Vol de coucous

Puisque j’en suis aux présentations d’anciens modèles de Quiltmania (comme ici), il y en a un que tout le monde admirait à sa parution en 2004, mais je ne l’ai pas souvent vu présenté dans les expositions : ce sont  Les Avions de Renée Ferré (Quiltmania n° 42).

Maïté l’Abeille a appris le patchwork justement avec Renée, du côté de Nantes. Quelle chance ! Au moment de son déménagement vers Toulouse, elle reçut d’ailleurs un bien joli cadeau de ses amies du Club qui passa en couverture du Quiltmania n° 16 . Il est maintenant dans son couloir, bien difficile à photographier mais si facile à admirer !

La mise en scène très artistique de Quiltmania côtoie ma malheureuse photo dans le couloir…

Pour Arthur, un de ses petits-neveux, elle a voulu offrir un quilt représentatif du métier des parents : le modèle des avions était parfait ! Elle a remué ses tiroirs et cartons pour trouver les dégradés idéaux dans les anciens pyjamas, les chemises de son mari (chut !…) et autres chutes rayées ou écossaises, nous n’avons pas pu beaucoup l’aider car c’est elle qui avait, de loin, le plus grand stock de ce genre de tissus ! C’est cette partie du travail qui amuse le plus Maïté, c’est une coloriste dans l’âme et une très bonne dessinatrice. Le piéçage des avions lui a donné du mal, mais cela valait largement la peine !

Cette photo ne rend malheureusement pas justice au très beau quilt de Maïté, mais vous savez ce que c’est : on le termine vite pour l’offrir, on le photographie à peine, puis le quilt fait sa vie ailleurs…

Vous pouvez voir d’autres quilts de Maïté sur ce blog : l’Epouvantail du Jardinier, son Charm Quilt,  Une Poule sur un Mur,   Atout Coeurs, le détail du quilting d’un Ocean Waves, Au Coin du Feu, et enfin son extraordinaire Arbre de Vie.

Jeux de carrés, jeux de quilteuses

Cette semaine, j’ai fait connaître un peu plus autour de moi une grande dame du patchwork américain contemporain : Bonnie K. Hunter. Son blog, Quiltville, regorge de trucs et astuces pour faire des quilts originaux, souvent issus de la tradition du recyclage, avec un air scrappy que j’adore ! Et comme lire sur papier reste un plaisir tactile, elle édite aussi régulièrement des livres montrant quelques-uns de ses quilts et y détaille généreusement toutes ses techniques pour coudre vite et bien.

Fan de Bonnie, j’ai tous ses livres !

Avec les Abeilles, nous nous sommes concentrées sur 2 modèles de Bonnie : les « Scrappy Trips around the World » et le « Scrappy Bargello » , les deux ensemble car c’est la même catégorie de technique. En cliquant sur les noms des modèles, vous avez toutes les explications de Bonnie, oui je sais c’est en anglais et en inches… Je vous avais déjà présenté ces quilts ici.

Ici, Voyage autour du Monde scrappy « à la Bonnie » que j’ai fait en 2010. Bonnie Hunter est la bonne fée des fans de scrap et de couture rapide à la machine à coudre !

Je ne vais pas reprendre tous les conseils de Bonnie mais vous donner quelques idées à mon tour. C’est la magie du patchwork, on peut varier à l’infini ! Ma proposition du jour est de mettre toujours le même tissu en première bande afin de donner un graphisme plus net.

Carré de base, cousu rapidement à partir de bandes (voir les explications sur Quiltville). Un bloc de 36 carrés, avec lequel on peut s’amuser !

L’idée m’est venue alors que j’ai reçu de Madeleine un très généreux paquet de tissus… Je lui avais prêté tous mes tissus qui correspondaient à un appliqué merveilleux qu’on vous présentera plus tard ; elle vient de terminer le top et donc m’a rendu les tissus… en y ajoutant les siens en cadeau ! Merci Madeleine… Bonheur d’une gamme toute douce,  j’y ai donc ajouté ce bleu marine lumineux systématiquement mis en 1ère bande et je me suis rendu compte des capacités diverses et variées d’agencement ;  je les partage avec vous, malgré un soleil qui joue à cache-cache et une perspective pas très flatteuse. Avec seize carrés de 30 cm, on peut faire :

A vous d’en trouver d’autres ! Pour ma part, il ne me reste plus qu’à choisir… Top provisoirement de 120 cm de côté qui ne demande qu’à grandir !

Les Abeilles ont elles aussi commencé leurs carrés, Yéyé, Isa et Arlette avec des tissus fleuris et une dominante rose, Denise en black & white, Maryline avec ses tissus Kaffe Fassett, Evelyne et Annie en tissus bleus, Yvonne en verts, Janine en multicolore et Simone avec des batiks flamboyants… Patricia a changé d’échelle pour en faire un mini ; Karine est la plus « Bonnie » de nous toutes, elle n’utilise que des chemises à carreaux recyclées ! Martine, elle, s’est lancée dans un Scrappy Bargello en tissus repros brun-beige-rouge…

Le nez dans nos bandes et nos carrés, nous oublions nos soucis et nageons toutes dans le bonheur !

