J’ai récemment lu un livre en anglais (sur ma fidèle Kindle) qui vient tout juste de paraître en français.
Souvent l’adaptation de conseils d’une culture à l’autre est un peu hasardeuse, mais gageons que la traduction est à la hauteur ! Il s’agit, grand objectif, de vivre mieux, sans craindre de vivre ses rêves. Parmi ces rêves se trouve souvent l’envie de créer… Ses conseils donnent vraiment l’envie de ne pas passer à côté de ce qui peut nous enthousiasmer, d’oser simplement vivre ce qu’on est… Je crains malgré tout que ce titre ne gâche un peu l’attractivité du livre : plutôt aguicheur en anglais, il me heurte en français, il en est pourtant une bonne traduction, mais nos contextes culturels sont différents… Non, ce n’est pas un manuel d’illusionniste !
Vous connaissez sans doute déjà cet auteur qui écrivit Mange, Prie, Aime, véritable phénomène de librairie. Racontant son année initiatique vers une meilleure vie, ce livre a enthousiasmé ou irrité (pauvre petite femme riche pouvant s’offrir une année sabbatique pour mieux se connaître…) mais son talent d’écriture rendait cette quête bien agréable à lire.
Elizabeth Gilbert m’avait bien plus séduite avec un vrai roman ambitieux, L’Empreinte de toute chose, histoire d’une femme botaniste passionnée et courageuse, avec un souffle d’aventures et de grands voyages, de connaissances scientifiques d’alors (XIXe siècle), de descriptions de milieux sociaux très différents… Un roman très dépaysant et documenté que je recommande 🙂 Mais attention, il faut vouloir lire 800 pages !!
C’est donc le message d’Elizabeth Guilbert : il faut vivre sa vie en dépassant ses peurs et en osant écouter sa petite voix qui nous pousse à être curieux au-delà de nos certitudes et notre confort, à explorer sa créativité… Notre vie devient alors bien plus riche et pleine de satisfactions, pour arriver à un nouvel art de vivre. Soyons curieux, ce n’est pas un défaut, seule l’indiscrétion l’est…
Eh bien celles qui nous intéressent, celles du patchwork dans tous ses états ! Le magazine Les Nouvelles, Patchwork et Création Textile vient de paraître. Vous trouverez ici son sommaire, histoire de vous donner l’eau à la bouche si vous ne le recevez pas… Il y a des reportages sur l’histoire du patchwork, les expositions qui comptent, des rencontres avec des artistes renommées, des inspirations à foison (ne manquez pas le dossier sur les tessellations) et toujours de nombreux modèles…
Superbe couverture ! Contraste, Béatrice Bueche.
Nous sommes en pleine mutation avec la déferlante du Patchwork Moderne, nommé ainsi faute de mieux. Diverses tendances se dessinent, promues par de jeunes stylistes et des tissus imprimés aux nouvelles influences graphiques, des blocs revisités, mais on conserve l’essentiel de ce qui caractérise le patchwork : l’assemblage de tissus pour en faire un bel ouvrage textile matelassé, à utiliser quotidiennement sur un lit ou en jeté de canapé, ou en décoration murale… Rien de révolutionnaire, mais on ne peut ignorer cette évolution somme toute très accessible !
Ce patchwork moderne est différent de ce qu’on appelle en France Art Textile, discipline artistique aux multiples matières et aux volumes libres, souvent plus proche des arts plastiques que du patchwork. Quant au Patchwork Contemporain, c’est une expression clairement artistique, oeuvre d’exposition qui reste de fil et de tissu, sous forme de quilt (= avec 3 épaisseurs) comme celui de la couverture ci-dessus. Mais ce ne sont que des étiquettes et il y a de la place pour tout le monde, à chacun de s’épanouir dans ce qu’il préfère !
Comment se procurer ce magazine? Vous le recevez si vous êtes adhérent France Patchwork (en code 1 : abonnement compris !) ou au stand France Patchwork lors des Salons de France et de Navarre (et parfois aussi bien plus loin).
