Un été aux couleurs venues d’ailleurs

Aujourd’hui, c’est Chantal, Abeille quilteuse très expérimentée et toujours créative, qui prend la plume – ou plutôt bien sûr, le clavier, la souris et l’appareil photos :

Des tissus dans un carton depuis des lustres, achetés lors de mon séjour en Afrique, au Cameroun (1985-1987). Souvent dépliés, touchés, humés (non, pas de problème d’humidité !), et re-rangés car vraiment trop disparates . Je ne les voyais pas cousus ensemble, les dissocier ne me semblait pas intéressant pour autant.

En mai  2011, après le travail en commun pour les enfants japonais, l’idée m’est venue de les utiliser avec un centre uni commun.

Essai concluant avec des petits formats (10 x 10 cm),  puis maquette sur papier, avec introduction d’autres motifs (log cabin destructuré) et calculs en fonction de la hauteur de plafond et largeur du couloir. Je savais déjà que ce serait le rideau de  séparation entre l’entrée et le salon.

Achat d’un tissu  par correspondance (drap) pour trouver une ou des couleurs (faux unis), histoire de donner une certaine unité à l’ouvrage. Chance,  le drap est dans les bonnes teintes –encore une fois, une bonne dose de hasard et de chance dans la conception et la réalisation d’un ouvrage !

J’avance pas à pas, jour après jour, en disposant les blocs sur le molleton accroché sur le mur, et l’oeuvre prend forme, me plaisant de plus en plus.

Vite terminé, doublé avec un drap uni, couleur taupe, il a vite pris sa place début juillet.

Dans la foulée, et dans le même esprit, j’ai poursuivi en fabriquant une petite nappe carrée :

 et un chemin de table :

Détail :

et un tableau, inspiré des quilts “Convergences” de Ricky Tims.

Voilà maintenant un salon habillé de couleurs africaines.

Le carton semble encore plein !!

L’inspiration va venir, encore et toujours plus.

Ces tissus reprennent vie pour mon plus grand plaisir .

Les conseils de Katell,
le regard avisé de mes amies les Abeilles, 
la bonne volonté et la résistance à toutes épreuves de ma machine à
coudre (toujours prête) et les quelques heures de travail font le reste…

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Beau temps d’automne…

C’est le moment de sortir les potirons de décoration en tissu ! Tous deux sont parmi les potimarrons restant de notre récolte de l’année. Ce sont mes cucurbitacées préférées et j’ai plein d’idées de recettes grâce à Cléa.

Vous trouverez le modèle de devant, cousu avec plusieurs tissus différents, dans le Quiltmania n° 7 (modèle de Marie-Claude Bazin). Quant à celui à grosses côtes, je l’ai cherché longtemps pour Maïté, aussitôt trouvé et partagé, aussitôt cousu…mais je ne me souviens plus où je l’avais déniché…

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Béa, dans sa campagne auvergnate, est beaucoup plus fantaisiste que moi car elle a choisi de faire des courges très « Folk Art » et bien coquines !

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Carrés de l’Amitié

Lors de la dernière Journée de l’Amitié France-Patchwork 31 organisée par Josette Billard et son équipe le 24 juin dernier, nous avons cousu chacune quelques carrés, fait des lots tirés au sort… et Martine, qui était en train de nous dire qu’elle ne gagnait jamais rien, récolta 49 carrés !

Les points de prairie blancs mettent si bien en valeur nos petits carrés, bravo Martine !

Et c’est l’occasion de remercier très chaleureusement Josette, Francine, Suzanne, Hélène et Mireille pour tous les bons moments passés ensemble grâce à leur engagement et leurs bonnes idées.

 Reposez-vous maintenant en créant tous les quilts que vous n’avez pas eu le temps de faire pendant vos années de bénévolat !

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L’Arbre de Vie de Maïté l’Abeille

Dans les années 1980, jeune mariée, Maïté vivait dans le Lot dans une maison construite en 3 étapes aux XIe, XIVe et XVIIe siècles. Il y eut maintes rénovations, mais dans la partie la plus ancienne, le mur de pierre surplombant le foyer de la cheminée est précieusement conservé en l’état : un fascinant Arbre de Vie, datant probablement du XVIe siècle, est peint directement sur la pierre ! Il en reste pour Maïté des souvenirs et une photo couleurs, jaunie par le temps, qu’elle regardait parfois avec nostalgie.

