Comment coudre un oiseau de Spoolsewing ?…

Depuis la parution de ces articles (celui-ci et celui-là), j’ai eu plusieurs questions concernant la couture de ces oiseaux :

… et je me suis rendu compte que le problème venait juste d’un petit mot : fold. Certaines ne le voient pas, d’autres ne le comprennent pas (sur le patron offert par Spoolsewing). Cela signifie que, simplement, le tissu doit être plié afin d’avoir les 2 côtés de l’oiseau et qu’on ne doit pas découper à cet endroit.

Comme j’étais prête à coudre un nouvel oiseau, voici quelques photos explicatives pour vous donner encore plus envie de coudre, vous aussi, des oiseaux qui ne seront jamais malheureux chez vous !

Tout d’abord, j’ai découpé en rhodoïd les formes pour faire un oiseau. Les coutures sont comprises et il faut les poser ainsi sur les tissus, marquer le tour au crayon, découper sur le trait :

Je commence à coudre les deux pièces ensemble en commençant côté queue, en laissant environ 5 mm de marge de couture (je ne prends pas le temps de marquer ce trait, c’est facile de coudre directement à vue d’oeil). Je ne suis pas spécialiste de la couture à la main alors si moi j’y arrive, vous aussi !

Une fois au bout du ventre (qui ressemble tant à un poisson 🙂 ), sans couper le fil on continue à coudre vers le bec, jusqu’au sommet de la tête. Attention à ne pas faire un « bec » sur la tête ! Il faut poursuivre de quelques points supplémentaires, le long du dos, pour que ce soit joli. Vous pouvez cliquer sur toutes ces photos pour mieux voir les détails.

Ensuite, retour vers le centre du ventre où on reprend la couture de l’autre côté vers la queue.

Il reste à bourrer l’oiseau, j’utilise une baguette japonaise pour m’aider à pousser la bourre :

Il reste ensuite à fermer à points glissés l’extrémité de la queue. Mes oiseaux étant cousus pour un mobile, j’utilise de la bourre légère. L’Abeille Christine, elle, fait des oiseaux à poser, elle les remplit donc de riz.

Et voici un nouveau-né, déjà espiègle à l’assaut d’un potiron ! Ce nouvel oiseau est fait avec ce si joli batik que m’a offert Madeleine. Merci chère Amie-Abeille !

Cerise sur le gâteau ce dimanche, j’ai bien amusé mes enfants en prenant ces photos au fur et à mesure que je cousais ce piou-piou…

NB 1 : Ne vous étonnez pas de la position de l’aiguille, je suis gauchère… En clin d’oeil, je justifie mon texte à droite aujourd’hui 😉

NB 2 : la couture à la main de cet oiseau se fait réellement vite, mais si vous préférez vraiment coudre à la machine c’est possible, j’en ai cousu plusieurs ainsi. La partie délicate est autour du bec, il faut éviter à tout prix que l’aiguille entraîne le tissu à l’intérieur de la machine ! Deux catégories de solutions : mettre une plaque avec un trou au lieu d’une fente ou bien maintenir les tissus bien tendus à l’aide d’une pointe (pique de bois, grosse aiguille, pince…) et dans tous les cas utiliser une aiguille et du fil fins. Pour moi, c’est du fil Aurifil Mako 50 et des aiguilles machine 70.

Voici les deux plaques de ma machine à coudre ; à gauche, celle à fente permet tous les points tandis que celle de droite n’autorise que le point droit, mais il est parfaitement droit et le tissu ne risque pas de rentrer. Cette plaque est quasi  indispensable pour coudre de mini-pièces ou des tissus très fins.

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Patchwork d’une aïeule

Le vendredi, c’est rendez-vous dans la Ruche. Nous cousons, nous quiltons, nous nous racontons nos vies aussi… Nous suivons les découvertes de Maïté à l’occasion du déménagement d’une maison de famille dans laquelle se sont entassées des générations d’objets mis en disgrâce au grenier. Elle seule pose un regard sur les tissus, dentelles, fils et autres curiosités… et sauve des dizaines, voire des centaines d’ouvrages patiemment cousus, reprisés, crochetés… et Maïté leur donne une nouvelle jeunesse ! Elle bénéficie des connaissances de Cécile M. et Christine T. pour réhabiliter ces précieux souvenirs.

