Que diriez-vous d’une visite à Londres ?

Chaque année à partir du 26 décembre, des milliers de Français vont à Londres profiter des soldes : so chic!

Avec la féerie de Noël, peut-être apercevrez-vous Peter Pan à Londres… (voir ici)

Si je pouvais y aller dans les prochains jours, je n’irais pas à Londres pour les soldes mais pour voir la devanture d’un magasin à nul autre pareil :

Oui, un magasin de disques en vinyle, comme dans notre jeunesse ! Ce magasin est plein de 33 Tours mythiques et de réminiscences d’un temps où tout le monde voyait la vie en… rose bleu !

Le grand magicien a encore frappé, c’est bien sûr la nouvelle oeuvre de Ian Berry, un magasin en trompe l’œil en plein dans le quartier qui bouge toujours, Soho.

On voit la boutique par la fenêtre, 24 h sur 24 jusqu’au 20 janvier :

Comme toujours avec Ian, mille et un détails attirent l’attention :

Ah que de souvenirs émus avec certains de ces albums !

Le vernissage avait lieu hier soir et l’exposition dure jusqu’au 20 janvier 2019. Rendez-vous à The Smallest Gallery (La Plus Petite Galerie, la bien nommée !), 62 Dean Street à Londres. Cette galerie veut promouvoir l’Art dans la rue, l’Art gratuit pour tous puisque tout se voit par la vitrine et le concept du magasin de Ian lui va comme un gant.

Congratulations Ian, you are the Best Forever!

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Pour ceux qui hésitent à en croire leurs yeux, oui, tout est fait en denim !

Toutes les photos viennent du site de www.ianberry.org

Western Spirit 10 – Tombstone, trop coriace pour mourir

Une pluie torrentielle sur les cactus entre Sedona et Tucson nous donna le bon prétexte pour nous approcher à 50 km de la frontière mexicaine. Nous ne sommes pas allés n’importe où : Tombstone, ville au passé tumultueux.

En bas à droite de cette carte de l’Arizona : Tombstone
Tombstone en 1891, une ville majoritairement en bois qui flambera plusieurs fois. Sa population alla jusqu’à 14 000 habitants avec 110 saloons, mais cela ne dura que le temps de l’opulence de la mine, jusqu’à ce que les galeries ne tombent sur les nappes phréatiques en 1886. L’eau à pomper fit couler à pic l’exploitation de la mine… C’est le grand paradoxe de cette terre aride où le manque d’eau reste un grand problème alors que les sous-sols en regorgent.
Affiche anonyme photographiée dans le métro parisien et diffusée sur Facebook.

Tombstone poussa comme un champignon à partir de 1877 dès lors qu’Ed Schieffelin eut découvert de riches filons d’argent dans les monts environnants, entraînant une ruée vers l’argent. On est dans le county de Cochise, du nom de cet Apache longtemps pacifique, qui prit finalement le commandement des Indiens dans la région pour mener une longue guerre contre les envahisseurs. La paix fut signée en 1872, après 10 années sanglantes. La paix avec les Indiens ne veut pas dire que la vie y fut paisible ensuite ! C’était ici la ville de la détente et du défoulement, la ville des hors-la-loi et des prostituées, des brutes et des truands, des prisons et des pendaisons, des alcoolos et des joueurs, des saloons et des tables de poker, des French cancans et des spectacles de magie… (Re)lis les bandes dessinées Lucky Luke et Blueberry, tu es en plein dans l’ambiance. Dans ces deux albums, on est à Tombstone :

En français on ne se rend pas bien compte de l’originalité macabre du nom de la ville. Au prospecteur qui, dans les années 1870, cherchait dans la région des filons d’or ou d’argent, on lui dit : « Ici tu ne trouveras que le rocher pour faire ta tombe (tombstone), et rien d’autre ». Ed Schieffelin trouva non seulement de l’argent, mais fonda la ville en l’appelant ironiquement Tombstone, Pierre Tombale.

C’est pour toujours et à jamais la ville où se passèrent les 30 secondes de la fusillade la plus connue de l’Ouest le 26 octobre 1881, populaire sous le nom de « Règlement de compte à OK Corral« , le film de 1957 qui la rendit inoubliable, avec Burt Lancaster (Wyatt Earp) et Kirk Douglas (Doc Holliday), héros sublimés par Hollywood.

