Le Meshwork

La délégation France-Patchwork 31 vient de proposer à ses adhérentes une Journée de l’Amitié sur le Meshwork. Mot bizarre car « mesh » signifie maille (« une maille à l’endroit, une maille à l’envers… ») alors que le meshwork tel qu’il est connu dans le monde du patchwork se rapporte au tissage de bandes… spécifiquement asiatique !

meshwork books

Deux livres de Sumiko Maeda font autorité dans ce domaine. Excellente nouvelle, l’un d’eux vient tout juste de paraître en français à l’initiative des Editions de Saxe. Bravo !

bases meshwork

http://www.edisaxe.com/les-bases-du-meshwork.html

La délégation France-Patchwork 31 a bénéficié du dossier déjà parfaitement ficelé des délégations ayant déjà proposé ce sujet (Puy-de-Dôme et Alpes-Maritimes, merci !), mais maintenant l’accès à cette technique sera plus aisé avec ce livre traduit dans notre langue.

Il est conseillé de faire ses premiers essais avec un tissage à 90°. Déjà, de nombreuses variantes sont à la portée des débutantes. Ensuite, on peut se permettre d’autres fantaisies ! Le Graal du Meshwork, ce dont tout le monde vous parle lors de la découverte de cette technique, est le merveilleux tissage dans trois directions pour créer des effets de cubes ou d’étoiles. Cela n’est pas précisé dans le livre, mais vous aurez le travail facilité en utilisant du non-tissé imprimé isométrique, appelé Rasterquick Dreieck. Cette drôle de bête n’est que ceci :

rasterquick

En suivant ces lignes dessinées à 60°, vous aurez les directions des 3 tissages. Toutes les autres explications sont dans le livre !

On achète cette Vlieseline au même endroit que les autres, au métrage (en 90 cm de large).

Voici par exemple une pochette faite par Eliane, qui a fait ces cubes qui font rêver :

pochette Eliane(photo Neelam)

sampler andrée

Ici, l’extraordinaire sampler de techniques de Meshwork d’Andrée (photo Neelam)

A votre tour maintenant, amusez-vous bien !

Tendre tenue pour rose éclose

Si vous pensiez qu’avec de la récup’ on ne pouvait obtenir que des objets plutôt rustiques, Maïté l’Abeille va illico vous faire changer d’avis ! Admirez sa réalisation… en lisières :

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Une robe de très petite fille, taille 6 mois, en lisières de tissus roses  !

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Les « babies »,  petits souliers tout souples, assortis à la robe

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Sur la semelle, à l’instar des Kickers, bâbord (pied gauche, pastille rose fuchsia) et tribord (pastille verte) pour ne pas se tromper de pied…

Et pour voyager, il faut la petite housse de protection, tout aussi raffinée :

housse Maïté Rosebud

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Ce set fera partie de la Valisière, « valise » de mini-quilts… et garde-robe 😉 qui voyageront bientôt au gré des demandes des déléguées départementales de France-Patchwork !

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Contes et Légendes de la Vallée

Une vallée est pour moi évocatrice d’un petit village blotti au creux des montagnes, havre de verdure, refuge propice à la convivialité, mais cela peut aussi inquiéter par  l’isolement, la peur du loup, la peur de tout… Et à la faveur de l’isolement peuvent éclore les plus fantastiques histoires…

Contes et Légendes de la Vallée

Cécile Milhau, artiste textile reconnue, ancienne déléguée au long cours de France-Patchwork 81, vous convie à participer à une exposition-concours d’art textile sur ce thème, avouez qu’on peut imaginer beaucoup de choses ! Les œuvres seront exposées fin juin au Château de Lacaze dans le Tarn. Pour plus de renseignements, vous pouvez vous référer à cet article « Exposez au Château de Lacaze« .

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Le Château de Lacaze dans le Tarn (81330) est un nouveau lieu dédié aux échanges culturels. Les salles en belles pierres du pays sont les écrins des œuvres des artistes… peut-être pour les vôtres aussi !

Grâce aux Quakers, le Rajah Quilt

526_amish_quiltLes quilteuses ont souvent une certaine connaissance du mouvement religieux Amish grâce à l’esthétique particulière de leurs quilts, souvent reconnaissables au premier coup d’œil, probablement inspirés des quilts gallois.