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Disparition d’un Musée Vintage

Dans les bonnes adresses à Lancaster du Simply Vintage n° 1, figure en premier le Musée abritant parmi les plus beaux quilts traditionnels Amish du fin XIXe – début XXe siècle.
J’apprends ce matin sur le blog de Bonnie Hunter, Quiltville en date du 21/11/11, que ce Musée va bientôt disparaître, l’établissement vendu, et que personne ne sait encore si cette collection sera encore visible par le public.

Un des magnifiques quilts visibles, encore pour quelques mois, au Lancaster Quilt & Textile Museum

Quand le Musée ouvrit en 2004, la viabilité de l’organisation était fixée avec  35 à 55 000 visiteurs par an ; or il n’y en a eu que 8 500 cette année… Dure réalité financière.

Si vous ne pouvez, pas plus que moi, vous précipiter à Lancaster (Pennsylvania), je vous propose de vous consoler en visionnant cette vidéo : http://www.thequiltshow.com/os/blog.php/blog_id/1869 .

Une partie des quilts de ce musée provient de cette collection ESPRIT (oui,  la marque de vêtements) faite par  le fondateur de l’entreprise californienne.

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Pennsylvania 1890-2006

Quand mon fils était tout jeune et mes filles pas très vieilles ;-), je lisais tout ce que je pouvais sur le patchwork mais ne réussissais pas à faire plus d’un ou deux ouvrages par an, c’étaient tous des cadeaux d’anniversaire, de mariage ou de naissance faits dans l’urgence de la date limite… Et puis j’ai décidé de me secouer un peu, de faire quelque chose pour moi qui prenais le temps d’enseigner le patchwork sans en faire pour moi-même : il fallait que ça change ! Pile à ce moment-là, en feuilletant le Quiltmania sorti de ma boite aux lettres, c’est coup de coeur absolu, il me le fallait, je le voulais, je ne pouvais pas vivre sans… ce quilt :

J’ai copié ce modèle paru  dans Quiltmania 55 de septembre 2006,  si finement réalisé par Michèle Beugnon. Elle-même s’est inspirée d’un quilt antique de 1890, visible au Musée de York (près de Lancaster, Pennsylvanie). L’original est en soie et mesure 2,12 m x 2,12 m… alors que le mien n’est qu’un carré d’1,10 m.

Photo du quilt original, paru dans des reportages de Quiltmania n° 40 et 47.

Il est la quintessence de ce que j’aime, le Simple et le Scrappy : une base classique avec des blocs tout simples (Marches du Palais, 9-patch) qui, réunis, font un dessin secondaire décoratif, des couleurs sobres avec ce mélange d’unis bruns et bleus égayés par de petits imprimés comme le font souvent les Mennonites… Il me plaît autant qu’au premier jour ! Il marque aussi le début de mon égoïsme : faire des quilts pour moi !

Ma question récurrente : si je le faisais maintenant, qu’y changerais-je ? Eh bien, les toiles de coton unies bon marché m’ont rendu le quilting très difficile, j’aurais aimé en faire beaucoup plus ! J’utiliserais donc du coton uni fin qu’on trouve dans les magasins de patchwork, c’est certain. J’oserais aussi beaucoup plus de diversité dans les tissus, tout en gardant les mêmes valeurs de couleurs et le schéma général. Enfin, je préfère de plus en plus faire de grands ouvrages, je le ferais donc plutôt de la taille de l’original ! Mais je l’aime comme ça et il me rappelle cette décision de consacrer plus de temps à ce que j’aime…

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Je suis une lectrice assidue et passionnée de Quiltmania depuis le premier numéro, tout comme je l’étais des 100 Idées dans ma jeunesse. Je profite de la présentation d’un de mes anciens coups de foudre dans ce magazine pour vous recommander le nouveau numéro avec une première partie très intéressante, comme toujours, mais cela fait longtemps que je n’ai pas autant apprécié les modèles expliqués :

  • tout d’abord le merveilleux Jardin de Grand-Mère de Will Vidinic, dont j’admire les quilts depuis les années 80 : oui ce sont « encore » des hexagones, mais regardez la beauté de ce rouge, le rendu de ce parterre de fleurs, le médaillon qui attire le regard… Vous pouvez rendre visite à son blog ici : Not-so-zen Quilts in Paris
  • dans le style « appliqué vintage », le mot est à la mode, j’aime beaucoup les appliqués de Fa la la la la ! Superbes couleurs, très beaux dessins, il concurrence dans ce domaine les plus beaux modèles de  Bunny Hill ou Blackbird Designs.
  • j’avais déjà vu des samplers faits dans des maisons, mais celui-ci est particulièrement réussi : Ryokan est aussi un très joli quilt !
  • et ce Médaillon en couverture, vraiment pas mal du tout…

Le Quiltmania n° 86 est pour moi un excellent cru, nous avons la chance immense de disposer en France de publications exceptionnelles dans le domaine du patchwork, profitons-en ! Et vous, comment le trouvez-vous ?