De nombreux autres films et livres racontent cette histoire de bons et de méchants, avec comme vedettes les frères Virgil, Morgan et Wyatt Earp et Doc Holliday, les bons, contre des cow-boys vaguement voleurs, les frères McLaury, les frères Clanton et Billy Clairborne. Cette fusillade est rejouée chaque jour pour les touristes dans les lieux-mêmes, d’abord dans une cour puis dans la rue adjacente. L’histoire réelle entre ces hommes reste encore, à vrai dire, un peu confuse.

Après l’abandon de la mine, cette ville refusa de devenir ville-fantôme et de mourir comme tant d’autres. Too tough to die, trop coriace pour mourir, telle est sa devise, magistralement aidée par cette histoire montée en épingle par Hollywood !

Je dois dire que j’ai un faible pour le film Wyatt Earp (1994), campé par Kevin Costner, alors au sommet de sa gloire :

Un film long, trop long pour la plupart (3h10) mais je me souviens, il y a 20 ans, d’un après-midi de vacances au coin de la cheminée à vivre intensément cette histoire,  le Père Noël ayant apporté le DVD… Aux prochaines vacances on recommence !!

La vraie histoire de Wyatt est singulière jusqu’au bout : il vécut jusqu’à 80 ans en 1929, marié à une actrice, gagnant sa vie en jouant au poker et en faisant des affaires immobilières. A Hollywood il rencontra de jeunes acteurs parmi lesquels John Wayne, l’incarnation même du cow-boy !

Il faisait encore bien gris lorsque nous arrivâmes à Tombstone…

Et maintenant, est-ce intéressant d’aller à Tombstone ? Pour nous, mille fois oui !

Le lendemain sous le soleil, c’était tellement mieux !

Nous sommes arrivés dans l’après-midi, la pluie venait de cesser et la ville était quasiment vide, ce qui fera rêver ceux qui l’ont visitée au milieu de hordes de touristes (400 000 visiteurs par an). Les bâtiments ont été entretenus ou remontés à l’identique, style western, mais jamais sans doute n’ont-ils été aussi beaux, fraîchement peints, propres…

Tout nous renvoie aux Westerns : les trottoirs de bois, la rue en terre battue et gravillons, les habitants souvent en costume XIXe, les saloons au personnel qui surjoue comme si la caméra tournait, le cimetière rénové où l’on peut lire de sacrées épitaphes :

Les morts de la fusillade d’OK Corral
Ici repose George Johnson, pendu par erreur en 1882. Il avait raison, nous avions tort, mais nous l’avons pendu haut et court et maintenant il est mort (celle-ci est, paraît-il, faite pour les touristes…Grrr…)
Lynché…
Tué par un Indien Chinagan…

(photos de tombes d’ici)

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Les boutiques sont sympathiques, mais c’est bien trop souvent un bric-à-brac de friperies et de trucs made in Asia avec trop peu de jolis vêtements ou objets authentiques. Pour cela, il vaut bien mieux aller à Durango et Silverton.
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Dans cette ville on ne mâche pas ses mots, les habitants sont coriaces, c’est leur devise ! Mais ils ont l’élégance de le dire sur des pancartes, et non tagués n’importe où… (les politiciens doivent racler la merde de leurs bottes avant d’entrer)
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La rue principale à la tombée de la nuit avec à gauche le mythique Bird Cage Theater, haut lieu de distractions, de spectacles et de jeux de poker du temps de l’exploitation de la mine. C’est à présent un musée pittoresque.

Il y a un coin complètement reconstitué pour amuser la galerie et forcer le folklore, ce n’est pas ce que je préfère, même si j’ai aimé y jeter un œil :

Faute de touristes ces jours-là, c’était fermé, même le gardien s’ennuyait à mourir.

Mais moi je ne me suis pas ennuyée une seconde, il y avait même une exposition d’artistes locaux, parmi lesquels des quilteuses !

Certains quilts étaient en vente, le prix est affiché :

Et celui-ci était le premier lot de la tombola :

Tous ces quilts sont très bien faits, tous les grands ouvrages sont quiltés à la long arm, mais ici il n’y a pas d’extravagance moderne 😦 Cette galerie est presque en face du lieu où se rejoue au moins 3 fois par jour la scène d’OK Corral… sauf quand il n’y a personne :

Vois-tu le panneau OK Corral sur la gauche ?
Derrière ce portail il y a la cour qui était un corral (enclos pour les chevaux). La fusillade commence à l’intérieur et se termine dans l’autre rue parallèle. Bien sûr il faut payer pour voir l’intérieur…

Cette ville a de beaux musées retraçant l’histoire de la ville, une maison avec le plus gros rosier du monde (à partir d’une bouture venant d’Ecosse) et beaucoup d’autres surprises plus ou moins authentiques, on fait la part des choses…

