Le Log Cabin, toujours tentant…

Pour beaucoup de quilteuses, le Log Cabin est la quintessence du patchwork, LE bloc qui a donné envie un jour de se lancer dans ce loisir qui peut devenir une passion, une expression artistique…

Les Editions de Saxe nous gâtent avec ce numéro spécial sur ce bloc dans son aspect le plus pur et dans de multiples formes revisitées. C’est dans la série des trimestriels en collaboration avec Quilts Japan.

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Je le feuillette depuis hier. Les quilts sont ici réunis mais beaucoup ont déjà été publiés, exposés, récompensés… On a ici « le meilleur » du log cabin à la Japonaise. Les photos superbes donnent tellement envie de se lancer de nouveau dans ce motif ! Déjà, vendredi lors de notre rencontre entre Abeilles, Martine nous a montré son Log Cabin en cours… Il sera cozy, chaleureux, il a fait l’unanimité !!

Dans ce numéro donc, nous voyons de nombreux ouvrages de Japonaises, la plupart très connues. Shizuko Kuroha, érigée en « trésor national » au Japon (la seule quilteuse ayant eu ce titre très honorifique*), est bien sûr représentée, mais vous en saurez bien plus si vous vous procurez ces livres :

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Celui de gauche est en édition allemande mais est aussi édité par Quiltmania en français et anglais (« Indigo et Sarasa »). Celui de droite est épuisé depuis longtemps…

Fan de bleu et blanc, j’aime énormément le modèle de Felisa Nakazawa, devenu « le modèle des petits bateaux » en France. Il est l’un des exemples de Log Cabin à partir d’un centre non carré.felisa

Ce quilt est fait de nombreux tissus de récupération en lin ou coton. Felisa fait de très nombreux modèles à succès dans les revues japonaises et organise de nombreux stages. Je vous avais déjà montré un de ses quilts ici.

Et puis je vous laisse découvrir tout le reste ! Attention, si c’est écrit « Galerie », cela signifie que vous n’avez pas les explications dans le magazine. L’éditeur a fait un effort de présentation pour ne pas décevoir celles qui trouvaient dans les numéros précédents que trop de quilts présentés n’étaient pas expliqués.

Concomitance, hasard ou air du temps, Denyse Saint-Arroman préparait depuis quelques mois, à la demande de ses élèves, un petit recueil sur le Log Cabin… qui devient finalement un livre ! Ah ce thème inspire à l’infini ! Auto-édités, les livres de cette artiste commencent à être vendus sur Amazon : pensez à vos commandes pour Noël !

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* fausse info que j’ai lue dans la presse française… Voir les commentaires !

Succès de la Dernière Fugitive

Merci à toutes celles qui m’ont contactée pour me faire part de leur enchantement à la lecture du livre que je vous ai recommandé :

la dernière fugitive

Pour les chanceuses qui sont à Montpellier, Paris et sa banlieue ou Nantes, voici des rendez-vous avec Tracy Chevalier à ne pas manquer :

19 November, 7pm
Librairie Sauramps
Le Triangle
Allee Jules Milhau
Montpellier
France

20 November, 4pm
Librairie les Beaux Titres
61 rue Voltaire
Levallois Perret

20 November, 7pm
Librairie Gallimard Raspail
15 Blvd Raspail
Paris

21 November, 6pm
Librairie Colffard
7-8 rue de la Fosse
Nantes


tracy and quilt

Et en plus, elle parle très bien français !…

Non, malheureusement je ne peux pas aller à Montpellier demain… ni à Paris ou Nantes les prochains jours… Vous nous raconterez !

Martine et Linda

De belles rencontres se font dans les salons ! En avril 2012, Martine et Maïté ont eu le grand plaisir de discuter longuement avec Linda Koenig au salon « Pour l’Amour du Fil » à Nantes. Mes amies étaient envoûtées par ces quilts neufs à l’allure antique et leur style country sans prétention. Elles ont été surtout charmées par le grand sourire de Linda, sa disponibilité, son anti-conformisme contrastant quelque peu avec le classicisme de ses ouvrages… Linda Koenig est  finalement bien dans l’esprit de notre Ruche des Quilteuses !