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Simply Vintage !

Depuis quelques jours, pour celles qui ont un lien électronique avec Quiltmania (Facebook, Newsletter), c’était le mystère, l’attente  « insoutenable » d’un événement habilement dévoilé peu à peu, bref un  « buzz » pour nous préparer à… la naissance d’un nouveau magazine ! Avec les indices distillés jour après jour, j’avais parié sur un « Countrymania »… Perdu ! Pour répondre à l’engouement croissant des quilteuses envers le Folk & Primitive Art, le Country Quilting, le Rug Hooking, le Needle Punch et j’en passe (si c’est pour vous du chinois, ne vous inquiétez pas, on apprend vite), Quiltmania lance Simply Vintage – Quilts & Crafts, magazine trimestriel qui nous plonge dans l’esprit brocante-country qui convient si bien au patchwork.

Qu’est-ce que le Folk Art ?

Le Folk Art – l’Art Populaire – est une chose très bien distribuée dans le monde entier… A chacun le sien, dans chaque pays, chaque région ! Difficile de généraliser, mais on peut dire que loin de l’Art Officiel, tout le monde ou presque essaie de décorer, « rendre plus jolis,  agréables et personnels » les objets du quotidien.  C’est le plus souvent un style naïf, ne tenant pas compte des perspectives, utilisant des matérieux qu’on a sous la main : un meuble est gravé ou peint, une poterie est personnalisée, un drap est brodé, etc. et tous ces ajouts, facultatifs mais si importants pour les gens qui font ces oeuvres sans être « artistes », évoquent finalement leur identité culturelle. Avec l’industrialisation, il aurait pu disparaître, mais c’était sans compter le pouvoir évocateur de cet art identitaire…

Des protège-pots : c’est l’exemple même du folk art, rendre plus beau un objet utilitaire.

Dans le monde du patchwork, le Folk Art évoque d’abord l’utilisation de tissus de récup « tissés maison » à l’origine (« homespun »), souvent à carreaux (ah les chemises de bûcherons !) et aussi tout simplement les quilts aux blocs simples : les log cabin, les 4 ou 9-patch, les barattes, les étoiles etc. D’ailleurs, quoi de plus « folk art » que des blocs de simples étoiles rouges sur un fond blanc ?… On retrouve aussi des appliqués aux motifs naïfs : des maisons au style « Home Sweet Home », modestes mais confortables et accueillantes,  des étoiles, des coeurs, dont les contours étaient souvent dessinés avec… les emporte-pièces pour les biscuits !

Le Folk Art -ou plutôt une forme de Folk Art-  est maintenant très à la mode chez beaucoup de quilteuses, d’où l’arrivée de magazines qui lui sont consacrés.

Qu’en pensent les Abeilles de notre Ruche ?

Tout d’abord, Simply Vintage est un gros magazine (144 pages !) et se paie le luxe de ne pas nous assaillir de publicités. Chaque page a un aspect mat, vieilli ou rustique (en fond de page des planches, de la peinture craquelée ou du papier jauni, presque sépia) mais sans excès, dont se dégage une atmosphère chaleureuse. L’écriture est le plus souvent à la manière d’une bonne vieille machine à écrire, cependant les textes restent très lisibles. Les photos sont parfaites, comme d’habitude avec Guy-Yoyotte le photographe-maison ! Le prix est élevé (le n° 1 à 10 €, les suivants seront à 12,80 €), mais c’est un trimestriel… La première impression de la maquette est globalement très positive.

Cependant, nous ne sommes pas toutes fans absolues du style country-primitive,  certaines d’entre nous le trouvent  trop sombre, trop artificiellement vieilli, trop naïf. Elles espèrent donc qu’il y aura moins de « primitive art » dans Quiltmania et donc plus de pages pour d’autres ouvrages, aussi bien de beaux traditionnels revisités que quelques idées innovantes.

Pour celles qui se sentent attirées par cet univers, la comparaison se fait naturellement avec le magazine français « Quilt Country » des Editions de Saxe. Les deux revues ont leurs égéries et spécialistes (Véronique Réquéna et Marianne pour Quilt Country, Marie-Claude Iperti et Béatrice Airaud pour Simply Vintage) ; dans les deux on a des modèles de quilts venant aussi bien d’Europe que des Etats-Unis. Avec surprise je constate que Véronique et sa mascotte, son chien écrivant sa colonne, ne fait plus sourire. Pourtant les couleurs qu’elle choisit pour ses ouvrages (bleu grisé et brun majoritairement) continuent à enthousiasmer !

