Celui de Martine Roigt, à gauche sur la photo, a un style très américain, à la fois traditionnel mais aussi « baltimore » par sa très belle bordure créée par Ellen Sienkiewisz Rita Frizzera (voir commentaire de Martine ci-dessous !) :
Pour des appliqués parfaits, Martine utilise les outils d’Appliquick, la jeune entreprise espagnole dynamique qu’on rencontre dans les grands Salons français et espagnols, voir aussi sur leur site.Ici le quilting machine est visible, fait par Martine avec beaucoup de maîtrise.
Style plus français, puisque c’estAnnick Huetqui est ici l’inspiratrice :
Directement inspirée des Fleurs Rouges d’Annick Huet, Simone Flores a su restituer la qualité de travail requise pour de si fins appliqués ! Une bordure travaillée en seminole finit harmonieusement l’ouvrage.Autres doigts de fée, Maïté l’Abeille a encore prouvé ici sa maîtrise parfaite de l’appliqué et de la broderie ! Les planches botaniques de fruits rouges sont réhaussées par les différents tons de tissus anciens : des lins, métis, ramie et cotons aux tons naturels, aux fils parfois irréguliers, traces d’un filage traditionnel. Ici le montage discret en « fenêtres » (Attic Windows), surlignées d’un discret passepoil rouge, donne beaucoup de classe à ce quilt mural.
Une ribambelle de Belles nous accueillent : des femmes connues ou pas, mythiques ou réelles… Des femmes de nos régions de France et d’ailleurs… J’en ai retenu deux résumant mes origines :
Le petite vendeuse de violettes, une Toulousaine aussi brune que moi… … et la Bigoudène qui, en bonne Bretonne, sait affronter les vents forts !
Bon, je vous ajoute une petite dernière, souvent moquée, mal aimée des Bretons eux-mêmes, mais qui n’ont pas su apprécier cette femme au coeur d’or sachant s’adapter à toutes les situations, conduisant motocyclette, voiture, aéroplane, se sortant toujours de péripéties incroyables… et Françoise Dolto cautionnait même sa compréhension de la psychologie enfantine ! Bécassine, ma cousine ? Oh ma doué beniguet, mais oui je le veux !
Bécassine avec un parapluie… Quoi, il pleut en Bretagne ? Pas aujourd’hui !!
Avec un peu plus de sérieux, revenons à cette expo ! J’ai aimé les deux interprétations d’un modèle de Marie Suarez :
Tout comme Annie Cunnac, la Présidente de ce club, j’ai un faible pour le bleu :
Détail d’un quilt très harmonieux, tout en nuances, au quilting parfait. Interprétation de la Femme de Matisse, à l’harmonieuse bordure. Annie ne fait jamais de quilt aux couleurs tapageuses, ici un quilt tout en retenue… et si beau ! Gris chaton, gris souris, c’est la danse des chats et des souris ! La base du bloc est le « snail trail ». Modèle américain.
Voici d’autres quilts :
Et puis un coup de coeur, quilt scrappy quilté de gros points :
Villeneuve Tolosane est une de ces jolies petites villes dans les alentours de Toulouse. La déléguée France patchwork 31 précédente, Josette Billard, faisait partie du club de patchwork de cette ville. Ce club continue de nous étonner à chaque exposition, toujours avec des oeuvres de grande qualité. Annie Cunnac et ses amies espèrent un nombreux public, qu’elles accueillent toujours avec beaucoup de gentillesse !
Une seule journée d’exposition, à ne pas manquer : Dimanche 8 mars 2015 de 10 h à 18 h
Une complicité s’est établie entre trois personnes qui échangèrent de nombreux mails ces dernières semaines, trois quilteuses qui ont tant à partager : LeeAnn de Seattle (Washington), Betty de Sebring (Floride) et moi-même de Toulouse (France). Le fil qui nous lie est le patchwork avec la passion des tissus, mais aussi un état d’esprit, le plaisir de l’inattendu, du non conventionnel, l’admiration devant nos ressemblances tout autant que nos différences… Nous avons oublié que nous étions devant nos ordis et on a papoté comme si nous étions assises autour de la même table !
