Orange et turquoise, expression forte

Récemment, un nouveau blog est né de l’autre côté de la Méditerranée, Multicolored Pieces ; Nadia, à la culture multi-nationale, vit en Tunisie et  crée toutes sortes d’objets avec un goût très sûr. J’adore ses pots en mosaïque, écrins de si jolies plantes !
Son pays vient de vivre une révolution, le pays voisin, la Lybie, est encore en pleine effervescence. Son dernier article relate avec beaucoup de clarté et de talent les violences passées et les enjeux actuels. Récit écrit en anglais, mais vous pouvez peut-être le faire traduire automatiquement (merci Google, même si ce n’est bien sûr pas parfait !).
Nadia fait des tableaux textiles également, l’un d’entre eux a mis dix années pour aboutir ; vous savez, c’est un des ouvrages qu’on prend, délaisse, reprend… C’est la libération toute récente de la ville de Tripoli qui l’a suffisamment inspirée pour terminer ce tableau :
Revolution 2011: Order and Disorder
(41.5″x46″, 105cmx117cm).

Les carrés extérieurs –en haut et à droite– représentent l’ordre et l’harmonie, le but à atteindre, alors que le panneau central montre la désintégration dans le désordre, les bordures noires montrant la rupture et la possibilité du chaos. Les coulées orange, fuchsia, rouges et pourpre (si patiemment et finement appliquées à la main) montrent les méandres, le labyrinthe des situations imbriquées et peut-être le sang qui coule, alors que les tissus bleus et verts, volontairement effrangés et aux formes indéfinies, suggèrent l’incertitude  de la stabilité d’une société. Les maîtres-mots de cette oeuvre sont ordre et désordre, discipline et chaos, le Bien et le Mal, inspiration directe des soubresauts, des guerres, des révolutions, et l’aspiration à la paix et la victoire des libérateurs.

Cela fait du bien de voir une si forte interprétation artistique, surtout si elle est au-delà de notre confort personnel. La capacité d’expression de Nadia me touche, je souhaitais donc la partager avec vous.

Nadia, je t’en prie, n’hésite pas à compléter !

Orange et turquoise, duo de choc !

Savez-vous comment se prévoient des modes ? Il existe des scruteurs professionnels des futures tendances,  à l’affût de ce qui va plaire au public, et ils vendent leurs déductions et intuitions très cher ! Pour la mode féminine, l’avenir du prêt-à-porter se lit dans les quartiers branchés de New-York, Paris, Milan. Une Bretonne d’adoption, Nelly Rodi, a monté une des agences les plus influentes et pointues dans ce domaine. Et pourquoi, par exemple, fleurissent des cuisines rouges, des robots ménagers rouges avec un indéniable succès ? L’agence Nelly Rodi l’avait senti, l’avait conseillé, a été écouté par les industriels… Nelly Rodi, par son sens de l’observation aiguisé, s’est imprégnée des années durant de l’essence même de la Bretagne , mélange de racines celtes et d’avancées picturales des Nabis et autres peintres régionaux, puis a initié le style breton moderne actuel, si présent dans la région car enraciné dans la tradition. A présent, son influence est internationale.

Parfois, il semble que tout, autour de vous, veuille vous guider vers une nouvelle voie. Scruteuse passive, une nouvelle harmonie s’impose à moi de façon insistante, deux couleurs que je ne choisis d’habitude jamais : vais-je succomber ? C’est un duo de choc : turquoise et orange !

Ma copine peintre du Pays de Galles (je me vante, je ne la connais que via internet, mais je l’aime :-)) a montré le chemin en préparant sa nouvelle exposition, des tableaux avec toujours un oiseau de sa campagne galloise. Admirez ce martin-pêcheur : c’est un oiseau bien de chez nous déguisé en perroquet d’Amazonie !

Valériane Leblond explore une nouvelle voie pour sa future exposition, sa palette est pleine de couleurs chaudes ! Si vous souhaitez mieux la connaître, vous avez tous les liens dans un précédent post ici.

Autre genre de peinture, je dois repeindre quelques pièces de ma maison –bientôt moins d’articles ici pour cause de chantier…–  et voilà que je tombe sur un blog entièrement consacré aux intérieurs… turquoise.

Je remarque comme il est difficile de nommer les couleurs parfois ; voici deux photos tirées de la catégorie turquoise-orange, l’une est vive et dense, l’autre bien plus douce.

Pourquoi ces deux couleurs ensemble ? Dans la théorie de la roue des couleurs, cela se justifie pleinement puisqu’elles sont complémentaires (à l’opposé), d’où le choc ! Comme on le voit sur les deux photos, on peut jouer sur l’intensité des couleurs en ajoutant du blanc (vers du plus pastel), du noir ou du gris (pour des couleurs moins vives)… Tout un jeu de couleurs qu’on retrouve en patchwork !