Hier, Maïté nous a apporté une curiosité rescapée de la poubelle :

Un patchwork en soie ! Les tissus sont très raides, épais.

J’étais intriguée par le dos dévoilant de si petites marges de couture, certaines même inexistantes :

C’est Christine qui a compris d’où venaient ces soies : ce sont des morceaux de rubans de chapeaux, cela explique la densité du tissage et les bords si nets ! Ils ont probablement une bonne centaine d’années.

Ah Maïté sait de qui tenir, ses aïeules avaient déjà la passion du patchwork…

So glamourous !

En pleine Britain Mania, laissez-moi vous présenter la photo d’un modèle présenté la semaine dernière lors de la Fashion Week londonnienne :

So glamourous! (photo publiée sur FB Brigitte Giblin Quilts)

Ligne intemporelle, tradition de l’English piecing, réminiscence du Flower Power… Quelle belle idée !

L’histoire ne nous dit pas combien d’hexagones furent nécessaires pour cette robe de soirée somptueuse… Le designer est Jasper Conran, fils de Shirley Conran (écrivain) et Sir Terence Conran, bien connu pour avoir lancé entre autres un concept de magasins modernes pour la maison sous l’enseigne HABITAT. Bon sang ne saurait mentir, il y a du talent dans la famille !

Des berlingots en patchwork de lisières

Cela fait bien longtemps que j’avais envie de partager avec mes amies quilteuses mon plaisir d’utiliser ces petites bandes habituellement jetées : les lisières. Alors hier, dans le cadre d’une Journée de l’Amitié France-Patchwork, j’ai montré diverses réalisations de mes proches amies :

Ici des ouvrages en lisières des Abeilles Maïté, Madeleine, Martine, Christine et Chantal. Bravo et merci !

Après une mini-exposition de quilts et objets en lisières et quelques explications, chacune s’est lancée dans la confection d’une petite trousse en lisières proposée en kit, en voici quelques unes :

Nous ne sommes pas les seules à « craquer » pour les berlingots car Sylvie, là-haut dans son atelier à la montagne, en coud elle aussi  pour ses amies ! Vous trouverez dans son article (et dans les commentaires) des liens pour vous aider à faire ces jolies petites trousses.

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L’engouement a été si fort que nous souhaitons lancer un grand projet départemental utilisant beaucoup de lisières ; seulement, nous allons vite manquer de matière première… Alors, si d’habitude vous jetez ces petites bandes, s’il vous plaît pensez à nous… Nous avons donc besoin des lisières de tissus de patchwork, côté inscriptions et pastilles de couleurs, coupés d’une largeur de 2,5 cm mini à 4 cm. Bien sûr ce sera à charge de revanche, cela me fera très plaisir de vous offrir un jour quelques bouts de tissus qui pourraient vous être utiles. Et puis bien sûr, vous verrez des réalisations sur ce blog !

Le charme des ikats

Les tissus « ikat » ont un charme fou. Bien avant de connaître ce nom, j’étais attirée par ces effets fuyants et lignes incertaines qui tranchaient avec les rayures ou  écossais occidentaux bien délimités.

Dans cette pile de tissus, il y a de nombreux imprimés imitant l’ikat, regroupés au milieu. C’est ma réserve pour le Sampler des Droits de la Femme, appelé aussi Grandmother’s Choice.

L’ikat est un procédé de teinture & tissage à plusieurs variantes ; le principe est qu’on préserve de la teinture en nouant à intervalles réguliers les fils de chaine et/ou de trame AVANT le tissage. On retrouve cette technique surtout en Indonésie, mais aussi en Amérique Latine, en Asie centrale, au Japon… 

L’ikat de chaine est le plus simple. On ligature les fils de chaine tendus et on les teint, avant tissage. L’ikat de trame est plus délicat car on doit préparer le fil de trame en aller/retour sur un cadre de la taille du futur tissu, le ligaturer, le teindre, le dérouler avant de le tisser sur la chaine unie. Quant à l’ikat double, c’est la combinaison des deux techniques.