Le rosier est en fleurs en juin et couvre plus de 800 m2 ! (vidéo de 2.51 mn)

Plus court (25 secondes ) : floraison de 2016

Nous avons passé de très chaleureux moments dans un saloon aux fenêtres en vitraux, le soir puis le lendemain au petit déjeuner :

C’est ici que le soir, une joyeuse famille Amish m’a sensibilisée à l’esprit de Thanksgiving au quotidien. La famille aux cinq enfants dînait comme nous dans cet établissement historique, à la table d’à côté. Nous n’avons échangé que quelques sourires, pourtant l’envie ne me manquait pas d’engager la conversation ! Combien de fois me suis-je reproché ma timidité pendant ce voyage… Le père portait une longue barbe mais était habillé comme n’importe quel Américain, tout comme les fils. Les jeunes filles en revanche portaient la même jupe longue visiblement « cousue maison » dans un tissu gris et leur mère avait une robe de la même étoffe et cachait ses cheveux sous une coiffe. Ils étaient visiblement heureux d’être à Tombstone, les discussions à leur table se faisaient dans leur dialecte germanique mais leur anglais était parfait.

Après ces dix étapes chaque mardi, je prends une pause pour mieux revenir en début d’année 2019 avec d’autres épisodes Western Spirit ! J’ai encore des choses à te raconter…

Until later,
Katell

Western Spirit 2 – LeeAnn, Seattle et La Conner

Mon amie LeeAnn

Mon mari et moi avons atterri à Seattle pour que nous puissions nous revoir, LeeAnn et moi. Nous nous sommes connues grâce à son blog, nous avons correspondu par mail parce que j’admirais ses quilts et une sincère amitié est née entre nous. C’est d’ailleurs grâce à LeeAnn que j’ai commencé à correspondre avec Betty !

LeeAnn était venue à Toulouse en 2014, mes Amies Abeilles et Ana Maria s’en souviennent autant que nous deux. Quelles belles rencontres ! Bien sûr nous nous étions promis de nous revoir et ce voyage vers le Grand Ouest américain était déjà dans nos souhaits, alors j’espérais pouvoir tout combiner… ce qui fut fait !
Chez LeeAnn, ce n’était pas du tout l’esprit routard qui régnait mais une très douce chaleur amicale qui nous enveloppait. La transition entre l’Europe et les Etats-Unis s’est ainsi faite dans le cocon de leur jolie maison en cèdre, si confortable et tranquille… Un bonheur inoubliable et une amitié à quatre que nous nous sommes promis d’entretenir.

Seattle, Washington

Nous sommes donc dans l’Etat de Washington qui se trouve le long de l’Océan Pacifique, juste au sud du Canada, tout près de Vancouver, dont nous avons presque tous appris l’existence avec la chanson de Véronique Sanson (ici). Sa plus grande ville est Seattle ; sans être au-devant de la scène comme New-York ou San Francisco, vous l’avez sûrement aperçue au cinéma ou à la télé avec parmi tant d’autres :

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La ville a une silhouette bien reconnaissable avec sa fine tour qu’on appelle Space Needle (l’Aiguille de l’Espace, avec son restaurant panoramique au sommet à la forme de soucoupe volante), érigée en 1961 pour célébrer l’Exposition Universelle qui eut lieu dans cette ville en 1962.
Shannon Brinkley nous propose de faire un panneau Seattle dans sa série Skyline:

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Ma première photo de Seattle vue du nord. Le fond est dans les nuages mais un autre jour nous aurons la chance de voir le Mont Rainier, volcan qui, tel le Mont Fuji à Tokyo, domine la ville. Nous irons même en excursion sur ce mont distant d’une centaine de km de la ville.

Seattle est une ville qui respire bien, soucieuse de protéger la verdure omniprésente. C’est aussi une ville ultra moderne, siège de tant d’entreprises à succès. Naguère connue surtout pour Boeing, à présent elle s’enorgueillit d’avoir vu naître Starbucks, Expedia, Microsoft, Amazon…

Le tout nouveau siège d’Amazon, inauguré en janvier dernier, est composé 3 immeubles et de 3 bio-sphères en plein centre ville. Conçues pour le bien-être des salariés – et donc un meilleur rendement – elles renferment de multiples services et même une forêt tropicale ! (photo Amazon)

Nous avons cependant passé bien plus de temps à l’extérieur de la ville !