Cela fait maintenant plus d’un an et demi que je contribue au rédactionnel avec une rubrique de quatre pages consacrée à l’évolution du patchwork. C’est ce qui me tient à cœur : connaître le passé pour mieux apprécier le présent, et la matière est riche en ce qui concerne le patchwork ! Si la préparation d’un dossier trimestriel pour Les Nouvelles est pour moi un plaisir, la recherche d’illustrations en haute définition est la partie la plus stressante… Mais au fil du temps je me rends compte à quel point les conservatrices de musées américains et les quilteuses du monde entier sont gentilles, abordables, arrangeantes et très généreuses.
Cette fois-ci, j’ai fait appel à Denyse Saint-Arroman* (France), Martha Dellasega Grey (USA), Laetitia Brugère (France), Marit Naerheim (Norvège) et last but not least, Kathy Doughty (Australie). Toutes ont cherché dans leurs archives pour m’aider à boucler le dossier et offert leurs belles photos à France Patchwork. Que chacune en soit ici sincèrement remerciée !
Dans ce numéro de décembre 2015, le sujet abordé est celui de l’Assiette de Dresde ( p. 26-29) et je viens de terminer pour ma petite Maman celle que j’avais commencée en faisant les photos pour les explications en pas-à-pas (modèle p. 92-94) :
Mais ce numéro est riche de tant d’autres choses à découvrir !
VU :article de Sirop de Citrouille, qui a eu la gentillesse de m’adresser des photos de son très beau quilt « Sortir du Rang »!
De nouveau la couverture Simply Moderne me séduit, avec son sapin de Noël que je qualifierais volontiers de scandinave… s’il n’était d’Australie ! Il est gai, harmonieux et donne irrésistiblement envie d’ouvrir le magazine… Alors, allons-y !
Avant la rubrique des modèles, on voyage au gré d’expos et d’interviews dans les tendances modernes du patchwork. La maquette très aérée me fait presque penser au nouveau magazine FLOW, cet ovni de l’édition avec de douces pensées réconfortantes, des dessins naïfs et des invitations à penser autrement…
La grande vague et vogue du slow stitching est expliquée par son créateur, Mark Lipinski. Vous faites peut-être partie de ce mouvement sans le savoir ! En forçant le trait, on nous encourage à être « à fond » dans ce qu’on fait : quand on fait du patch, plus rien d’autre n’existe ! Ainsi notre travail créatif devient une forme de thérapie.
Illustration Flow Magazine France
Viennent ensuite divers reportages montrant que le patch moderne sous toutes ses formes – sans être ce qu’on nomme en France Art Textile, même si la nuance est parfois subtile – devient majeur. Que de belles photos inspirantes ! On voit beaucoup de portraits, des têtes toujours souriantes et finalement pas mal d’hommes !
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Ensuite, ce sont deux rencontres.
LeeAnn et quelques-uns de ses quilts ! Les mots piécés sont inspirés du livre de Tonya Ricucci Word Play Quilts.
J’attendais cette rubrique avec grande impatience car y figure mon amie LeeAnn ! On la voit derrière une tonne de quilts aux couleurs gaies qui caractérisent si bien ses ouvrages. Je la reconnais bien dans ce reportage : au fil des 6 pages, vous apprendrez comment LeeAnn a commencé le patchwork et surtout ce qui la distingue : le goût de l’improvisation, hérité de ses stages avec Gwen Marston et – qui se ressemble s’assemble – son amitié avec les Rebels, Sujata Shah, Victoria Findlay Wolfe, Sherri Lynn Wood… et tant d’autres que j’évoque parfois dans ce blog. Ses quilts sont évidemment modernes, mais aussi libres, déjantés, intuitifs… C’est ma famille de cœur !
Autre rencontre, autre style, voici Lee Heinrich et ses quilts « fresh », aux blocs réguliers et maîtrisés, aux blocs simples et minimalistes mais aux effets maximalistes ! J’ai vite acheté son livre (fait avec 2 autres personnes) lors de sa parution, il est bien épais, plein de belles idées, de modèles en couture sur papier notamment et de samplers modernisés.