 Le tissu de gauche est un imprimé que j’adore, j’en avais acheté 2 mètres il y a des lustres et j’en ai mis dans des dizaines de quilts ! Il ne m’en reste qu’un petit bout… Il imite un tissu typiquement japonais, le kasuri, nom japonais de l’ikat. Il était vendu également en rouge, peut-être en avez-vous ? Les deux tissus de droite sont chers à mon coeur, ce sont d’authentiques kasuri teints à l’indigo qui m’ont été offerts par mon amie Marie-Claude de la Chambre des Couleurs.

La Diva du scrap quilt, Bonnie Hunter, vient de passer quelques jours en Indonésie et elle en rapporte un reportage sur la fabrication de ces tissus. Même si vous ne comprenez pas l’anglais, vous voyez sur ses photos comment les fils sont ligaturés pour les préserver par endroits de la teinture.

De mon côté, à défaut de pouvoir acheter de vrais ikats en grande quantité, je me contente donc d’imprimés, dont quelques faux-ikats donc, pour faire le sampler sur les Droits de la Femme (voir la pile ci-dessus) et j’y prends beaucoup de plaisir :

Un début qui me plaît bien !

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Vous pouvez admirer les blocs des participantes ici sur Flickr !

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Un bon Flag

Non, je ne veux pas vous entraîner dans une aventure policière où l’on essaie de prendre les « méchants » en flagrant délit…

Je voulais juste dessiner un drapeau britannique exact et cela n’est pas si facile que cela ! Evidemment, on trouve toutes les variantes possibles dans le monde de la déco et de la mode, mais étant un peu rigide et perfectionniste, je veux partir sur de bonnes bases pour faire un Union Jack, le drapeau (flag) de nos chers voisins 🙂

Je suis tombée sur le bon site et voici donc les proportions officielles de ce fameux drapeau :

http://www.jdawiseman.com/papers/union-jack/union-jack.html

J’ai aussi l’aide précieuse de Lynne (Lily’s Quilts) qui vient d’écrire un article avec une foule de trucs et astuces pour réussir un bon Flag ! A moi maintenant la fantaisie… sur de bonnes bases !

🙂 Yapluka 🙂

A Gênes, Donata Gervasi

Si vous êtes dans la région du sud-est de la France, ou du nord-ouest de l’Italie, vous avez beaucoup de chance ! Surtout ne manquez pas l’exposition de Donata Gervasi à Nervi (à l’est de Gênes) :


J’ai eu le coup de foudre pour les tableaux textiles de Donata lors du Festival du Quilt en Irlande, je vous en avais déjà fait l’éloge ici. Avec nos techniques traditionnelles de patchwork ou d’appliqué et parfois quelques innovations, Donata sait évoquer, avec une palette très lumineuse, ce qui la touche dans l’art -la peinture bien sûr, mais aussi l’architecture ou la littérature- ainsi que des scènes toujours sereines ou réjouissantes.

Donata s’épanouit dans les petits formats ; vue de l’exposition

Autre aperçu de quelques oeuvres parmi les 58 exposées.

Dépêchez-vous, plus que quatre jours d’exposition dans ce lieu enchanteur !

Photos de l’album FB de Donata Gervasi.

Les formules magiques de la quilteuse (1)

Vous êtes-vous bien reposées pendant cet été ? Parce qu’en cette période de rentrée scolaire, vous allez devoir réunir vos neurones pour apprécier ce qui suit si vous n’êtes pas très attirées par les mathématiques !
Non, je plaisante, c’est tout simple 🙂

Nos blocs de patchwork sont faits de formes géométriques qu’on doit apprivoiser !

Cet été, j’ai bien aimé un article écrit par Robin Strobel sur le site des éditions Martingale  récapitulant les formules magiques que toute quilteuse moderne se doit de connaître. Si vous ne travaillez qu’à l’ancienne, avec des gabarits, ceci ne vous concerne pas, mais dès que vous coupez vos tissus directement armée de votre règle et du cutter, vous avez absolument besoin de quelques repères ! Quand je donne des cours de patchwork à des débutantes, je dévoile bloc après bloc différentes « formules magiques » du patchwork ; Robin les a condensées dans cet article, je me permets de m’en inspirer pour vous les récapituler en français et en centimètres.