Dans l’art japonais, on retrouve souvent l’association indigo/rouge, souvent plutôt tirant vers l’orange, en complémentarité parfaite ; le turquoise n’est en général pas très présent, l’indigo clair étant plus froid, mais on en trouve des touches dans les tissus anciens quand même ! Pour le plaisir, je ne résiste pas à vous montrer de nouveau un quilt de Marie Claude dans cette harmonie :

Les Etoiles immobiles, en tissus japonais (photos tirées de son blog, la Chambre des Couleurs)

Afin de me donner des idées pour mon intérieur, j’ai aussi cherché  l’inspiration dans des aquarelles du côté de chez Carl Larsson (1853-1919), avec ce style scandinave campagnard simple et intemporel. Bingo : L’harmonie turquoise – brique est bien là, adoucie par la douce lumière du Nord.

Quelques aquarelles de Carl Larsson et une photo de la salle à manger, dans sa maison devenue musée à Sundborn. Toujours l’opposition d’un bleu ou vert ou bleu-vert associé à un rouge ou orange ou corail.

Pourquoi cette envie de couleurs soudain dans mon intérieur ? J’aimais pourtant la sobriété des murs blancs et des meubles en bois foncé, juste égayé par les tableaux de ma fille et mes propres quilts… généralement plutôt sobres. La crise des 50 ans ? Si je finis par succomber aux couleurs partout, je vous le dirai !!

Cerise sur le gâteau, récemment Nathalie (PatchNath) nous faisait gentiment remarquer que c’est elle qui a inspiré la bordure du « Bouquet d’antan » de Madeleine (nous n’avions gardé aucune trace à l’époque, je n’imaginais pas ouvrir un blog)… et le sien est magnifique, devinez dans quelles couleurs :

Regardez ce bijou ! Carl Larsson aurait bien pu le dessiner ! Nathalie, tu as choisi une superbe harmonie pour ce bouquet, avec l’ajout de cette bordure magnifique, c’est « normal » que tu sois copiée 😉 Je te remercie de l’avoir bien pris et te souhaite toujours autant de belles inspirations !

A vrai dire, j’ai déjà utilisé un peu de turquoise dans un panneau issu d’un hors-série consacré au log cabin (ed. de Saxe), c’était déjà au siècle dernier, je l’aime toujours bien, mais si je le refaisais je changerais le fond :

Racontez-moi, avez-vous des envies de nouvelles couleurs ?

Dé-thérapie…with Heart & Hands

Tout le monde passe dans sa vie des épreuves de toutes sortes, les quilteuses évidemment ne sont pas épargnées. En revanche, elles ont une manière bien saine d’exprimer leur colère, leur désarroi, leur peine… Elles créent ! Toutes les personnes aimant s’exprimer avec leurs mains et leur coeur : peintre, menuisier, cuisinier, jardinier ou quilteuse (chacun au choix au masculin ou au féminin !) sont finalement très proches. D’ailleurs la frontière entre artiste et artisan  ne m’intéresse pas, le point commun est l’impérieuse envie, le besoin de créer with heart & hands, comme on dit en anglais.

C’est l’occasion de vous annoncer un nouveau concours lancé par France-Patchwork, Un Quilt, Une Vie*, ce thème vous incite à exprimer vos joies… ou vos peines, pour lesquelles le patchwork est aussi efficace que beaucoup d’autres thérapies bien plus longues et onéreuses !  Précisément sur ce thème, je souhaite vous montrer mon dernier bébé que j’ai baptisé « Ma dé-thérapie ». Toutes les Abeilles qui m’entourent connaissent bien l’histoire : un magasin où j’assurais les cours et stages de patchwork a dû fermer en mars dernier, nous laissant sans structure. Ce n’est pas un grand drame de la vie bien sûr, mais nous avons toutes été déboussolées et désolées pour la gérante… et pour nous-mêmes. Personnellement j’ai réagi par une boulimie absolue de coupe de tissus, de couture à la chaine sur ma nouvelle machine… 

Ce quilt est finalement plus grand que prévu ; j’ai tellement aimé le coudre que je ne pouvais plus m’arrêter ! Il mesure 160 x 190cm.

Presque immédiatement, le gabarit du dé à coudre s’est imposé : Supergoof avait déjà commencé le sien, j’avais depuis quelques années le livre qui l’avait inspirée**, je voyais déjà ce bloc fleurir un peu partout***… Le résultat est un patchwork de restes de tissus de toutes sortes, c’est d’ailleurs l’occasion d’utiliser un des fameux dictons de Karine : « On ne peut improviser qu’en ayant fait des provisions« , ah ce bon sens de nos campagnes ! Je l’aime ce dicton, il me correspond autant pour la cuisine que pour le patchwork. Au début, j’ai suivi la palette de couleurs d’Ingrid (Supergoof), puis comme je n’avais pas assez de roses j’ai ajouté des verts, puis des gris… puis inévitablement des bleus, je n’ai pas pu m’en empêcher ! Il en résulte un quilt plein de souvenirs, des tissus de toutes provenances que je n’aurais jamais imaginé pouvoir mettre dans le même ouvrage. Le gabarit suffisamment petit (5 cm de haut) permet ces alliances originales : tissus aux imprimés contemporains, des repros, des japonais, des provençaux, des robes et chemisiers… Un beau méli-mélo à l’image de mon stock !