La baie de Puget Sound
Vous voyez Seattle. La Conner n’y figure pas, c’est au bord de l’eau, à l’ouest de Mount Vernon (en haut de la carte)

Le Puget Sound est la baie où se niche Seattle, un superbe labyrinthe d’îles, de presqu’îles et de mer propice aux sorties maritimes pour le plaisir, voie de communication par ferries, étape des gigantesques paquebots de croisière vers l’Alaska… Vu sous le soleil, le spectacle est magnifique !

La baie de Seattle appelée le Puget Sound est d’une grande beauté ! Mais les activités intenses polluent, et en particulier celle qu’on oublie souvent : la pollution sonore. Les orques, ces cétacés noir & blanc aux capacités extraordinaires, souffrent beaucoup de tout ce tintouin, eux qui ont l’ouïe ultra-développée et des comportements sociaux subtils. Beaucoup encore vivent l’été au nord de ce bras de mer, à cheval entre le Canada et les USA.

Nous ne sommes pas allés voir les orques, même si c’était tentant ! Nous avons pris la route vers le nord, parcourant une jolie campagne, vers une destination choisie par LeeAnn.

La Conner

La Conner est une toute petite ville de pêcheurs et port de plaisance au bord de la grande baie de Puget Sound, à une bonne centaine de kilomètres au nord de Seattle, presque au Canada.
Pourquoi ce nom ? Un certain John Conner, établi à cet endroit, changea en 1870 le nom d’origine du village (Swinomish, du nom de la tribu indienne locale) et le nomma La Conner en l’honneur de sa femme Louisa. A l’époque, on avait cette liberté !
Dans les années 1940 de nombreux artistes affluèrent et la communauté artistique n’a depuis lors jamais déserté cet endroit romantique et touristique.

La Conner, petite ville toute mignonne, pleine de boutiques d’artisans, d’objets vintage, d’une pâtisserie pour gourmets…

Outre ces bonnes raisons, LeeAnn et son mari nous y ont conduits car une des maisons victoriennes de la ville abrite le Musée des Quilts et Arts Textiles du Pacifique Nord-Ouest (Pacific Northwest Quilt & Fiber Arts Museum). Après plusieurs mois sans Conservatrice, les activités reprennent de plus belle et nous avons pu voir de magnifiques expositions dans cet écrin remarquable.

(Photo Alex Kramer)

Ce manoir, qu’on appelait même château à une époque, a tout d’une construction anglaise. Le Britannique George Gaches, arrivé en 1869  à La Conner, y fit de fructueuses affaires et finit par faire construire cette maison qui sera terminée en 1891 et décorée avec goût par son épouse Louisa (un prénom très à la mode à l’époque). Si vous comprenez l’anglais, vous avez son histoire ici.

LeeAnn au rez-de-chaussée du Musée devant un quilt appliqué de 1858. On ne peut pas se tromper, c’est écrit dessus !
Dans la même salle, une ancienne machine à coudre avec un des beaux livres de Barbara Brackman.

De conséquentes rénovations ont eu lieu ces dernières années et cette magnifique propriété a conservé de très beaux meubles et la majesté des belles pièces. Musée, lieu d’expositions et de stages, il attire les quilteuses de la région comme un aimant !

LeeAnn et moi, sortant du Musée. Que LeeAnn me manque déjà… (Photo Bruce Decker)

L’exposition temporaire en ce mois de septembre montrait d’extraordinaires quilts japonais. Malheureusement, nous n’avions pas le droit de les photographier. J’ai donc acheté le catalogue en souvenir. L’invitée majeure était Emiko Toda Loeb, Japonaise émigrée aux Etats-Unis, principalement connue pour ses somptueux quilts en log cabin réversible. Ils montrent non seulement deux faces tout aussi belles mais ces deux faces sont cousues simultanément, bande après bande. Le travail est remarquable ! 

Exemple pris du site d’Emiko Toda Loeb :

Ces deux panneaux sont donc le même quilt recto-verso : imaginez le travail de maquettiste qui se cache derrière la réalisation…
Tout l’étage était plein de merveilles raffinées faites par ce groupe de Japonaises menées par Emiko, le New Zephyrs Quilt Group. Le titre de l’expo est très judicieux : Fabric Poems, Poèmes en tissus… Voici une photo néanmoins, chipée sur Facebook :

Bright Frost, Noriko Misawa

Et cette photos prise du site de leur groupe :

Flower Raft, par Emi Katsuyama

Malheureusement je n’en ai pas plus car leur site n’est pas à jour.