L’article sur le Lancaster County intéresse toutes les Abeilles, même celles qui préfèrent le traditionnel ou le plus moderne, car les Amish -et leurs quilts- exercent sur toutes une réelle fascination. Même unanimité sur les magnifiques photos chez Primitive Gatherings, on rêve toutes d’y passer une semaine !

Ce bébé de Quiltmania suscite d’emblée de l’intérêt. Il y a de la  cohérence, depuis le premier reportage qui donne l’envie folle d’aller passer ses vacances en Pennsylvanie au plus près des Amish en suivant le guide touristique irrésistible bourré de bonnes adresses, puis la découverte du Needle Punch avec deux jolis modèles de la si gentille Béatrice Meilhac, puis de la broderie, de l’appliqué, du patchwork, jusqu’au petit tour au « Paradis des Quilteuses » dans le Wisconsin… Les modèles sont majoritairement sur le thème de Noël, on ne s’en plaindra pas ! C’est cette période qui convient le mieux à ce style. Certaines sont folles de joie en feuilletant le magazine et veulent tout faire, mais la majorité aimerait les transformer un peu… pour arriver à un style finalement plus proche de Jacqueline Morel. Est-ce un Folk Art un peu trop américain ? Les plus réticentes préfèrent la nappe de Noël de Marie-Claude Iperti, chic et sobre. De plus elle a l’avantage d’être en coton, car les modèles en tissus de laine soulèvent quelques questions : l’approvisionnement en tissus de laine, ensuite leur entretien (peut-on les laver sans feutrage ?)…

Le rug hooking divise celles qui aiment le Folk Art. Notre American Bee  Anne-Marie se souvient qu’elle en faisait quand elle était toute jeune dans son Colorado natal, mais n’a aucune envie de s’y remettre ! Seul un petit quart des Abeilles s’y intéresse.

Ce qui plaît le moins aux Abeilles, c’est le scrap, mais l’ambiance est particulière puisque photographiée dans un Salon à Chicago. Valérie Briot, chineuse depuis des années, saura, on l’espère, mieux nous y intéresser dans les prochains numéros.

Ce magazine suscite donc la curiosité et récolte des commentaires élogieux. Mais comme ce Folk Art n’est pas notre culture, on aimerait beaucoup quelques explications sur les origines des thèmes comme, par exemple, les « Penny Rugs ». Et si on veut mettre la barre au plus haut, on aimerait une première partie culturelle à la manière de l’ancien magazine 100 Idées avec un dossier sur un Folk Art particulier. Je me souviens, pêle-mêle, de reportages sur le point de croix dans le monde, l’art des Molas, les herbiers, les furoshiki, les meubles peints, les tapis Navajos… L’Art Populaire est un domaine aux sujets infinis pour les curieuses que nous sommes ! Cela rendrait ce magazine non seulement agréable mais aussi très éducatif.

Comment se procurer ce nouveau magazine ?

Si vous habitez en France, c’est très facile : depuis jeudi 17 novembre 2011, il est en vente dans les points de vente habituels de Quiltmania (en kiosque, Maisons de la Presse, magasins de patchwork…). Vous évitez ainsi des frais de port de 4€, relativement importants en raison du poids de la revue 😉 . A l’étranger, si vous connaissez une boutique qui vend les Quiltmania, vous aurez aussi Simply Vintage ! Et nos amies belges et néerlandaises pourront probablement bientôt acheter ce magazine en kiosque également.

Sinon, vente sur le site qui lui est consacré : http://www.quiltmania.com/simply-vintage-magazine.html

Quant au magazine en anglais, il faut patienter, espérer…

Simply Vintage in English ? You have to wait and hope, but this brand new magazine may soon be released in English !

De tout coeur bon vent à Simply Vintage et son équipe ! Ce premier numéro a visiblement été conçu avec beaucoup de soins et nous attendons déjà la suite avec impatience et curiosité !

Katell, après enquête auprès des Abeilles du Vendredi

Un projet commun / A work in common : The Civil War Quilt

Une nouvelle plume aujourd’hui : c’est Karine qui nous raconte, avec sa fougue habituelle, l’ouvrage qu’elle a commencé en début d’année avec Martine. Les articles précédents à ce sujet furent édités le 23 mai 2011, puis le 2 juin 2011, et enfin le 13 septembre 2011.

Par égard pour les lectrices anglophones, elle offre sa traduction « home made », tout juste retouchée par notre American Bee Anne-Marie et tellement mieux que le résultat automatique… Enjoy !