Maïté est notre spécialiste du « folk art à la française » et adore l’appliqué. Après de longues années d’hésitation, le désir a été le plus fort et elle s’est décidée à reproduire à l’identique cette peinture de la Renaissance qu’elle a tant admirée. Elle a donc, à partir de la petite photo et après beaucoup de tâtonnements, dessiné cet Arbre de Vie. Avec les encouragements de ses amies Abeilles et les longues recherches des tissus adéquats pour « coller » à l’original, elle a réalisé ce précieux souvenir familial :

Arbre de Vie de Maïté, d’après une peinture de la Renaissance

La symétrie reposante n’est pas absolue, tout comme un arbre naturel. En revanche les trois jarres, d’origine humaine ou divine, sont disposées avec soin.

Vous pouvez noter les anses originales, variantes des « esses » ou spirales utilisées très tôt dans l’art européen ancien (dès le Néolithique !). Elles ont parfois des têtes de dragons sur un corps de serpent, gardiens protecteurs de l’Arbre de Vie. Ici, pas d’animal fabuleux, mais une belle harmonie toute simple.

Les jarres, ou Vases de Vie, contiennent un précieux substrat assurant fertilité, longue vie… et même éternité de l’Arbre. Les plantes sortant de ces Vases s’élancent vers le ciel et l’éternité tandis que les fleurs, promesses de graines et de fertilité, se tournent vers le sol et le monde souterrain pour l’ensemencer.

Fleurs se tournant vers le sol

Quant à la palmette rouge au sommet de l’Arbre, c’est vraisemblablement une fleur de lotus stylisée, symbole oriental de la beauté et la pureté : c’est une plante aquatique dont le pied est dans la boue mais dont la fleur s’élève dans l’air pur.

Cliquez sur les photos pour apprécier les détails : appliqués et broderies fines !

Et le quilting ? Il suit fidèlement chaque contour, chaque feuille… Nous nous sommes amusées à photographier l’Arbre de Vie à contrejour, on devine le matelassage.

Une broderie, au dos de la grande jarre, remplace la traditionnelle étiquette. Clin d’oeil à notre groupe, l’Abeille !

Noeuds pap’ de choc

Il y a presque une dizaine d’années, dans mon club, nous nous sommes passionnées pour des noeuds papillon très chics, au carré central plié et pris dans les coutures pour faire un joli centre sous lequel on peut glisser son doigt… Modèle trouvé dans un livre japonais traduit en français. Mon fils étant alors tout petit, je ne quiltais pas beaucoup mais là tout de même je ne pouvais résister ! Cette couverture fut prête en un clin d’oeil avec cette technique. Trainé partout, y compris en vacances, ce quilt sera un souvenir lié à son enfance.

Après avoir longtemps servi de tapis de jeu, les noeuds pap accompagnent encore mon fils le soir devant la TV, en voiture, à la plage même ! Vous remarquerez le quilting plus que succinct (j’ai presque honte), mais grâce au molleton PSR Nuage tout reste en place, même après des dizaines de lavages. Les tissus blanc et rouge sont des draps, quelques tissus de patchwork mais pas en majorité.

Ensuite, j’ai régulièrement enseigné cette méthode qui m’épate toujours ! A chaque fois je disais à mes élèves : « Cette fois-ci, pas de feuille car je suis incapable de bien l’expliquer par écrit ! ». Un jour,  mes deux Abeilles les plus éloignées de la Ruche, les soeurs de Carcassonne, m’ont fait le grand cadeau d’une explication écrite avec photos à l’appui… les voici rien que pour vous :

[Noeuds pap en volume expliqués par Annik & Eliane], merci les filles !

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A présent circule sur le Net « l’autre » version de pliage que j’avais déjà vue sur un magazine Burda mais que j’aime un peu moins (l’habitude sans doute), et aussi des variantes, un livre… Bref les « 3D bow ties » sont à la mode, profitez-en, c’est amusant !

* Explications très claires de l’autre méthode, plus facile à mettre en images : http://bearcreekquilter.wordpress.com/2008/05/23/3d-bow-tie-tutorial-and-more/

* Vidéo bien utile pour comprendre le système de pliage : http://www.youtube.com/watch?v=sgAZ3_xdkGw

* Le livre écrit par la quilteuse de la vidéo ci-dessus, avec cette intéressante variante de pliage des bordures :

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Vols d’oies au-dessus de Toulouse

Après les vols d’oies un peu fous du Crumb Quilt, revenons au traditionnel, mon inspiration pour toujours ! Les Vols d’Oies, ces triangles à la base 2 fois plus grande que leur hauteur, sont extrêmement beaux graphiquement et se retrouvent en sujet principal tout comme en bordure dans d’innombrables quilts. Déjà, ces formes étaient très aimées pour les pavements en marbre dans les églises romanes, cette esthétique n’est pas nouvelle ! En revanche le nom du bloc vient, comme tant d’autres, de l’observation de la Nature par les Américains. Les migrations des oies, très nombreuses, bruyantes, majestueuses, en forme de grand V dans le ciel vers le Nord, annonçaient très tôt l’approche du printemps, puis dans l’autre sens l’arrivée de l’automne…

