The Secret Garden

En ce début d’année je vous invite à une promenade dans le Jardin Secret d’une romancière et d’un grand artiste contemporain.

Première édition d’un livre important de la littérature enfantine, The Secret Garden de Frances Burnett, 1911.

Pour les Britanniques, The Secret Garden est avant tout un célèbre roman pour enfants écrit au début du XXe siècle, ancré dans la mémoire collective. Il était une fois une fillette non désirée qui n’a jamais appris à sourire ni à aimer… Ses parents disparus, elle découvre la propriété de son oncle et trouve une clé ouvrant  un jardin entouré de murs. Cette clé ouvrira aussi son cœur…

Avec l’amitié d’un jeune garçon qui sait parler aux animaux, avec le plaisir de prendre soin du jardin secret, la petite fille revêche s’épanouit, s’embellit…

La jeune Mary découvre l’amour inconditionnel qui peut exister entre des humains et des animaux.

C’est une belle histoire sur l’enchantement de la vie réelle, l’apprentissage de l’indépendance, le pouvoir d’un simple sourire, la force de la patience et de l’endurance dans l’apprentissage, la beauté de la nature… Toute une éducation pleine de bon sens et de sensibilité imaginée par Frances Burnett qui écrivit aussi Le Petit Lord Fountleroy, peut-être plus connu en France.

-oOo-

Entrons à présent dans le Jardin Secret de mon artiste textile préféré…

Quand Ian Berry se vit confier un lieu d’exposition dans le Musée des Arts pour les enfants à New-York (Manhattan), ce qui ne se refuse pas quand on est comme lui si attentif à l’éducation, il fit spontanément le lien avec le roman initiatique et imagina, pour plaire aux enfants — et à leurs parents — un Secret Garden qui aurait troqué sa couleur chlorophylle pour le bleu divin du denim.

Jardin d’Eden en Denim ! Photo Lucinda Grange

Ce Jardin Secret est conçu pour se promener par un petit chemin, un escalier, et s’immerger dans la nature recréée.

Dans une fenêtre-hublot, l’éducation prend le pas sur l’émerveillement : les enfants peuvent voir une branche de coton et le texte les invite à se rendre compte que les pantalons en jean proviennent de cette plante. Joyeux jeu de mots bien à propos pour les amuser : from plants to pants… and then again to plants. Oui, cette expo montre des plantes faites de pantalons faits de plantes, la boucle est bouclée ! Photo Lucinda Grange

Mais le délai entre la décision et l’exposition était diablement court ; le 31 octobre dernier, alors que Halloween battait son plein, Ian cherchait des aides efficaces pour tenir le pari… Ce sont donc des volontaires de plusieurs pays qui ont permis cette exposition parmi lesquels Patricia Cathala, bien connue dans notre région pour sa Fête du Fil à Labastide-Rouairoux à la mi-août. 

En novembre Patricia a donc mobilisé sa famille, ses amis et le secours populaire local pour trouver des blue jeans usagés puis a travaillé jour et nuit pour fournir deux douzaines de cactus divers et des feuilles armurées ! 

Grâce à elle et d’autres amis tout aussi actifs, le Jardin Secret a pu ouvrir ses portes le 13 décembre dernier, alors qu’à une semaine d’intervalle la célèbre laverie de Ian était montée à Miami en Floride. Je le sais depuis longtemps, quel que soit son talent, un artiste qui réussit est une personne qui travaille beaucoup…

Pour mieux convenir aux locaux de Miami, Ian a construit une façade – en denim bien sûr – cela ajoute beaucoup de réalisme à la laverie. A l’intérieur, un grand drapeau des USA en denim complète la personnalisation de cette mise en scène. Photo Antonio Palou

Pour les milliers de feuilles qui tombent en cascade, Ian a eu besoin d’une aide plus technique, la coupe au laser de la société italienne Tonello. C’est impressionnant. Allez le voir sur son site par ici !