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Et les modèles ? Enthousiasmants ! Comme je l’ai dit, j’aime beaucoup le sapin de Noël scandinave – oups pardon, australien ! – et sur les 12, seuls 2 ne me parlent pas. Un record, croyez-moi ! Je remarque un nombre important de magnifiques quilts aux coutures courbes, à maîtriser à la machine (à apprendre, oui c’est facile!), beaucoup de quilts « scrappy »… Que du bonheur !
Deux quilts jouent avec les carrés et les gris, tous deux sont très réussis. Celui de Cosabeth Parriaud, toujours talentueuse, me rappelle l’exercice que nous avons proposé en stage (FP31) avec des fonds gris unis et des imprimés rouges ; celui de Zen Chic peut déboucher sur une infinité de jeux de couleurs et d’illusions d’optique… Amusez-vous !
Maquette de présentation des modèles très aérée, jolies photos… Cela donne envie de s’y mettre !
Et comme d’habitude les quilts de Pamela Goecke Dinndorf me font de l’œil. Avant de regarder son nom, j’aurais parié sur Michèle Beugnon, elle aussi très inventive dans les jeux de couleurs ! C’est là un long travail tout en triangles, mais il n’est pas lassant car il faut le faire très scrappy. Autre travail de triangles à la limite du traditionnel, les jolis moulins de Nathalie Delarge raviront les plus sages !
C’est donc un numéro très gai et instructif qui fait du bien et aide à entrer dans la période des fêtes qui se doit d’être féérique, même cette année.
En vente en maison de la presse début décembre probablement, déjà distribué aux abonnés !
Quiltmania réédite le livre de la regrettée Jacqueline Morel, artiste si talentueuse, spécialiste du patchwork à la française et du bel appliqué. Si vous ne l’avez pas déjà, vous vous ferez plaisir et ferez également un geste pour les malades de l’Association Mieux-Être à Saint-Jean, car tous les droits d’auteur leur sont reversés. C’est une très louable décision ! De plus, ce livre peut devenir un cadeau de Noël, vous en serez très heureuse !
Les envois se feront à partir du 16 octobre. Vous pouvez le commander directement dès aujourd’hui sur le site deQuiltmania en cliquant ici.
Simply Moderne n° 1 a connu un immense succès avec le quilt de Rachaeldaisy en couverture, et tant d’autres découvertes à l’intérieur qui dépoussièrent l’offre francophone ! Il a été également très remarqué en version anglaise, preuve de son originalité et de sa qualité, la French Touch chère à Carol Veillon !
On dit que pour un écrivain, le livre le plus dur à écrire est le deuxième. Après avoir « tout donné » dans sa première oeuvre, après avoir peut-être rencontré le succès, la consécration, parfois même des récompenses, nombre d’artisans de la plume se perdent dans un désamour parfois injuste…
Devenue ambassadrice de Simply Moderne comme une poignée de blogueuses françaises, j’attendais avec un peu d’anxiété le numéro deux de ce nouveau magazine. Allait-il entrer au cœur des nouveaux styles qui me font encore plus aimer le patchwork ?
Cette couverture, dévoilée il y a quelques semaines, m’enthousiasmait déjà. La nouveauté est au coin du bois ! Et puis le grand jour est arrivé, j’ai pu le feuilleter mardi dernier. Le lire. L’apprécier, vraiment. M’énerver un peu car plusieurs brouillons d’articles ébauchés pour ce blog sont déjà là, en évidence dans Simply Moderne… Je voulais par exemple vous faire connaître le nouveau mouvement « slow stitching » très prochainement :
Simply Moderne m’a coiffée sur le poteau, l’évoquant tout au long de ce numéro ! Il s’agit d’une autre manière d’aborder le patchwork et la création pour retrouver la sérénité d’une activité qui nous reconnecte avec le contact avec les matières premières, le sens du temps passé sans se stresser, à reproduire avec conscience des gestes faits depuis des générations… tout en faisant éventuellement un quilt moderne à la machine, ce n’est pas forcément contradictoire ! Les quilteuses traditionnelles vont gentiment se moquer de ce mouvement, car ELLES n’ont pas perdu ce lien avec le passé et le goût de la méditation sur le travail qui se fait… avec le temps qu’il faudra !
