OK CORRAL

CORRAL : nom hispano-américain désignant un enclos pour chevaux ou bovins.

Madeleine et moi avons un jour décidé de nous lancer dans un quilt-tableau avec des chevaux, nous avions craqué pour le quilt de Joan Colvin « Dusty Circles in the Corral »*. Tout de suite ce titre m’évoqua l’expression « OK Corral », ancien souvenir d’un western de mon enfance, Règlement de comptes à OK Corral (1957) avec Kirk Douglas et Burt Lancaster. La même histoire est brillamment reconstituée dans Wyatt Earp (1994) avec Kevin Costner, Denis Quaid et aussi Mark Harmon tout jeune, le futur séduisant « patron » de l’équipe de NCIS !

OK CORRAL évoque une célébrissime fusillade ayant eu lieu à Tombstone (sud de l’Arizona) en 1881, qui symbolise pour les Américains la lutte contre les brigands « sans foi ni loi » sévissant alors dans ces petites villes de la Frontière Ouest. OK CORRAL était simplement un établissement en bois au milieu de la ville, un lieu pour mettre en pension les chevaux ou en louer, comprenant une petite cour intérieure faisant office d’écurie. C’est dans cette cour -ou bien au carrefour d’à côté, les versions diffèrent- que les huit « bons et méchants » échangèrent 17 coups de feu en à peine 30 secondes. Trois morts, trois blessés et l’entrée pour tous dans la grande légende du Far West !

Autre souvenir cinématographique, le corral dans lequel Robert Redford tente d’approcher le cheval blessé dans L’homme qui murmurait à l’oreille des chevaux (1998)… Corral, ce mot a décidément le don de m’évoquer de bien beaux acteurs.

On est donc bien loin du quilt que Madeleine et moi voulions faire ! Revenons à nos chevaux. Nous avons préparé nos ouvrages ensemble, choisi les tissus d’un commun accord, préparé les gabarits… Nous sommes restées assez fidèles au modèle qui nous plaisait tant, avec quelques modifications toutefois. Par exemple, les chevaux ont trois gabarits : les plus grands sont vers le bas en premier plan, les moyens au milieu et les plus petits en haut, afin de donner une légère perspective. Et pour personnaliser nos ouvrages, nous avons chacune fait une bordure différente, Madeleine tout-à-fait dans l’esprit « Corral » :

Le Haras (2008), offert par Madeleine à son petit-fils

Tout comme le modèle, les chevaux sont appliqués, les queues sont des fils de coton DMC tressés et cousus partiellement.

Pour le mien, j’avais l’idée de faire une bordure visuellement forte, pour évoquer cet animal domestiqué depuis des millénaires mais toujours sauvage de nature. J’avais en tête des images de « Navajo rugs », les couvertures ou tapis tissés dans ce sud-ouest américain.

Onze chevaux pour célébrer les onze ans de mon fils !

Cet ouvrage reste un très beau souvenir de partage de notre passion !

Une question que je me pose toujours quelques mois après la réalisation d’un quilt : que changerais-je si je le refaisais maintenant ? Eh bien, je complèterais le quilting trop discret (il y a quelques herbes, quelques marques de poussière qui volète…) et cela mériterait plus de  mouvements et de tourbillons de poussière. Je le ferai peut-être un jour… Autre modification éventuelle : je crois que je ferais une bordure dans le même esprit mais plus sophistiquée, pour approcher encore plus l’aspect des tissages des couvertures indiennes du peuple Navajo.

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Dans la chaleur et la poussière d’un corral tournent sans fin les chevaux…

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* Livre « Quilts from Nature » de Joan Colvin, rempli de quilts magnifiques, édité par Martingale & Co (That Patchwork Place, 1993).