Ce jardin gagne en mystère avec ces enchevêtrements de plantes… Hormis la couleur, elles sont réalistes et on peut reconnaître les roses grimpantes et les glycines au milieu d’autres lianes. La coupe au laser était indispensable pour ces milliers de feuilles. Photo Lucinda Grange

En montant ce jardin, Ian a pensé à Alice au Pays des Merveilles – autre monument de la littérature britannique enfantine – avec une vision enchantée de la nature, un côté magique et quasi-mystique qu’on doit bien ressentir quand on emprunte ce chemin…

Est-ce un jardin à l’anglaise, où les jardiniers maîtrisent les plantes pour donner un air de nature sauvage ? Ne serait-ce pas plutôt une cité abandonnée des hommes où la nature reprend ses droits avec vigueur ? Le Secret Garden est un jardin fait pour rêver et inventer sa propre histoire… Photo Lucinda Grange
Est-ce le lapin d’Alice qui est toujours en retard ? Photo Lucinda Grange
Chaque détail est un enchantement ! Photo Lucinda Grange
Au premier plan, les cactus de notre amie Patricia Cathala côtoient des fleurs printanières et des feuilles luxuriantes. Les enfants ont le droit de s’approcher, de toucher, tout en apprenant à respecter la composition et le travail des artistes.

A la lumière de sa propre histoire, Ian veut livrer un message important aux enfants : oui l’art peut être l’occupation de sa vie si on sent que c’est sa destinée ! Même si le chemin est semé d’embûches et le travail acharné, il faut avoir confiance en son étoile.

Cette ode à la nature en pleine mégalopole veut rappeler aux enfants la beauté de la nature, la joie de jouer dehors avec trois fois rien, le plaisir d’observer les détails d’une feuille ou le vol d’un papillon… The Secret Garden de Ian Berry rejoint en tous points le message du livre The Secret Garden de Frances Burnett !

Cette superbe exposition se trouve au Children’s Museum of Arts, 103 Charlton St. NYC  jusqu’en avril prochain. Juste avant la fin de l’expo, Ian y animera des ateliers avec les enfants.

Ian Berry remplit son agenda avec évidemment des surprises pour 2018 !

-oOo-

Un projet de Princesse

Quand on est dans un Château Renaissance, à quoi pensent les filles ? A des Robes de Princesse évidemment !

231642df8730fe0fb905a5f796dd15dc.jpg

Après sa Robe de Mariée, Joëlle Vétillard nous propose dans le même esprit un nouveau challenge pour faire un défilé de robes de princesse !

Lieu et date : le Château de Lacaze (Tarn) le dimanche 24 juin 2018.
Oui, même lieu et même date que l’exposition France Patchwork de Charm Quilts !

2179418-diaporama

Voici ses consignes :

Il s’agit de faire des ronds, à partir desquels je vais faire des robes, le nombre dépendra du nombre de ronds reçus.
Chaque rond sera bien visible, il doit être à lui seul une petite œuvre originale.

Diamètre mini 8 cm max 22 cm

3 couleurs au choix mais une seule couleur par rond : noir, blanc à blanc cassé, jaune à ocre.

Quelle que soit la couleur choisie, il peut y avoir une touche de doré.
Le top du rond est fait sur une base de textile, avec une technique libre, patchwork traditionnel main ou machine, art textile, broderie main ou machine, appliqué, collage…
Il peut y avoir autre chose que du textile, papier, carton ou tout autre matière, avec ou sans relief. Il faut juste que cela ne soit pas trop fragile.
Le doubler de la même couleur que le dessus, noir pour le noir, idem pour le blanc à blanc cassé et le jaune à ocre, avec un beau tissu uni ou faux-uni, l’envers se verra.
Coudre la doublure à la machine, endroit sur endroit en laissant une ouverture pour le retourner avec une marge de couture de 1.5 cm à l’endroit de l’ouverture.
Le retourner mais ne pas recoudre le trou, c’est moi qui le ferai après.
Attention si vous recousez, brodez ou collez quelque chose après l’avoir retourné, ne pas coudre ou coller la doublure en même temps car je vais glisser quelque chose dedans avant de fermer le rond.
Si besoin 05 53 28 29 84

Mon adresse :
Joëlle Vétillard
Charrière
24220 Castels et Bezenac

Date limite de réception le 15 février 2018

Pour des photos et des renseignements complémentaires (une adresse de dépôt au centre de Toulouse !) rendez-vous sur le blog de Joëlle !