Martine et moi sommes assidues parce que très motivées par notre grand ouvrage de l’année 2011 : le Civil War Quilt  (CWQ). Ce fut un choix commun de :

  • réaliser un grand ouvrage
  • travailler ensemble, nous motiver mutuellement
  • très important à nos yeux, progresser de concert techniquement, mais aussi en matière de choix des coloris et d’appariement des tissus dans les différents blocs
  • et enfin (clin d’oeil à Anne-Marie, notre American Bee) se souvenir d’un grand moment de l’histoire de son pays : les 150 ans du déclenchement de la guerre de Sécession américaine (Civil War en anglais).     

J’imagine nombre d’entre vous  lever le sourcil, incrédules. Pourquoi ce sampler sur la guerre de Sécession ?  Martine et moi avons tout de suite été séduites par les blocs proposés. Nous aimons le patchwork traditionnel, son travail simple, parfois épuré mais technique, son pur style 19ème et ses tissus de reproduction (n’est-ce pas Martine ?).

Martine and I are working hard because we are very motivated by our big project for 2011 : the Civil War Quilt. It was a mutual choice:

  • to complete a big work
  • to work together, to motivate each other,
  • to progress technically and also in the choice of fabrics and colors inside each block (very important for us)
  • and finally  (allusion to Anne-Marie, our American bee) to remember a great moment in the history of her country : the beginning of the Civil War 150 years ago.

I guess you might be surprised  by our choice : why  remember the American Civil War? There are several reasons that Martine and I were  immediately attracted to these blocks. We like traditional patchwork, its’ simple but technical work, the typical 19th century style and its’ reproduction fabrics (don’t you Martine?).

Enfin, parce que pour des raisons différentes, ce quilt nous a parlé : Martine y voit un bel hommage au travail des femmes anonymes dans la guerre : si important et si peu valorisé. J’ai envie, pour ma part, d’y souligner l’extraordinaire mais rude aventure vécue par les colons, pour beaucoup originaires de nos vieux pays européens et qui a connu son apogée lors de cette terrible guerre. Si comme moi, leur histoire vous passionne, je vous invite à lire l’excellente saga de l’émigration américaine écrite par l’historien suédois Vilhelm Moberg sous le titre « La saga des émigrants ». C’est très bien écrit et surtout très documenté, un must en matière de roman sur le sujet.

Barbara Brackman a l’intention de publier 52 blocs (1 par semaine jusqu’à la fin de l’année), nous avons déjà réalisé environ 40 blocs sur 52.  A ce stade, nous voyons déjà les effets de notre travail .

Le plus frappant , les choix et assortiments des tissus. Pour paraphraser Katell : nous osons enfin ! Notre travail nous ressemble de plus en plus, ce qui croyez-moi est extrêmement gratifiant ! Nous maîtrisons désormais de nombreuses techniques et quand nous peinons (cela arrive encore !) nous avons la grande chance de bénéficier des conseils de Katell. Enfin, nous prenons grand plaisir à nous retrouver et à faire le point sur l’avancement de notre ouvrage.

Finally, for different reasons, this quilt meant different things for us : Martine sees in it  an occasion to celebrate anonymous women’s work during the war : so important and yet  undervalued. As far as I am concerned, I would like a constant reminder of the extraordinary adventure lived by the pioneers (a lot of whom were native of the European continent) which was at its height during the war.

Barbara Brackman intends to publish 52 blocks (1 every Saturday until the end of the year). We’ve done about 40 blocks. At this point,  we already see the effects of our work. The most striking effect concerns the choice of fabrics. According to Katell, at last we’re getting daring! And our work reflects who we are more and more which is, believe me, really rewarding ! We  have now mastered  many techniques and if we are in trouble (it still happens) we are really lucky to have Katell to advise us.
Finally, we take  a lot of pleasure in working together and seeing how things progress.

Ci-dessus la grille des blocs de Martine, avec une dominante rouge-brun-bleu. Vous avez son album, bloc par bloc, dans sa galerie Flickr. Elle n’utilise que des tissus de reproduction XIXe siècle. This is a sketch with Martine’s blocks, which are mainly red-brown-blue. You can see each block on her Flickr album. She only uses repro fabrics.

Voici la mienne. Ma palette de couleurs  est plus chaude que celle de Martine (même si nous échangeons des tissus !), je me donne un peu plus de liberté dans le choix des couleurs. This is mine. Even if we share some fabrics, my colors are warmer than Martine’s and I choose a bigger array of colors.

Notre plaisir est certainement communicatif puisque nous venons d’enrôler Isabelle dans notre projet. Elle démarre une partie des blocs du CWQ à la main.  Welcome on board Isa !

Our pleasure is certainly communicative because Isabelle has just joined us. She has started to sew by hand some blocks of the CWQ. Welcome on board Isa !