Pourquoi pas VOUS à Brouage ?…

Vendredi dernier, lors de ma visite à Brouage, j’ai eu la chance de discuter avec Dominique Husson dont je lis les articles avec avidité depuis tant d’années dans les Nouvelles du Patchwork. Il me semble que c’est elle qui a « inventé » l’exposition de Brouage, elle en est en tout cas une pièce maîtresse depuis le début et en symbolise à la fois la beauté et la rigueur. Elle m’a permis d’en saisir un peu plus l’esprit, les limites, les attentes…

A Brouage, il n’y a que de magnifiques quilts, c’est une évidence. La volonté des organisatrices est d’exposer les plus belles copies des quilts américains des XIXe – début XXe siècles, ainsi qu’éventuellement des quilts inspirés de cette époque. Je crois que, la première année, les quilts étaient tous entièrement assemblés à la main, alors qu’à présent seul le matelassage l’est encore obligatoirement. Cette année, même une bordure en appliqué-machine est présente ; a-t-elle échappé à la vigilance du jury ? Le quilt est magnifique, c’est juste un peu malicieusement que je pointe cette évolution, d’autant plus que le centre comportait aussi du tissu batik pas très d’époque !

Très jolie bordure appliquée… à cru, point de feston à la machine

Si vous souhaitez participer à cette exposition de prestige, vous avez donc bien compris que votre ouvrage devra évoquer l’esprit « quilt américain d’il y a 100 à 150 ans », l’Age d’Or des quilts classiques, il sera donc cousu de préférence avec des tissus « repro » qu’on peut à présent acheter facilement… Quoi d’autre ? Un conseil de D.Husson : ne pensez pas à la dimension du lit de votre petite nièce, pensez à… Brouage. En clair, pas de long rectangle disgracieux de la taille d’un couvre-lit une place, privilégiez les grands… jusqu’à immenses carrés, ou bien des rectangles élégants ! Le minimum est 1,50m de côté. Là encore, il faut accorder le droit au jury d’accepter un quilt extrêmement travaillé de 1,47m… et d’en refuser un autre d’ 1,50m pile. Les plus petits seront le plus souvent disposés sur des tables centrales, on les voit bien mais ils sont plus difficiles à bien photographier.

Quilt à dominante marron-bleue que j’aime beaucoup, quelle que soit la technique utilisée pour sa bordure ! Oeuvre de Liesbeth Spaans-Prins, « La Mangerie au chemin de roses et de ronces » (sous réserve)

Les modèles

A force de copier les plus beaux quilts des musées américains, Brouage risque de manquer de renouveau, car ceux qui n’ont pas encore été copiés -même avec l’abondance des propositions- ne le furent pas car ils manquaient peut-être de charme auprès des quilteuses actuelles. Il faut pourtant offrir au public de nouvelles oeuvres ! Donc les créatrices ont toute leur place. Ici la réflexion de mon fils de 13 ans devant les quilts copiés d’originaux : « A quoi ça sert de faire pareil ? Quand on copie, on n’avance pas ! »

 On peut aussi rechercher les techniques longtemps oubliées, comme les « Tile Quilts » que je considère comme une mine d’or. Les Abeilles, tenez-vous prêtes pour un stage sur cette technique à l’automne !

Les couleurs

Chacune d’entre nous a des combinaisons de couleurs préférées. Les couleurs très dominantes de Brouage sont rouge-beige-brun, très flatteuses dans un intérieur et sur les murs en pierre des salles d’expo. Mais les livres sur les quilts historiques insistent sur le manque de tenue dans le temps de certaines couleurs, c’est pourquoi les teintes nous apparaissent bien plus neutres que ne l’avaient choisies les quilteuses d’alors, ou bien fort différentes ! Par exemple, la couleur verte n’était obtenue, avant 1875, qu’en teignant successivement le tissu en jaune puis bleu indigo (ou l’inverse). Souvent le jaune partait et le vert devenait de plus en plus bleu ! Puis vint la teinture chimique en une seule opération… et malheureusement elle était très sensible à la lumière… Si vous voyez un quilt avec des tiges beige marronnasse, c’est que ce quilt date probablement juste d’après 1875 ! Les beige sont parfois des verts qu’on ignore… En revanche, les rouges et les bleus ont bien tenu dans le temps, notamment grâce à la garance et l’indigo. Osez donc les couleurs vives si vous les aimez , les quilteuses américaines les aiment en tout cas !