Ces familles d’origine européenne ont codifié leur manière de vivre à l’écart de la société occidentale avec leur propre langue, leur système d’éducation, leur codes vestimentaires, leurs croyances… Pour bien plus de renseignements, vous pouvez lire par exemple les livres de Jacques Légeret (en français).  

quaker oatsBien moins connus du grand public français, les Quakers sont faussement assimilés à une célèbre marque de flocons d’avoine !  Ce sont à l’origine deux fermiers de l’Ohio (même pas quakers!) qui décidèrent de vendre leur meilleure avoine en petits paquets au lieu de grands barils. Comme ils prônaient la haute qualité de leurs céréales, leur honnêteté et leur rigueur dans leur travail, ils choisirent le mot « quaker » pour véhiculer toutes ces valeurs.

la dernière fugitiveLes Quakers attirent mon attention depuis que j’ai lu le livre de Tracy Chevalier « The Last Runaway » (dont la traduction, « La dernière Fugitive », paraîtra le 17 octobre). Si les Quakers américains sont généralement, tout comme les Amish, descendants d’émigrants européens souhaitant vivre leur religion sans entrave, ils sont, eux, pleinement intégrés et acteurs dans la vie sociale et économique de leur pays. Ici vous trouverez un article très intéressant de Sébastien Fath, chercheur au CNRS, sur les Quakers.

En effet, les Quakers sont réputés pour leur honnêteté, leur simplicité vestimentaire, leur égalitarisme et surtout leur idéologie pacifiste. Toutes ces caractéristiques mènent les Quakers à être souvent très actifs au niveau social et à créer de grandes ONG (voir un article ici). 

220px-Elizabeth_Fry_by_Charles_Robert_LeslieUn exemple remarquable de ces activités humanitaires avant la lettre est la vie d’Elizabeth Fry. Née en 1780 dans une famille quaker britannique aisée, mariée à un non moins riche Quaker, cette femme aux onze enfants aurait pu rester confinée dans la vie confortable mais tristounette que lui réservait son niveau social à l’époque pré-victorienne. Mais ses convictions religieuses la mènent à s’occuper très tôt des pauvres, des malades, des prisonniers. Elle réussira notamment à améliorer les conditions de (sur)vie des femmes et de leurs enfants détenus et ouvrira la voie vers l’éveil des femmes, notamment les Suffragettes.

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Hormis la Reine, rares sont les femmes à avoir l’honneur d’être sur un billet de banque anglais. Elizabeth Fry sera progressivement remplacée par une autre anglaise, Jane Austen, à partir de 2017.

Un exemple parmi d’autres, ses idées de dons pour la protection des prisonnières anglaises envoyées en Australie. Savez-vous que des milliers de détenus furent déportés vers ce nouveau continent pour désengorger les prisons londoniennes… et peupler ces terres du bout du monde ? Beaucoup d’hommes, bien moins de femmes. Il en fallait quand même… Alors des femmes de tous âges, souvent inculpées pour de petits larcins, étaient déportées et enduraient d’extrêmes conditions de vie qui les menaient souvent à la prostitution, pour leur propre survie. Elizabeth Fry, avec son association « The Quaker Group », faisait distribuer aux malheureuses exilées en partance forcée tout le matériel pour fabriquer un quilt pendant leur long voyage : des aiguilles, du fil, des tissus, des ciseaux… Elles avaient ainsi une occupation dévoreuse de temps et, à leur arrivée, un bien à vendre (leur propre quilt) pour partir sur de meilleures bases. Il reste peu de témoignages de ces quilts faits entre l’Angleterre et  ses colonies, hormis un ouvrage connu sous le nom de Rajah Quilt.

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Un beau voilier commercial baptisé le Rajah fit un seul voyage d’Angleterre vers la Terre de Van Diemen (devenue par la suite Tasmanie, île faisant partie de l’Australie actuelle) en 1841 en tant que transporteur de prisonniers, 180 femmes en l’occurrence (avec 10 enfants), dont la liste est connue. Parmi toutes ces femmes, vingt à trente d’entre elles firent un quilt en commun dans la pure tradition britannique d’alors avec un médaillon central, du patchwork, des applications, de la broderie perse (applications de chintz), diverses broderies parmi lesquelles un médaillon brodé pour la postérité :

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Fine broderie au fil de soie qui se trouve sur la dernière bordure du quilt.