Peinture de Lucien Andrieu (peintre de l’Ecole de Montauban), Etude de femmes autour d’une table
Ayant vécu en Afrique (mes plus belles années de fac d’anglais furent à l’Université de Cocody à Abidjan en Côte d’Ivoire), j’ai une sensibilité marquée pour ce que ce continent a pu offrir à notre monde occidental, de gré… ou de force, car nous savons tous plus ou moins comment les Noirs furent déracinés d’Afrique vers l’Amérique, comment nous avons pillé leurs ressources, tout en pensant parfois « bien faire » en leur imposant notre culture occidentale, notre éducation, nos religions… C’est un sujet toujours sensible, en particulier en France. Alors imaginez ce que peuvent ressentir les Afro-Américains à la recherche de leurs racines.
Betty m’a raconté avec confiance son parcours, ses passions… que je suis heureuse de partager ici avec vous.
-oOo-
Pour les personnes utilisant Google Translate : I am sorry that Google always says « his » instead of « her » in its automatic translation, please correct it yourself in your head!
Betty Ford-Smith a 63 ans et une vie bien remplie, ancrée dans la société américaine actuelle mais curieuse de ses lointaines origines depuis son enfance. Professeur d’économie familiale pendant 38 ans, notamment spécialisée dans la prise en charge des enfants nécessitant des soins spéciaux, couronnant sa carrière en devenant proviseur, elle a parallèlement nourri sa passion sur les arts d’origine africaine.
A l’âge de 12 ans, Betty cherchait de l’inspiration dans un livre d’art africain ; elle fut encouragée par sa prof d’art à faire le portrait d’Idia, la Reine Mère du Bénin. Ce tableau sur carton est la première manifestation d’une longue passion.Plus tard, Betty voudra s’offrir cette reproduction en bronze. Cette opportunité se présentera l’année de la mort de sa mère, et pour elle c’est un signe précieux… Il n’y a oas de hasard quand on croit aux signes.
Celle-ci est exposée au Bristish Museum et date du 16e siècle. C’est toujours Idia, reine et mère du Bénin, qui vécut de 1504 à 1550. La beauté des femmes du Bénin est célébrée dans toute l’Afrique de l’Ouest. Notre ravissante Miss france 2014 en est d’ailleurs originaire !
Elevée près de New-York, la petite Betty n’aimait rien tant que passer ses vacances scolaires auprès de sa grand-mère et son arrière-grand-mère en Caroline du Sud, terre où sévissait encore l’esclavage il y a 150 ans. Elle y puisa maintes histoires du temps passé et comprit grâce à elles l’âme africaine qui ne les avait pas quittées. Les femmes de sa famille connaissaient les secrets des plantes et des esprits, le tout s’accompagnant de mystère, de magie et de rituels, certaines avaient des dons… Une fascination pour Betty ! Pour plonger dans l’ambiance des Etats du Vieux Sud, nous avons des livres, des films…
C’est dans cet Etat de Caroline du Sud, dans l’entre-deux-guerres, que se passe l’intrigue de l’opéra de Gerchwin Porgy and Bess. L’affiche des premières représentations (à New-York) est bien représentative de l’art pictural de l’époque (1935). Même si cet opéra véhicule nombre de stéréotypes quasi inévitables à l’époque, c’est une oeuvre aux musiques et chansons inoubliables. Vous pouvez entendre ici une version de Summertime chantée par Ella Fitzgeraldque j’ai eu l’immense chance de rencontrer en 1980, mais ceci est une autre histoire…
-oOo-
Parallèlement à son travail, Betty devint donc spécialiste des arts africains et afro-américains. Elle vécut dans les années 70 dans les Caraïbes à la recherche des racines de son peuple. C’est à Haïtiqu’elle trouva les pratiques les plus proches des origines africaines (le vaudou). Elle y découvrit également des arts populaires très vivaces comme les « drapos vodou » (écrit ainsi en anglais), ces tableaux textiles figuratifs ou géométriques, iconographie de l’esprit haïtien avec son héritage africain, son passé d’esclave, son ancrage catholique… Rappelons que le Vaudou est une religion de déracinés, un mélange des cultes animistes d’Afrique avec les rituels et les saints de la religion catholique imposée. Ces drapeaux, tels qu’ils sont appelés là-bas, sont destinés à accueillir les esprits du vaudou lors des cérémonies. Ce sont des oeuvres d’abord dessinées sur tissu, puis cousues de perles et de sequins… de l’art textile pur ! Ils deviennent pour le reste du monde des objets de décoration et de collection. Betty possède une bonne cinquantaine de drapos qu’elle a exposés dans diverses maisons de culture, des écoles, des musées… Elle fait autorité dans ce domaine et donne volontiers des conférences sur le symbolisme de ces oeuvres.