Dominique Husson est consciente de la maturité du concept « Brouage » et recherche des pistes pour en garder la vigueur. Pourquoi ne pas rebondir sur les quilts bicolores rouge/blanc comme à New-York ? Je lui ai  suggéré de le coupler avec des bicolores indigo/blanc, je l’ai sentie réticente mais malgré tout attentive. Elle souhaite aussi que soient plus souvent utilisées les harmonies anciennes mais peu exploitées à Brouage, parfois si appétissantes, comme framboise-pistache-chocolat ! Mais la nouvelle couleur qui lui tient à coeur est le « poison green », ce vert-jaune souvent couleur « renégate », utilisée à petite dose pour mettre encore plus en valeur les autres couleurs. Non, cette couleur n’est pas dangereuse, « juste » sur les anciennes tapisseries en papier peint pour lesquelles le produit utilisé pour teindre en vert était… l’arsenic, d’où son nom !

Quelques verts poison, dont le fil Aurifil mako 50 n° 5016, plus poétiquement baptisé « Péridot », une pierre semi-précieuse de ce vert-jaune particulier

Le matelassage d’un quilt destiné à Brouage

A vous donc de trouver -ou de créer- une maquette dans l’esprit de la fin du XIXe siècle, de la dimensionner généreusement, de créer une gamme de couleurs si possible un peu innovante mais restant dans « l’esprit tradi »… Et il faut surtout avoir de la passion pour votre ouvrage car vous allez vivre des centaines d’heures avec lui ! Il vous faut aussi une bonne pratique du matelassage main, des tendons prêts à l’épreuve du quilting intensif… Je me souviendrai toujours de mon sentiment de culpabilité après avoir incité notre abeille Maïté à terminer le quilting de son Arbre de Vie pour une exposition mineure… ce qui s’est soldé par une inflammation durable des tendons du poignet. Attention à toutes, prévoyez une grande marge de temps pour le matelassage. C’est finalement sa qualité, sa densité qui conditionneront la sélection finale de votre ouvrage.

Avis aux Abeilles

Nous allons donc nous joindre à la rentrée à l’Association de patchwork existant déjà à Colomiers. Parmi nous toutes réunies, il y en a quelques unes capables, à la fois par leurs capacités et leurs disponibilités, de présenter un ouvrage à Brouage. Pour celles qui le souhaitent : je me ferai un plaisir de vous aider à trouver votre modèle, à créer votre maquette, à choisir vos tissus… Réfléchissez si vous voulez vous lancer dans cette aventure, nous en reparlerons en septembre ! N’oubliez pas : je peux volontiers vous donner un coup de pouce, mais ce sera surtout un long chemin solitaire semé de difficultés, de doutes… mais quelle récompense au final !

The Civil War Quilt, ou la naissance d’un projet commun

La plume à Martine : 

Avez-vous eu la curiosité de visiter le site de Barbara Brackman consacré à la commémoration du 150ème anniversaire du début de la guerre de sécession  aux Etats- Unis ? Dès que nous avons eu l’information nous étions quelques-unes à visiter le site, et déjà les projets se construisaient dans notre tête !

En effet le groupe des Abeilles de notre Ruche est uni  par la passion, toujours renouvelée, du patchwork et par la curiosité, l’envie d’entreprendre, d’aller de l’avant de ses ouvrières laborieuses ! La reine de notre ruche connaît bien cette envie !  Nous ne manquons pas d’infos, de nouvelles pour entretenir cette curiosité ! 

Parfois l’envie s’arrête au stade de projet imaginé mais dans le cas du Civil War Quilt quelque chose s’est passé. Le lien avec l’histoire de ces femmes, de ces évènements nous auraient-ils émues ? Sans doute. Nous connaissons toutes ces blocs « Northern Star », « Seven Sisters »  et bien d’autres, nous les avons toutes ou presque déjà cousus, quiltés mais imaginer qu’ils avaient une histoire fut une découverte (au moins pour moi) . C’est ce qui a fait naître et grandir l’envie d’aller plus loin et de confectionner, chaque semaine, un bloc différent qui au final constituerait un quilt fabuleux qui raconterait une histoire authentique ! 