Les premiers blocs d’Isa – Isa’s first blocks

Notre ouvrage est loin d’être achevé mais quel plaisir  déjà ! Aussi, si d’aventure vous hésitez à vous lancer dans un ouvrage d‘envergure, pourquoi ne pas  sauter le pas avec un(e) ami(e) ? Notre aventure américaine est déjà largement positive, alors « why not you ? »

Our CWQ is still far from finished, but what a pleasure already ! So if you’re not sure that you want to start a big work, why not try with a friend of yours ? Our American adventure is really positive, so why not you ?

Karine (with Anne-Marie !)

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J’ai parfois des questions au sujet des Abeilles… J’ai donné des cours de patchwork pendant plusieurs années et beaucoup de mes anciennes « élèves » sont devenues des amies. Nous formons actuellement un groupe d’une bonne quinzaine de quilteuses dont la ruche se trouve dans l’ouest toulousain, mais quelques Abeilles viennent de loin : deux habitent en Ariège, deux dans l’Aude, une dans le Lot… L’amitié leur a effectivement fait pousser des ailes !

Katell

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La Couronne de Muriel

Hier soir, quelle belle surprise, j’ai reçu la photo d’une couronne déjà terminée, d’après les explications données précédemment ici !

Voici la couronne de Muriel, que je trouve bien réussie avec ses deux tons de tissu de fond. Cette petite touche personnelle est, comme souvent, le résultat d’un manque de tissu : ce problème initial a finalement été bénéfique. Quand on ose, on est souvent récompensé !

Son quilting à la machine est une de ses premières tentatives ; on a toutes besoin de s’entraîner avant de parvenir à des résultats parfaits ! Mais quel temps épargné avec nos machines…

C’est Muriel , de la région d’Arras, qui a si bien travaillé. Elle est tellement fan de patch qu’elle appartient à deux clubs ! Cela fait 12 ans qu’elle « patche et quilte » et commence à explorer les possibilités de nouveaux matériaux comme l’Angelina. Elle  trouve son bonheur « Au Fil d’Emma » , que beaucoup d’entre vous connaissez déjà sans doute !

Si vous aussi, vous souhaitez partager votre joie d’avoir fini une couronne de l’Avent, laissez-moi un commentaire ci-dessous, je vous donnerai mon adresse-mail pour m’envoyer une photo, je les éditerai toutes fin novembre/début décembre !

Match entre agendas

Etant Quilteuse Forever, même mon agenda témoigne, l’année durant, que j’ai toujours un coin de ma tête qui pense patchwork : depuis de nombreuses années j’achète un agenda très pratique, édité aux Etats-Unis, où j’écris mes rendez-vous. Avant d’être « connectée » et de découvrir Amazon, j’avais parfois beaucoup de difficultés à me procurer l’agenda pour l’année suivante ; c’est maintenant si facile ! Seulement, je suis de moins en moins satisfaite de ses illustrations, suis-je peut-être trop exigeante ?…

Parallèlement, Véronique Réquéna propose cette année un agenda avec son propre style « à la manière des agendas américains ». Ne résistant pas, j’ai acheté… les deux, pour pouvoir les comparer.

Quelles sont donc leurs ressemblances et leurs différences ? Voici mon petit banc d’essai tout personnel.

Historique

Un agenda américain consacré aux quilts parut de 1975 en 2001, avec un succès phénoménal. Sa conception, toute simple, consacrait chaque double page à une photo de quilt et 7 cases très sobres, sur papier blanc, pour 7 jours de la semaine. Cyril Irwin Nelson, un homme à la connaissance approfondie de l’Histoire des Quilts, collectionneur avisé de toutes sortes d’objets de Folk Art, séléctionnait lui-même, année après année, les illustrations de son « Engagement Calendar ». On y trouvait de magnifiques photos de quilts inédits, avec un mélange habile entre les anciens quilts qui le passionnaient et des ouvrages modernes. Son flair et son goût sûr lui faisaient deviner les grandes quilteuses des années à venir.

Un exemple parmi tant d’autres, cette photo montre un quilt des années 1920 qui a tout pour inspirer les quilteuses actuelles ! C.I.Nelson savait choisir des illustrations dont l’intérêt traverse les décennies (Agenda de 1980).

 Sa retraite laisse la place libre à deux femmes ayant créé un autre agenda à la même « recette », le même format, mais présentant en illustrations les quilts primés l’année précédente aux USA. Pas étonnant, puisque l’une d’entre elles est une juge certifiée, elle scrute et juge les oeuvres proposées en concours.

L’agenda français de Véronique, quant à lui, paraît cette année pour la première fois et représente l’ambiance de l’univers de « Born to Quilt », sa boutique très « Folk Art » au coeur de la Bourgogne.

Format et couverture

Les formats sont à peu près identiques, 18,5 cm de large pour 23 cm (l’Américain) et 21,5 cm (le Français). Tous deux ont adopté la grosse spirale pour mieux tourner les pages. L’Engagement Calendar a une couverture glacée brillante, avec un quilt à la maquette savante mais sans émotion et aux couleurs trop agressives pour moi.

