équipes de sport… Les tourbillons expriment la difficulté de vivre de ce jeune.
Parfois les quilts improvisés sont qualifiés d’agressifs : leurs coupes irrégulières, leurs tissus non assortis, leur manque de finitions… Vous changerez d’avis au vu de quilts de Sherri Lynn Wood :
Le nuage de l’arc-en-ciel : un quilt n’est pas nécessairement à angles droits mais peut rester très élégant !Les quilts improvisés de l’artiste sont très harmonieux. Ici Modern Mood Quilt, été 2010Détail de ce fabuleux travail, on admire la qualité du piéçage bien plat malgré les courbes, le quilting fin, dense, précis… et à la main !RGB Modern2012
C’est donc un livre très riche qui offre beaucoup de pistes, même s’il faut du temps pour entrer dans ce processus d’improvisation. L’avenir nous dira si ce livre trouve un éditeur français…
Bien sûr, Joelle aime le patchwork, elle est même dans la délégation France Patchwork de l’Ariège, secondant Anne-Marie très activement avec Elisabeth. C’est une belle équipe si sympathique ! Mais Joelle a aussi d’autres passions parmi lesquelles le tennis (supportrice officielle de nos champions, elle est tous les ans à Roland-Garros !), le Moyen-Âge… et le point compté.
Il y a un an et demi, elle nous a montré un début de tapisserie sur un long tissu de lin écru. Couleurs chatoyantes mais… un immense blanc par rapport au petit bout brodé ! Et puis au fil des mois sont apparus les personnages, tous plus expressifs les uns que les autres, de beaux arbres en arrière-plan. Et cette merveilleuse bordure !!! Bravo donc à l’artiste qui a composé cette grille, Agnès Spaëth de Orbis Pictura.
Quelle patience et quelle passion développées pour arriver à bout de ce travail… La constance de Joelle nous inspire tant d’admiration ! Cette tapisserie contient aussi des souvenirs communs : notre Kristine polyvalente a aidé Joelle à se sortir d’un casse-tête angoissant, le manque de tissu en bout de tapisserie… Kristine-les-bons-tuyaux lui a montré comment assembler la bande manquante sans que personne ne puisse imaginer le rajout. Les réunions du Patch d’Oc servent aussi à ça !
Ici c’est Godefroy de Bouillon, dont le nom reste dans nos mémoires, chef de la 1ère Croisade, proclamé Roi de Jérusalem en 1100.
Je ne vous fais pas plus languir, voici le chef-d’oeuvre en entier :
Cette fresque est réalisée au point compté d’après une grille originale créée par Orbis Pictura. A la suite de Godefroy nous pouvons admirer des « Preuses » : Delphile, mère de Diomède dans l’Illiade, puis Teuca, reine d’Illyrie (portrait de Marguerite de Roussy, épouse de Thomas III, ancien maître du château), puis Etiope, reine des Amazones, puis Lampétie, autre reine des Amazones, et enfin Tamaris, la cruelle reine des Massagètes. Tous les personnages sont « à la mode contemporaine » du début du XVe siècle.
Pour cette fresque, cinquantes nuances de fils DMC ont été utilisés au cours des quelque 2 500 heures de travail (5 à 6 heures par jour pendant 14 mois 1/2)… Si vous êtes aussi folle (je veux dire passionnée) que Joelle, vous pouvez vous procurer la grille pour la réaliser vous-même par ici.
Mais quelle est l’inspiration de ce tableau ?
Les neuf Preuses, enluminure du début du XVe siècle du manuscrit Le Chevalier Errant.
Castello della Manta, situé près de Saluzzo (Saluces) en Italie. Il appartint notamment à Thomas III, auteur du Chevalier Errant (écrit en 1394-1396), important manuscrit en français du Moyen-Âge, allégorie de la vie à travers le voyage d’un chevalier des mondes d’Amour, de Fortune et de Connaissance (source : wikipedia). Le thème des Neuf Preux, évoqué par cet auteur, est récurrent dans les récits moyenâgeux.