J’en suis adepte depuis longtemps sans le savoir, à ma manière ; à côté de l’envie à la fois de ne pas perdre de temps inutilement, je sens intimement la joie de caresser les tissus avant de les couper, de les assembler pour leur donner une autre vie. Avec le patchwork modernisé, je me permets de faire parler ma part d’enfance en ne me souciant pas de l’exactitude (et c’est difficile pour une Capricorne !) et surtout je conserve le luxe de ne faire que ce que j’ai envie dans la création ! Plus littéralement aussi, je profite du temps que prend une broderie à la main, un appliqué traditionnel ou un quilting à la main, parfois… Oui je me sens membre de ce mouvement !
La plupart des artistes évoquées dans Simply Moderne ont des blogs qui font partie de mes lectures quotidiennes, je reconnais donc beaucoup de quilts, d’ambiances : je suis très heureuse de voir tout cela réuni dans un seul magazine, et si bien présenté !
Simply Moderne nous souhaite :
Simply Moderne 2 sera en vente en kiosque à partir du 19 septembre (samedi) et j’aurai l’occasion de traiter bientôt d’autres aspects de ce magazine !
Des livres entiers sont consacrés aux pantalons en blue jeans, leur fabuleuse histoire… Mais aujourd’hui c’est son recyclage qui nous intéresse !
Recyclage industriel
A Brassac dans le Tarn, des personnes se sont lancées dans le recyclage des fibres de blue jean. Un brevet a été déposé il y a 8 ans, car il faut du savoir-faire pour récupérer les fibres de coton déjà tissées. Les pantalons en fin de vie sont récupérés dans des centres de tri Relais, ils sont découpés (les parties hautes sont envoyées en Afrique pour être portées en short) et les parties jambes, le plus souvent les plus abîmées, sont donc recyclées.
FABRICE LODETTI, PATRON DES FILATURES DU PARC, RECYCLE DES VIEUX JEANS POUR REFAIRE DU JEAN RECYCLE (photo La Dépêche du Midi)
Ces nouveaux jeans, baptisés « Rebirh », Renaissance, vont très prochainement être commercialisés par la célèbre marque française Bonobo. Bravo pour cette brillante initiative !
Cela fait un moment que je ne vous ai pas présenté un artiste travaillant très, très bien cette matière première si facile à trouver : le blue jean de récupération ! Cette denrée n’est pas prête de s’épuiser…. Après Denimu et So-Young Choi , voici Carol Arnott !
Le style est plutôt naïf et me rappelle les peintures sur bois de Valériane Leblond.
Carol ne vit pas en Pays de Galles comme Valériane mais dans le nord-est de l’Ecosse et les rivages ont des points communs, la culture reste gaélique, d’où les inspirations voisines de ces deux femmes !
Ciel et mer sont en blue jeans, les appliqués sont coupés et mis à cru sur le fond, puis brodés pour donner vie au tableau… Superbe !
Drapeau de l’Ecosse (la croix de Saint-André). Si l’Ecosse devenait indépendante, le drapeau britannique serait très différent sans son bleu…
Puisqu’on évoque l’Ecosse, je suis en train de lire une trilogie policière qui nous plonge dans la vie rude du nord de ce pays : lecture qui m’envoûte, pleine de détails de la vie traditionnelle et celle qui change vite avec la nouvelle génération… Mais l’âme de l’homme ne change pas, on y trouve le pire et le meilleur, ici et là-bas…
Photo : Peter May en quilt traditionnel, recevant en 2010 un prix à Strasbourg pour le 1er tome de la trilogie écossaise.
