En octobre dernier lors du Salon des Loisirs Créatifs d Toulouse, nous avons eu la chance d’avoir comme voisines deux grandes artistes, Lucile Calvez (dont nous parlerons un autre jour) et Dijanne Cevaal.
Voici quelques photos prises dans la galerie de Dijanne, qui teint et imprime ses tissus elle-même. Elle est spécialiste depuis longtemps du piqué libre mais aime tout autant broder à la main, selon les lieux et les circonstances :
Ne manquez pas les expositions de Dijanne ! Son actualité est sur son blog.
Kristine avait craqué l’année dernière, à Ste-Marie-aux-Mines, pour deux Sentinelles dessinées et imprimées par Dijanne, ces reproductions de statues de la Cathédrale de Chartres. Kristine étant de cette région, elle était d’autant plus intéressée par ce thème ! Elle a donc créé sa propre version, Dijanne donnant la trame, le contour, Kristine donnant vie au dessin. Cela donne un panneau de toute beauté, plein de détails rebrodés, discrètement perlés, quiltés sur un divin fond Bleu de Chartres :
L’utilisation du tissu de fond, un ancien tissu imprimé Kaffe Fassett, est absolument parfait, rappelant les rosaces des vitraux de la Cathédrale de Chartres, avec ce bleu si beau…
Vous avez été nombreux à apprécier la découverte de Miss Sue et Dear Betty l’année dernière sur ce blog.
Pour les nouveaux inscrits de ce blog : nous sommes partis en Floride, en Alabama, en Georgie, ces Etats américains du Sud Profond où vivent de nombreux descendants d’esclaves d’origine africaine. Nous avons remonté le temps avec les précieux documents de Betty Smith, avec les témoignages reçus de son amie Miss Sue, avec ses recherches et ses voyages à Gee’s Bend (petit village d’Alabama devenu célèbre dans le monde des quilteuses) et aussi en Haïti, et même jusqu’en Afrique… Si cela vous tente de faire ce long voyage, installez-vous bien et rendez-vous par ici, en commençant par les Indiens de Floride :
Betty et Miss Sue : tout en conversant, le quilt avance !
Je viens de recevoir des nouvelles de cette chère Betty pour qui j’ai tant d’amitié et de reconnaissance. Grâce à elle j’ai fait un grand pas vers mieux de compréhension de la vie de ces femmes du Sud, leur état d’esprit pendant qu’elles préparent des quilts pour que toute la famille soit au chaud l’hiver… Témoignages qui m’ont mieux fait comprendre l’intérêt du fabuleux livre de Roderick Kiracofe et les inspirations de beaucoup de quilteuses modernes que j’admire sans retenue.
Quilt de Betty Ford-Smith, « Parade des Vétérans en vert » (détail)
Que devient ce quilt qui m’a tant enthousiasmée ? Il était tout juste fini en décembre dernier.
Betty et son mari, devant le quilt disposé de manière à mettre en valeur son côté trimensionnel !
Eh bien, il a été sélectionné pour une exposition exceptionnelle de 5 mois dans un centre culturel de Floride, dédié à la mise en valeur du Patrimoine. Si vous allez en Floride, c’est dans la Galerie Jenkins de Winter Park (Floride du Centre). Plus de 100 quilteuses ont proposé leurs oeuvres, seules 15 ont été retenues, parmi lesquelles Betty Smith. BRAVO BETTY !
Cartel expliquant qui est la quilteuse, puis d’où vient ce modèle rare.
Parmi les visiteurs, les amies de Betty, quilteuses de Gee’s Bend. Ici la mère et la fille, Ronnie et Laura, posant fièrement devant LE quilt.
Entre elles, ce sont des liens d’amitié très fort ! Si vous ne connaissez pas ce mouvement de quilteuses ni leurs quilts extraordinairement libres, vous avez ici un aperçu.
Merci, Betty, d’avoir pensé à me donner de vos nouvelles !
Voici le formidable Pine Burr Quilt de Lee Ann, Nifty Quilts, faits de chutes de tissus des années 70. Un vrai travail de récupération à la manière des Afro-Américaines. N’est-il pas merveilleux ? C’est par l’intermédiaire de LeeAnn que j’ai fait connaissance avec Betty !A la suite de l’expérience de LeeAnn ci-dessus, Karen Griska en a fait un aussi, et a préparé des explications détaillées (en anglais)
Pour ma part, je suis sur le point de terminer un Pine Cone quilt, mais… tout petit, d’environ 50 cm de côté ! J’ai adoré faire les tours, assembler les triangles à la main. Il me reste à terminer les angles. J’espère l’exposer lors de notre futur événement, Fibre Occitane, sur lequel nous communiquerons prochainement.