Le château mérite manifestement une visite ! La tapisserie est l’interprétation d’une fresque peinte sur les murs d’une salle du Château de la Manta (piémont italien). Les 18 personnages de la fresque sont les Preux et Preuses, souvent évoqués dans les écrits au cours du Moyen-Âge (voir ici). Egalement présents dans « Le Chevalier Errant » de Thomas III, ils se retrouvent sur ces peintures commandées par le fils de l’auteur et réalisées par un peintre dont on n’a pas gardé trace avec certitude. Ces personnages issus de l’Histoire ou de la Mythologie revêtent l’apparence de personnes contemporaines (comme l’épouse de Thomas III, voir ci-dssus), ce qui à l’époque comprenait sûrement de nombreux sous-entendus ! Voici un montage photos montrant les 9 Preux et les 9 Preuses des murs du château de la Manta :
Salle du château de la Manta peinte au XVe Siècle d’un peintre inconnu. Les personnages se succèdent, grandeur nature : Godefroy de Bouillon côtoie Jules César, Charlemagne et autres « Valeureux », ainsi que les femmes, neuf « Preuses » ou « Héroïnes ». Tous les personnages ont des attributs qui les caractérisent : leur blason, mais aussi des objets tranchants ! Ces personnages sont dans un pré et un bel arbre fruitier ponctue chaque passage d’un personnage à l’autre.
Outre cette fresque, une Fontaine de Jouvence fait partie des curiosités du château aux relents de recherche ésotérique car des alchimistes ont vécu là… et 270 fleurs et plantes peintes sur les murs, parfaitement reproduites, sont comme des pages d’un livre de botanique grand ouvert… Que de trésors du côté de Saluces !
Maintenant, je me réjouis car Joelle va ENFIN avoir le temps de s’adonner au patchwork 😉 !!!
A la suite de l’intérêt suscité par la règle Edge Wave lors de l’article précédent et quelques questions posées, Brigitte vient de me transmettre des photos de deux quilts où elle a utilisé cette règle :
Dans le quilt suivant, seule la bordure en deux tons de verts a été découpée avec cette règle :
Et ici une vidéo sur l’utilisation de cette règle pour bien réussir vos coupes : video wave edgeruler. Vous y verrez comment positionner les tissus, les couper, puis les coudre… Nous vous souhaitons de bons essais !
Brigitte the Bee🐝 est aujourd’hui la reine de la Ruche pour vous présenter son dernier quilt !
Cela faisait un bon moment que ce top attendait l’inspiration du quilting. Ce sont de simples blocs qui mettent bien en valeur des tissus fleuris un peu vintage aux douces tonalités comme je les aime.
Finalement j’ai eu l’idée d’utiliser ma règle « Wave Edge », ou « Bordure ondulée » (déjà utilisée pour dessiner des lignes courbes sur un autre ouvrage). Je voulais un peu de rondeur pour casser le côté rectiligne de mes blocs. J’ai commencé par faire un patron papier pour la taille, puis un gabarit en carton afin de reporter le modèle au moment du quilting.
Satisfaite du résultat, j’ai également utilisé la règle pour quilter la bordure. L’ensemble correspond ainsi à mon attente : simplicité et discrétion.
Il est baptisé Harmonie, simplement parce que c’est le nom de la gamme de ces tissus !
Au cours de ma petite balade matinale de blog en blog, je suis tombée sur une réalisation qui me touche beaucoup, un quilt préparé par mari et femme qui unissent leurs passions : jardinage et patchwork ! La quilteuse est Annie Labruyère, vous connaissez peut-être déjà son blog, Des Tulipes et des Coeurs.
Le quilt présenté est « ancien », il a une quinzaine d’années, mais il vient seulement d’être exposé. Il représente un verger d’un côté et un jardin à la Française de l’autre. D’un côté des tessellations denses, de l’autre un curieux sampler un peu fou ordonné par les rangées de buis et des allées où s’impriment les pas des visiteurs…
Ne manquez pas les photos de détails du top par ici, puis l’histoire du quilting machine par là !
Tous les ans, Hélène fait un quilt ou deux pour l’exposition Récup’Art qui a lieu à Saint-Gaudens en même temps que le festival de Jazz. Elle y déploie toute son inventivité, c’est à chaque fois une surprise et un régal ! Rappelez-vous ses précédentes oeuvres :
Cette année, Hélène a collecté des petites lingettes « décolor’stop » usagées. Quelle drôle d’idée… Elle a sollicité les copines pour en avoir toute une collection, de toutes les couleurs. Dans ce cas, on dit : vive les tissus qui dégorgent !!!
Voici dans son atelier le résultat de sa collecte. Quelle richesse de camaieux !