Oui, ce sont d’heureuses Abeilles, abonnées à Quiltmania, qui peuvent d’ores et déjà lire le magazine avec quelques jours d’avance sur la parution officielle… Déjà le numéro 109 ! Chez moi les 108 précédents s’alignent bien sagement dans des boites en bois clair IKEA… quand je ne suis pas en train de les feuilleter et les éparpiller, à la recherche d’une info ou d’un modèle qui, je le sais bien, est quelque part… Et à chaque recherche, ce sont mille et une redécouvertes !
Ce numéro est spécial pour nous car deux pages nous sont consacrées : la Ruche des Quilteuses a été invitée dans le Coin des Blogueuses en pages 96-97 (uniquement en version française). Nous en sommes réellement très honorées.
Le magazine est comme d’habitude riche et élégant, avec un édito de Carol Veillon qui m’amuse bien. Oui, grâce à notre passion nous vieillissons mieux, qu’on se le dise ! C’est la thérapie la plus complète, je le dis souvent moi aussi !
Si vous n’êtes pas abonné, rendez-vous en kiosque à partir du 14 septembre.
Merci Quiltmania, et tout particulièrement Mathilde qui m’a invitée à la rubrique du Coin des Blogueuses !
J’ai une montagne de petits bouts de tissus qu’on appelle en anglais des scraps… Pas vous ?
Bonnie Hunter (Quiltville) et beaucoup d’autres quilteuses sont de grandes metteuses en scènes de ces petits bouts à jeter… mais qui peuvent toujours servir, la preuve !
Sunday Morning Quilts d’Amanda Jean Nyberg & Cheryl Arkinson est un livre que je recommande à toutes les quilteuses qui souhaitent se moderniser en douceur, faire des quilts simples, colorés, utilisant beaucoup de petits bouts de tissus… Tout est à la machine, y compris les appliqués. Ce livre est prioritairement destiné aux femmes qui adorent le patchwork mais doivent savoir gérer leurs scraps, connaître les techniques rapides : tout est là !
Amanda Jean, qui a écrit avec Cheryl Arkison un de mes livres préférés des dernières années (Sunday Morning Quilts) lance cette semaine un « quilt along » ou « faisons un quilt ensemble » pour utiliser des milliers de ces petits bouts. Les explications, en anglais mais avec des photos explicites, dureront quelques semaines. C’est ici l’utilisation de tous les petits bouts extrêmement petits, de taille normalement inutilisable.
Voici SON résultat, le vôtre sera forcément très différent puisque votre paquet de scraps est à votre image (avec tous les restes de tissus que vous avez aimé, acheté, lavé, repassé, utilisé… et dont vous avez conservé les derniers petits bouts).
Son blog est très connu chez les jeunes quilteuses, pour beaucoup jeunes mamans comme elle : crazy mom quilts. Un de ses grands succès est le Ticker tape Quilt, si largement recopié depuis 2009 lors de sa sortie sur son blog ! Il figure parmi les quilts du livre.
Beaucoup de « quilt alongs » pour utiliser les scraps sans sélection se sont déroulés par le passé, ou simplement des explications pour aider celles qui veulent aussi se lancer. En voici un parmi tant d’autres :
Le Lego quilt en cours de Tonya Ricucci, ici l’article sur son blog Lazy gal quilting.En voici l’inspiration, un très ancien quilt ! Si vous n’avez que des scraps de tissus de reproduction, ne vous privez pas de ce genre d’exercice, le résultat est magnifique !
Sur ce même sujet, un livre récapitulatif d’une sélection de beaux scrapquilts de ces dernières années vient de sortir :
Sur la couverture, je reconnais un quilt de Karen Griska, celle qui nous a tant inspirées avec l’utilisation des lisières ! Son blog est toujours une mine de bonnes idées, ses patrons en vente sont toujours très clairs (… mais en anglais et en inch).
Si vous vous y mettez vous aussi à faire un scrapquilt, bonne route ! Il vous ensoleillera tout votre été !