Le cœur d’un Pine Cone quilt est une petite étoile, n’est-ce pas ravissant ?
Tous les ans, Hélène fait un quilt ou deux pour l’exposition Récup’Art qui a lieu à Saint-Gaudens en même temps que le festival de Jazz. Elle y déploie toute son inventivité, c’est à chaque fois une surprise et un régal ! Rappelez-vous ses précédentes oeuvres :
Cette année, Hélène a collecté des petites lingettes « décolor’stop » usagées. Quelle drôle d’idée… Elle a sollicité les copines pour en avoir toute une collection, de toutes les couleurs. Dans ce cas, on dit : vive les tissus qui dégorgent !!!
Voici dans son atelier le résultat de sa collecte. Quelle richesse de camaieux !
A l’exposition qui a cours en ce moment jusqu’à la fin du mois à l’Espace Marmignon de St-Go (Saint-Gaudens !), Hélène a laissé une petite corbeille remplie du reliquat de son quilt :
Et voici donc son quilt sur le thème de l’année, le be bop :
Au lever du jour, les instruments qui ont joué toute la nuit se dépêchent de rentrer… C’est la BD du be bop !« Le jour se lève ! vite, vite… rentrons ! »Unique et étonnant !
Peut-être projetez-vous d’aller, en ce week-end viaduc, d’aller à Brouage ? Alors, passez votre chemin pour garder intact le goût de la surprise ! Mais si vous êtes trop loin, regardez donc cette vidéo mise sur You Tube par Michel (33) : Brouage 2015, puis la suite ici. Merci à Françoise Saint-Martin qui me l’a signalé !
Et non loin de Brouage, se tient une autre exposition :
Brouage est une petite citadelle injustement tombée dans l’oubli, merveille historique, berceau de Samuel Champlain, fondateur du Canada… Heureusement, des milliers d’admirateurs se pressent dans cette Cité de pierre et d’eau tous les deux ans grâce à l’initiative de Dominique Husson qui, infatigablement depuis 16 ans, est l’âme de l’exposition biennale des Quilts de Légende.
Les Quilts de Légende sont des ouvrages sélectionnés par un comité et répondant à toute une série de critères bien précis. Le but est de montrer au public uniquement le meilleur, l’exceptionnel en matière d’art textile traditionnel. Cette exposition commence toujours à Brouage et, pendant deux ans, ces merveilles voyageront au gré des salons et expositions d’exception.
Brouage, cité remaniée par Vauban, rénovée depuis les années 1980, joyau de pierre et d’eau…
Je ne manquerai pas d’y aller, sans doute en mai, et vous présenterai mes coups de foudre ! En attendant, vous pouvez lire ou relire les cinq articles écrits il y a deux ans lors de la précédente édition :
Bonne lecture… et, j’espère, bonne balade à Brouage pour vous aussi ! En souvenir, n’hésitez pas à vous offrir le catalogue édité par France Patchwork, disponible sur place.
En 2006, un livre traduit en français m’a grandement intéressée, il était signé Bernadette Mayr que je ne connaissais pas encore, malgré des articles sur elle dans les Nouvelles de France Patchwork ! Je n’avais simplement pas retenu son nom. Ensuite avec les Abeilles, nous avons fait plusieurs ateliers ensemble, découvrant diverses techniques de coupe et couture rapides, au coup d’oeil et à main levée… Quel changement avec l’exactitude requise en patchwork traditionnel où un millimètre de décalage nous fait recommencer un bloc !
Dans l’exposition actuelle de Colomiers, nous pouvons voir encore deux quilts issus de ces années de découverte du « style Bernadette », comme nous disons entre nous :
Des coquelicots faits par Christiane Goffeney, une version sur fond anthracite très simple et graphique, avec un beau quilting main en croisillons.Prairie d’Or de Chantal Bommier, avec une très belle étude de dégradés. Cette technique donne une mosaïque impressionnante de petits bouts de tissus, mais la pratique est plus ludique qu’on ne le pense !