Lorsque des débutantes souhaitent apprendre vite et bien les règles essentielles du patchwork, rien n’est plus efficace qu’un sampler. C’est ce que je propose, parfois avec insistance… En janvier 2009 arrive une « nouvelle » en cours d’année, et le bloc du jour est le vol d’oies 4 par 4 : avec un tour de passe-passe, on coud 4 vols d’oie à la fois ! Magie des nouvelles techniques de coupe rapide… Je montre à cette occasion  un de mes petits quilts en exemple où on y retrouve bien chaque bloc en 4 exemplaires.

Petit quilt très classique, bien sage mais toujours aimé, Vols d’Oies

Ce premier cours fut fort bien exploité par Martine, ma nouvelle d’alors, qui est vite devenue une de mes Abeilles les plus dynamiques ! Je lui laisse vous raconter ses débuts…

DIS MAMAN…

Comme vous, sans doute, avant même de savoir quilter je lisais des livres de patchwork imaginant le moment où je pourrais réaliser un modèle favori. Le livre « Le patchwork » de Diane Crawford et de Lucinda Ganderton aux éditions Gründ dans la collection La maison sous toutes ses coutures est un des premiers que j’ai feuilletés inlassablement et dont un modèle me plaisait particulièrement. C’est un modèle très classique composé de blocs « vols d’oies » montés en bandes.

L’été 2009 qui a suivi mes premiers cours et premiers pas dans le patchwork, je me suis lancée avec frénésie et sans complexe dans la réalisation dudit quilt destiné à couvrir le lit de mon ado de fils ! Nous avions en cours, coïncidence, appris à réaliser le fameux bloc en couture rapide. A la fin de l’été j’avais non seulement réalisé les 168 blocs mais monté le top et j’étais toute fière de pouvoir faire admirer mon travail par mes amies les abeilles à la réunion de septembre.

La rentrée à la ruche m’accapara complètement avec les nouveaux cours, j’avais tellement à apprendre… J’ai entrepris de nouveaux projets et  j’ai vite oublié mon top aux vols d’oies, d’autant plus facilement que je ne savais guère matelasser à la main. Mais voilà qu’un jour mon fils me dit : « Dis maman quand est-ce que tu finis ma couverture !».

Alors là surprise, étonnement, dérobade, quelques mots bredouillés, oui mais ….!! Le  croirez-vous, pendant deux ans mon ado m’a régulièrement demandé « dis maman quand est-ce que tu finis ma couverture !». Méthode de pression très efficace, d’autant plus qu’entre temps j’avais appris à matelasser à la main dans les règles de l’art. L’échéance est donc devenue incontournable, fin de l’été 2011 !

Pour la petite histoire j’ai fini par le matelasser….à la machine ! Grâce à notre reine des abeilles qui m’a gentiment prêté une bonne machine à coudre (avec double entraînement…etc.) et les conseils avisés d’une abeille ! Il eût été dommage de le laisser sans matelassage n’est-ce pas ?

Mais là n’est pas l’essentiel ! N’est-il pas dans toutes ces petites histoires que chaque ouvrage raconte ? Elles rendent le patchwork si vivant et chaleureux  qu’on en devient vite accro !

Martine

Ce couvre-lit fait maintenant la fierté du fils de Martine !

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Des miettes partout !

Les bouts de tissus, plus on les utilise… plus on fait des miettes ! 


J’adore faire des scrap quilts (quilts utilisant beaucoup de restes de tissus, pas très assortis au départ mais au résultat très riche), pourtant j’avoue qu’un quilt de miettes -crumb quilt- me fait largement sortir de ma « zone de confort » : j’ai beau admirer les résultats chez les autres quilteuses, en particulier toute la mouvance des quilts libérés*, j’ai du mal à ne pas m’inquiéter de la concordance des coutures, des angles mordus et autres petites particularités qui sont, en patchwork classique, des défauts ! Je me soigne donc et je m’amuse avec mes miettes, grâce à l’appel lancé par Jo sur son blog.