Aurora sunshine quilt by Marlis Bennett for berninausa.com
Pour toutes les mamans quilteuses, un sourire pour commencer :
« N’est-ce pas adorable… Notre petite quilteuse m’a envoyé un panier de fleurs pour la fête des mères ! » – Dessin de Julia Icenogle pour Kansas City Star Quilts.
Pour nos amies non Françaises : c’est aujourd’hui la Fête des Mères en France, nous ne faisons jamais rien comme tout le monde ! Dans la plupart des pays, c’était début mai…
Monique A-V a reçu de sa fille, il y a quelques années, un très beau livre célébrant le couple mère-enfant en peinture :
Le sujet est très riche, merci Monique ! Juste pour le plaisir, pour illustrer ce thème, voici quelques peintures :
Mary Cassatt – Petit déjeuner au litMary Cassatt – Jeune mère cousant
Mary Cassatt – Mère jouant avec son enfantBerthe Morisot, Femme et enfant sur un balcon – 1872 – Huile sur toile, 60 × 50 cm, collection particulière. Le tableau représente la sœur de Berthe, Yves Gobillard, avec sa fille Paule. Elles sont placées sur le balcon de la maison des parents Morisot, rue Franklin, à Paris. On aperçoit le Dôme des Invalides à l’horizon. En savoir plus sur Rivages de Bohème.
Berthe Morisot, Cache-cache – 1873 – Huile sur toile, 45 × 55 cm, collection particulière. Ce tableau fait partie de ceux que Berthe Morisot présenta au premier salon impressionniste de 1874. Les principales caractéristiques du courant impressionniste sont ici réunies : couleurs claires, lumière, scène de genre dans un paysage, dilution des formes. La jeune artiste a trouvé sa voie et quitté la nécessaire mais pesante influence d’Édouard Manet. Rivages de BohèmeBerthe Morisot, le berceau – 1874 – Huile sur toile, 56 × 46 cm, musée d’Orsay, Paris. Ce tableau fut également exposé au premier salon impressionniste de 1874. « Sans conteste le tableau le plus célèbre de Berthe Morisot, Le berceau a été peint en 1872 à Paris. L’artiste y représente l’une de ses sœurs, Edma, veillant sur le sommeil de sa fille, Blanche. C’est la première apparition d’une image de maternité dans l’œuvre de Morisot, sujet qui deviendra l’un de ses thèmes de prédilection. Rivages de Bohème
Seulement deux peintres femmes ici, toutes deux de la même époque (fin XIXe siècle), sélection rapide et forcément injuste pour les centaines d’autres tableaux tout aussi touchants…
J’aime aussi les livres sur les femmes dangereuses, même s’il ne faut pas confondre femme et mère :
Ils me rappellent la célèbre phrase de Virginia Woolf qui disait, parlant de la place des femmes dans l’Histoire : Anonymous is a Woman. Si c’est signé « anonyme », c’est que c’est une femme ! Les femmes feraient donc peur aux hommes qui ont fait l’Histoire…
Les mentalités changent, mais très lentement…
De tout cœur :
Heureuse fête à toutes les mamans !
Un petit bouquet à la maman de Rose, pour qui c’est la première fête des mères !
Une connaissance m’a montré des tissus japonais achetés, ne sachant comment les mettre en valeur. Son envie était d’avoir un plaid pour couvrir un fauteuil fatigué. Avec mes nombreux projets – dont un quilt à faire pour le mariage de l’amie d’enfance de mon aînée – je n’avais aucune intention de me charger d’un ouvrage supplémentaire. Mais ces tissus m’ont parlé, je n’ai pas su refuser !