Betty devant deux drapos vodou, lors d’une exposition en 2012
Même les bouteilles sont recyclées en oeuvres d’art par les artisans haïtiens, comportant souvent des symboles vaudou :
Betty se sentit naturellement très éprouvée par le terrible séisme du 12 janvier 2010. Elle fit partie de ces personnes qui se démenèrent pour apporter du soutien au peuple en souffrance, en faisant notamment cette exposition d’art haïtien.
Keeping Haïti in Our Hearts fut une des expositions de soutien pour le peuple haïtien. Betty et son mari posent devant des peintures haïtiennes, en compagnie d’une des organisatrices.
A l’extrême droite de la photo ci-dessus, vous pouvez deviner une sculpture en fer découpé, spécialité du village haïtien Croix-des-Bouquets. Ces artisans travaillent magnifiquement cette matière dans un style unique, toujours lié aux pratiques vaudou. J’ai chez moi, au-dessus de la cheminée, un Arbre de Vie haïtien :
J’ai eu un coup de coeur pour ce travail de fer découpé, martelé, embossé… Mon mari me l’a offert l’été dernier car cet arbre « me parlait ». Nous l’avons découvert dans une jolie boutique de la ville close de Concarneau (Finistère) qui soutient ainsi les artisans de ce pays. Cliquez sur la photo pour l’agrandir et voir les détails !
-oOo-
Pour aller à la source, Betty fit également plusieurs voyages en Afrique : en Gambie et au Sénégal en 1986, en accompagnant un groupe de collégiens new-yorkais, puis au Nigeria en 2009 pour aider une amie à monter une école.
Au Nigeria, les enfants apprennent tous l’anglais, langue officielle nationale qui côtoie des langues locales. Ainsi, la communication était facile ! Cinq ans après, ces enfants ont grandi mais se souviennent sûrement encore du passage de la dame américaine qui leur a fait la classe !
-oOo-
Son intérêt pour l’artisanat afro-américain la mena aussi en 2008 en Alabama où fut découvert, dans un hameau nommé Gee’s Bend, un groupe de quilteuses utilisant toutes sortes de tissus de récupération de façon souvent très libre. Leur notoriété leur permet maintenant de vendre les quilts qui n’étaient que couvertures utilitaires il y a 10 ans encore.
Il y a du choix dans les quilts à vendre à Gee’s Bend !Une des acquisitions de Betty : celui-ci est très traditionnel !
Betty a acheté 2 quilts pour sa collection, celui-ci est signé Betty Seltzer.
-oOo-
Sebring est une très jolie ville au centre historique, au bord d’un immense lac, au centre-sud de la péninsule de la Floride. Le climat est sub-tropical humide, on devine la luxuriance de la végétation !
Il y a peu, la retraite étant pesante pour une femme si active, Betty monta un magasin d’antiquités à Sebring et cette grande boutique porte le joli nom de Miss Ruby’s Den. On y trouve un sympathique bric-à-brac multi-culturel qui fait le bonheur des collectionneurs. Je trouve l’ambiance particulièrement féminine, avec des dentelles, des poupées anciennes, des éventails, des tableaux…
Si d’aventure vous allez en Floride, voici l’adresse de ce magasin : 619 North Pine Street, Sebring, FL 33870
Les objets ont une âme, c’est la croyance intime de Betty… et finalement beaucoup de gens le sentent aussi ! Un objet fait à la main ou celui qui a la patine du temps dont vous pouvez tomber amoureux, sont bien autre chose qu’une simple matière inerte !
Et vous, les objets vous parlent-ils parfois ?
Dans un coin de sa boutique se trouve un lit avec un quilt extraordinaire… Vous connaîtrez son histoire très prochainement !
Dear Betty, just hoping you will not be disappointed by this summary of all the documents you gave me about you and all your interests! You know that we are now connected… Soon comes a post about your dear friend Miss Sue!
Karine, une de nos chères Abeilles de la Ruche, a fait la permanence dans la galerie d’art du Salon de Toulouse en octobre dernier avec sa casquette de membre actif de la délégation France Patchwork 31. Excellente communicatrice, elle a su expliquer au public la démarche de cette exposition et a engagé de longues discussions sur l’art et ses formes, l’expression artistique hors des sentiers battus… J’ai vu de nombreuses personnes enchantées de leur passage à la galerie, alors merci à Karine et à toutes les bénévoles qui ont parfois dû faire le gendarme mais aussi et surtout mettre en lumière le talent des quilteuses exposantes !