Revenue à la maison avec bien sûr le livre de Linda (publié par Quiltmania), Martine a été enchantée par la qualité du rédactionnel qui reflète si bien le caractère généreux de l’auteur. Celle-ci y relate son quotidien sans lourdeur, ses parti-pris, ses inspirations, son goût marqué pour la simplicité et plus généralement son goût de la vie !

Martine a plein de projets inspirés du livre de Linda, mais en attendant de s’atteler à un de ces grands ouvrages, elle a fait un superbe mini-quilt dans l’esprit de Linda :

martine linda

Broken Dishes, Vaisselle Cassée, inspiré du modèle page 205.

Et pour l’accompagner, un « crazy » avec les restes de tissus :

martine crazy

Ces mini-quilts feront partie de l’exposition « Mini-quilts sur leur 31 » des adhérentes de France-Patchwork 31, exposés au Salon des Tendances Créatives de la semaine prochaine :

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France-Patchwork y aura un stand ainsi qu’une galerie d’exposition, nous nous réjouirons de vous y retrouver !

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Le Meshwork

La délégation France-Patchwork 31 vient de proposer à ses adhérentes une Journée de l’Amitié sur le Meshwork. Mot bizarre car « mesh » signifie maille (« une maille à l’endroit, une maille à l’envers… ») alors que le meshwork tel qu’il est connu dans le monde du patchwork se rapporte au tissage de bandes… spécifiquement asiatique !

meshwork books

Deux livres de Sumiko Maeda font autorité dans ce domaine. Excellente nouvelle, l’un d’eux vient tout juste de paraître en français à l’initiative des Editions de Saxe. Bravo !

bases meshwork

http://www.edisaxe.com/les-bases-du-meshwork.html

La délégation France-Patchwork 31 a bénéficié du dossier déjà parfaitement ficelé des délégations ayant déjà proposé ce sujet (Puy-de-Dôme et Alpes-Maritimes, merci !), mais maintenant l’accès à cette technique sera plus aisé avec ce livre traduit dans notre langue.

Il est conseillé de faire ses premiers essais avec un tissage à 90°. Déjà, de nombreuses variantes sont à la portée des débutantes. Ensuite, on peut se permettre d’autres fantaisies ! Le Graal du Meshwork, ce dont tout le monde vous parle lors de la découverte de cette technique, est le merveilleux tissage dans trois directions pour créer des effets de cubes ou d’étoiles. Cela n’est pas précisé dans le livre, mais vous aurez le travail facilité en utilisant du non-tissé imprimé isométrique, appelé Rasterquick Dreieck. Cette drôle de bête n’est que ceci :

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En suivant ces lignes dessinées à 60°, vous aurez les directions des 3 tissages. Toutes les autres explications sont dans le livre !

On achète cette Vlieseline au même endroit que les autres, au métrage (en 90 cm de large).

Voici par exemple une pochette faite par Eliane, qui a fait ces cubes qui font rêver :

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Ici, l’extraordinaire sampler de techniques de Meshwork d’Andrée (photo Neelam)

A votre tour maintenant, amusez-vous bien !

Carrément bien !

Connaissez-vous les magazines de patchwork japonais ? Ils surprennent tout d’abord parce qu’ils commencent (sauf exception) à notre 4e de couverture comme les mangas, japonais eux aussi. Ils séduisent de suite par leurs photos… et puis soit on arrive à se débrouiller avec leurs schémas (particulièrement bien faits), soit on est découragé par l’incompréhension du texte !

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Petit florilège de titres nippons consacrés au patchwork

Vous l’avez peut-être rêvé, MagicPatch le fait. Les Editions de Saxe ont osé se lancer dans un partenariat avec Quilts Japan et nous propose trimestriellement une revue issue d’un numéro du très beau magazine japonais. C’est une adaptation de l’original pour le public français… et enfin je peux lire les noms des créatrices, c’est ce qui me manquait le plus !!

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Je viens d’acheter le numéro 3 consacré aux carrés. Trop simple ? Eh bien je ne m’ennuie pas du tout avec ! J’y admire une mise en couleurs originale d’une chaîne irlandaise (p 30), un sac très chic (en couverture), des mini-quilts rouge & blanc merveilleux… 

Ce nouveau magazine est carrément bien !