Bernadette Mayr vient de sortir son sixième livre. Elle se renouvelle tout en gardant son goût pour l’utilisation des jeans (denim), les coupes originales, l’appliqué inversé… Nous le trouvons vraiment formidable, mais beaucoup préfèreraient pouvoir le lire en français…Comme pour le livre de Sujata Shah, j’espère que le nouveau livre de Bernadette trouvera un éditeur francophone !
Celui de Martine Roigt, à gauche sur la photo, a un style très américain, à la fois traditionnel mais aussi « baltimore » par sa très belle bordure créée par Ellen Sienkiewisz Rita Frizzera (voir commentaire de Martine ci-dessous !) :
Pour des appliqués parfaits, Martine utilise les outils d’Appliquick, la jeune entreprise espagnole dynamique qu’on rencontre dans les grands Salons français et espagnols, voir aussi sur leur site.Ici le quilting machine est visible, fait par Martine avec beaucoup de maîtrise.
Style plus français, puisque c’estAnnick Huetqui est ici l’inspiratrice :
Directement inspirée des Fleurs Rouges d’Annick Huet, Simone Flores a su restituer la qualité de travail requise pour de si fins appliqués ! Une bordure travaillée en seminole finit harmonieusement l’ouvrage.Autres doigts de fée, Maïté l’Abeille a encore prouvé ici sa maîtrise parfaite de l’appliqué et de la broderie ! Les planches botaniques de fruits rouges sont réhaussées par les différents tons de tissus anciens : des lins, métis, ramie et cotons aux tons naturels, aux fils parfois irréguliers, traces d’un filage traditionnel. Ici le montage discret en « fenêtres » (Attic Windows), surlignées d’un discret passepoil rouge, donne beaucoup de classe à ce quilt mural.
Une ribambelle de Belles nous accueillent : des femmes connues ou pas, mythiques ou réelles… Des femmes de nos régions de France et d’ailleurs… J’en ai retenu deux résumant mes origines :
Le petite vendeuse de violettes, une Toulousaine aussi brune que moi… … et la Bigoudène qui, en bonne Bretonne, sait affronter les vents forts !
Bon, je vous ajoute une petite dernière, souvent moquée, mal aimée des Bretons eux-mêmes, mais qui n’ont pas su apprécier cette femme au coeur d’or sachant s’adapter à toutes les situations, conduisant motocyclette, voiture, aéroplane, se sortant toujours de péripéties incroyables… et Françoise Dolto cautionnait même sa compréhension de la psychologie enfantine ! Bécassine, ma cousine ? Oh ma doué beniguet, mais oui je le veux !
Bécassine avec un parapluie… Quoi, il pleut en Bretagne ? Pas aujourd’hui !!
Avec un peu plus de sérieux, revenons à cette expo ! J’ai aimé les deux interprétations d’un modèle de Marie Suarez :
Tout comme Annie Cunnac, la Présidente de ce club, j’ai un faible pour le bleu :
Détail d’un quilt très harmonieux, tout en nuances, au quilting parfait. Interprétation de la Femme de Matisse, à l’harmonieuse bordure. Annie ne fait jamais de quilt aux couleurs tapageuses, ici un quilt tout en retenue… et si beau ! Gris chaton, gris souris, c’est la danse des chats et des souris ! La base du bloc est le « snail trail ». Modèle américain.
Voici d’autres quilts :
Et puis un coup de coeur, quilt scrappy quilté de gros points :
Villeneuve Tolosane est une de ces jolies petites villes dans les alentours de Toulouse. La déléguée France patchwork 31 précédente, Josette Billard, faisait partie du club de patchwork de cette ville. Ce club continue de nous étonner à chaque exposition, toujours avec des oeuvres de grande qualité. Annie Cunnac et ses amies espèrent un nombreux public, qu’elles accueillent toujours avec beaucoup de gentillesse !
Une seule journée d’exposition, à ne pas manquer : Dimanche 8 mars 2015 de 10 h à 18 h
Une complicité s’est établie entre trois personnes qui échangèrent de nombreux mails ces dernières semaines, trois quilteuses qui ont tant à partager : LeeAnn de Seattle (Washington), Betty de Sebring (Floride) et moi-même de Toulouse (France). Le fil qui nous lie est le patchwork avec la passion des tissus, mais aussi un état d’esprit, le plaisir de l’inattendu, du non conventionnel, l’admiration devant nos ressemblances tout autant que nos différences… Nous avons oublié que nous étions devant nos ordis et on a papoté comme si nous étions assises autour de la même table !