Elle nous raconte ici son expérience.
Deux journées ou presque de présence dans notre galerie d’exposition au Salon des Loisirs Créatifs m’ont définitivement convaincue de l’intérêt pour notre association France Patchwork d’être visible.
Avoir un stand et un lieu d’exposition est une formidable opportunité de sortir de l’entre-soi dans lequel nous évoluons bien souvent. C’est avant tout un événement grand public, ouvert, dynamique : il a donc soufflé sur notre exposition une brise revigorante et extrêmement motivante pendant 4 jours.
Etait-ce le thème ou l’exceptionnelle qualité des œuvres ? Il m’est difficile de le dire mais les visiteurs étaient cette année véritablement intéressés, curieux, posant beaucoup de questions pertinentes.
Leur enthousiasme nous a fait un bien fou ! Je dois préciser à nos lectrices et lecteurs qui n’étaient pas présents sur le salon, que par sa variété, l’exposition « dentelles et kimonos » avait pour vocation de toucher un large public. Des œuvres traditionnelles, modernes ou art textile, réalisées à la main ou à la machine, piécées ou appliquées étaient proposées aux visiteurs. Bref, toutes les tendances étaient représentées.
Vous voyez ci-dessus un quilt qui s’appelle « Mais où est le kimono ? » La réponse était en bas à droite, très peu de personnes l’ont découvert… Ou comment mettre un peu d’humour dans ses oeuvres, bravo Sylvie Bedu !
Le format « tableau » a favorisé également la venue de personnes habituellement peu intéressées par les œuvres textiles et je dois le souligner, de nombreux messieurs. Toutes et tous, en tout cas, ont relevé la modernité des œuvres : paroles bien agréables à entendre pour les patcheuses trop souvent jugées avec un brin de condescendance…
Au premier plan, quilt de la talentueuse Christine Mahé. Comme vous le voyez sans doute, l’éclairage artificiel modifie les couleurs malheureusement…
Enfin, signe qui ne trompe pas, de nombreux visiteurs ont exprimé le souhait d’acheter des œuvres exposées ou d’entrer en contact avec les artistes comme ils le feraient pour n’importe quel artiste peintre les intéressant.
En résumé, cette expérience un peu fatigante mais très enrichissante m’a confirmé qu’il existe en France un vrai public pour nos œuvres. Aller à sa rencontre est une mission qui tient à cœur toutes les abeilles de la Ruche des Quilteuses et les membres de FP qui débordent d’idées pour le faire mais n’ont souvent pas assez de 24h par jour pour y arriver !
Karine Favard, Abeille et membre de France Patchwork 31
Un immense bravo à toutes les talentueuses quilteuses de France et du Japon qui ont participé à ce concours !
Les Abeilles étaient au Salon, avec leur casquette de délégation France patchwork 31. Quel plaisir de rencontrer à la fois nos chers adhérents et des lecteurs de ce blog ! Il y a une grande majorité de femmes naturellement, mais nous apprécions les quelques hommes du Sud-Ouest lecteurs et adhérents, quilteurs et brodeurs ! A tous donc, merci de vous être manifestés, c’est un plaisir qui ne s’émousse pas 🙂
Sur le banc de Françoise (notre décoratrice en chef du club de Balma, qui nous a aussi prêté les magnifiques papillons au vif succès !) vous avez pu admirer le Quilt des 30 Ans du Bureau France Patchwork et un Tour du Monde de Kristine.