Puis j’ai eu envie de prendre le temps, pour une fois, de quilter longuement à la main. Le quilting est le fameux « Baptist Fan », ou l’éventail. J’ai opté pour la version décontractée de Bonnie Hunter (la Diva du scrap quilt dont j’adore m’inspirer !) qui correspond si bien à ce que j’avais envie de faire, vous pouvez d’ailleurs voir sa méthode ici,  et j’ai utilisé le fil spécial quilting main YLI 100% coton n° 17 couleur pêche.

Quilt tout de suite adopté pour une sieste dans le verger

Mon patchwork de dés a plu à plusieurs Abeilles qui ont surfé sur la vague : j’en ai déjà parlé dans les articles précédents du 5 mai Des dés, des dés, 24 mai  Les dés, suite et du 4 juilletDes dés encore : Surfons sur la Vague.

Vous pouvez cliquer sur chaque photo pour voir en plus grand !

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*Concours réservé aux adhérentes de l’association (www.france-patchwork.com) – Date limite d’envoi des dossiers le 15 mai 2012.

**Small blocks, Stunning Quilts de Biz Storms et Mary Elizabeth Kinch, Ed. That Patchwork Place, 2008

***Sew Scrappy for Fabric Lovers, Better Homes & Gardens Creative Collection, paru en octobre 2010, avec un « Tumblers Quilt » en couverture. Thimble signifie dé à coudre, alors que tumbler veut dire gobelet, même forme mais taille plus grande que le dé.

Scrap quilts : ya d’ la joie dans la récup !

A chacune sa façon d’aborder le patchwork. Certaines sont heureuses de suivre un modèle à la lettre,  tout leur art étant de reproduire à l’identique, avec constance et précision, ce qui leur a plu. Pourquoi pas ? La seule limite étant de trouver exactement les mêmes tissus… Vous n’imaginez pas les difficultés des vendeuses-conseilllères, dans un magasin de tissus de patchwork, pour trouver tout un ensemble de tissus collant parfaitement avec un quilt photographié dans un magazine ! D’où finalement le succès des kits proposés par certaines stylistes, avec explications et tissus dans une pochette, ce qui correspond à une demande. Sans oublier celles qui n’ont pas de magasin près de chez elles ni accès à Internet… Mais oui, beaucoup de personnes sont encore concernées.

Si on accepte de lâcher la main, affirmer la personnalisation d’un modèle, c’est déjà un pas de fait. Beaucoup de quilteuses réussissent à interpréter un modèle en utilisant au moins une partie de leur Trésor,  je veux dire leur réserve de tissus accumulés au fil des années… Et quand l’utilisation des restes de toutes sortes devient une jubilation, une fièvre de l’inattendu, le trésor devient le creuset de la création. C’est si drôle de mélanger tous ses souvenirs d’étoffes !

Comme je reste très classique dans mon expression, je me cantonne aux formes traditionnelles du patchwork, il y a déjà tant à faire ! Une fois la géométrie choisie -ici le modèle des dés- je m’amuse ! J’aime beaucoup la simplicité des scrap-quilts avec un seul gabarit. Pour celui-ci, j’ai respecté en général la règle du clair et du foncé en alternance, mais parfois j’ai volontairement cassé l’harmonie. Je ne dirai pas comme d’anciennes quilteuses construisant un bloc avec une erreur appelé « bloc d’humilité », que c’est « parce que seul Dieu est parfait », chez moi c’est juste parce que cela me plaît !

Dans cette partie du quilt, les contrastes sont parfois moins marqués, les répétitions n’ont pas été évitées… Ces imperfections donnent pour moi de l’intérêt à l’ensemble, l’oeil s’attardant sur toutes les particularités.

Me lancer dans un scrap quilt est pour moi une vraie fête, mais attention, il ne faut pas vous risquer alors dans mon atelier, sous peine d’apoplexie. Les tissus sont éparpillés partout, j’ai besoin de tout voir, tout toucher, tout mélanger pour décider ce que je veux faire. Je me plonge sans complexe dans les mélanges improbables mais finalement très sages : n’ai-je pas déjà un jour choisi, élu parmi d’autres, chacun de ces morceaux ?

Ce goût pour la liberté d’association des tissus m’a été insufflée par un formidable livre de Roberta Horton*. J’avais déjà la fascination des associations vues dans des quilts anciens, ainsi que ceux de Will Vidinic dont je conservais toutes les photos publiées dans divers magazines. Ils me parlaient tellement plus que les ouvrages bien sagement symétriques ! Ce livre culte m’ouvrit une autoroute vers le Scrap Quilt et, plus tard, me donna les clés pour mieux conseiller mes élèves dans les choix des tissus.