Une partie du groupe des Abeilles est engagée dans un projet commun « le Sampler de Sylvia » qui porte aussi une histoire formidable. Il faudrait que Katell nous en parle prochainement et nous montre les magnifiques blocs réalisés ! Certaines d’entre nous n’avaient pas osé se lancer dans ce projet mais avaient tout aussi envie de bâtir un projet en commun, le Civil War Quilt nous en fournit une excellente opportunité. L’envie a mis du temps à grandir jusqu’au jour où l’une d’entre nous pose la question « tu ne serais pas intéressée par Civil War car si tu es d’accord, on se lance ensemble ! » Quelques semaines ont encore été nécessaires et puis en avril Karine et moi-même avons annoncé officiellement par mail au groupe des Abeilles, avec la photo de notre premier bloc, la naissance de notre Civil War Quilt ! Nous avions presque la fierté d’une jeune maman !

Depuis nous cheminons, nous ne sommes pas très en avance, il y a déjà 22 blocs publiés
mais d’ici les vacances d’été nous aurons rattrapé le retard. Ce travail en commun nous fournit l’occasion de rencontres et d’échanges très chaleureux, il nous permet de mettre en commun nos savoirs respectifs et ainsi progresser et consolider nos connaissances.  Soutenues et encouragées par Katell les obstacles techniques (parfois compliqués) sont
plus faciles à surmonter ! Ce faisant nous participons au challenge international lancé par Barbara Brackman et ce n’est pas pour nous déplaire !  A suivre donc…

Avancement des blocs du CWQ de Martine

Ma galerie Flickr : http://www.flickr.com/photos/crbcsrmbr/with/5740909633/ et bientôt, nous aurons des photos des blocs de Karine.

A bientôt, Martine

Blog du Civil War Quilts : http://civilwarquilts.blogspot.com/

Nous publierons l’avancement de nos SBS cet été, nous sommes 6 ou 7 à l’avoir commencé. En attendant la rentrée et notre nouvelle organisation, nous cousons solitairement… Katell

Jeu de cubes de Madeleine l’Abeille

Après avoir terminé son Sampler de Débutante, Madeleine voulait commencer un ouvrage différent, à la main. Je lui ai donc apporté plusieurs photos d’ouvrages qui m’avaient récemment « tapé dans l’oeil » qui devaient de préférence être montés à la main. A ma grande joie, son choix s’est immédiatement porté sur le quilt de Marie-Claude publié dans Quiltmania (un article lui était consacré dans la rubrique « Quilts et Intérieurs de Charme », n° 57). Le modèle, Cubes Flottants, est fait de tissus japonais, ce que nous n’avions pas à notre disposition. Madeleine a donc choisi une base noire au lieu de l’indigo et a joué avec ses tissus pour des effets de lumière.

C’est une belle réussite ! Depuis, Madeleine a considérablement agrandi son stock de tissus. Elle aime toujours les scrap-quilts (quilts faits avec beaucoup de chutes de tissus différents) mais fait aussi des appliqués de grande élégance. Rendez-vous bientôt pour la présentation d’un autre ouvrage !

Des dés – Suite !

Chacune continue son patch de dés, j’ai vu lundi dernier celui d’Evelyne, très proche du mien dans l’esprit « récup » avec une dominante bleu-vert. Elle nous offrira une photo quand il sera quilté, à la rentrée sans doute !

Martine a innové en créant une très jolie bordure. Elle a trouvé des petits boutons en guise de fleurs et a finement brodé les tiges et feuilles.

Ici un des nombreux détails de la bordure si joliment quiltée et brodée (cliquez sur la photo pour agrandir)

Quant à Isabelle, notre Basque préférée, elle a choisi des batiks aux couleurs de mer, de sable, de surf, un vrai appel aux vacances ! Voici son message :

Un petit coucou en passant, le quilt aux dés ça fonctionne ….même si cela
n’avance pas aussi vite que je le voudrais. Mais je trouve cette technique très
agréable, une fois que l’on a pris le coup de main bien sûr!