Question subsidiaire : comment dessiner un rond ? Bien sûr avec un compas ou un bol, une assiette… Mais j’ai souvent un problème dès que mon rond dépasse l’écartement de mon compas et je manque parfois de l’assiette « parfaite ». Alors connaissez-vous la règle qui remplace la ficelle et le crayon ?

Au milieu de cette règle, à la marque 9 inch, il y a un petit trou ainsi que tous les demi-inch vers la droite. Grâce à eux on peut dessiner des ronds jusqu’à 43 cm de diamètre !

Je l’ai achetée à Kréatiss à Colomiers (près de Toulouse), on la trouve vraisemblablement dans le réseau Mondial Tissus aussi. Elle mesure 18 inch sur 2 inch, elle est en plastique souple et transparent ; la particularité qui nous intéresse est qu’elle est percée de trous tous les 1/2 inch. Impossible de la retrouver sur internet, désolée, je n’ai aucune référence. Elle ne m’avait pas paru chère mais je ne me souviens pas de son prix, elle est vieille déjà !

DSCN4373.JPG

Je vous la montre aussi sur une planche en liège, car pour l’utiliser on peut poser le papier ou tissu à marquer, fixer le centre de cette règle par une punaise et on met une mine de crayon ou de feutre (Frixion de Pilot par exemple) dans le trou qui convient comme rayon du cercle. On tourne autour de l’axe de la punaise : le cercle est propre, parfait, sans aucune difficulté !

Mais ATTENTION, cette règle est trop fine pour être utilisée avec un cutter rotatif, vos doigts seraient en danger !

Vendredi à la Ruche, je ferai des ronds pour Joëlle !

Noir, jaune, blanc : les Abeilles seront dans le thème de la robe de princesse ! Et prochainement vous verrez le dernier ouvrage de Bee Karine qui a utilisé ces mêmes couleurs…

Les Fables de La Fontaine en Art Textile

Dimanche 5 novembre 2017, à Sorèze dans le Tarn,
Exposition de livres Art Textile !

Ce dimanche, les Fables de La Fontaine seront à l’honneur. Ce ne sera pas à Houston et pourtant quelle qualité et quelle créativité attendent les visiteurs de l’Abbaye-Ecole de Sorèze ! Cette exposition aura lieu dans le cadre de la Fête du Livre :

ob_d285cf_affiche-soreze-2017-001

Pour vous donner un aperçu, j’ai demandé à mon amie Maïté de m’adresser quelques photos de son livre textile, car c’est bien ce genre sous-exploité qui sera exposé.

Cette couverture en lin rouge montre l’emblème de Maïté, une des Abeilles de cette Ruche ! Elle n’a pas voulu écrire « Les Fables de La Fontaine » car le sien en offre six et non un recueil complet.

Maïté a interprété des illustrations d’un livre ancien. Son expertise en appliqué est bluffante ! Notons qu’Anne A. l’a aidée pour faire une reliure professionnelle en textile que les visiteurs pourront aussi admirer. En voici deux illustrations, les autres… eh bien, rendez-vous à Sorèze 🙂

Le Loup et l’Agneau
La Cigale et la Fourmi

Vous pourrez admirer de nombreuses autres interprétations, modernes comme traditionnelles, je crois que nous aurons près de 30 ouvrages à découvrir ! Cécile Milhau est à l’origine de ce thème d’exposition et de nombreuses quilteuses d’Occitanie ont travaillé avec passion – et parfois découragement, la tâche étant rude… – pour  arriver à des résultats remarquables !

Dans la même veine, Maïté avait déjà reproduit des illustrations des Petites Filles Modèles pour Fibre Occitane :

Hier chez Maïté, trois de ses petits-enfants (modèles) fêtaient Halloween devant ces tableaux des Petites Filles Modèles :

Bouh j’ai peur !