Au XXIe siècle, nous avons celle que les quilteuses américaines appellent « La Diva du Scrap quilt », Bonnie Hunter. Nous sommes des milliers à lire son blog, suivre ses quilts-mystère, copier ses idées… qu’elle partage si généreusement. Plus que de longs discours, si vous ne la connaissez pas encore, allez visiter :

– son blog, http://quiltville.blogspot.com/, vous suivez en continu ses déplacements, son enthousiasme, ses conférences, ses lectures… Foisonnement d’activités non-stop !

– son site http://quiltville.com/ : ici, c’est la caverne d’Ali-Baba ! vous avez un nombre impressionnant de modèles de scrap-quilts innovants, de multiples trucs et astuces de stockage, de coupe, de montage… J’ai aussi beaucoup appris d’elle, cela m’a souvent aidé à améliorer les stages que j’ai pu proposer.

– ses livres : Adventures with Leaders & Enders, des astuces très futées de prédécoupe des tissus, ou aussi comment coudre 2 tops à la fois… Epoustoufflant ! Et aussi : Scraps & Shirttails, re-use, re-purpose, recycle, the art of quilting green, puis le tome 2 Scraps & Shirttails 2, continuing the art of quilting green, avec des quilts utilisant toutes sortes de restes de tissus, des techniques d’assemblage si futées que vous faites des quilts (presque) en un clin d’oeil.

Si vous n’avez encore jamais tenté de vous lancer dans un scrap-quilt, vous ne connaissez pas encore toutes les joies du patchwork, essayez, vous serez sans doute conquise ! C’est aussi la satisfaction de faire diminuer son stock de tissus parfois envahissant…

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* Scrap Quilts, the Art of Making Do (1998), également en français Scrap Quilts, l’art d’utiliser les chutes de tissus (2000). Ce livre se fait rare sur le marché… Rançon du succès !

Un quilt au charme fou

En visite chez Maïté l’Abeille, j’ai de nouveau admiré dans son salon un quilt qu’elle a fait bien avant notre rencontre ; elle habitait alors à Nantes et avait la grande chance d’avoir Renée Ferré* comme professeur.

Dès le premier regard, ce quilt enchante par ses fondus de couleurs, des tons frais et changeants. Puis vous écoutez les précisions données par Maïté : « Ceci est un Charm Quilt. Idéalement, il devrait se composer de 999 pièces, je n’ai pas réussi à atteindre le nombre magique puisque le mien en comporte 1024. » Puis elle explique que, comme tout Charm Quilt qui se respecte, aucun tissu ne se répète et donc qu’on a ici 1024 tissus différents !

Dans les années 1990, quelques quilteuses françaises  redonnèrent une nouvelle jeunesse à cet exploit jadis à la mode (fin du XIXe siècle, puis années 1920-1930 aux Etats-Unis). La règle du jeu est simple… mais pas si facile à suivre en totalité ! Le quilt doit :

– comporter un seul gabarit (carré, losange, hexagone…)                                                              

– utiliser chaque tissu une seule fois dans l’ouvrage                                                                       

– aucun tissu ne doit avoir été acheté mais récupéré, offert, échangé                                         

– le quilt aura idéalement 999 pièces…

Rarement sont réunies ces quatre conditions, mais certaines y arrivent quand même ! L’important toutefois est de s’amuser, c’est un exercice de coloriste passionnant que je vais peut-être lancer l’année prochaine chez les Abeilles. Si vous souhaitez vous aussi approfondir ce challenge, admirer d’autres Charm Quilts extraordinaires réalisés en France dans les années 90, essayez de vous procurer un des livres de Smaranda Bourgery :

Ne passez pas l’introduction, elle comporte de forts bons conseils.

Et pourquoi donc ce nom de Charm Quilt ? C’est une jolie ambiguïté des langues anglaise et française, car lorsque nous sommes charmés, enchantés, ce peut être justifié par quelque chose (ou quelqu’un !) de joli, ravissant, charmant, ou bien plus mystérieusement le résultat d’un sortilège, de la magie, d’un charme, d’un enchantement… Et quoi de plus enchanteur qu’un quilt au charme évident… et aux charmes cachés ?

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*Nous sommes nombreuses à admirer ses modèles présentés dans Quiltmania, elle fait partie de la brillante équipe depuis le tout début !

Quilts en liberté

Un livre de patchwork vient de sortir en français :

 Ce n’est pas une quilteuse chevronnée, mais une styliste touche-à-tout britannique très talentueuse qui a concocté ce bouquin. On a grand plaisir à le feuilleter ; tout d’abord, la couverture cartonnée est très agréable au toucher. A l’intérieur c’est un festival de couleurs, car cette dame a utilisé de beaux tissus aux riches imprimés, dont certains de Kaffe Fassett, avec qui elle a plus d’un point commun. Elle est également inspirée par les univers de Tricia Guild, Anna-Maria Horner, Amy Butler, Denyse Schmidt, qui toutes manient les couleurs avec brio et modernité.