 L’agenda Born to Quilt mise sur les couleurs très chics et soft, avec une couverture à dominante chocolat et beige. La spirale est masquée par un entoilage beige très réussi, l’illustration est un dessin montrant la mascotte de Véronique, sa chienne Labrador.

L’intérieur

L’agenda américain est d’une simplicité efficace : chaque double page comporte une semaine et un quilt, rien d’autre ou presque. C’est exactement ce dont j’ai besoin ! Dommage que les quilts sélectionnés soient un peu trop rarement à mon goût…

Ici deux semaines dans l’agenda américain, la première et l’avant-dernière de 2012 : il y a quand même aussi de très jolies choses !… Mais je regrette beaucoup les nombreux quilts antiques des agendas de Mr. Nelson.

L’agenda de V. Requena se présente comme un répertoire mensuel, avec des rubriques bonus (adresses, dates d’anniversaire… avec même celle de Véro !). A la place des photos de quilts, des dessins naïfs signés par l’auteur dont on peut éventuellement s’inspirer pour des appliqués. Une seule illustration par mois.

Agenda sous forme de répertoire, style « Folk Art » et de jolies illustrations. La plage d’écriture est peut-être finalement un peu trop sombre ?

Auprès des Abeilles, c’est celui de Véronique Réquéna qui a eu le plus de succès, car il est bien représentatif du goût à la Française ! Comme je n’allais quand même pas garder les deux, c’est celui-ci que nous avons offert à Marie-Jo pour son anniversaire vendredi dernier. Elle le trouve si beau qu’elle envisage de l’utiliser à l’aide de post-it !!!  Ose, Marie-Jo, tu écriras dedans tes souvenirs du futur…

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Cette année, je n’ai pu résister à l’envie de m’offrir un calendrier mural édité par Valériane Leblond, la peintre franco-québéco-galloise que j’aime tant ! Donc je n’aurai plus aucune excuse si je laisse passer un rendez-vous l’année prochaine…

L’Hiver en Fête

J’ai acheté aujourd’hui le dernier Magic Patch (n° 95) parce qu’il a une bien belle couverture ! C’est un grand panneau carré, hymne à l’hiver et à tous ses plaisirs : Noël bien sûr, mais aussi le Nouvel An, la Chandeleur, la floraison du mimosa… et mille autres détails à découvrir !

Le style général est « country raffiné à la Française » et sa palette de couleurs est chaude et réconfortante : du rose au bordeaux, de l’écru à la cannelle, du vert tendre au vert sapin, voici l’occasion de jouer avec nos petits restes de tissus. J’aime beaucoup sa structure en forme de médaillon allégé, les jolis blocs piécés alternant avec de précieux appliqués parfois embellis de rubans ou de perles… On peut bien sûr suivre les instructions à la lettre, ou bien juste s’en inspirer pour personnaliser son panneau.

Cet ouvrage comportant de nombreux détails, les explications sont données sur deux numéros. Un grand bravo donc à Pascale (mais oui, c’est une lectrice de la Ruche des Abeilles !) pour ce bel ouvrage bien de saison !

Allez vous promener chez elle ici : http://jubama.over-blog.com/ , vous y trouverez une ambiance détendue, des ouvrages tous azimuts, un partage généreux de ses visites et découvertes… Tout ce qu’on aime !

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Une couronne en Log Cabin

C’est dans le « Quilter’s Newletter Magazine » qu’est parue la première Couronne de l’Avent en log cabin. Pour les lectrices de ce blog, voici mes explications qui, j’espère, vous convaincront que ce modèle est à la portée de toutes ! La base en est donc le Log Cabin, cet astucieux bloc de pachwork qui débute par un carré central et s’agrandit par la couture de bandes tout autour du centre. Ce panneau carré mesure environ 80 cm de côté.

Modèle précieusement conservé, édité dans Burda Couture en 1993.

Traditionnellement, cette couronne aux huit branches enroulées est réalisée avec deux tissus de Noël contrastés (fond vert, rouge ou écru, au choix, avec imprimés), un tissu rouge uni pour les petits carrés centraux, et un tissu de fond écru. On peut bien sûr innover en multipliant les couleurs des branches et en choisissant plusieurs tissus de fond pour un ensemble « scrappy ». Les explications suivantes sont pour une couronne « bicolore » aux tissus appelés « clair » et « foncé ».

FOURNITURES

Tissus (en 110 cm de large) :

  • Tissu écru de fond : environ 60 cm
  • Tissu rouge pour les carrés centraux : 4  cm
  • Tissu foncé : 40 cm
  • Tissu clair : 30 cm
  • Pour la bande de finition : environ 25 cm
  • Tissu de dos : 90 cm

Matériel de coupe habituel (cutter rotatif, règle plexi et tapis de coupe). Il n’est pas du tout impossible de coudre cette couronne à la main, mais c’est un ouvrage vraiment rapide et amusant à faire à la machine !