Un océan d’émotion

jdrouet3

Les personnes ayant passé leur dimanche à Lacaze ne sont pas près d’oublier l’effet que donne une grande salle remplie de quilts rouge et blanc.
Des quilts remplis à l’excès de croix mises par paires.
Chaque paire de croix représente une victime.
Une victime parmi 70 273.
70 273 blocs est le but, nous en avions dans la salle plus du dixième réalisé en Occitanie et Aquitaine.
8 015 paires de croix en 56 quilts, voilà le résultat d’une splendide mobilisation régionale.

IMG_7070.jpg
Exposition au Temple de Lacaze dimanche 25 juin 2017.

Arrivant au petit matin avant la foule, je suis entrée dans le Temple, salle d’exposition naguère lieu de culte, éclairée par le soleil et enchantée par un air mozartien. La vue de la salle préparée par les Tarnaises m’a saisie.

DSCN3933

De surprise un sanglot a monté, les larmes ont coulé. Et pourtant j’ai vécu toute cette année avec ces blocs faits par des inconnues, des connaissances, des amies et moi-même, avec ces tops et quilts à terminer, avec des fils rouges partout, avec cette pile blanche envahissante de quilts en cours… J’ai ressenti cet océan émotionnel, je vous assure, comme un remerciement et un apaisement. Je ne suis pas particulièrement mystique, mais là j’ai vécu ce moment particulièrement intensément.

Puis ce fut le tour de Jeanne, la fondatrice de ce Projet, d’entrer dans le Temple.

IMG_7198
Jeanne au centre en rouge et blanc, avec des détails bleus pour honorer nos deux pays aux couleurs bleu-blanc-rouge. Elle est entourée de Kristine, Cécile, moi aux yeux encore embués, Liliane et Andy, le mari de Jeanne.
IMG_7199.jpg
Jeanne et son amie californienne Tari, venue elle aussi de bien loin pour cet événement.

C’est pour elle la première grande étape d’un long chemin vers la commémoration en quilts des victimes d’une noire période de l’humanité, mais aussi et surtout le combat pour l’aide et la compassion envers les handicapés. Elle aussi a succombé à l’émotion bien sûr. Que chacune des presque 400 participantes à cette exposition soit remerciée pour ce cadeau.

DSC05915.JPG
Même si les middlings (mini-quilts de 45 x 55 cm) étaient accrochés en hauteur, nous les voyions très bien grâce à un superbe éclairage. Un petit coucou aux amies ariégeoises en passant !

Croit-on ces actions inutiles ? Pense-t-on que tout le monde est dans la même ligne de pensée et que l’état d’esprit néo-nazi est révolu ? Alors lisez cet article paru avant-hier et repris hier dans la presse régionale :
https://informations.handicap.fr/art-proces-medecin-insultes-853-9982.php.
Il montre que, même chez nous, même de la part d’un médecin, il y a encore bien du chemin à faire (sous réserve de la véracité de ces faits). Si vous vous posez encore des questions sur le bien-fondé du Projet, vous pouvez lire ce dossier de presse. 