Avec elle, chaque quilt a son histoire, son ambiance. Elle explique l’importance du choix des tissus qui conditionnera le style, l’allure du quilt. Les explications sont rationnelles, sans superflu, rassurantes.

Même si je trouve que ce livre est plutôt destiné aux quilteuses intermittentes car les modèles sont tous simplissimes, il vous séduira sans doute par la fraicheur et la féminité qui s’en dégagent.

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Pour mieux connaître l’auteur et ses multiples facettes, vous pouvez rendre visite à son site : www.yarnstorm.blogs.com . Tricot, crochet, cuisine, jardinage, photo… Que de tentations !

Pourquoi pas VOUS à Brouage ?…

Vendredi dernier, lors de ma visite à Brouage, j’ai eu la chance de discuter avec Dominique Husson dont je lis les articles avec avidité depuis tant d’années dans les Nouvelles du Patchwork. Il me semble que c’est elle qui a « inventé » l’exposition de Brouage, elle en est en tout cas une pièce maîtresse depuis le début et en symbolise à la fois la beauté et la rigueur. Elle m’a permis d’en saisir un peu plus l’esprit, les limites, les attentes…

A Brouage, il n’y a que de magnifiques quilts, c’est une évidence. La volonté des organisatrices est d’exposer les plus belles copies des quilts américains des XIXe – début XXe siècles, ainsi qu’éventuellement des quilts inspirés de cette époque. Je crois que, la première année, les quilts étaient tous entièrement assemblés à la main, alors qu’à présent seul le matelassage l’est encore obligatoirement. Cette année, même une bordure en appliqué-machine est présente ; a-t-elle échappé à la vigilance du jury ? Le quilt est magnifique, c’est juste un peu malicieusement que je pointe cette évolution, d’autant plus que le centre comportait aussi du tissu batik pas très d’époque !

Très jolie bordure appliquée… à cru, point de feston à la machine

Si vous souhaitez participer à cette exposition de prestige, vous avez donc bien compris que votre ouvrage devra évoquer l’esprit « quilt américain d’il y a 100 à 150 ans », l’Age d’Or des quilts classiques, il sera donc cousu de préférence avec des tissus « repro » qu’on peut à présent acheter facilement… Quoi d’autre ? Un conseil de D.Husson : ne pensez pas à la dimension du lit de votre petite nièce, pensez à… Brouage. En clair, pas de long rectangle disgracieux de la taille d’un couvre-lit une place, privilégiez les grands… jusqu’à immenses carrés, ou bien des rectangles élégants ! Le minimum est 1,50m de côté. Là encore, il faut accorder le droit au jury d’accepter un quilt extrêmement travaillé de 1,47m… et d’en refuser un autre d’ 1,50m pile. Les plus petits seront le plus souvent disposés sur des tables centrales, on les voit bien mais ils sont plus difficiles à bien photographier.

Quilt à dominante marron-bleue que j’aime beaucoup, quelle que soit la technique utilisée pour sa bordure ! Oeuvre de Liesbeth Spaans-Prins, « La Mangerie au chemin de roses et de ronces » (sous réserve)

Les modèles

A force de copier les plus beaux quilts des musées américains, Brouage risque de manquer de renouveau, car ceux qui n’ont pas encore été copiés -même avec l’abondance des propositions- ne le furent pas car ils manquaient peut-être de charme auprès des quilteuses actuelles. Il faut pourtant offrir au public de nouvelles oeuvres ! Donc les créatrices ont toute leur place. Ici la réflexion de mon fils de 13 ans devant les quilts copiés d’originaux : « A quoi ça sert de faire pareil ? Quand on copie, on n’avance pas ! »

 On peut aussi rechercher les techniques longtemps oubliées, comme les « Tile Quilts » que je considère comme une mine d’or. Les Abeilles, tenez-vous prêtes pour un stage sur cette technique à l’automne !

Les couleurs

Chacune d’entre nous a des combinaisons de couleurs préférées. Les couleurs très dominantes de Brouage sont rouge-beige-brun, très flatteuses dans un intérieur et sur les murs en pierre des salles d’expo. Mais les livres sur les quilts historiques insistent sur le manque de tenue dans le temps de certaines couleurs, c’est pourquoi les teintes nous apparaissent bien plus neutres que ne l’avaient choisies les quilteuses d’alors, ou bien fort différentes ! Par exemple, la couleur verte n’était obtenue, avant 1875, qu’en teignant successivement le tissu en jaune puis bleu indigo (ou l’inverse). Souvent le jaune partait et le vert devenait de plus en plus bleu ! Puis vint la teinture chimique en une seule opération… et malheureusement elle était très sensible à la lumière… Si vous voyez un quilt avec des tiges beige marronnasse, c’est que ce quilt date probablement juste d’après 1875 ! Les beige sont parfois des verts qu’on ignore… En revanche, les rouges et les bleus ont bien tenu dans le temps, notamment grâce à la garance et l’indigo. Osez donc les couleurs vives si vous les aimez , les quilteuses américaines les aiment en tout cas !