Si l’esprit japonais était bien là, j’ai remarqué que dans ce groupe on n’hésitait pas à quilter à la machine, et ce de manière virtuose… bien sûr…

Au dernier étage du Musée se tenait une exposition locale avec de très jolis quilts aux étoiles, des traditionnels et des plus modernes de Judy Irish ou ses élèves :

Et en souvenir du temps passé, un kit ancien fort bien conservé montre les premiers exemples de commercialisation pour que chacune se sente le courage de faire un quilt. Les tissus sont prédécoupés, les dessins de quilting sont pré-dessinés… Il est daté des environs de 1900.

On ne le voit pas sur la photo mais le tissu blanc est marqué de petits points gris montrant le dessin du quilting.

Je n’ai presque pas pris de photos du rez-de-chaussée tellement j’ai discuté avec les charmantes dames accueillant le public !

Le rez-de-chaussée montre l’opulence de la maison. Les frises de papier peint sont des reproductions à l’identique des choix de Louisa Gaches. Les quilts sont des exemples de quilts du XIXe siècle en format réduit. Ils sont exquis !

Mardi prochain, Patricia Belyea nous accueillera, toujours à Seattle… Encore un petit goût du Japon aux Etats-Unis !

A plus tard, until later,
Katell

Le Salon des Loisirs Créatifs de Toulouse 2018

C’est en ce moment, jusqu’à dimanche soir, la vingtième édition…
Cela se fête dès l’entrée avec une très belle partie consacrée aux expos d’artistes et associations.

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Une entrée dans la joie et la fantaisie !

J’ai enfin pu apprécier autrement qu’en photos la sélection du concours Modern Quilt de France Patchwork. Comme toujours, quelle différence entre les photos et les œuvres ! Ces quilts m’enthousiasment et, comme j’ai passé  un bon moment à les admirer (et faire la police : on ne touche pas, c’est une oeuvre d’art !!), j’ai entendu beaucoup de réactions élogieuses, d’admiration devant le travail et surtout le résultat esthétique. Le public est enfin mûr pour apprécier. Il y a quelques années encore, les réflexions auraient été en majorité : Pff, c’est à la machine, je n’aime pas… Bravo à toutes ces dames qui savent évoluer et reconnaître le talent des artistes modernes ! Vous trouverez ici une galerie FP complète avec le nom des œuvres et des artistes.

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Non loin de la galerie France Patchwork, Andrée Leblanc expose ses quilts en log cabin, toujours impressionnants.
Depuis quand existent ses « toolless », les imprimés sur tissus qui permettent un log cabin précis ? Bien plus de 10 ans je crois bien !

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Les amis de Labastide-Rouairoux ont un stand très sympa, montrant notamment une sélection d’art postal, qu’ils reçoivent année après année pour la Fête du Fil. Une dame fait une démonstration de tissage. Ce sont des gestes fascinants et je trouve les tisseuses toujours jolies, leurs gestes sont si harmonieux, les matières si douces et naturelles…

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Ma découverte du jour fut le brodeur-poète Dimitri Vontzos. Je n’avais encore vu ses broderies que dans le magazine de La Pratique du Patchwork. Il réalise des petits tableaux, comme des cartes postales de villages où l’on sent la lumière du sud. Le trait pourrait être un trait de crayon, mais c’est du fil. Chaque tableau est adorable.

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Il excelle aussi dans des œuvres contemporaines bien plus audacieuses, maniant le feu et l’eau, en bon Grec amoureux de la Méditerranée.

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Désolée, Dimitri, mes photos ne rendent pas justice à tes tableaux !

Ce qui m’a impressionnée au premier coup d’œil également, c’est sa Polyphonie aquatique… et l’étonnante interprétation qu’il en fait, comparant cette oeuvre harmonieuse mais morcelée avec notre Europe à la brillante culture mais à l’économie complètement déchirée entre des forces antagonistes.

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Les détails sont étonnants, le fond bleu étant mi-brodé de blanc, mi-appliqué de Velcro pour pouvoir ajuster les carrés colorés dessus ! Il faut l’écouter et le regarder nous révéler les formes d’hippocampes, de poissons qui se retrouvent dans les entrelacs blancs… Grâce au Velcro, le tableau vit et évolue !

Vous verrez de bien plus belles photos que les miennes chez Nathalie La Bastidane, cette oeuvre ayant été exposée précédemment à SMM.

Dimitri expose régulièrement dans toute la France, guettez ce nom : Dimitri Vontzos !

Et bien sûr les exposants vous attendent, nos achats les aident à vivre !

Le stand France Patchwork est au E11 : comme d’habitude c’est le lieu de rendez-vous et de convivialité !