discours lacaze.jpg
Chacun d’entre nous a pris la parole à midi pour expliquer et encourager ce Projet à nul autre pareil. De gauche à droite, Guy Sablayrolles, Maire de Lacaze, a généreusement prêté le Temple pour cette exposition et a montré sa conviction de l’utilité de ces efforts ; moi-même, qui ai piloté cette exposition ; Jeanne, notre inspiratrice, qui a eu la vision de lancer un si fou projet ; et enfin Cécile Milhau, originaire de ce village, celle qui a eu cette idée folle d’un jour inventer l’expo à Lacaze…. Mille mercis pour tout ma chère amie cathare !
IMG_7201
Sur un des nombreux ponts de Lacaze, on n’y danse pas mais on y est heureux !
Nous trois devant un panneau de l’amitié fait par Geneviève, l’active secrétaire de l’association des Amis du Château de Lacaze.
Nuage de noms de l’amitié… et on pourrait en ajouter tant d’autres ! Merci Gene pour ce beau panneau !
Beaucoup de personnes ont pris le temps de faire un bloc de l’Amitié pour le Quilt de Lacaze ; il sera monté aux USA. Devant le cercle d’information offert par Annie, on voit ici le roman Hadamar qui traite du sujet poignant de la découverte des horreurs de la guerre à la fin de celle-ci.
IMG_7205
Une belle brochette de personnes très actives pour le Projet 70273, y compris le maire de Lacaze à droite. Merci à vous, Guy Sablayrolles, votre accueil nous a enchantées !
IMG_7214
C’est ici la chaleureuse entente entre les Etats-Unis, la France et la Grande-Bretagne, avec Lucy et Sharon qui organiseront la prochaine exposition d’envergure dans le Kent, et Chloe, notre Anglo-Normande à la chemise faite pour la circonstance !
IMG_7206
M. le Maire de Lacaze nous a fait la faveur de nous faire visiter ce superbe château Renaissance rénové depuis 20 ans par des passionnés. Sophie Santoire-Furbeyre (au centre) y expose jusqu’à la mi-juillet de somptueuses œuvres d’art textile. Celle-ci a eu la grande gentillesse de traduire la visite en anglais pour Jeanne et les autres Anglophones. Touchée par notre Projet, elle facilitera également sa diffusion dans les mois à venir.
Et bien sûr le blason en quilt du village était visible du côté du camping, les puces des couturières étaient près de l’école… Une belle journée vous dis-je !

J’ai le sentiment d’une importante mission accomplie. Cependant nous avons encore besoin de bonnes volontés pour atteindre le but ! Vous pouvez continuer à trouver le dossier dans la colonne de droite et nous retrouver sur la page FP francophone sur laquelle, avec toutes les Ambassadrices françaises du Projet, je continue d’accueillir les nouveaux membres et les renseigner, encourager tout le monde pour finalement atteindre le but dans quelques mois… Je continuerai à vous signaler ici les expositions majeures qui s’organisent actuellement aux USA, en Angleterre, en Allemagne et ailleurs.

Comme vous le savez, chaque quilt est unique. De loin, on ne voit qu’un océan de croix chargé d’émotion ; de près on admire la diversité et l’inspiration des quilteuses. Voici des exemples :

tari4
Middling de Chantal Trouillot, un des nombreux exemples finement brodés. Ici les rouleaux permettent un record de croix au centimètre carré,  998 en tout !

 

tari1
Françoise Lelionnais a fait ce bloc qui a suscité beaucoup de commentaires et d’admiration.
tari3
Blocs des amies d’Aquitaine, si raffinés ! Merci à Marie Christine et ses amies !

 

tari2
Celui-ci a une très belle histoire. La fille d’une quilteuse a entendu l’histoire de ce projet et a offert à sa maman… sa robe de mariée, considérant qu’elle serait plus utile pour le Projet que dormant dans une armoire. Ainsi sont nés 74 blocs scintillants. Rendons ici hommage à Emma et Christine, fille et mère !


Bien sûr, continuons de faire des blocs qu’on adresse à Chloe Grice !

19452891_1395338397219472_6447613265192211826_o.jpg
Amitié franco-américaine ! Une pensée spéciale pour Jeanne et son mari qui endurent un difficile retour chez eux, avec une série de galères dues à des erreurs de la compagnie aérienne américaine… Malheureusement ces déboires entachent leur beau voyage de souvenirs bien moins gais.
70273 mid#161.1
La désormais fameuse colombe d’Annie exposée à Lacaze, d’après le dessin de Picasso.

Illustrations :
Photos de Pierre-Jean Schnitzer, Jo Drouet, Eliane Géraud, Tari Kelley Vickery, Bernie Alquier : merci à vous !

Vous verrez de nombreuses autres belles photos prises ce jour enchanté sur les pages FB francophone et anglophone.

Sur le site des Amis du Château de Lacaze se trouve un diaporama des œuvres de Sophie Santoire et un consacré au Projet 70273.