Certaines d’entre vous connaissent ces notions par coeur, d’autres vont les découvrir. Commençons donc en douceur, par un carré tout simple. Sur le schéma d’un bloc, si c’est écrit 5 cm, c’est que le carré devra mesurer 5 cm cousu-fini. Il faut ajouter des marges de couture tout autour. Nous couperons donc un carré plus grand d’ 1,5 cm (soit 0,75 cm de marges de couture tout autour). Le carré coupé mesurera 6,5 cm sur 6,5 cm. Même chose pour un rectangle !
Si on veut avoir un carré bicolore en diagonale, il faudra ajouter à chaque carré coupé (dans chaque tissu) 2,5 cm. Le cadeau-bonus est qu’on aura assez de triangles pour coudre 2 carrés bicolores identiques !

Et si on veut le couper sur les 2 diagonales,  +3,5 cm seront nécessaires. Même chose, vous pourrez en coudre deux.

Récapitulatif  en dessin :

Ce sont des valeurs approximatives mais généralement suffisantes pour un bon résultat. La couture se fera aisément si vous avez un pied de biche qui mesure 0,7 cm entre l’aiguille et le bord droit. Sinon, il faut écrire ce repère sur votre machine, coller un ruban de scotch ou adopter une autre astuce (déplacer l’aiguille par exemple : voir ici les explications de Nat, à adapter pour 0,7 cm pour travailler en cm).

C’est la théorie pour avoir des marges de couture suffisantes tout autour des pièces. Dans la pratique, il existe de multiples manières de faire des carrés bicolores. Pour ma part, je conseille aux débutantes de se munir d’une petite règle appelée « Quick Quarter »*, elle représente 2 marges de couture accolées d’1/4 d’inch. Pour coudre deux carrés bicolores, je mets les deux carrés (coupés à + 2,5 cm) endroit contre endroit, le plus clair dessus. Regardez comment je positionne ma petite règle sur le carré le plus clair :

Ma règle a une vingtaine d’années, les récentes sont bleues !

Avec un crayon bien taillé, je marque à la fois chaque couture (trait plein) et la coupe (pointillé). Le truc est qu’on coud avant de couper, ainsi on a beaucoup moins de problèmes d’allongement du tissu coupé en diagonale : coudre le long d’une coupe en biais n’est pas du tout stable !

Pour réussir des carrés bicolores, bien d’autres méthodes sont valables également, mais j’ai un faible pour celle-ci…

NB : cette règle mesure des marges de couture en inch ? Oui mais… pour qu’elle soit exacte en inch, il faut coudre à l’intérieur du trait… C’est vrai que si vous utilisez un critérium à mine extra-fine, votre carré fini sera un chouïa trop grand. Avec un crayon gris « normal », ce sera sans doute parfait ! Essayez…

Pour finir cette première partie, vous pouvez visionner ici sur you tube une petite vidéo de démonstration du Quick Quarter.

C’est facile ? Tant mieux ! Dans un prochain article, je vous révèlerai l’utilité du nombre 1,414…

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🙂

*Règle « quick quarter » de Quilter’s Rule, modèle inventé par Betty Gall en 1991. En vente par exemple chez La Couserie Créative, Cotton-Color… Demandez-la aussi dans votre magasin le plus proche !

La folie Union Jack

On nous avait prévenus et elle est bien arrivée : cette année, c’est la folie Britain Mania, qui se concrétise par des drapeaux de la Grande-Bretagne… partout. J’ai vu de tout : du cartable au tee-shirt, du fauteuil aux baskets, du caleçon à la voiture, etc., tous customisés avec plus ou moins de bonheur de cette familière croix en forme d’astérisque tricolore.