Nous avons eu la chance d’avoir un double stand, ce qui nous a permis d’exposer au mur trois nouveaux quilts des Abeilles de la délégation France Patchwork :
L’histoire du Chaperon Rouge vu par Kristine. L’inspiration de départ est un tableau d’une forêt de Bernadette Mayr, largement réinterprétée. Sur le large bandeau du bas est écrit à la machine le début de l’histoire : « Il était une fois une petite fille... »« Par la fenêtre » de Martine. Inspirée elle aussi par Bernadette Mayr que nous aimons tant, ici Martine a utilisé ses tissus de style country à carreaux et à rayures, avec quelques autres tissus de récup, pour faire un plaid apprécié chaque jour par son fils !Et voici le très admiré quilt d’Evelyne, dessus de lit pour son petit-fils. Elle est partie d’un colimaçon à la manière de Kathy Doughty et l’a agrandi avec une bordure d’étoiles de l’Ohio. Le fond gris met en valeur toutes les couleurs (tissus de récup). A noter que le quilting professionnel de Nathalie Delarge (Les Ouvrages de Nat) a séduit et impressionné même les plus récalcitrantes au quiltage machine !Maïté a fait des démonstrations d’appliqué main. Sa technique est celle d’Annick Huet, dont elle s’inspire ici pour un nouveau quilt rouge et vert !
En face de notre stand se trouvaient les Dentellières du Sud-Ouest. Nous avons admiré la finesse et la modernité de leurs oeuvres ! Mais j’ai été surtout émue par Eve-Marie :
Chez les dentellières, la relève est assurée !
Non loin du stand, la galerie tendue de tissu noir mettait bien en valeur l’exceptionnelle richesse des quilts issus du concours « Sur un air de dentelles et kimonos ». D’une fructueuse collaboration entrel’association Japan Handy Craft de Tokyo et France Patchwork résulte une exposition itinérante ayant commencé son périple à Sainte-Marie-aux-Mines puis Toulouse, et continuera à susciter l’admiration de tous ailleurs en France tout comme au Japon ! Un immense bravo aux participantes, nous étions si heureuses de pouvoir montrer tant de savoir-faire, de poésie, d’imagination ! Bientôt Karine, très souvent dans la galerie, vous rapportera ici quelques impressions du public séduit et nous ajouterons des photos de quelques quilts.
Toute la poésie des quilts était mise en valeur par les murs noirs et la mise en beauté (papillons, lierre) par Françoise et Brigitte de Balma.
Un bémol toutefois : que de mains baladeuses, de doigts indélicats ! Jamais encore les Abeilles n’ont autant dû faire, comme elles disent, la police du patch. Avec ma bonne dose de naïveté, je n’avais pas jugé utile de mettre à l’installation des pancartes « Ne pas toucher« . On a vite rectifié le tir… et devant une pancarte on a même entendu une « toucheuse » disant « je ne sais pas lire ».
En Irlande, j’ai vu des tableautins, souvent agressifs et grimaçants (celui-ci est le plus « mignon ») dans une très belle expo de quilts. Provocateurs, ils ne pouvaient passer inaperçus ! Ferons-nous la même chose l’année prochaine ???
Est-ce particulier à Toulouse ? Malgré toute l’admiration des personnes pour ces oeuvres, elles touchent, elles retournent… et souvent ce sont des quilteuses qui veulent expliquer à leur voisine des détails techniques. A Sainte-Marie-aux-Mines, nous n’avions pas du tout remarqué un changement de comportement du public ; est-ce parce que nous étions dans un salon commercial où on touche à tout dans les autres stands ?…
-oOo-
Finissons sur une note poétique, nous avons grandement apprécié le partage de la galerie avec Sylvie Ladame et ses amies du groupe Les Filentr’elles. Je n’ai pas pris assez de photos, pas assez discuté avec elles, car j’étais prise par la tenue du stand, mais vous pouvez trouver un article sur leur groupe dans les dernières Nouvelles – Patchwork et Création Textile (le magazine de France Patchwork) en page 60. Et je suis heureuse que le tableau photographié en couverture de ce même magazine ait été vendu vendredi à Toulouse ! Preuve que ce travail artistique est apprécié à sa juste valeur.
Petite présentation des belles oeuvres de Sylvie Ladame sur le thème de l’eau. Mes photos ne rendent pas la poésie de cet univers, pardon Sylvie !
Nous vous donnons rendez-vous l’année prochaine pour une nouvelle édition du Salon des Tendances et Loisirs Créatifs de Toulouse ! Un grand merci particulier à Nathalie Marques qui nous permet chaque année d’exposer dans d’excellentes conditions 🙂
… vous présentera les nouvelles tendances, les stylistes en vogue, les artistes à connaître, les fournitures nouvelles et intemporelles, bref une mine d’idées et de couleurs dans la bonne humeur !