Dominique Husson est consciente de la maturité du concept « Brouage » et recherche des pistes pour en garder la vigueur. Pourquoi ne pas rebondir sur les quilts bicolores rouge/blanc comme à New-York ? Je lui ai  suggéré de le coupler avec des bicolores indigo/blanc, je l’ai sentie réticente mais malgré tout attentive. Elle souhaite aussi que soient plus souvent utilisées les harmonies anciennes mais peu exploitées à Brouage, parfois si appétissantes, comme framboise-pistache-chocolat ! Mais la nouvelle couleur qui lui tient à coeur est le « poison green », ce vert-jaune souvent couleur « renégate », utilisée à petite dose pour mettre encore plus en valeur les autres couleurs. Non, cette couleur n’est pas dangereuse, « juste » sur les anciennes tapisseries en papier peint pour lesquelles le produit utilisé pour teindre en vert était… l’arsenic, d’où son nom !

Quelques verts poison, dont le fil Aurifil mako 50 n° 5016, plus poétiquement baptisé « Péridot », une pierre semi-précieuse de ce vert-jaune particulier

Le matelassage d’un quilt destiné à Brouage

A vous donc de trouver -ou de créer- une maquette dans l’esprit de la fin du XIXe siècle, de la dimensionner généreusement, de créer une gamme de couleurs si possible un peu innovante mais restant dans « l’esprit tradi »… Et il faut surtout avoir de la passion pour votre ouvrage car vous allez vivre des centaines d’heures avec lui ! Il vous faut aussi une bonne pratique du matelassage main, des tendons prêts à l’épreuve du quilting intensif… Je me souviendrai toujours de mon sentiment de culpabilité après avoir incité notre abeille Maïté à terminer le quilting de son Arbre de Vie pour une exposition mineure… ce qui s’est soldé par une inflammation durable des tendons du poignet. Attention à toutes, prévoyez une grande marge de temps pour le matelassage. C’est finalement sa qualité, sa densité qui conditionneront la sélection finale de votre ouvrage.

Avis aux Abeilles

Nous allons donc nous joindre à la rentrée à l’Association de patchwork existant déjà à Colomiers. Parmi nous toutes réunies, il y en a quelques unes capables, à la fois par leurs capacités et leurs disponibilités, de présenter un ouvrage à Brouage. Pour celles qui le souhaitent : je me ferai un plaisir de vous aider à trouver votre modèle, à créer votre maquette, à choisir vos tissus… Réfléchissez si vous voulez vous lancer dans cette aventure, nous en reparlerons en septembre ! N’oubliez pas : je peux volontiers vous donner un coup de pouce, mais ce sera surtout un long chemin solitaire semé de difficultés, de doutes… mais quelle récompense au final !

Jeu de cubes de Madeleine l’Abeille

Après avoir terminé son Sampler de Débutante, Madeleine voulait commencer un ouvrage différent, à la main. Je lui ai donc apporté plusieurs photos d’ouvrages qui m’avaient récemment « tapé dans l’oeil » qui devaient de préférence être montés à la main. A ma grande joie, son choix s’est immédiatement porté sur le quilt de Marie-Claude publié dans Quiltmania (un article lui était consacré dans la rubrique « Quilts et Intérieurs de Charme », n° 57). Le modèle, Cubes Flottants, est fait de tissus japonais, ce que nous n’avions pas à notre disposition. Madeleine a donc choisi une base noire au lieu de l’indigo et a joué avec ses tissus pour des effets de lumière.

C’est une belle réussite ! Depuis, Madeleine a considérablement agrandi son stock de tissus. Elle aime toujours les scrap-quilts (quilts faits avec beaucoup de chutes de tissus différents) mais fait aussi des appliqués de grande élégance. Rendez-vous bientôt pour la présentation d’un autre ouvrage !

J’ose vous parler valeur et intensité…

…autrement, pour compléter l’article précédent dans lequel je souhaitais partager ma surprise que les couleurs n’avaient jadis pas la même importance qu’aujourd’hui alors que valeur et intensité avaient une place à leur manière.

D’un quilt se dégage une ambiance, une atmosphère générée par le modèle bien sûr, mais aussi par la tonalité des tissus de l’ouvrage. Les tissus que vous choisissez instinctivement ne seront pas les mêmes que votre voisine. Je ne veux pas « décortiquer » ici les notions de valeurs, d’intensité, de chaleur des couleurs de façon technique, juste vous donner quelques points de repère simples. Cette façon d’aborder les couleurs est toute personnelle mais a jusqu’à présent bien fonctionné auprès de mes Abeilles !