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Visites & rencontres pour les Occitanes

Petit article pour les Occitanes de la région de Toulouse : j’ai reçu plusieurs annonces que je vous livre ici rapidement, les infos importantes sont sur les affiches et les dates sont très proches, à vos agendas !

Dans l’Aude :

Dans le Tarn-et-Garonne :

En Ariège :

En Haute-Garonne :

 

De quoi bien remplir nos journées et rencontrer les amis !

Tchatche et Petits Points

A peine rentrée des Etats-Unis, j’ai fait une petite virée dans l’Aude avec quelques Abeilles, voir l’expo des amies de Pexiora. Le temps de défaire mes valises et je partagerai avec vous quelques moments de mon beau voyage : rendez-vous tous les mardis pour une immersion dans l’Esprit de l’Ouest américain!

Tchatche et Petits Points, c’est en soi un beau programme et c’est le nom du club de Pexiora (11), qui s’adonne encore plus aux petites croix qu’au patchwork. La belle équipe expose jusqu’à demain soir les ouvrages de ces dernières années sur le thème des saisons.

Une belle ambiance de Noël autour d’une cheminée

J’ai particulièrement aimé voir leur ouvrage en commun que j’avais vu en cours au printemps, quand je leur avais rendu visite. C’est un sampler réalisé par Geneviève, Bénédicte, Domi, Marie-Hélène, Marie-Françoise, Lucie, Andrée, Evelyne, Jeannette et Fanchon. Bravo à chacune !

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Plusieurs exposants ciblés vous permettent d’acheter le nécessaire pour votre prochain ouvrage !

D’autres photos sont disponibles sur le blog de Gene, La passion au bout des doigts. AFFICHE-Expo-septembre-2018 Assurément, je retournerai à Pexiora en février prochain, pour leur Salon annuel !

Week-end de charme à Lacaze

Comme tous les derniers week-ends de juin, c’était la fête à Lacaze !

Les délégations FP 31 & 81 ont exposé une trentaine de Charm quilts dans le Temple et il y avait également le concours Circle Design, des cercles en jaune et noir (aux couleurs du blason du village), l’exercice Récup Zéro Déchet, l’expo du club de la Courtepointe, l’expo d’An’San… et clou de la journée, le défilé de mode concocté par Joëlle Vétillard, le tout organisé par l’infatigable Cécile Milhau.

En voici un petit aperçu, que nous devons à Suzy Bignau qui m’a fourni ces photos, un événement familial m’empêchant d’aller à Lacaze cette année. Merci à toi Suzy !

Charm Quilts

Chacun de ces quilts mériterait des photos de détails. C’est à chaque fois une éclatante réussite qui cache une belle histoire : les charm quilts sont des échanges de carrés entre amis, ce sont aussi beaucoup d’efforts de mise en scène, d’innombrables points alignés pendant des heures et des jours…
Il faudra que ces quilts continuent d’être exposés, ensemble ou séparément !

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Circle Design

Le challenge Circle Design a eu également beaucoup de succès avec des trésors d’inventivité en jaune et noir, rappelant les couleurs du blason de Lacaze. Bravo aux gagnantes mais aussi à chaque participante ! 

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La joie de vivre en patchwork

Dans le Château c’était la fête du patchwork, avec la revendication du recyclage, du faire-avec, de la débrouillardise, tout en produisant de magnifiques panneaux et courtepointes…
Un grand tas de tissus par terre symbolise la matière première. Bravo au club La Courtepointe de Réalmont (81) ! 

Ambiance décontractée et si sympathique !

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Zéro Déchet

Le long d’un vieux mur, une longue ribambelle de carrés d’art textile montrait que, sur une base de blue jean et des éléments de récup’ on peut faire de bien belles choses… Voici quelques photos prises au hasard :

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Le Défilé de Mode de Joëlle Vétillard

C’était le clou de la journée, le défilé de créations de Joëlle. Le public a admiré son inventivité, le recyclage de vêtements tout comme les créations de A à Z. Le défilé eut lieu sur le parvis du château et de nombreuses personnes répondirent à l’appel de Joëlle pour jouer les mannequins d’un jour. En voici un tout petit aperçu :

Et puis il y eut les robes en cercles, les princesses d’ombres et de lumières, de lune et de soleil, sorties de ce château enchanteur :

Saluons cet incroyable travail et, plus généralement, cette volonté de faire vivre notre région avec des animations formidables !

Vous pouvez aussi aller voir ces blogs : Fil de Garonne 33-47, ChristolChuk, bien sûr Patch d’Oc Tarn dont les photos seront triées prochainement (courage, Bernie !) et Patch 31 ! Merci de signaler d’autres reportages dans les commentaires, je compte sur vous !