J’ai été tentée de suivre la palette « qui marche à tous les coups » avec une dominante bleu-blanc-rouge, car j’ai des tonnes de petits bouts en attente. Je préfère finalement m’inspirer de l’actualité familiale qui me fait lever chaque nuit en quête de nouvelles sur internet : ma seconde fille voyage actuellement en Amazonie et réussit à nous envoyer des photos merveilleuses de la Forêt d’Emeraude. Sans imaginer concurrencer la Nature, je m’en inspire pour quelques blocs comme ici :

                                           

Je me sens tout d’un coup bien présomptueuse ! La liane inspiratrice est si magnifique…

Donc ce quilt sera, dans ma tête, inspiré des couleurs de l’Amazonie, ses fleurs, ses arbres, les papillons et perroquets, les pirogues multicolores sur l’Amazone, les maisons colorées des petites villes bordant le fleuve : dominantes vertes, bleues, terre, d’où émergent soudain des couleurs éclatantes… Je ne délaisse pas pour autant le fil conducteur : des blocs un peu fous, tordus et ne respectant plus les règles élémentaires  du patchwork traditionnel. J’y inclus mes premiers essais de blocs de miettes, cousus naguère d’après les explications de Bonnie.

Je m’amuse, et cela se voit, non ?

Hier Jo a lancé la première étape avec des blocs aux vols d’oie… bien sûr tout biscornus, coupés et cousus sans souci d’exactitude. Ses tissus sont du pur recyclage de chemises et autres vêtements à rayures et à carreaux, avec un tissu rouge unissant le tout. Moi, je reste dans mon ambiance amazonienne et les tissus restant d’anciens ouvrages :

Ici les vols d’oie de Jo… et ci-dessous les miens. Si vous commencez vous aussi des blocs de miettes, ne vous inquiétez pas si vous trouvez un bloc pas très beau tout seul, il sera entouré des autres et se mettront mutuellement en valeur ! C’est du moins ce que je me souhaite 😉

C’est donc mon aventure du moment, bien plus modeste que celle de ma fille, mais je lui laisse volontiers la place auprès des tarentules, anacondas et boas qu’elle côtoie !

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*Liberated Quiltmaking, ou faire du patchwork de façon libre, processus de patchwork que je résume ainsi : soyez innovante et faites-vous plaisir ! Gwen Marston a popularisé ce patchwork spontané.

The Quilters’ Beehive

Depuis plusieurs jours, je tentais en vain d’ajouter un système de traduction automatique au blog, afin que mes amies non-francophones puissent avoir une idée de ce qui se trame par ici.

Enfin, une barre Google Translate veut bien s’installer, mais parfois le texte traduit est à pleurer… Pour me faire pardonner de ne pas faire l’effort de traduire moi-même, voici un petit ouvrage que j’ai adoré broder, symbolisant un peu notre communauté de quilteuses sans frontières puisque les textes sont en anglais, mais le modèle est allemand :

D’amusants petits blocs (cliquez sur la photo si vous souhaitez mieux les voir) montés en chaine irlandaise simple.

C’est BEA  de Capricorn Quilts qui proposait en 2008, mois après mois, ces petits blocs amusants sur la vie quotidienne d’une quilteuse et ses petits bonheurs. Bientôt d’autres versions de ce BOM (Block of the Month) quilt, car plusieurs Abeilles travaillent dessus ou l’ont déjà fini comme Martine.

Difficile de choisir entre les blocs, mais celui-ci est peut-être mon préféré… et n’est pas étranger au nom de ce blog ! Il rappelle les réunions dans les villages et hameaux aux Etats-Unis, surtout en fin du XIXe siècle, où les femmes se réunissaient pour quilter ensemble sur un même ouvrage. Cela fait bien sûr référence au travail collectif d’une ruche.

Illustration de Rebecca Barker, voir un article lui étant consacré ici.

Encore un grand merci à Laurence qui m’a gentiment transmis les modèles du BOM !

Encore une petite sieste ?

L’été s’étire encore, il ne fut finalement ni chaud ni sec, nous allons bientôt plonger dans les activités de la Rentrée… Pour commencer en douceur, prolongeons jusqu’au bout des moments de quiétude :

Chez Maïté par une si belle journée, qui ne rêve pas de faire une pause sur ce banc ? Ce quilt s’inspire d’un modèle de Jacqueline Morel paru dans Marie-Claire Idées. Tissus de récupération, bordure en lin ficelle, broderie rouge que vous aurez du mal à trouver dans les encyclopédies car il est le fruit du hasard : après un point de quilting avant qui ne se voyait pas assez, Maïté a eu l’idée de passer un fil rouge sous chaque point. Il en résulte une impression de point de tige bombé du plus bel effet. J’adore quand on sort des sentiers battus !