La traversée dura 15 semaines et à l’arrivée le quilt fut offert à la femme du gouverneur local qui admira la qualité du travail. Puis c’est le trou noir ; le quilt a mystérieusement été redécouvert dans un grenier en Ecosse en  1987 et acquis par la National Gallery of Australia dès 1989.
C’est un immense ouvrage (325 sur 337 cm) et on constate par la différence des points que des femmes très expérimentées tout comme des néophytes ont participé à sa réalisation. Kezia Hayer, qui s’occupait déjà en Angleterre des femmes incarcérées, fut mandatée par Elizabeth Fry pour superviser à bord les conditions de vie des prisonnières et les aider à créer un quilt en commun… La belle histoire est que Kezia épousera 2 ans plus tard le capitaine du Rajah, Charles Ferguson ! Ils eurent 7 enfants, tous nés en Australie.

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Le capitaine Charles Ferguson et Frezia Hayter se marièrent à Hobart, alors encore colonie pénitentiaire, qui est aujourd’hui la ville la plus peuplée de Tasmanie.

Voici donc le Rajah Quilt dans toute sa splendeur :

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Pour les Anglophones, vous pouvez trouver plus de renseignements ici (texte de la National Gallery of Australia)

J’aime également un blog tenu par une généalogiste amateur, quilteuse de surcroît, fière de son arrière-arrière-arrière grand-mère (7e génération) qui était à bord du Rajah. Elle se plaît à croire que son aïeule participa à ce quilt-témoignage. Voici le lien vers ce blog :
http://www.rajahsgranddaughter.blogspot.com.au/

En 2010, ce quilt a été exposé au Victoria & Albert Museum de Londres et a suscité une grande émotion, ranimant des pans de l’histoire anglaise et australienne. Le Rajah quilt est devenu un symbole pour ces deux pays, témoignage à la fois de cette immigration contrainte, des belles actions des Quakers et tout particulièrement Elizabeth Fry.

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Voici la couverture du livre reprenant une exposition majeure qui a eu lieu en 2010 à Londres. A cette occasion, le Rajah Quilt refit le long voyage qui le vit naître…

(Merci à Odile qui a suscité ma curiosité au sujet du Rajah Quilt !)

Matelassage de la Folle Etoile

Prise en flagrant délit de quilting par ma fille en vacances à la maison :

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Avec mon cercle sur pied et un dé en porcelaine sur l’index de la main qui est dessous, c’est un plaisir de quilter !

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Pour plus de renseignements sur cette façon de quilter, vous pouvez voir cet article https://quilteuseforever.wordpress.com/2012/01/03/quilting-selon-la-technique-amish-premiere-partie/ et
https://quilteuseforever.wordpress.com/2012/01/26/quilting-selon-la-technique-amish-seconde-partie/

Petite histoire de la Folle Etoile : https://quilteuseforever.wordpress.com/2013/09/13/la-folle-etoile-le-top/

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Concours Aiguilles et Vieilles Dentelles

Aimez-vous chiner du linge ancien, de vieilles dentelles ? Souhaitez-vous donner une nouvelle jeunesse aux broderies de vos aïeules ? C’est le moment d’ouvrir vos armoires, de trier vos héritages, de courir les vide-greniers…
Emma, oui Emma du Fil d’Emma, lance un concours autour des jolies réalisations textiles du temps passé. Il vous suffit de créer un ouvrage textile (quilt, sac, ou toute autre forme) comportant au minimum 30 % de matériel ancien (napperons, draps, dentelles…). Attention, n’oubliez pas de prendre en photo ce matériel avant transformation, cela fait partie du règlement !!

Vous trouverez tous les détails ici sur le blog d’Emma pour y participer… et peut-être gagner un des prix : 60 € de bon d’achat chez Emma (à Orléans, ou boutique en ligne).

La délibération se fera le 10 décembre à l’appui de vos 3 photos (matériel ancien avant transformation, ouvrage photographié en entier, détail de l’ouvrage) par un jury aux sensibilités complémentaires : avec Emma, Nathalie Dentzer (La Libellule s’évade), Nahalie Legendre (Les trésors de Nath) et moi-même de la Ruche des Quilteuses aurons la responsabilité de désigner une gagnante par catégorie (Tradition et Contemporain).

Alors, à vos aiguilles, étonnez-nous, faites revivre les ouvrages d’antan !

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« Mouchoirs et Marques », Cécile Milhau : un bel exemple de reconversion !

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La Folle Etoile : le top !