L’intensité, ou plutôt l’atmosphère du quilt

Je demande souvent quelle ambiance, quelle impression, quelle atmosphère vous voulez obtenir. Cela détermine, mine de rien, la catégorie d’intensité que vous souhaitez. Couleurs vives (pures), couleurs pastel (pures + blanc), couleurs rabattues (pures + noir) ? Pour simplifier les choses, je préfère jouer avec la notion d’ambiance qui convient bien aux quilts qu’on veut intégrer chez soi.

 On peut avoir envie d’une ambiance dynamique, fraiche, vivifiante ou zen. On peut ici évoquer les fjords nordiques, des sommets alpins aussi bien qu’un village grec au bord de la Méditerranée. Toutes ces ambiances vont avec le BLANC PUR. Cela donne souvent des quilts qu’on trouve modernes, même s’ils datent du XIXe siècle comme les quilts bicolores blancs et rouges (ou bleus) américains*. De même, l’impression de modernité intemporelle au Japon vient des couleurs utilisées, en plus de leurs lignes épurées. Il existe beaucoup de correspondances entre l’esthétique d’Europe du Nord et le Japon, les deux m’ont toujours bizarrement attirée…

Les Impératrices du Printemps, de Katell (2000)  d’après Setsuko Segawa . Même s’il y a des tissus aux couleurs chaudes dans le feuillage, l’impression reste fraiche et moderne avec les pivoines blanc pur.

Si vous préférez une ambiance plus chaude, plus feutrée, vos tissus iront avec l’ECRU, les tissus de style ancien (les « repros »), les couleurs rabattues (elles ne sont pas pures, mais saturées par une pointe de noir). Là, il faut savoir garder le chic, l’impression de confort et de chaleur au coin du feu… sans alourdir par trop de rusticité avec un excès de couleurs saturées. Même les couleurs dites froides comme le bleu peuvent convenir dans cette ambiance.

Toujours une dominante bleu-blanc, mais le bleu est « rabattu », le blanc est écru, le marron est brun, d’où une ambiance plus « ancienne ». Remembrance, Katell (2008), modèle de Suzanne Mc Dermott

Styles Country,  anciens et modernes

Le style Country américain, que j’aime beaucoup aussi, est souvent typiquement axé sur ces teintes rabattues et des tissus de fond à base écrue, donnant une ambiance chaleureuse, surannée, rassurante. Depuis quelques années, il connaît un vif succès dans le monde du patchwork, grâce à la réédition de magnifiques tissus.

Il y avait auparavant une belle place au style « country-européen ». En France, nous avions de belles gammes de tissus provençaux, des « vichy »… En Angleterre régnaient les « Liberty » et Laura Ashley. Des quilteuses des Pays-bas avaient aussi développé un style country à « base blanche » et fraiche avec leurs tissus centenaires couleur indigo, rouge vif, jaunes et blancs. Ci-dessus, un modèle de Maaikke Bakker dans l’esprit du « Campagne contemporain » (Dans ma Cuisine, Katell). Supergoof est restée dans ce style très nord-européen, mais il se raréfie dans le monde du patchwork. Cette palette a été reprise par les jeunes quilteuses, assurément gaies et modernes, comme chez Red-Pepper Quilts ou Material Obsession mais n’ont plus le style un peu hors de temps du Country. Il faut plutôt aller voir du côté d’Anni Downs pour un style Country rêveur,  modernisé et à base claire. Hommage ici aux dynamiques quilteuses australiennes !

La valeur, c’est l’idée du contraste entre les tissus

Dans toutes ces atmosphères différentes, il faut savoir jouer avec les valeurs, c’est-à-dire les contastes dans la clarté des couleurs, pour éviter un résultat « plat » ou confus. Vous le faites presque toujours sans y penser ! Reculez-vous, prenez de la distance pour savoir si vous avez assez de contraste entre deux tissus. On risque par exemple de se tromper quand on veut utiliser beaucoup de couleurs vives. Il sera forcément gai de près, mais ne sera une vraie réussite qu’avec des contrastes maîtrisés.

 Photo empruntée à « La Chambre des Couleurs » – Stand de Piece o’Cake à Nantes (salon Pour l’amour du Fil 2011). Les couleurs sont oh combien importantes, mais les contrastes sont primordiaux pour le rendre magique !

Dans un autre style, les premiers quilts japonais « taupe » manquaient de contraste, ce défaut a été corrigé grâce à une bien plus grande gamme de tissus disponibles.

Expérimentez, osez aussi vous faire confiance… Jouez avec vos tissus !

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* En mars dernier, une exposition de 650 quilts bicolores (rouge & blanc) a eu lieu à New-York. Vous pouvez facilement en trouver de nombreuses photos sur Internet !

J’ose ici vous parler de couleurs…

…autrement !