Peinture de Lucien Andrieu (peintre de l’Ecole de Montauban), Etude de femmes autour d’une table
Ayant vécu en Afrique (mes plus belles années de fac d’anglais furent à l’Université de Cocody à Abidjan en Côte d’Ivoire), j’ai une sensibilité marquée pour ce que ce continent a pu offrir à notre monde occidental, de gré… ou de force, car nous savons tous plus ou moins comment les Noirs furent déracinés d’Afrique vers l’Amérique, comment nous avons pillé leurs ressources, tout en pensant parfois « bien faire » en leur imposant notre culture occidentale, notre éducation, nos religions… C’est un sujet toujours sensible, en particulier en France. Alors imaginez ce que peuvent ressentir les Afro-Américains à la recherche de leurs racines.
Betty m’a raconté avec confiance son parcours, ses passions… que je suis heureuse de partager ici avec vous.
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Pour les personnes utilisant Google Translate : I am sorry that Google always says « his » instead of « her » in its automatic translation, please correct it yourself in your head!
Betty Ford-Smith a 63 ans et une vie bien remplie, ancrée dans la société américaine actuelle mais curieuse de ses lointaines origines depuis son enfance. Professeur d’économie familiale pendant 38 ans, notamment spécialisée dans la prise en charge des enfants nécessitant des soins spéciaux, couronnant sa carrière en devenant proviseur, elle a parallèlement nourri sa passion sur les arts d’origine africaine.
A l’âge de 12 ans, Betty cherchait de l’inspiration dans un livre d’art africain ; elle fut encouragée par sa prof d’art à faire le portrait d’Idia, la Reine Mère du Bénin. Ce tableau sur carton est la première manifestation d’une longue passion.Plus tard, Betty voudra s’offrir cette reproduction en bronze. Cette opportunité se présentera l’année de la mort de sa mère, et pour elle c’est un signe précieux… Il n’y a oas de hasard quand on croit aux signes.
Celle-ci est exposée au Bristish Museum et date du 16e siècle. C’est toujours Idia, reine et mère du Bénin, qui vécut de 1504 à 1550. La beauté des femmes du Bénin est célébrée dans toute l’Afrique de l’Ouest. Notre ravissante Miss france 2014 en est d’ailleurs originaire !
Elevée près de New-York, la petite Betty n’aimait rien tant que passer ses vacances scolaires auprès de sa grand-mère et son arrière-grand-mère en Caroline du Sud, terre où sévissait encore l’esclavage il y a 150 ans. Elle y puisa maintes histoires du temps passé et comprit grâce à elles l’âme africaine qui ne les avait pas quittées. Les femmes de sa famille connaissaient les secrets des plantes et des esprits, le tout s’accompagnant de mystère, de magie et de rituels, certaines avaient des dons… Une fascination pour Betty ! Pour plonger dans l’ambiance des Etats du Vieux Sud, nous avons des livres, des films…
C’est dans cet Etat de Caroline du Sud, dans l’entre-deux-guerres, que se passe l’intrigue de l’opéra de Gerchwin Porgy and Bess. L’affiche des premières représentations (à New-York) est bien représentative de l’art pictural de l’époque (1935). Même si cet opéra véhicule nombre de stéréotypes quasi inévitables à l’époque, c’est une oeuvre aux musiques et chansons inoubliables. Vous pouvez entendre ici une version de Summertime chantée par Ella Fitzgeraldque j’ai eu l’immense chance de rencontrer en 1980, mais ceci est une autre histoire…
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Parallèlement à son travail, Betty devint donc spécialiste des arts africains et afro-américains. Elle vécut dans les années 70 dans les Caraïbes à la recherche des racines de son peuple. C’est à Haïtiqu’elle trouva les pratiques les plus proches des origines africaines (le vaudou). Elle y découvrit également des arts populaires très vivaces comme les « drapos vodou » (écrit ainsi en anglais), ces tableaux textiles figuratifs ou géométriques, iconographie de l’esprit haïtien avec son héritage africain, son passé d’esclave, son ancrage catholique… Rappelons que le Vaudou est une religion de déracinés, un mélange des cultes animistes d’Afrique avec les rituels et les saints de la religion catholique imposée. Ces drapeaux, tels qu’ils sont appelés là-bas, sont destinés à accueillir les esprits du vaudou lors des cérémonies. Ce sont des oeuvres d’abord dessinées sur tissu, puis cousues de perles et de sequins… de l’art textile pur ! Ils deviennent pour le reste du monde des objets de décoration et de collection. Betty possède une bonne cinquantaine de drapos qu’elle a exposés dans diverses maisons de culture, des écoles, des musées… Elle fait autorité dans ce domaine et donne volontiers des conférences sur le symbolisme de ces oeuvres.
