Chez les quilteuses, il y a une propension à collectionner les tissus, mais pas que…
Les objets de couture anciens sont le plus souvent très raffinés et sur de nombreux blogs on voit des merveilles chinées depuis de longues années. Réminiscence de générations de couturières au foyer ou professionnelles, nous avons des affinités mystérieuses avec ces témoins du passé.
Isa, Abeille du Vendredi Matin, coud à la main depuis quelques mois le Civil War Sampler. Bloc après bloc, il s’agrandit. Cette demi-journée avec nous est son îlot de tranquillité dans une vie familiale et professionnelle bien chargée !
Gamme volontairement restreinte pour ce Civil War Quilt en cours d’Isa
Et puis, en complicité avec sa maman, grande dentellière, elle chine de curieux objets…
Je lui laisse la parole !
-=-=-=-
Dis-moi ce que tu collectionnes et je te dirai qui tu es !
Avec le retour des beaux jours, les « foires à tout » et les brocantes en tout genre refleurissent… C’est à nouveau le temps de la « chine ». Et lorsqu’on a la passion de l’Histoire et du patchwork, il est difficile de ne pas céder à la tentation, de ne pas « craquer » pour ces petits objets de mercerie ancienne, oubliés dans les tiroirs, les greniers et les boîtes à couture de nos grands-mères….
Mais attention à ne pas tomber dans l’excès….. gare à la scène de ménage si vous décidez de peupler le salon de ces ( certes ) superbes machines à coudre mais néanmoins un peu encombrantes 😉
Personnellement , j’aime beaucoup les petits objets à l’instar de cette « cousette militaire ».
Réalisée en bois fruitier ou en bois de buis tourné le plus souvent, la « cousette militaire » faisait partie du paquetage des poilus de la Grande Guerre . Elle servait de nécessaire à couture pour l’entretien de l’uniforme.
Mesurant environ 13cm de long, ce petit objet astucieux permettait d’entourer jusqu’à quatre sortes de fils différents autour des bobines de la partie supérieure. Le corps de la « cousette » est creux et se dévisse en 2 parties, l’une renfermait les aiguilles, l’autre un poinçon très utile pour percer le cuir des ceintures notamment . A l’autre extrémité, le bout arrondi pouvait servir à repriser . Un dé-bague ( absent ici ), enfilé sur le manche complétait la « cousette ».
L’idée de la « cousette » a perduré longtemps puisqu’elle était toujours utilisée pendant la Seconde Guerre Mondiale, la Guerre d’Indochine et la Guerre d’Algérie, sous d’autres présentations.
Dans quelle poche a-t-elle trainé ? Dans quelle boîte à couture ? Au fond de quel tiroir ? Avant de finir en objet de collection… Emotion que les objets anciens véhiculent…
Isabelle
-=-=-=-