 

EDIT voici la vidéo à déguster : https://www.kizoa.fr/Montage-Video/d203192125kP628621237o2l1/copie-de-lacaze-ete-2018

Tous à Lacaze fin juin !

Le dernier week-end de juin est devenu synonyme de festivités à Lacaze (dans le Tarn), je vous ai déjà longuement parlé de cet événement créé par Cécile Milhau par ici. Voici l’agenda pour cette année :

 

L’exposition des Charm Quilts dans l’ancien Temple est une exposition France Patchwork des départements 31 et 81. Elle a lieu du 23 au 25 juin. Voir l’article de Patch31.


Défilé de Mode

Nombreuses sont les personnes qui m’ont demandé à quelle heure aurait lieu le défilé de mode de Joëlle Vétillard, ce sera à 16 heures dimanche 24 juin. A ce propos, Joëlle recherche d’urgence pour le défilé de mode des personnes pouvant se rendre disponibles. Voici son message :

  • Essayage le samedi 23 et le dimanche matin au château
  • mannequins femmes (entre 13 et 75 ans…) taille 34-46, 3 hommes de moins de  25 ans, 2 petites filles
Un agréable moment d’échange multi-générationnel dans une ambiance conviviale mais néanmoins « professionnelle ».
Me contacter rapidement 05 53 28 29 84. Merci ! Joëlle
Alors n’hésitez pas à participer à cette belle expérience ! Vous écrirez ainsi une page de l’Histoire locale…

 

 

 

Le Jardin Secret en Occitanie

Ian Berry, l’artiste qui fait chanter et danser le denim, se prépare à une grande route vers Paducah avec son Jardin Secret, tout juste décroché de New-York.

Son agenda est difficile à gérer, vous vous en doutez. Il lui faut aussi du temps pour se reposer, pour créer…

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Ainsi, l’invitation de Patricia, lancée en automne pour que Ian vienne en Occitanie, restait en suspens… Nous l’espérions tellement fort que, oui, Ian vient à Labastide-Rouairoux (81) pour la Fête du Fil les 14 & 15 août 2018 ! Patricia avait été une aide précieuse et indispensable pour le succès du Secret Garden aux délais presque impossibles à tenir, la voici pleinement remerciée. Ian est une personne qui n’oublie pas ses amis !

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Ian, I’ll be so happy to meet you again!

Ce sera une édition vraiment exceptionnelle, allez voir le programme par ici. Comme c’est le moment où on commence à penser aux vacances d’été, je vous conseille de programmer un tour en Occitanie en août. Nous avons tout: la montagne, la mer, un riche passé, de charmants villages, de très belles villes… et un Jardin Secret !

 

C’est donc ainsi que Patricia annonce la venue du Printemps :

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Dites-le avec des fleurs !

 

Trois Occitanes/2

Après le mois de février dans l’Aude à Pexiora, faisons un saut en début d’été dans le Tarn. C’est aussi un département privilégié pour la balade et le tourisme, ne serait-ce qu’Albi, joyau rénové qui a heureusement gardé son authenticité.

Plus secrète, hors des sentiers battus, la vallée du Gigou menant aux Monts de Lacaune est verdoyante même en plein été. Lacaze est sur le chemin, un village au brillant passé, partagé entre catholiques et protestants, avec son lot de gloires et de drames. Après de longues investigations, deux passionnés ont fait revivre le passé de cet endroit magnifique dans  un livre disponible au Château :

Dans cet écrin se succèdent toute l’année des manifestations autour des Arts et, grâce à Cécile, les Arts Textiles sont à l’honneur chaque été !

Cécile, c’est un sacré numéro, une femme qui ne laisse jamais indifférent, du vif-argent au caractère pur & dur qu’elle attribue à l’héritage cathare. C’est avant tout une femme libre, un brin insoumise. Je viens de lire une histoire des femmes accusées bien commodément de sorcellerie, je ne peux m’empêcher d’être heureuse de vivre au XXIe siècle, car à la Renaissance les empêcheuses de ronronner étaient bien vite écartées de la manière la plus brutale qui soit… Non, avant ce n’était pas toujours mieux !

J’admirais déjà ses quilts dans Les Nouvelles quand je vivais en Allemagne (il y a plus de 20 ans) sans la connaître, une affinité avec ses ouvrages qui ne s’explique pas, c’est juste une évidence. Cette affinité s’est confirmée quand nous nous sommes rencontrées il y a 10 ans et nous nous complétons bien quand on organise des choses ensemble. Et puis Cécile est fidèle en amitié et tellement généreuse !
Je sais qu’elle préfère s’exprimer autrement que par écrit, alors je la remercie de s’être prêtée au jeu malgré tout !