 

Avec Joëlle Vétillard en Dordogne

Profiter de la douceur de vivre périgourdine, admirer des quilts traditionnels et modernes, des boutis, des cartes textiles, des quilts d’après les carrelages des bancs de Sitges, voir ou revoir la Robe de Mariée faite de 520 triangles pour laquelle vous avez été nombreuses à participer… C’est tout ça et bien plus encore à Saint-Cyprien en Dordogne du 30 juin au 2 juillet.

Le programme complet se trouve par ici.

Fibre Occitane à Aiguilles en Luberon

Alors que la fête bat son plein à Aiguilles en Luberon, on commence à voir de belles photos sur les réseaux sociaux. Que de variété chez les exposants qu’on découvre de village en village !

Marie Christine m’a très gentiment adressé des photos de l’exposition Fibre Occitane, celle que France Patchwork fait voyager depuis le 1er avril 2016. C’est ici la 9e exposition, toujours dans un lieu privilégié : le château de la Tour d’Aigues.

Merci à toutes celles qui ont rendu cette exposition possible, Catherine Bonte la présidente de France Patchwork, Marèse Cayet la responsable régionale, Monique Lopez-Velasco qui aide à assurer la permanence, ainsi que toutes les bénévoles… et bien sûr Nathalie Locquen qui a conçu ce Festival et le fait vivre avec tant de fougue!

Aiguilles en Luberon, c’est jusqu’à demain soir !

Jazz en Comminges et Récup’Art 2017

Tous les ans, une exposition Récup’Art accompagne le festival Jazz en Comminges, dans la ville de Saint-Gaudens (31), au pied des Pyrénées. Et tous les ans, notre amie Hélène Vispé y participe avec talent !

Par ici le programme, tout commence aujourd’hui !

Cette année, blue jeans et tissus africains Wax sont unis pour célébrer la musique et son instrument emblématique, le saxo.

Voici une vue partielle, avec l’étiquette-saxo au dos :

On y aperçoit aussi la variété de blue jeans, couleur idéale pour évoquer le Blues et des boutons de récupération pour les touches de l’instrument de musique.
Tout est appliqué main y compris l’étiquette, quilté main malgré les épaisseurs, brodé au point arrière…

Voici Sax Andy Warhol d’Hélène Vispé.

Un tonnerre d’applaudissements pour notre artiste, mon amie des Filles du Vent de Sud 🙂

 

La tapisserie de Saint-Martin-Le-Vieil

Hier, attirée par un article de France3 (voir le blog du Patchwork sur son 31), je suis allée vers Carcassonne mais me suis arrêtée peu de kilomètres avant, dans un village perché le long d’une petite crête avec la vue plein sud.

header
Saint-Martin-le-Vieil, dans l’Aude

Ma visite était pour le foyer rural dans lequel est exposé (jusqu’à ce soir) une tapisserie. Pas n’importe laquelle ! Une tapisserie racontant l’histoire du village sur une dizaine de siècles, à la manière de la tapisserie de Bayeux ! L’idée a germé dans la tête de l’ancienne Maire du village après sa visite de la tapisserie de Bayeux, en 2001. Choc émotionnel, culturel, esthétique… Mais pourquoi ne ferait-on pas de même dans notre petit village ?

Des historiens, un peintre du village furent mis à contribution avec les brodeuses volontaires, en tout 11 personnes sont les heureux parents de cet ouvrage.

dscn3682

Imaginons les longues discussions pour savoir que représenter, puis les maquettes qui sont souvent retouchées… Il faut trouver les matières premières aussi : on mise sur les tissus de lin blanchi filé et tissé à Castres (non loin de là) avec bonheur, mais les laines Médicis furent bien plus difficiles à trouver : on ne prenait pas ce projet au sérieux !… Huit couleurs suffisent pour rendre toutes les nuances à l’image de la tapisserie de Bayeux, elles ont été soigneusement choisies pour être les exactes teintes des teintures naturelles d’antan.