France Patchwork fêtera passionnément ses 30 ans à l’occasion du salon Tendances Créatives de Toulouse en présentant la sélection de son concours « Sur un air de dentelles et kimonos ». Ce concours festif a été organisé conjointement avec les quilteuses nipponnes de l’association Japan Handy Craft de Tokyo. Un assortiment de dentelles made in France, fabriquées par les établissements Noyon (Calais) et de la soie de kimonos fournie par leurs amies japonaises ont permis aux adhérents de ces deux associations d’exprimer toute leur créativité et leur savoir-faire textile. Cette exposition itinérante partira pour le Japon en 2015, ne manquez pas cette occasion unique de la découvrir à Toulouse !
Ceci est le texte officiel, je peux vous confirmer que l’exposition que nous allons mettre en place dans la galerie sera exceptionnelle ! Venez donc nous rendre visite au stand France Patchwork, cela nous fera très plaisir !
Vous connaissez sûrement le fameux quilt des « Maisons de Yoko Saito », cet ouvrage aux appliqués adorables mais complexes en raison des pièces minuscules… C’était un quilt mystère que beaucoup ont commencé, bien moins l’ont terminé !
Après avoir été publié bloc par bloc au cours d’une année, ce quilt peut se faire en suivant les explications fournies dans cette pochette.
Quiltmania a invité les valeureuses ayant fini ce quit à se manifester en vue d’une exposition… à Sainte-Marie-aux-Mines. C’est tout de même une consécration de pouvoir dire : j’ai exposé à SMM !
Couloir de Maisons !
L’Espace des Tisserands à Sainte-Marie-aux-Mines exposait donc 50 versions de ce panneau. On peut féliciter chacune d’avoir été sélectionnée ! Il y avait de fidèles reproductions, des versions aux couleurs changeantes, des changements dans l’urbanisme…
Village réussi en tissus de Kaffe Fassett, par Michèle Beugnon !Magnifique interprétation de Mary Martin (USA). Ben oui, j’aime toujours le bleu !!
Mais dans cette expo internationale, je tiens à souligner que notre région Patch d’Oc était à l’honneur : sur les 50 présentés, 5 sont de notre région !
Mireille Danzin, une de nos copines « du Vent du Sud », c’est-à-dire le petit groupe si sympa qui se réunit au pied des Pyrénées près de Saint-Gaudens, a fait ce quilt en même temps que son amie Yo (ci-après).Et voici celui de Yolande Clavel, tout aussi parfait que celui de Mireille. Ce sont les reines de la précision !Celui-ci est de Jackie Magnan du Tarn : elle a joué avec les couleurs des saisons.Et bien sûr, Annie Deloncle de la Ruche (habitant néanmoins en Ariège) a eu le succès mérité avec son village très coloré sur un fond très clair !Et voici l’extraordinaire performance de Michèle Armanet (Tarn) qui avait déjà exposé son quilt chez Josie Patch à Fayssac : c’est une miniature ! Si tous les autres mesurent environ 140 cm de côté, celui-ci ne fait que… 58 x 69 cm !
Et puis ces quilts vivent leur vie de star… Après l’Alsace, certains seront exposés à Madrid fin octobre, avant d’être récupérés par les quilteuses émérites… Mesdames, à toutes BRAVO !
Joëlle Vétillard prépare cet événement depuis longtemps :
Cela promet d’être une belle fête autour des textiles !
Si vous avez des vélléités de mannequinat, Joëlle recherche encore quelques personnes pour défiler, demandez la fiche de candidature en la contactant sur son blog : http://leblogdejo-l.overblog.com/
L’affiche du plus grand festival des quilts en plein air est réjouissante ! Original de Dan Rickards. Les organisatrices ne ménagent pas leur peine pour garder un esprit sympa et bon enfant et chaque année il y a de nouvelles idées !
Il y avait entre autres cette année un challenge en mini-format avec un tissu commun« Wish upon a Card Challenge » : une belle expo de mini-tableaux textiles, j’adore celui-ci !
En attendant de pouvoir y aller un jour, je guette les plus beaux articles sur cette manifestation et pour cette année je vous conseille ceux de Lori sur son blog Humble Quilts : le premier (clic)etle second (clic) !
Dommage, les blogueuses n’ont pas été prolifiques cet été sur ce show (ou je n’ai pas su les trouver), gageons que nous aurons plus de reportages pour les 40 ans l’année prochaine… Peut-être même quelques Françaises y feront-elles un tour ?… Dans ce cas, si vous n’avez pas de blog perso celui-ci vous est ouvert… et si vous en avez un, je signalerai volontiers vos articles !