Cécile Milhau au milieu, à l’entrée du Temple, exposition du Projet 70273 (Jeanne à droite et moi à gauche)

Cécile à Lacaze (81)

J’ai fait mes premiers pas dans le patchwork avec Jocelyne Leroy, Lucile Moroni, Claude Fabre, alors que déjà je peignais, cousais et brodais depuis toute jeune. En 1993 j’ai créé mon premier atelier, La Courtepointe à Réalmont (81), avec la volonté de mélanger les générations, des grands-mères et des enfants placés que je côtoyais dans mon métier. Je suis entrée dans la délégation France Patchwork Tarn quand Hélène Cornu était déléguée, puis je lui ai succédé pendant 10 ans. Quand Patricia a créé La Fête du Fil à Labastide-Rouairoux, nous y avons participé plusieurs années, accompagnant cet élan formidable et le regain d’intérêt des arts textiles dans notre département.

Expo de Cécile à Labastide-Rouairoux le 15 août 2006. Au centre, la cathédrale Ste-Cécile d’Albi, à gauche des coquelicots, fleur préférée de Cécile

Lacaze. Pourquoi Lacaze ? Simplement ma famille maternelle est originaire de ce village, enfant j’y passais toutes mes vacances. Mon grand-père et mon oncle étaient tailleurs, ma grand-mère et des cousines couturières. Un grand meuble vitré contenant toutes les matières premières, fils & tissus, me fascinait. A l’époque de nombreuses familles possédaient encore un métier à tisser, travaillant à domicile, tandis qu’à Vabre, la petite ville voisine, une usine de tissus en laine embaucha jusqu’à 300 ouvriers pendant 200 ans (jusqu’en 1989). C’est dire l’importance des tissus dans ma vie.

J’ai connu le château du village tombant en ruine, envahi par la végétation, mais depuis 20 ans, la Mairie et l’Association des Amis du Château l’ont métamorphosé, lui rendant ses fastes d’antan. Ce petit bijou Renaissance revit !

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C’est maintenant un lieu de festivités et de culture, ainsi que le Temple du village, autre belle salle d’exposition. Ces deux lieux chargés d’histoire sont désormais dédiés aux Arts Textiles tous les étés, avec le dernier dimanche de juin comme point d’orgue des manifestations.

En 2013, j’ai pu exposer avec le sculpteur sur bois René Prestat, puis grâce aux nombreux bénévoles autour de moi, j’organise chaque année une nouvelle exposition : en 2014 Ina Statescu m’a fait l’honneur d’accepter mon invitation, puis en 2015 Pierre Milhau exposa des sculptures en bois flottés, accompagnées de quelques-uns de mes quilts, en 2016 nous accueillîmes l’exposition régionale France Patchwork Fibre Occitane et en 2017 Sophie Furbeyre, grande artiste textile, enchanta le château pendant que le Temple exposait le Projet 70273.

Les Estivales de Lacaze, c’est une expérience tellement enrichissante et une collaboration toujours fructueuse ! Au fil du temps ce rendez-vous festif met en valeur le patrimoine textile et les atouts de ce village. Mais surtout, il entretient un bien précieux que m’apporte le patchwork : l’amitié. C’est aussi ma manière de participer à la conservation d’un peu de vie dans ce petit coin du Tarn qui est dans mon cœur depuis toujours.

Le programme de cet été se profile :

  • au Château pendant trois semaines : Annsan, couple d’artistes issus du théâtre qui créent des tableaux textiles
  • dimanche 24 juin, grand défilé de mode concocté par Joëlle Vétillard : nous verrons l’aboutissement des ronds pour les robes de princesse et la fameuse robe de mariée en triangles.

    Des ronds et des couleurs… Nous étions seize vendredi dernier à travailler pour Joëlle au club de Colomiers, pour notre plus grand plaisir !

    Certains sont simples, d’autres très sophistiqués : en tout une quarantaine de ronds à adresser à Joëlle.
  • le 24 juin toujours, exposition France Patchwork de Charm quilts au Temple
  • Le 24 juin enfin, puces des couturières et espace de ventes !

Mon autre grand projet voit le jour : Le Grenier du Château, un lieu de conservation des arts textiles. En voici la présentation.

Mes amis réservez votre journée du 24 juin prochain pour passer une belle journée avec nous !

Bien amicalement,
Cécile
http://ma.vie.au.fil.et.aux.pinceaux.over-blog.fr/