Le challenge était de faire quelque chose de ces trois tissus. Les deux dessus sont des tissus japonais tissés pour en faire des kimonos d’été (Yukata), ils ont donc, de lisière à lisière, la largeur de 35-36 cm. Il y en a 120 cm de chaque. Le tissu de dessous est, lui aussi, un coton teint à l’indigo de manière artisanale. Ses parties blanches comportent par endroits encore des restes de la cire posée pour que la teinture ne se fasse pas à cet endroit (technique de la réserve). J’en ai un peu plus : 2 mètres en 90 cm de large. Que faire pour ne pas dénaturer ces tissus beaux par eux-mêmes et plutôt rares et précieux ?
J’ai acheté du tissu marine pour compléter, ainsi que du blanc naturel pour le dos. J’ai lavé tous les tissus, ouf aucun indigo ne déteint ! Les résidus de cire ne sont pas entièrement partis, je laisse ainsi. Après quelques recherches dans les livres qui pouvaient m’aider, j’ai décidé de faire en centre un bloc présenté dans un livre de Susan Briscoe, idéogramme d’origine chinoise je crois pour dire « Bonne chance » !
Ce même idéogramme est présenté ici, signifiant « good luck » !
Voici le mien, avec des bandes ajoutées afin d’arriver à 35 cm de côté (largeur du tissu imprimé) :
Puis j’ai continué avec des bandes de tissu en coton marine intercalées pour mettre en valeur chaque imprimé et quelques variantes de montage pour faire ce top :
Le top fait 140 cm de côté, j’avais promis de faire un plaid d’au moins 120 cm, mission accomplie ! C’est bien indigo foncé, même si la photo fait penser à du noir ! Ces tissus ne sont-ils pas superbes ?
Et voilà le top ! Il faut encore que je le quilte puis je rendrai ces tissus, quelque peu mis en scène, à leur propriétaire !
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En prenant la photo du top ci-dessus dehors, je n’ai pas résisté à l’envie de photographier aussi une des fiertés de mon jardin : une pivoine arbustive à l’histoire passionnante (pour moi en tout cas).
Cette pivoine s’étale maintenant sur 2 mètres ! Cette année elle porte moins de fleurs que l’année dernière, mais je le lui pardonne bien volontiers. Les fleurs étaient simples à la première floraison, elles sont maintenant doubles et dégagent un merveilleux parfum, ce qui est rare chez les pivoines.
Un botaniste américain d’origine autrichienne, Joseph Francis Rock, a découvert en 1925 dans une lamasserie de l’ouest tibétain une pivoine à nulle autre pareille, blanche au coeur pourpre, à l’envoûtant parfum. C’est une pivoine sauvage venant d’une vallée retirée dans la région de Ganzu (Chine), lui disent les Lamas. Malgré tous ses efforts, ses expéditions, ses recherches, il n’en trouvera aucune autre trace, ni lui ni personne. Toutes les pivoines Rockii du monde descendent des graines de cette unique plante ! Nous avons acheté la nôtre dans le Gers (La Pivoine Bleue). Une pivoine Rockii était rare voilà quelques années encore, maintenant on peut en trouver facilement.
Cet homme n’était pas seulement botaniste, c’était un incroyable aventurier qui a à la fois parcouru tous les dangers et vécu en Dandy, excentrique et génie scientifique, extrêmement doué et roublard, errant de par le monde, botaniste, journaliste, espion, explorateur, sorcier… Sa vie est un roman palpitant qui a inspiré à la fois cinéastes et romanciers :
Horizons Perdus, film de Franz Capra d’après le livre de James Hilton
Connaissez-vous le Shangri-La, ce nom qu’on voit maintenant un peu partout pour évoquer un lieu serein ? C’est dans Lost Horizon, roman de J. Hilton, que ce lieu utopique fut inventé à la suite des récits de ce fameux Joseph Rock !
En France, Irène Frain, notre Bretonne amoureuse de l’Inde, de l’Asie et des aventuriers, a aussi écrit deux livres sur l’homme sauveur de pivoine :
Alors je regarde ma pivoine arbustive avec beaucoup de bonheur, pensant aux mille péripéties du botaniste-aventurier…
Il vient de pleuvoir, elle reste quand même magnifique ma chère pivoine Rockii…