A l’exposition qui a cours en ce moment jusqu’à la fin du mois à l’Espace Marmignon de St-Go (Saint-Gaudens !), Hélène a laissé une petite corbeille remplie du reliquat de son quilt :
Et voici donc son quilt sur le thème de l’année, le be bop :
Au lever du jour, les instruments qui ont joué toute la nuit se dépêchent de rentrer… C’est la BD du be bop !« Le jour se lève ! vite, vite… rentrons ! »Unique et étonnant !
La semaine dernière, montrant à mes amies du club de Colomiers le quilt en cours destiné à Marielle (ici), j’ai suggéré de faire un mini-stage pour expliquer cette technique si facile. Ce fut vite-fait bien-fait hier mardi ! Nous penserons à cette technique pour un prochain quilt en commun…
Au club de patchwork de Colomiers, explications de la création des blocs « carrés recoupés ». Les essais sont faits avec des tissus de récupération.
Alors maintenant, c’est à votre tour !!
Les carrés recoupés sont parfaits pour mettre en valeur des imprimés qui seront disposés aux quatre coins. Quelle que soit la manière de nommer la méthode « disappearing nine-patch », celle-ci vous donnera de très beaux résultats. A ma connaissance, la première à en avoir fait un tuto en français est Liliane(ici). Pour le quilt Ensemble, c’est tout, j’ai d’abord coupé beaucoup de carrés de 24 cm dans tous les tissus choisis (il en faudra 4 fois moins du tissu uni que des roses et des bleus imprimés), recoupés en rectangles de 12 x 24 cm. Ceux-ci sont assemblés ainsi :
– un rectangle bleu uni entouré de 2 rectangles roses – un rectangle rose entouré de 2 rectangles bleus (2 fois plus de cette configuration que la précédente)
Cela permet de faire très rapidement des nine-patch en coupant ces pavés en 2.
Ce n’est pas très clair ? Non, je ne vous laisse pas en plan comme ça ! Pour mieux comprendre, voici une petite reconstitution de ma technique à partir de grands carrés pour faire 4 blocs à la fois :
Pour 4 carrés roses et 4 carrés bleus imprimés, il me faut un seul carré uni. Ils sont coupés à 24 cm de côté pour le quilt Ensemble, c’est tout (ici j’ai coupé plus petit pour la démonstration).Tous ces carrés ont été coupés en 2 en rectangles de 12 x 24 cm (on peut superposer 4 à 6 carrés pour les couper ensemble : nouvelle lame de cutter requise !!). Ces rectangles sont cousus ainsi : un rectangle rose de part et d’autre de chaque rectangle bleu uni (2 en tout), puis des rectangles bleus imprimés de part et d’autre des rectangles roses restants (4 en tout).
On assemble toutes les bandes de 3 carrés en blocs « nine-patch », avec toujours un carré bleu uni au centre. Il y a tout juste le compte avec ce qu’on a découpé. Peu importe si les tissus se répètent dans le même bloc ! Coupe en « + » de chaque nine-patch. On obtient 4 « unités » par bloc, terme que j’utilise plus loin dans cet article.
On fait pivoter deux morceaux (en diagonale) pour obtenir ce dessin. C’est le bloc le plus commun formé avec cette technique. Bien sûr, avant de les coudre ensemble, on peut agencer les unités avec celles des autres blocs coupés, on évite ainsi les imprimés semblables qui se touchent.
Vous voyez, comme promis c’est facile et rapide 😀
En choisissant bien ses couleurs, on a un effet de carrés superposés, un bel effet d’optique qu’on peut voir par exemple sur le lien donné par Béatrice :
On dirait que les carrés multicolores sont posés sur les carrés gris ! Chaque nine-patch avait un centre gris et du blanc était utilisé là où j’ai mis des tissus roses. Ici on a en outre une disposition très harmonieuse sur la pointe. Voir le blog ici.
Jo de l’Iowa a fait plusieurs « disappearing nine-patch », en voici un disposé comme Ensemble, c’est tout, mais sans tenir compte des couleurs. Cela donne un très beau scrap-quilt :
On peut aussi obtenir des quilts très sages avec une disposition unidirectionnelle. Celui-ci est toujours de Jo Kramer de l’Iowa :
Oui, c’est la même méthode, on a simplement disposé chaque unité dans la même direction (au lieu de faire pivoter en diagonale). C’est une manière très rapide de faire des carrés ET des bandes tout à la fois ! Quilt de Jo’s Country Junction.