C’est un ouvrage en commun, un ouvrage qui a commencé par un stage de crazy. Dix quilteuses du club de patchwork de Colomiers — Anne, Arlette, Christine, Danielle, Eliane, Janine, Karine, Katell, Martine et Monique — ont contribué à ce top :

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Avec ou sans flash, les couleurs diffèrent, mais vous voyez l’excellent travail de ces débutantes en crazy ! Les animatrices ont pris autant de plaisir que les stagiaires…

Reste à quilter cette Folle Etoile qui sera le lot principal de la tombola du club au début du printemps !

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Vous pouvez trouver l’origine de cette Etoile ici https://quilteuseforever.wordpress.com/2013/05/23/la-folie-du-crazy/
et un article sur la broderie du crazy ici
https://quilteuseforever.wordpress.com/2013/06/30/broderie-de-la-folle-etoile/

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NB : WordPress, hébergeur de ce blog, vient de prévenir ses blogueurs de l’arrivée d’encarts publicitaires. Je suis désolée de cette intrusion qui n’est pas de mon fait.

Un sac de créatrice

Sur des blogs américains, je suis tombée plusieurs fois en arrêt devant un sac à l’allure décontractée mais élégante, décliné sur tous les tons avec de délicieux imprimés, au mystérieux nom de code : 241 Tote… Sa forme est simple avec une découpe qui en fait tout le charme, des tissus contrastés pour en souligner la ligne, des poches extérieures décoratives : découvrez aujourd’hui le 241 Tote Bag de Noodlehead !

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Un tote bag est simplement un sac fourre-tout, un cabas. La forme basique est la poche de coton, de lin, de jute (selon les pays) aux deux coutures de côté et des anses, sans fermeture en haut pour pouvoir aisément mettre et enlever les choses à transporter. C’est à peine plus sophistiqué que le baluchon mais si pratique !

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Avec l’effort de diminution des sacs en plastique, tout le monde réapprend a avoir avec soi un sac de courses. C’est l’apogée des tote bags avec toutes les décorations imaginables ! Ci-contre vous avez un sac en coton imprimé en France d’une expression encore plus connue des Anglophones que des Français : c’est un tote bag so French !

Les accessoires ont un jour ou l’autre leurs lettres de 562px-Burberry_handbagnoblesse ; ainsi le tote bag est devenu chic au courant du XXe siècle, quand les maroquiniers ont décliné cette forme basique avec des matériaux résistants comme des toiles enduites, du cuir… Ci-contre, un tote bag Burberry, symbole du chic à l’anglaise. Et comme vous le constatez, le sac plat est devenu sac avec un fond plat, plus volumineux, mais c’est toujours un tote bag !

Revenons à notre sac américain en passe de devenir, lui aussi, fort célèbre chez les quilteuses… Une galerie Flickr est consacrée au 241 Tote bag. Vous y trouvez là toute l’inspiration que vous souhaitez !  Le patron est en vente sur le site de la créatrice Anna Graham de Noodlehead en PDF : téléchargement immédiat après votre paiement par Paypal, donc ni attente ni frais de port… Très pratique ! Ce modèle est évidemment en anglais, mais si vous avez un peu de pratique, le patron et les photos sont suffisantes pour le réussir.

Pourquoi acheter un patron alors qu’il y en a tant de gratuits sur la Toile ?
Si un ouvrage me plaît tant que j’envisage d’en acheter les explications, c’est que la création est suffisamment originale, l’idée intéressante. Le tout-payant comme le tout-gratuit sont à double tranchant ! Alors profitons des avantages de la générosité des multiples tutos gratuits, mais que cela ne nous empêche pas de gratifier de quelques euros les personnes essayant de vivre de leur créativité ! Leurs fiches sont, sauf exception, d’une qualité éprouvée. De plus en plus de Françaises se lancent dans les fiches créatives, la plupart du temps très bien faites. Si vous avez la chance d’aller à SMM (Sainte-Marie-aux-Mines, Alsace) cette semaine, vous pourrez y rencontrer plusieurs d’entre elles.

Ce sac est facile et rapide à faire, même avec quelques fantaisies en patchwork. J’avais acheté à Quilt en Sud quelques coupons de tissus artisanaux à Neelam, c’était l’occasion de les mettre en valeur à ma façon :

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Et voilà, un nouveau sac !

