Dans le monde de la peinture, une technique picturale est appelée le Cloisonnisme.

Le cloisonnisme est né grâce à la liberté offerte par l’impressionnisme, alors que techniquement c’est à peu près son contraire. De quoi parle-t-on ? Avant l’impressionnisme, les peintres apprenaient toutes les techniques pour donner une image semblant réelle, avec des fondus et mélanges de couleurs. Avec l’avènement de la photographie qui rendait le réel sur papier – même en noir et blanc – des peintres ont révolutionné leur approche en juxtaposant des touches de peinture, faisant confiance à notre cerveau pour mixer les couleurs à une certaine distance et donner des impressions de luminosité inédites. L’effervescence à la suite de l’impressionnisme a donné de multiples courants post-impressionnistes hétérogènes comme le pointillisme (chaque touche rendue à sa plus petite expression, le point), le fauvisme et les Nabis (exagération des aplats de couleurs violentes) ou le cloisonnisme.


Tout le monde connaît le cloisonnisme, sans pour autant utiliser ce mot. Visuellement, on le retrouve dans beaucoup d’arts et artisanats : la mosaïque, la marqueterie, le vitrail, mais aussi les estampes japonaises, la peinture sur soie, les images d’Epinal, les bandes dessinées… et bien sûr, comment l’oublier, le patchwork! Leur point commun ? Vous le devinez peut-être, c’est l’utilisation de la matière ou de la couleur par zones définies, parfois cloisonnées d’un trait surligneur… Nous y voilà !
Il y a quelques semaines, j’ai essayé une technique qui me faisait de l’œil depuis bien longtemps : l’appliqué « moderne » (coupé à cru, collé au thermocollant) surligné de deux traits de fil noir, justement pour accentuer le cloisonnisme et l’impression de dessin de page de coloriage. Je dois avouer que pour mon premier essai, je n’ai fait aucun effort de création et ai entièrement copié sur une artiste que j’aime, Laurraine Yuyama. La réalisation est très facile, pour peu que vous soyez familiarisée avec le quilting en piqué libre (à la machine).
Voyez ici l’un vu recto, l’autre verso :
Ce sont deux mug rugs (mini-tapis de table servant de dessous de tasse, avec la place pour une douceur) faits pour un échange tiré au sort entre copines. Je me suis complètement inspirée de la photo d’ici. Heureusement, celle qui les a tirés au sort les aime bien je crois, tant mieux pour Maïté !

Moi j’ai eu la chance de recevoir des mug rugs d’une autre gamme de couleurs, mais qui me réjouissent tout autant ! Ils viennent de Claude, qui a passé plusieurs années au Canada. Son bloc préféré est donc la Feuille d’Erable dans toutes ses nuances ! Ici les feux de l’été indien se retrouvent dans son cadeau :