Et cette année, il y avait notamment des quilts patriotiques pour l’association « Operation Homefront » qui aide activement les blessés de la guerre d’Irak (commencée en mars 2003) et leur famille… C’est la société Island Batik, aux tissus bien connus et appréciés, qui a coordonné et sponsorisé l’exposition de quilts au profit de cette cause. Malheureusement, au vu de l’actualité, cette association risque d’avoir encore une longue utilité…
Ailleurs dans le village, une activité met beaucoup de monde en émoi : c’est la séance de signatures de certains mannequins-vedettes…
Voyez-vous que chaque homme a un nom de mois de l’année sur son tee-shirt ? Longue séance d’autographes… Mais qui sont-ils ?
Pour la 2e fois je crois, les organisatrices publient un calendrier… d’un certain genre. Il montre de magnifiques quilts mais pas que… Le titre : The Men behind the Quilts, des hommes derrière des quilts :
Quelle idée hilarante ! Ce ne sont pas des Chippendales mais des hommes de la région qui aiment les quilts, c’est beaucoup plus sympa 🙂 et, je dois l’avouer, je me le suis offert (le calendrier), cela promet une bonne ambiance dans la Ruche le jour où je le montrerai aux Abeilles ! Si vous voulez vous l’offrir aussi, règlement sécurisé par Paypal ici.
L’année 2015 sera sans aucun doute très enthousiasmante puisque le festival fêtera ses 40 ans ! Je doute, malgré mon envie, de pouvoir y aller dans un an, mais pourquoi pas vous ?…
-oOo-
Si l’Oregon nous fait rêver avec ses grands espaces, son esprit bon enfant, la préservation de la nature ne se fait pas sans effort. Ainsi, notre bonne vieille ville de Sisters est surmontée des trois volcans « Sisters », mais entourée également de deux rivières, progressivement détournées, polluées, asséchées par différentes réalistions catastrophiques.
Plus de dix années de travaux ont rendu aux deux rivières leur beauté initiale, leurs cascades, les poissons sont revenus… Il faut saluer le travail coordonné de plusieurs fondations régionales et nationales. Pour sensibiliser le grand public à cette grande cause, différentes organisations de protection de la nature impliquées dans cette réalisation et l’Open Air Quilt Show de Sisters se sont unis. Le résultat est une exposition itinérante d’un ensemble de quilts de 12,20 m de long en 17 panneaux, montrant le Wychus Creek -l’une des deux rivières- créé par des quilteuses de la région… Une grande réussite de communication !
Vous pouvez voir ici une vidéo de 2 mn 30 racontant cette initiative unissant protecteurs de la Nature et quilteuses ! Vous y verrez les quilts ainsi que de belles images de la nature de ce beau county de Deschutes (ce sont des trappeurs franco-canadiens qui donnèrent ce nom à une rivière du coin pleine de cascades !!)
Les quilts sont visibles dans le City Hall de Sisters, mais visionnez la vidéo ci-dessus pour mieux les admirer !
-oOo-
Ceci n’est pas sans rappeler le magnifique travail des filles du club de la Courtepointe dans le Tarn : à l’initiative de Cécile Milhau, 28 panneaux forment un quilt montrant un fleuve de sa naissance dans les hauteurs de la montagne jusqu’à l’embouchure en mer… J’espère que ce quilt pourra encore voyager pour être admiré par un encore plus large public !
28 panneaux pour une fresque de 7 mètres, c’est Le Fleuve vu du Ciel ! Ici présenté lors de la fête des 30 ans de France Patchwork à Balma le 23 mai dernier.
-oOo-
Autre charmant rendez-vous estival que je viens de découvrir, c’est un autre show de plein air, cette fois au Canada au mois d’août… Il est bien plus petit mais quand on est dans le coin cela fait une belle sortie ! Cette année, il a plu, dommage il a fallu un temps ranger les quilts, puis les remettre quand le soleil est revenu ! Il s’agit là d’un village « pionnier » reconstitué dans l’esprit 1800, Black Creek Pionner Village, du côté de Toronto. Vous pouvez voir le reportage avec quelques belles photos chez Fiberchick (un superbe blog), et aussi ici.
-oOo-
Et vous, quelles sont les manifestations autour des quilts qui vous font le plus rêver ?… Qu’aimeriez-vous trouver en France ?