Quant à Adrianna, elle a fait ce quilt avec la même technique, avec une autre disposition des couleurs et des unités :
Les carrés recoupés par le « + » sont alternativement gris et blancs, avec autant de nine-patch au centre blanc qu’au centre gris. Ensuite, il est facile de reconstituer ce dessin ! Beaucoup d’autres exemples sur son blog : On the Windy Side . En revanche, il y a beaucoup de coutures qui doivent correspondre ! Superbe, n’est-ce pas ?…
Les variations sont sans limite. On peut doubler le travail pour avoir 3 tailles différentes de carrés comme ici :
Il m’a fallu deux semaines bien denses pour faire le cadeau de mariage pour ma chère Marielle, dès lors que j’ai décidé le modèle, reçu les tissus… Il m’a fallu bien moins de temps pour décider que j’allais le baptiser comme le titre d’un livre d’Anna Gavalda (devenu film), car cette petite phrase correspond si bien pour un couple formé depuis déjà une décennie !
La jeune mariée est l’amie d’enfance de ma fille aînée et nous, parents, sommes également très proches. Le mariage a eu lieu à la Bergerie, déjà ornéed’un petit chemin de table présenté ici. Marielle a même pris des cours de patchwork avec moi à plusieurs reprises, d’abord en atelier juste après la cantine à l’école (en CE1 et CE2) puis bien plus tard quand elle était étudiante : elle aime et apprécie un travail de patchwork !
Etiquette brodée et fixée au dos par le quilting machine.
Je voulais donc lui offrir un quilt aux couleurs de son mariage, bleu et fuchsia. Comme le temps me manquait (évidemment, je m’y prends au dernier moment…), j’ai opté pour un « disappearing 9-patch ». On traduit à moitié par nine-patch déstructuré, nine-patch évanoui, nine-patch fantôme ou encore carrés décalés, carrés cachés… Tout ceci pour un principe hyper simple ! Un bloc de neuf pièces (le fameux nine-patch) va être coupé et redistribué pour faire un visuel différent. Ici il est fait de simples carrés de 12 cm de côté, agencés toujours de la même manière :
Pile de blocs avant la recoupe – Un bleu uni au milieu, toujours le même, des tissus bleus aux imprimés variés aux quatre coins et quatre tissus roses complètent ce bloc appelé « nine-patch » (neuf pièces).
Il m’en fallait 25, avec un peu d’organisation le top a été fait en peu de temps.
Pas de photos des étapes (dans l’effervescence du travail, j’ai oublié !), mais le prochain post vous donnera quelques explications, trucs et variantes de ce fameux bloc auquel il faut vraiment penser pour un ouvrage rapide et spectaculaire.
Le quilting à la machine s’imposait pour le finir à temps. N’étant pas experte, j’ai commencé avec un matelassage bien plus dense que prévu… j’ai dû continuer pour garder une harmonie. Pour mieux voir ce que je faisais, j’ai quilté sur l’envers, j’avais donc le tissu uni comme toile de fond, bien plus reposante que les imprimés du devant. Le dessin quilté est un peu n’importe quoi, j’ai fait comme un dessin-doodle, mais je me suis inspirée du motif « Paisley » (= mot anglais pour le dessin qu’on appelle Cachemire, voir l’article sur la poire galloise ) de ce livre d’Angela Walters que je recommande :
… et de la démonstration de l’auteur ici : Paisley Feather Tutorial. Inutile de nous dire que je n’ai pas encore acquis la fluidité d’Angela !! Avec une machine « normale », on n’a pas non plus la place requise pour être aussi à l’aise. Cependant, je suis satisfaite du résultat global, à condition de ne pas m’arrêter sur les détails… J’estime le temps de quilting à environ 15 heures, mais je n’ai pas vraiment compté ; en tout cas, une bobine entière de fil Aurifil Mako 50 y est passée pour le piéçage et le matelassage (1 300 m !).
Terminé la veille du mariage, le voici à la lumière du soir.De dos, mais on voit mal le matelassage !Quilt plié pour voir à la fois le dos et le devant. J’ai acheté quelques tissus, mais une bonne moitié était déjà dans mes boîtes.Plié, prêt à être empaqueté !
Offert le jour J au jeune couple à qui je souhaite tout le bonheur du monde !
Peut-être projetez-vous d’aller, en ce week-end viaduc, d’aller à Brouage ? Alors, passez votre chemin pour garder intact le goût de la surprise ! Mais si vous êtes trop loin, regardez donc cette vidéo mise sur You Tube par Michel (33) : Brouage 2015, puis la suite ici. Merci à Françoise Saint-Martin qui me l’a signalé !
Et non loin de Brouage, se tient une autre exposition :