Eh bien, le résultat est simplement sublime ! Madame Costa, la présidente de l’association Les Cruzels, m’a très gentiment fait une visite commentée de l’histoire de ce village – et des histoires de ce beau pays – en commençant par ce mot bizarre : les cruzels.

cruzel
Cruzel de St-Martin-le-Vieil

C’est un mot occitan désignant les cavités qu’on trouve à l’arrière de plusieurs maisons, creusées dans le calcaire. Il y en a presque une quarantaine et témoignent d’un habitat troglodyte primitif. Des silos restent visibles dans certains : une bonne cachette pour le grain !

dscn3684

Autre point fort du Moyen-Âge : la construction de l’Abbaye cistercienne de Villelongue, à un jet de pierre de St-Martin. Sa construction commença en 1170 et fait l’objet de belles campagnes de rénovation. A visiter !

dscn3685

Puis vient la guerre impitoyable contre les Cathares, quatre abbés y participèrent avec Simon de Montfort, ce qui enrichit l’Abbaye. Bon, passons, moi je suis pour les perdants, les Cathares !

On voit aussi le Prince Noir, affreux jojo anglais qui sema la terreur dans nos terres gasconnes et occitanes : le principe de la guerre de 100 ans était plutôt d’affaiblir l’ennemi (nous, les Français) par des chevauchées semant la terreur à force de razzias, de viols, d’incendies, de massacres plutôt que de mener des guerres de position. Grâce à ses remparts, St-Martin fut épargné : Edouard de Plantagenêt dit le Prince Noir passa son chemin vers des villages plus faciles à mettre à sac. Castelnaudary, par exemple, fut complètement détruit en 1355.

A la même époque, la peste noire fit des ravages vers 1350 comme partout ailleurs en Europe ; ce tableau de tapisserie est particulièrement lugubre mais si bien fait…

dscn3688

Puis vint l’abondance et l’âge d’or du pays qui devint Pays de Cocagne avec la culture du pastel, cette plante Isatis tinctoria qui donnait les plus beaux bleus… jusqu’à ce que l’indigo asiatique prenne sa place.

dscn3687

Comme toute bonne histoire, finissons par un banquet de mariage ! La légende dit qu’on prêtait le donjon aux jeunes mariés, tradition dont on se souvenait encore au XIXe siècle…

dscn3686

Cette tapisserie est merveilleusement faite. Comme la tapisserie de Bayeux, elle est brodée au point de Bayeux qui remplit les zones cernées de point de tige en gâchant le moins de fil possible au dos (seuls des petits points très courts sont visibles au dos, tout comme les broderies afghanes importées par Pascale Goldenberg) et elle utilise les mêmes matériaux : lin et laine ; elle a une bande narrative centrale et deux fines bandes au-dessus et en-dessous. Les bandes étroites montent de nombreux détails, des plantes et animaux de la nature environnante, des animaux fabuleux, des armes et des outils… Autant d’éléments qui enrichissent la tapisserie ! On y trouve aussi les initiales des brodeuses ; elles étaient à l’exposition, toutes fières de l’accueil du public venu nombreux et complètement séduit. Merci à Anne-Marie Denuc qui m’a donné de nombreux détails complémentaires sur ce groupe de brodeuses qui ont fait ce travail extraordinaire !

dscn3680
Les photos sont interdites, mais j’ai acheté la collection de cartes postales en souvenir.

Les conditions d’exposition sont parfaites : une salle dans la pénombre, tendue de tissus noirs était l’écrin de ces 16 mètres de lin éclairé, protégé par un couloir de 50 cm matérialisé par terre. Le croirez-vous (mais vous le savez bien…) les enfants étaient bien plus disciplinés que les adultes !

Espérons que cette tapisserie connaîtra une longue et prestigieuse carrière. Sorèze l’exposera très certainement -comment pourrait-il en être autrement ?- mais j’espère que d’autres organismes feront également la démarche de l’exposer !