Il faut dire que l’actualité de la Grande-Bretagne est flamboyante : le Jubilé de la Reine, les Jeux Olympiques sous un soleil bienveillant, l’espoir d’une naissance, et aussi le souvenir nostalgique de Diana, partie il y a 15 ans…

Alors bien sûr, le monde du tissu n’a pas failli à suivre la mode… Plus intéressants encore, les modèles de drapeaux aux couleurs changeantes et pourtant toujours reconnaissables, tant le graphisme est unique. Mon coup de cœur parmi tant d’autres est celui-ci :

Modèle édité sur Moda Bake Shop, offert par Lily’s Quilts

Avez-vous remarqué que les bandes diagonales blanches ne sont pas de la même épaisseur ? C’est à cause de la Croix de St-André et de St-Patrick ! Mieux expliqué : ce drapeau est la superposition de trois drapeaux, ajoutés au fil du temps pour symboliser cette Grande-Bretagne aux territoires ajoutés au fil des siècles et on a gardé la légère dissymétrie des croix. Attention ! La large bande blanche doit se trouver en haut à gauche, un drapeau à l’envers étant insultant….

Un grand absent dans ce symbole, le Pays de Galles, déjà intégré à l’Angleterre lors de la première union de drapeaux. Il existe bien sûr des revendications à ce sujet !
Plus d’infos ici sur la formation de ce drapeau.

Dans un livre britannique récent, on peut même voir ce drapeau en hexagones :

Photo extraite du livre Hexa-Go-Go, qui fait redécouvrir les délices de la méthode anglaise de patchwork.

Si vous succombez vous aussi aux charmes de l’Union Jack, vous pouvez suivre le nouveau challenge proposé par Lily’s Quilts, à voir sur son blog à partir du 25 août… Bientôt la première partie pour réaliser un couvre-lit !

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Et pour finir, so sweet :

Son modèle ici : http://www.canevas.com/A-51181-union-jack.aspx

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Vitrail en coquilles

En l’an 2000, la délégation France-Patchwork de l’Eure avait organisé une exposition sur le thème du Bleu de Chartres, ce bleu si lumineux qu’on retrouve de manière récurrente sur les vitraux  de  la cathédrale.

Christine, qui vient de rejoindre notre groupe d’Abeilles, avait participé à cette exposition avec cet étonnant panneau :

Elle nous l’a apporté lors de notre dernière rencontre en raison de l’article sur Conques et les coquilles ! Mes photos ne rendent absolument pas justice à ce bel ouvrage, alors laissez-moi vous le décrire un peu.

Chaque coquille est cernée d’un biais gris plomb qui rappelle bien l’art du vitrail ; les coquilles du ciel sont en organza bleu et laissent passer la lumière, alors que les champs de blé -cette riche Beauce- sont en tissu opaque jaune imprimé d’épis de blé ! La Cathédrale, qu’on aperçoit de si loin quand on approche de la ville, était le premier transfert photographique de Christine.

Le panneau n’est évidemment pas quilté, mais chaque biais est soigneusement doublé au dos pour enfermer les coquilles de tissu. Beau travail ! Mais douze ans après, on voit déjà l’outrage du temps -surtout de la lumière- fait à la couleur « Bleu de Chartres » utilisée par Christine, qui est devenu un simple bleu  clair… Il faut dire que ce panneau fut longtemps mis près d’une fenêtre, les jeux de lumières étaient si beaux !

Si vous voulez visiter virtuellement la Cathédrale de Chartres, allez dans la Chambre des Couleurs, Marie-Claude l’a visitée l’année dernière… C’est une vraie merveille de notre patrimoine !

Christine m’a précisé qu’en ce moment la cathédrale vit de belles heures de rénovation, car on vient de découvrir les badigeons d’origine sous l’épaisse couche de saletés et de suies ! Toutes les précisions sur ces travaux en cours ici :  http://www.cathedrale-chartres.org/fr/mecenat-les-travaux,10.html

Dans le jardin, on apprécie mieux la transparence…

Merci Christine de nous avoir fait découvrir encore de nouvelles choses, tes dix doigts si agiles, toujours en action, nous réservent encore d’autres surprises 🙂 Alors à bientôt !

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