Malheureusement, j’ai oublié de prendre en photo la table pleine de mug rugs échangés… Vous ne verrez donc que ces deux paires, dommage car toutes les amies réunies hier avaient préparé de petits bijoux de technique, de poésie ou de créativité !
Les mug rugs sont addictifs!!
Bisous
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Je continue d’utiliser les tiens, mes premiers mug rugs, chargés de beaux souvenirs ! Ils sont dans mon atelier où, presque quotidiennement, je prends le thé avec eux… Bisous mon amie !
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C’est beau et sympa ! Une bonne idée cet échange de Mug Rug.
Très amicalement. Nicole.
PS : merci, merci de nous permettre de nous cultiver. Très intéressant ton article sur le cloisonnisme. J’aime.
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Bien sûr, on peut vivre sans les contextes culturels, mais tu commences à me connaître, c’est mon dada d’aimer savoir et donc partager « d’où ça vient », comme d’autres veulent savoir « comment ça marche » !
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Lovely mug rugs!!
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Thanks Lori! I followed Laurraine Yuyama’s inspiration, but next time I will grow up and use this technique for a creation, I promise!!
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moi, j’adore l’école de Pont Aven….ces mug rug sont à la fois pratiques et porteurs de souvenirs! on ne s’en lasse pas!
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Moi aussi, cette période me fait vibrer !
Et tu as raison, les mug rugs sont de formidables cadeaux qu’on utilise facilement, donc on pense encore plus souvent à ses amies ainsi !
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Je ne connaissais pas ce terme ; le cloisonnisme, même si, comme tu le dis, de nompbreuses techniques l’utilisent. La « Femme au bord de l’eau » a des profondeurs de couleurs qui me font vibrer.
Même si je ne bois ni thé, ni café j’aurais aimé voir tous ces Rug Mug. Peut-être l’une de tes amies a-t-elle fait la photo ?
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J’ai reçu des photos, elles arriveront dans la Ruche comme par magie demain matin 🙂
La Femme au bord de l’eau est une merveille méconnue, je suis d’accord !!
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Beaucoup aimé les remarques sur la peinture du 19 ême . En fait on observe dejà les deux écoles quelques siècles plus tôt , en Europe , avéc les deux écoles de Florence êt de Venise ……l’une cloisonne ,les personnages , l’autre pas. J’aime beaucoup la dimension du rug ……une taille discrète , non envahissante ……comme les petits napperons d’autrefois. Celà permet de créer, de faire des essais de style …..limités dans le temps !!!!
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Merci pour ces précisions Sophie, je manque de connaissances en peinture italienne et tu viens bien compléter cette petite approche du cloisonnisme !
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Il faut que je recherche laquelle posait un trait , je crois que c’est Florence …..c’est loin !!! J’aime beaucoup la palette des couleurs de la femme à l’ombrelle …l’hiver des gris sourds , des blancs crème , des rouges sombres .
Les rugs me touchent beaucoup …..comme de servir le thé dans une théière . Un signe de civilisation dans ce qu’elle apporte la beauté êt l’attention à l’autre dans le quotidien , au creux de nos vies .
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Sympathique cette nouvelle technique!
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J’aime beaucoup vos mug rugs, j.ai vu ceux de Madeleine ils étaient très beaux, ceux que tu nous montre sont aussi magnifiques, j’ai hâte de voir toute la collection.
Pour ce qui est du cloisonnisme, je connais bien le cloisonné qui est une sorte de céramique chinoise très jolie et que j’ai chez moi avec de petits vases.
Bises
Florence
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Bonjour Katell,
Je continue à vous suivre en « passager clandestin »… ! et apprécie toujours autant vos billets ! Mais, shame on me ! je ne vous envoie jamais le petit commentaire qui vous ferait plaisir…. Sachez cependant que je ne rate aucun de vos articles !!
Je suis bien entendu venue admirer votre dernière expo à Colomiers ; Bravo, bravo ! je me suis régalée. Et j’ai adoré une certaine nappe à plumes piécées qui décorait votre table d’accueil ! J’aimerais beaucoup en avoir le modèle. Une de vos amies m’a dit ce jour-là qu’il venait d’une site internet … auriez-vous la gentillesse de m’indiquer lequel ?
Merci beaucoup et bonne continuation…. En attendant ma retraite pour venir rejoindre votre groupe !!!!
Amicalement
Martine
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bonjour Katell, merci pour cet article très intéressant . effectivement, on connait sans savoir le nom… te mug rugs sont tres jolis…. Bisous frede
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bonjour !
je remets les pieds ou plutôt les mains dans le patch après des années de « séchage » !
Que de nouvelles techniques de coupes, d’assemblage, de quilting, de collections de tissus !
Si cela a un peu perdu son charme de récup, origine du patch, je suis fan du magazine simpy moderne !
Même si je ne dédaigne pas à l’occasion de lire simply vintage c’est nettement moins ma tasse de thé !
Je tente de repérer – et de suivre !- les blogs qui sont au fait de l’actualité du patch mais j’avoue qu’il y en a beaucoup ! merci Katell !
Yanne69
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Bon retour au patch ! Oui ça bouge avec les quilts modernes, sans renier la tradition cela fait du bien de changer de style et d’être dans notre siècle !
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