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Les couvertures de livres sont incroyablement importantes. Cette rentrée littéraire, on nous propose d’un coup 555 parutions… Alors on se fie aux noms des auteurs, aux critiques ou aux titres, mais l’attraction de l’illustration de couverture joue aussi un immense rôle. Elle devrait donner la tonalité du livre… Pas si facile peut-être ! Parfois, l’image est complètement « à côté de la plaque »… Dans une interview, Tracy Chevalier explique qu’elle ne maîtrise absolument pas le choix des couvertures de ses livres et qu’elle est même parfois en colère contre l’éditeur !! 

Dans le post d’hier, silencieux contrairement à mon habitude ;-), j’ai mis à la suite les couvertures de diverses éditions du dernier livre de Tracy Chevalier : cartonnée, brochée, des US, de GB, d’Italie, d’Allemagne -à paraître- et enfin la future couverture de France. Ma préférée ? La pleine lune peut-être!* Mais j’adore le beau bleu de tous les livres français de la Table Ronde… tout en regrettant d’avoir abîmé la plupart des bandeaux illustrés.

Si tout va bien, vous pourrez lire ce livre à partir du 17 octobre :

la dernière fugitive

Dès sa sortie aux US en janvier dernier, j’ai eu une envie folle de lire ce livre car Tracy Chevalier est ma romancière préférée depuis des années… et je savais, cerise sur le gâteau, que dans celui-ci on y parle de patchwork ! A travers les yeux d’une jeune Anglaise arrivant dans ce Nouveau Monde en formation, on découvre les affres de l’éloignement, la vie rustique en Ohio au milieu du XIXe siècle, la terrible question de l’esclavage qui mènera à la guerre civile, la vie singulière des Quakers dirigée par leur spiritualité…

Le silence est aussi un thème important du livre. Il peut être signe de recueillement, de soumission mais aussi de protestation…

Chez les Quakers, c’est en silence que se passent les réunions religieuses, chacun médite individuellement, entouré de la communauté, à l’écoute de sa voie (ou voix) intérieure, à la recherche de la Lumière qu’on peut aussi appeler Dieu.

C’est aussi le silence qui entoure le dilemme entre l’anti-esclavagisme des Quakers et le respect de la loi touchant les fugitifs des plantations sudistes…

Que dire aussi de la valeur du silence de la quilteuse ? Tracy Chevalier a cousu un quilt à la main pendant qu’elle écrivait ce roman. Elle a ainsi pu s’imprégner des sensations de la femme du XIXe siècle, pour qui le patchwork était la seule occasion d’exprimer sa créativité.

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Illustration du site de Tracy Chevalier (http://www.tchevalier.com/) : cette jeune femme est telle que l’auteur imagine son héroïne. On parle également beaucoup de bonnets et de chapeaux dans ce livre, c’étaient des parures indispensables pour les femmes jusqu’au XXe siècle.

L’héroïne du livre parle peu, alors on se sent parfois dérouté comme pour le déroulement du mariage chez les Quakers... mais même silencieuse, Honor Bright entrera forcément dans votre cœur. En silence ou presque elle subira, sortie d’un cocon familial douillet, la rudesse du climat, des gens, des lois. C’est un superbe portrait de femme que nous offre Tracy Chevalier, de ces femmes qui ont fait l’Amérique. Je vous souhaite beaucoup de plaisir dans la découverte de cette histoire si bien écrite !

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Tracy Chevalier lors d’une conférence sur son dernier livre : l’auditoire est probablement composé de nombreuses lectrices-quilteuses !

Pourquoi pas en film ?

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Scène du film « The Girl with a Pearl Earring » (2003)

Son livre La Jeune Fille à la Perle (1999 – 2000 en français), un vrai chef-d’oeuvre à mes yeux, fut remarquablement mis en images avec, en rôles principaux, Scarlett Johansson et Colin Firth (en photo). Son avant-dernier roman, Remarkable Creatures (2009), ferait un superbe film également (depuis sa lecture j’y repense toujours à la vue d’une falaise !) mais que dire d’un film de The Last Runaway, sinon qu’il pourrait rester autant dans les mémoires que le fameux « Witness » ?