J’ai déjà proposé des stages sur la roue des couleurs, les accords, les valeurs, les intensités, les couleurs chaudes et froides… Cela vous rappelle quelque chose ? Vous avez maints livres à votre disposition qui vous expliquent très bien tout cela, en anglais et en français, appliqués au domaine du patchwork. Par exemple dans la communauté des quilteuses, nous admirons -ou détestons !- la gamme particulière de couleurs des quilts Amish : leurs tissus unis ont des tons majoritairement  froids, intenses, sombres (restes  de leurs vêtements cousus à la maison) et parfois des pépites de couleurs vives et claires. Ces couleurs sont dictées par leurs règles de vie.

Sunshine and Shadow, quilt amish traditionnel du comté de Lancaster en Pennsylvanie, exposé au Metropolitan Museum of Arts de New-York. On voit bien ici la palette majoritairement sombre avec des éclats lumineux qui devaient bien briller sous le pauvre halo de lumière d’une lampe à huile… Date approximative : 1940.

Si on sort du monde du patchwork et de l’art, je trouve très formateur de s’intéresser à la perception des couleurs au quotidien au fil du temps et des sociétés. Chez nous, à notre époque, nous avons accès à des nuanciers codifiés incroyables pour choisir la couleur d’une peinture pour nos murs ou nos volets, alors que pendant l’Antiquité grecque et romaine n’étaient utilisées que trois « couleurs-concepts » dans la vie quotidienne :

– le « rouge » (qui pouvait être aussi ocre, rose…) : c’était le concept du « coloré », du « teinté », de « chargé en pigments », ce qui renvoie à l’intensité de la couleur dont on parle dans nos livres de patchwork. La teinture principale était la garance, mais pas la seule.

– le « noir », qui était tout ce qui était non teinté mais sali, souillé, dont on a enlevé de la lumière, on y retrouve notre notion de valeur (imaginez une photo en noir et blanc…).

– le « blanc » qui est le contraire de chacune des notions précédentes : pur, sans pigment ajouté, ainsi que pur, sans tache ou salissure, sans lumière enlevée.

« Le noir, c’est le sombre, le rouge c’est le dense, tandis que le blanc est à la fois le contraire de l’un et de l’autre »*. Etonnant, non ? Le bleu, le jaune ou le vert n’avaient à l’époque pas d’utilité sociale, ni symbolique, on n’en parlait donc pas ou peu. A un tel point qu’au XIXe siècle plusieurs chercheurs en linguistique historique se demandèrent si les Romains et les Grecs avaient la capacité de distinguer la couleur bleue, tellement elle était absente des textes. On ne disait sans doute jamais « le ciel est bleu », mais « il fait beau » ! Pas de cécité à déplorer, juste un manque d’intérêt pratique. Le bleu était de fait associé « aux autres », d’une part à l’Orient qui utilisait déjà beaucoup l’indigo et le lapis-lazuli, et d’autre part aux « Barbares », avec ces Celtes qui enduisaient même leur peau de guède (=pastel) pour effrayer leurs ennemis ! « Nos Ancêtres les Barbares » germains et celtes teignaient d’ailleurs des tissus en bleu, mais le rendu était souvent grisâtre, loin des divines couleurs obtenues plus tard par le pastel des teinturiers (Isatis Tinctoria) poussant dans la région toulousaine. Quant à l’indigo d’Orient, il était bien trop cher pour les Grecs et les Romains. A noter que ces deux plantes possèdent le même principe colorant (l’indigotine) réputé repousser de nombreux insectes, aussi bien par les Asiatiques que les « Barbares ».

Ce n’est qu’à partir de l’an Mille que peu à peu, les autres couleurs, et surtout la bleue, suscitent plus d’intérêt, avec l’interraction des innovations techniques et l’envie de modernité, tant dans la représentation de l’Eglise et Marie d’un côté, que de l’aristocratie et la royauté de l’autre. Le Bleu, au fil des siècles, devient alors en Europe une couleur révérée, puis une couleur morale, romantique (l’habit de Werther) pour devenir -presque- une couleur neutre avec les uniformes, militaires (marins, gendarmes, policiers, pompiers…) ou même laïques avec l’omniprésent blue-jean ! Aux yeux des autres civilisations, le bleu marine est d’ailleurs devenu LA couleur de la civilisation occidentale.

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*Michel Pastoureau, Bleu, histoire d’une couleur, éd. Seuil – L’évolution de l’importance des couleurs, telle que je vous l’ai survolée ci-dessus, provient de ce livre. Si le sujet vous intéresse, vous ne serez pas déçue par sa lecture.

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Sur les Amish : voir les livres écrits par Jacques Légeret, le meilleur spécialiste européen.

Etudes sur les couleurs : beaucoup de chapitres intéressants dans les livres de patchwork, ainsi que des livres entiers sur le sujet. Celui qui m’a le plus formée est « Scrap Quilts, l’art d’utiliser les chutes de tissu » de Roberta Horton, ed. de Saxe, je me suis approprié toute sa « philosophie » !

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