Betty devant deux drapos vodou, lors d’une exposition en 2012
Même les bouteilles sont recyclées en oeuvres d’art par les artisans haïtiens, comportant souvent des symboles vaudou :
Betty se sentit naturellement très éprouvée par le terrible séisme du 12 janvier 2010. Elle fit partie de ces personnes qui se démenèrent pour apporter du soutien au peuple en souffrance, en faisant notamment cette exposition d’art haïtien.
Keeping Haïti in Our Hearts fut une des expositions de soutien pour le peuple haïtien. Betty et son mari posent devant des peintures haïtiennes, en compagnie d’une des organisatrices.
A l’extrême droite de la photo ci-dessus, vous pouvez deviner une sculpture en fer découpé, spécialité du village haïtien Croix-des-Bouquets. Ces artisans travaillent magnifiquement cette matière dans un style unique, toujours lié aux pratiques vaudou. J’ai chez moi, au-dessus de la cheminée, un Arbre de Vie haïtien :
J’ai eu un coup de coeur pour ce travail de fer découpé, martelé, embossé… Mon mari me l’a offert l’été dernier car cet arbre « me parlait ». Nous l’avons découvert dans une jolie boutique de la ville close de Concarneau (Finistère) qui soutient ainsi les artisans de ce pays. Cliquez sur la photo pour l’agrandir et voir les détails !
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Pour aller à la source, Betty fit également plusieurs voyages en Afrique : en Gambie et au Sénégal en 1986, en accompagnant un groupe de collégiens new-yorkais, puis au Nigeria en 2009 pour aider une amie à monter une école.
Au Nigeria, les enfants apprennent tous l’anglais, langue officielle nationale qui côtoie des langues locales. Ainsi, la communication était facile ! Cinq ans après, ces enfants ont grandi mais se souviennent sûrement encore du passage de la dame américaine qui leur a fait la classe !
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Son intérêt pour l’artisanat afro-américain la mena aussi en 2008 en Alabama où fut découvert, dans un hameau nommé Gee’s Bend, un groupe de quilteuses utilisant toutes sortes de tissus de récupération de façon souvent très libre. Leur notoriété leur permet maintenant de vendre les quilts qui n’étaient que couvertures utilitaires il y a 10 ans encore.
Il y a du choix dans les quilts à vendre à Gee’s Bend !Une des acquisitions de Betty : celui-ci est très traditionnel !
Betty a acheté 2 quilts pour sa collection, celui-ci est signé Betty Seltzer.
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Sebring est une très jolie ville au centre historique, au bord d’un immense lac, au centre-sud de la péninsule de la Floride. Le climat est sub-tropical humide, on devine la luxuriance de la végétation !
Il y a peu, la retraite étant pesante pour une femme si active, Betty monta un magasin d’antiquités à Sebring et cette grande boutique porte le joli nom de Miss Ruby’s Den. On y trouve un sympathique bric-à-brac multi-culturel qui fait le bonheur des collectionneurs. Je trouve l’ambiance particulièrement féminine, avec des dentelles, des poupées anciennes, des éventails, des tableaux…
Si d’aventure vous allez en Floride, voici l’adresse de ce magasin : 619 North Pine Street, Sebring, FL 33870
Les objets ont une âme, c’est la croyance intime de Betty… et finalement beaucoup de gens le sentent aussi ! Un objet fait à la main ou celui qui a la patine du temps dont vous pouvez tomber amoureux, sont bien autre chose qu’une simple matière inerte !
Et vous, les objets vous parlent-ils parfois ?
Dans un coin de sa boutique se trouve un lit avec un quilt extraordinaire… Vous connaîtrez son histoire très prochainement !
Dear Betty, just hoping you will not be disappointed by this summary of all the documents you gave me about you and all your interests! You know that we are now connected… Soon comes a post about your dear friend Miss Sue!