Commençons cette rentrée avec panache. Bientôt, je vous ferai découvrir le Traboutis de Pénélope, puis viendra la visite d’une bien belle expo en Bretagne !

Dé-thérapie…with Heart & Hands

Tout le monde passe dans sa vie des épreuves de toutes sortes, les quilteuses évidemment ne sont pas épargnées. En revanche, elles ont une manière bien saine d’exprimer leur colère, leur désarroi, leur peine… Elles créent ! Toutes les personnes aimant s’exprimer avec leurs mains et leur coeur : peintre, menuisier, cuisinier, jardinier ou quilteuse (chacun au choix au masculin ou au féminin !) sont finalement très proches. D’ailleurs la frontière entre artiste et artisan  ne m’intéresse pas, le point commun est l’impérieuse envie, le besoin de créer with heart & hands, comme on dit en anglais.

C’est l’occasion de vous annoncer un nouveau concours lancé par France-Patchwork, Un Quilt, Une Vie*, ce thème vous incite à exprimer vos joies… ou vos peines, pour lesquelles le patchwork est aussi efficace que beaucoup d’autres thérapies bien plus longues et onéreuses !  Précisément sur ce thème, je souhaite vous montrer mon dernier bébé que j’ai baptisé « Ma dé-thérapie ». Toutes les Abeilles qui m’entourent connaissent bien l’histoire : un magasin où j’assurais les cours et stages de patchwork a dû fermer en mars dernier, nous laissant sans structure. Ce n’est pas un grand drame de la vie bien sûr, mais nous avons toutes été déboussolées et désolées pour la gérante… et pour nous-mêmes. Personnellement j’ai réagi par une boulimie absolue de coupe de tissus, de couture à la chaine sur ma nouvelle machine… 

Ce quilt est finalement plus grand que prévu ; j’ai tellement aimé le coudre que je ne pouvais plus m’arrêter ! Il mesure 160 x 190cm.

Presque immédiatement, le gabarit du dé à coudre s’est imposé : Supergoof avait déjà commencé le sien, j’avais depuis quelques années le livre qui l’avait inspirée**, je voyais déjà ce bloc fleurir un peu partout***… Le résultat est un patchwork de restes de tissus de toutes sortes, c’est d’ailleurs l’occasion d’utiliser un des fameux dictons de Karine : « On ne peut improviser qu’en ayant fait des provisions« , ah ce bon sens de nos campagnes ! Je l’aime ce dicton, il me correspond autant pour la cuisine que pour le patchwork. Au début, j’ai suivi la palette de couleurs d’Ingrid (Supergoof), puis comme je n’avais pas assez de roses j’ai ajouté des verts, puis des gris… puis inévitablement des bleus, je n’ai pas pu m’en empêcher ! Il en résulte un quilt plein de souvenirs, des tissus de toutes provenances que je n’aurais jamais imaginé pouvoir mettre dans le même ouvrage. Le gabarit suffisamment petit (5 cm de haut) permet ces alliances originales : tissus aux imprimés contemporains, des repros, des japonais, des provençaux, des robes et chemisiers… Un beau méli-mélo à l’image de mon stock !

Puis j’ai eu envie de prendre le temps, pour une fois, de quilter longuement à la main. Le quilting est le fameux « Baptist Fan », ou l’éventail. J’ai opté pour la version décontractée de Bonnie Hunter (la Diva du scrap quilt dont j’adore m’inspirer !) qui correspond si bien à ce que j’avais envie de faire, vous pouvez d’ailleurs voir sa méthode ici,  et j’ai utilisé le fil spécial quilting main YLI 100% coton n° 17 couleur pêche.

Quilt tout de suite adopté pour une sieste dans le verger

Mon patchwork de dés a plu à plusieurs Abeilles qui ont surfé sur la vague : j’en ai déjà parlé dans les articles précédents du 5 mai Des dés, des dés, 24 mai  Les dés, suite et du 4 juilletDes dés encore : Surfons sur la Vague.

Vous pouvez cliquer sur chaque photo pour voir en plus grand !

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*Concours réservé aux adhérentes de l’association (www.france-patchwork.com) – Date limite d’envoi des dossiers le 15 mai 2012.

**Small blocks, Stunning Quilts de Biz Storms et Mary Elizabeth Kinch, Ed. That Patchwork Place, 2008

***Sew Scrappy for Fabric Lovers, Better Homes & Gardens Creative Collection, paru en octobre 2010, avec un « Tumblers Quilt » en couverture. Thimble signifie dé à coudre, alors que tumbler veut dire gobelet, même forme mais taille plus grande que le dé.