EXPLICATIONS

Pour une habituée du log cabin, cet ouvrage n’est pas compliqué une fois qu’on a compris sa structure. Pour une débutante, c’est un peu plus impressionnant, mais finalement il suffit de savoir manier le cutter et coudre avec précision !

Structure de la couronne, importante à comprendre avant de se lancer :

  • chaque quart de couronne est identique si on fait une couronne bicolore (un seul tissu foncé et un seul tissu clair)
  • chaque quart de couronne est composé de 4 blocs de log cabin (A, B, C et D)
  • chaque bloc de log cabin a le même dessin, avec un carré central, des bandes de tissu étroites alternant avec des bandes larges. C’est cette différence de hauteur des bandes coupées qui donnera les courbes, rien de plus !
  • le seul changement entre les blocs A, B, C et D est l’attribution du tissu pour les bandes étroites et les bandes larges. Le carré central sera toujours dans le même tissu rouge.

Etes-vous prêtes à couper et coudre ? Je vous propose deux méthodes pour la couture à la machine :

Méthode de couture sur support

A l’aide de papier de soie (qu’il faudra ensuite déchirer pour retirer) ou  de non-tissé sur lesquels on dessine chaque trait de couture, chaque bloc sera cousu très présisément et l’attention se concentrera sur les couleurs. Je ne vous détaille pas ici la méthode de couture sur papier, mais si vous en avez déjà fait, vous saurez comment faire ! Dessinez 16 fois le schéma du bloc de Log Cabin, puis écrivez sur les bandes les tissus attribués, et enfin cousez. Vous avez ici, dessiné sur papier millimétré à 50%, le schéma des 4 blocs :

Quelle que soit la méthode de couture choisie, le schéma est à suivre attentivement pour le placement des couleurs. Le carré R est rouge, les bandes grisées correspondent au tissu le plus foncé, les bandes hachurées au tissu de feuillage le plus clair, les bandes non coloriées sont en tissu de fond (généralement écru)

Méthode de couture directe

Il faut donc coudre les 16 blocs de log cabin ! On peut faire chaque quart l’un après l’autre, ou bien coudre 4 blocs A, puis les B, etc. En prenant beaucoup de soin à la découpe des bandes, on peut monter les blocs « à la chaine » et avec précision. Le schéma ci-dessus, dessiné à 50%, vous montre les mesures cousues, en voici un récapitulatif :

  • Carré central rouge de chaque Log Cabin : 2 cm cousu, 3,5 cm coupé
  • Bandes étroites : 2 cm de haut cousues, 3,5 cm de haut coupées
  • Bandes larges : 4 cm cousues, 5,5 cm coupées,

avec une marge de couture constante de 0,75 cm.

Assemblage

Une fois les 16 blocs cousus, on les assemble exactement comme montré sur le schéma 1. On obtient 4 pavés de blocs (ou quarts de couronne) identiques. Le montage se fait ainsi :

Non, ce n’est pas un casse-tête, les couleurs vous aideront beaucoup à bien disposer les quarts de couronne !

Pour arrondir cette couronne, on va considérer que ce groupe de blocs obtenu est un simple carré central de log cabin, et on va lui ajouter 3 tours de bandes étroites (3,5 cm coupées) comme suit :

  • 1er rang : une bande écrue (de fond), interrompue en son milieu par du tissu foncé de 25,5 cm coutures comprises
  • 2e rang : bande écrue interrompue en son milieu par une bande de tissu foncé de 17,5 cm coutures comprises
  • 3e rang : une bande de tissu écrue finissant le tableau.

Ici vous voyez l’addition des trois tours de bandes, ainsi qu’une suggestion de quilting « en faisceaux » sur les feuillages de la couronne.

Finitions

Monter comme d’habitude le top en sandwich avec molleton et tissu de doublure, quilter à votre guise et terminer par une bande de finition ou toute autre bordure de votre choix.

Couronne offerte à ma soeur qui habite en Normandie

NB : j’ai plusieurs fois précisé que ces explications s’appliquaient à une couronne bicolore, comme celle-ci. Si vous voulez changer de tissus pour chaque branche de feuille (il y en a 8), attention, méfiez-vous du carré A ! Son tissu clair, en bandes étroites, est de la couleur du tissu clair du quart de couronne précédent !! Regardez attentivement les photos, ci-dessus et  ici , une autre version de cette couronne.

J’espère que ce modèle va connaître une nouvelle jeunesse grâce à vous ! Chaque année de nouveaux tissus de Noël sont disponibles, ils vous aideront à donner une allure personnelle à ce panneau.

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