Eliane en revanche, n’a pas « accroché » à cette technique et n’aime pas le résultat obtenu par son premier essai. Peut-être un manque de contraste dans les valeurs ? Il est vrai que ce modèle est particulier et je vous ai incitées à choisir un gabarit petit qui réclame attention et endurance !

Celui de Madeleine, aux dés de 4 cm de haut, passe des vacances chez moi :

Et le mien ? Toujours en cours de matelassage !

  Avec ce temps, le patio est idéal pour quilter !

Quilting en éventail, c’est la première fois que je l’utilise mais j’adore le résultat !

Patchwork et Histoire, histoire de patchwork

Aujourd’hui, je suis très heureuse de laisser Martine s’exprimer ! C’est une de ces Abeilles qui veut toujours apprendre, comprendre, partager… Qui croirait, en voyant tous ses ouvrages et ses connaissances, qu’elle n’a commencé le patchwork qu’en janvier 2009 ?…

Connaissez-vous Barbara Brackman ? Elle n’est pas vraiment connue pour ses quilts, mais elle en parle de façon magnifique et ce qu’elle nous en dit donne finalement du sens à nos travaux d’aiguille ! Cette Américaine est historienne du patchwork aux Etats-Unis. D’origine très ancienne, le patchwork  n’est pas né aux Etats-Unis mais s’y est énormément développé d’une manière originale et connaît encore aujourd’hui un engouement important, on peut même parler d’un nouvel intérêt considérable !

Barbara Brackman a publié de nombreux ouvrages, dont le fameux « Encyclopedia of Pieced Quilt Patterns », une bible en quelque sorte où sont répertoriés plus de 4000 blocs classés selon leur schéma, avec la date de première parution, les divers noms attribués…  Un autre de ses nombreux livres, le seul traduit en français, raconte l’évolution des tissus sur le marché américain, leur disponibilité, les progrès techniques, la mode : passionnant ! Elle est également styliste-créatrice de tissus de reproductions, chercheuse, visiteuse infatigable de musées et d’expositions… Pour suivre ses recherches et ses découvertes, allez visiter son blog généraliste.

Quilts traditionnels et tissus anciens : 1770-1890

Cette année, Barbara Brackman s’intéresse plus particulièrement aux quilts du 19ème siècle associés à la guerre civile américaine (1861-1865)  qui fut un tournant majeur dans l’économie et la philosophie des Etats-Unis, puisqu’elle aboutira à l’abolition de l’esclavage.  Sa démarche originale, ouverte et pédagogue, est de nous proposer sur un autre blog, « Civil War Quilts », l’histoire de cette guerre via les femmes et leurs ouvrages en patchwork.  Nous pouvons chaque semaine, pendant toute cette année de commémoration, confectionner un bloc dont le nom évoque un épisode de cette époque. Nous apprenons ainsi l’Histoire qui se rattache à des blocs que nous connaissons « techniquement » puisque nous apprenons aussi à les faire. Il n’est d’ailleurs pas rare que ces blocs, dits traditionnels, ornent nos premiers samplers.

Mais le plus intéressant sans doute c’est qu’en nous parlant de ces blocs et des évènements auxquels ils sont associés, Barbara Brackman nous parle des femmes qui les ont conçus ou qui y sont liées. Ainsi derrière des modèles techniques apparaît une aventure humaine et féminine très riche. Chaque quilteuse connaît la charge symbolique et historique du fameux « Dear Jane » mais Barbara va plus loin en nous parlant de ces nombreuses femmes souvent anonymes, elle resitue ainsi leur  rôle et leur donne une légitimité historique.

L’accès à cette connaissance historique nous permet de comprendre, sans doute, l’engouement du patchwork aux Etats Unis dont les racines se confondent avec l’histoire de la société américaine et son évolution.

Nous reparlerons du Civil War Quilt qui passionne plusieurs Abeilles !