Courriel de la Mairie de St-Martin-le-Vieil :
st-martin-le-vieil@wanadoo.fr

Notre expo de Colomiers… et un projet pour aller à Nantes

Un petit manque de disponibilité m’a empêché de faire de belles photos de notre exposition de Colomiers.

ob_0bd158_expo-2016

Et pourtant, que de beaux ouvrages faits par mes amies et mon ami ! Quatre-vingts quilts étaient exposés, ainsi qu’un joli coin Nature fait d’ouvrages individuels et collectifs, de champignons par terre… Nous voulions célébrer les balades en forêt au moment où les feuilles virent du vert aux multiples couleurs chaudes, avant la froidure de l’hiver…

Je vous confie deux liens qui vous donneront un bel aperçu de cette expo :

  • chez Christophe, notre adhérent si doué et sympa ,
  • chez Quaquie, toujours enthousiaste et qui sait reconnaître la qualité du travail, elle-même étant brodeuse et artiste multi-facettes !

Merci à vous deux ! N’hésitez pas à donner vos liens en commentaire si vous avez posté vous aussi des photos de cette exposition.

visuel-newsletter-500
Mosaïque-souvenir de Pour l’Amour du Fil 2016

Avis aux quilteuses de la région toulousaine

Vous avez peut-être envie d’aller au Salon Pour l’Amour du Fil, mais ce n’est pas toujours facile d’organiser un tel voyage. De plus, il tombe souvent pendant les vacances scolaires, alors que la maison est pleine !

Pour l’édition 2017, le club de Colomiers affrétera un autocar pour aller à ce Salon si différent des autres, organisé par Quiltmania. Les dates du voyage sont du 19 au 21 avril 2017, donc cette année en-dehors des vacances scolaires et le tarif sera, en demi-pension, de 255 €. Il manque quelques personnes pour que ce projet devienne réalité ! Si vous êtes intéressé(e), merci de contacter la présidente du club Danielle Birello (daniellepointbirelloarobasewanadoopoint fr), ou par téléphone (numéro sur demande dans les commentaires).

En fonction du nombre d’inscrits, la décision de maintenir ce projet sera prise le 19 octobre. Ne tardez donc pas !

La Fête du Fil dans le Tarn

Encore une info concernant ce département d’Occitanie que je ne me lasse pas de visiter !
programme-2016-fête-du-fil-labastide-rouairoux-salon-loisirs-créatifs-tarn-patchwork-art-textile-exposition-musée-japon-art-postal-tentmakers-eva-gustems-puces-des-couturières-vide-dressing-automates
Tous les ans autour du 15 août, c’est la Fête du Fil à Labastide-Rouairoux (81), aux portes de l’Hérault (34) et au cœur du Parc Naturel Régional du Haut-Languedoc. Riche d’une longue tradition textile, des passionnés font revivre cette vallée de communication, où passait déjà la voie romaine entre Nîmes et Toulouse, puis un chemin de St Jacques de Compostelle (la voie d’Arles).
Les activités séculaires tournent autour des ressources des bois, de la fabrication du verre, de l’exploitation du fer, des ardoises, de l’eau (force hydraulique notamment)… et surtout, en ce qui nous concerne, de la laine. Toute la chaîne de production se trouve dans la région : élevage des moutons, préparation des toisons, filage, teinture, tissage etc. D’ici sortaient au XXe siècle des tweeds utilisés par Coco Chanel pour ses petits tailleurs par exemple. Le Musée Départemental du Textile de Labastide-Rouairoux est passionnant ! De toute cette activité, il ne reste qu’une filature, Les Toiles de la Montagne Noire. Leurs toiles sont de très haute qualité, tout au long de l’année je profite des nappes et torchons achetés chez eux.
Parmi les incontournables de la Fête du Fil, il y a tous les ans l’exposition des cartes textiles reçues sur un thème donné. Cette année, le Japon est à l’honneur ! Pour participer, voici les conditions (à lire aussi sur le site) :
appel-art-postal-labastide-rouairoux-festival-tarn-musée-textile-japon-kimono-bonzai-kawai-artiste-textile-loisirs-créatifs-puces-couturières
N’hésitez pas à participer et poster vos cartes… et peut-être envisager un tour du côté du Tarn cet été !