 

Deborah Hyde joue avec des carrés d’un pouce

Maryline, abeille quilteuse mais surtout peintre, est allée à NYC au printemps dernier. Elle n’a pas manqué de visiter l’unique magasin de tissus de patchwork de Manhattan, The City Quilter. 

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Vérifiez les jours et horaires d’ouverture ici si vous souhaitez rendre visite à cette institution !

Maryline a découvert, émerveillée, l’extraordinaire choix de tissus rangés par style.

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Elle qui aime les imprimés modernes,  elle y a eu un choix inédit ! Mais son coup de foudre fut l’exposition temporaire de l’artiste textile Deborah Hyde. Ce n’est que vu de près qu’on se rend compte que ces tableaux expressifs sont… des quilts, constitués de milliers de mini-carrés de tissus coupés à 1 inch (= pouce, soit 2,53 cm environ).

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Sunshine  & Shadow beige. Sur une base de modèle classique de patchwork se dessine un corps de femme. L’artiste insiste sur le fait qu’elle travaille de manière artisanale, sans ordinateur ni pixellisation d’image. Son inspiration lui vient de ce qu’elle voit, ce qu’elle dessine, ce qu’elle ressent.

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Sunshine & Shadow yellow. Sur le même principe que la photo précédente, un portrait de femme est inclus dans le quilt.

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Jeanne. Quelle joie de vivre émane de ce portrait !

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Floating Nude. Inspiré d’une sculpture de Rodin.

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Tout en fraîcheur, encore une belle image de femme : The girl with the Blue Headband. Un petit clin d’œil sans doute à Vermeer et sa Jeune Fille à la Perle (en anglais : The Girl with a Pearl Earring) qui elle, porte un turban bleu !

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Encore un très beau portrait tout en subtilité, assurément un de mes préférés, Sunshine & Shadow Turquoise.

Venons-en à la technique. Deb Hyde travaille d’une manière qui force l’admiration, pièce après pièce, jusqu’au rendu souhaité. Elle a bien sûr une réserve phénoménale de tissus de toutes les couleurs ! Ce sont des centaines d’heures de préparation.
Ensuite vient l’assemblage. Son « truc » est de poser ses carrés de tissus sur une pièce de non tissé thermo-collant Vlieseline avec une grille imprimée, de façon à pouvoir fixer au fer à repasser les carrés à leur place définitive. Cela ne la dispense aucunement de les assembler ensuite à la machine, verticalement puis horizontalement. Vous avez ici une vidéo montrant cette technique : Vlieseline Pellon Quilter’s Grid.

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Deb Hyde auprès d’une de ses oeuvres en cours : les carrés sont tous disposés sur le non-tissé mais pas encore assemblés, ce qui réduira considérablement la taille du quilt en raison des innombrables marges de couture. Ici, le tableau mesure 198 x 244 cm.

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Fini, le Neck Study ne mesure « plus que » 109 x 129 cm. La surface est réduite aux 3/4 !!

Le résultat est épais, les carrés ont du volume. Cela ne dispense pas Deb Hyde d’accorder à chaque oeuvre un quilting approprié très recherché, parfois géométrique, parfois en quilting libre.

Espérons que cette artiste sera un jour invitée en Europe !
Merci Maryline de m’avoir fait découvrir cette artiste…

Carrément bien !

Connaissez-vous les magazines de patchwork japonais ? Ils surprennent tout d’abord parce qu’ils commencent (sauf exception) à notre 4e de couverture comme les mangas, japonais eux aussi. Ils séduisent de suite par leurs photos… et puis soit on arrive à se débrouiller avec leurs schémas (particulièrement bien faits), soit on est découragé par l’incompréhension du texte !

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Petit florilège de titres nippons consacrés au patchwork

Vous l’avez peut-être rêvé, MagicPatch le fait. Les Editions de Saxe ont osé se lancer dans un partenariat avec Quilts Japan et nous propose trimestriellement une revue issue d’un numéro du très beau magazine japonais. C’est une adaptation de l’original pour le public français… et enfin je peux lire les noms des créatrices, c’est ce qui me manquait le plus !!

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Je viens d’acheter le numéro 3 consacré aux carrés. Trop simple ? Eh bien je ne m’ennuie pas du tout avec ! J’y admire une mise en couleurs originale d’une chaîne irlandaise (p 30), un sac très chic (en couverture), des mini-quilts rouge & blanc merveilleux… 

Ce nouveau magazine est carrément bien !