A bientôt,

Martine

Un sincère témoignage de solidarité

Le drame du séisme couplé du tsunami au Japon n’a que deux mois, mais nous n’avons plus beaucoup d’informations au sujet des besoins de la population de cette côte nord-est dévastée. Les déblaiements se poursuivent, de nouveaux logements sont attribués tant bien que mal, les Japonais vont de l’avant car ils savent bien que ce n’est pas en se lamentant qu’ils vont arranger les choses. Dignité culturelle admirable…

Des milliers de quilteuses du monde entier participent à des élans de solidarité ; ici dans notre région toulousaine, les Abeilles ont également fait quelques quilts présentés par Callale sur son blog. Nous espérons de tout coeur que nos quilts seront bien offerts à ceux qui en auront vraiment besoin sur place.

Pourquoi tant de quilts similaires ? Pour le moment, nous n’avons plus de lieu de réunion depuis que « Le Grenier à Idées », le magasin de nos rencontres, a dû fermer. J’ai donc donné quelques instructions par mail et laissé chacune coudre chez elle. Il fallait un modèle rapide et facile, mais je souhaitais quand même en profiter pour introduire un détail technique nouveau pour les plus nouvelles. J’aimais bien le bloc Bento Box mais j’ai finalement préféré ce bloc simple et pourtant très graphique avec certains tissus à rayures en particulier. Il suffit de connaître le truc de la couture partielle ! La grosse différence avec un log cabin est que chaque rectangle entourant le centre est exactement de la même taille, d’où une grande facilité de coupe.

1er essai d’assemblage des carrés

 Blocs avec couture partielle

On commence par coudre une bande et un côté du carré central mais on ne va pas jusqu’au bout (on arrête éventuellement avec quelques points arrière). Soit le carré est dessous, soit dessus, à votre guise.
Coudre en entier les autres bandes tout autour à la manière d’un log cabin.
Terminer en reprenant la première couture interrompue en se mettant sur la ligne de couture, quelques points avant la fin temporaire et coudre cette fois jusqu’au bout !
Ne vous inquiétez pas du sens de couchage des marges de coutures : dans un sens ou l’autre cela ne pose aucun problème !

Couture partielle (arrêtée bien avant la fin) qui sera terminée quand les 3 autres rectangles seront cousus.

Quelques quilts pour le Japon

Callale est la seule Abeille de notre Ruche à tenir un blog depuis longtemps, elle fait partie des brodeuses infiniment patientes qui brodent à un fil des tableaux  raffinés au point de croix. Elle s’est lancée dans le patchwork lors d’un congé de maternité et j’ai tout de suite vu à quel point elle a le sens des couleurs ; sa palette est un peu surannée, douce et douillette.

Son nouveau chef d’oeuvre étant de décembre et réclamant amour, soins, attention… et lait, elle n’a pas le temps de faire beaucoup de patch mais a pourtant activement participé à la création de quilts pour le Japon ; je vous laisse découvrir son petit reportage lors de notre dernière rencontre : http://defilenpoints.over-blog.com/

Dernier rendez-vous lundi 9 mai, afin de remettre à Josette Billard, la déléguée FP de notre département, nos quelques quilts qu’elle remettra à une organisation chargée de les expédier et les distribuer. Ce sera encore un plaisir de nous revoir !

Des dés, des dés…

J’aime la simplicité apparente des quilts faits avec un seul gabarit. Simplicité bien sûr dans la répétition, mais subtilité souvent dans l’agencement des tissus de couleurs et valeurs différentes. On reste souvent sans voix devant un simplissime assemblage de carrés ou un Jardin de Grand-Mère…

Le mois dernier, quelques Abeilles ont voulu apprendre les astuces pour coudre des dés, non pas de manière traditionnelle à la main comme Supergoof* Superquilteuse mais « à la Katell », avec un ensemble de petits trucs pour coudre si possible vite et bien à la machine.

Eh bien, voici le premier résultat ! Madeleine a déjà terminé ce mini-quilt avec des chutes de tissus « repros », c’est-à-dire des reproductions de tissus anciens du XIXe siècle. Qu’en pensez-vous ? 

Moi, j’adore ! Et le mien?… En cours de quilting à la main, vous le verrez donc un peu plus tard !

*Blog de Supergoof : www.supergoof.web-log.nl/