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* Vous pouvez voir ici l’amusante pub dans le métro londonien (vidéo de 5 secondes) pour la sortie de cette version du livre en poche !

Articles déjà écrits dans la Ruche au sujet de Tracy Chevalier :

https://quilteuseforever.wordpress.com/2011/06/11/tracy-chevalier/
https://quilteuseforever.wordpress.com/2012/06/06/the-last-runaway/
https://quilteuseforever.wordpress.com/2013/01/10/at-last/
https://quilteuseforever.wordpress.com/2013/02/12/le-mariage-quaker/

. Voir aussi les planches Pinterest de Tracy Chevalier avec des quilts américains, afro-américains, britanniques, des coiffes quakers, etc.

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cropped-ja-hw1.gifEcriture de Jane Austen, écrivain britannique (1775-1817)

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J’emprunte le titre d’un film (pas encore diffusé en France) pour vous parler d’un pilier de la littérature anglaise : Jane Austen. En juillet dernier, Arte a eu la belle idée de rediffuser des films de la BBC inspirés de ses romans, ces trésors aux histoires pleines d’amour, de légèreté et de finesse, d’ironie parfois mordante, d’humour pétillant… et une représentation unique d’une certaine société anglaise au tournant du XIXe siècle. Telle une historienne du quotidien de la vie britannique d’alors, Jane Austen nous fait vivre dans les principes de son temps, tout en critiquant finement grâce à des héroïnes souvent brillantes, fortes et attachantes. Naturellement, j’ai voulu rafraîchir la mémoire de l’ex-étudiante en anglais que je suis et j’ai découvert sur le Net un engouement insoupçonné pour cet écrivain !

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Silhouette et écriture de Jane Austen (ici)

Des Etats-Unis à l’Australie, du Canada à l’Angleterre (of course) et même en France, de nombreux blogs ne traitent que du petit monde de Jane Austen : sa vie, ses romans, les adaptations, les influences… Elle est même l’objet d’un vrai culte et d’une économie florissante autour de voyages organisés, d’objets dérivés multiples… Moi qui croyais que l’idée de P.D. James était très originale en écrivant « La Mort s’invite à Pemberley« , suite d' »Orgueils et Préjugés » ! Pour ne pas me disperser, je me suis concentrée sur le très joli blog, bien écrit et illustré, d’Alice : Jane Austen is my Wonderland… Contrairement au titre, le blog est en français ! Vous y trouverez de nombreux articles et des liens pour butiner si le sujet vous intéresse.

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Comme toutes les femmes de l’époque, Jane Austen (1775 – 1817) brodait, cousait… et pour son plaisir, elle a fait, en compagnie de sa mère et de sa sœur Cassandra, un patchwork ! Ah voilà que je vous intéresse encore plus !… Cet ouvrage est remarquable à plusieurs titres. Décortiquons ensemble ses particularités, si vous voulez bien faire un petit tour dans le passé avec moi.

Nous sommes en Angleterre, au début du XIXe siècle. Les trois Dames Austen collectent les tissus afin de continuer leur ouvrage, en témoigne la lettre datée de 1811 de Jane à sa sœur : « As-tu pensé à récupérer des tissus pour le patchwork ? Nous sommes bloquées » (très librement traduit de “Have you remembered to collect pieces for the patchwork… we are at a standstill”). Leur ouvrage fait en commun est piécé dans la tradition anglaise, avec des morceaux de carton ou papier soigneusement découpés en gabarits, eux-mêmes enveloppés de tissus, puis assemblés au petit point de surjet. C’est ce qu’on appelle encore la méthode à l’Anglaise.

jane-austen-portraitPortrait de Jane Austen

Le patron est absolument unique, inventé par ces Dames. Si le médaillon (grande pièce centrale) est figure commune de ce temps-là, l’assemblage de losanges est alors inédit : autour du centre en forme de grand losange, un ensemble de losanges de taille moyenne, avec des bandes intermédiaires forment la plus grande partie du top, puis viennent de très petits losanges (environ 2 400 !) en bordure.

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Ces losanges ont donné bien du fil à retordre aux quilteuses des siècles suivants ! Il faut dire que la plupart ont travaillé avec des photos plus ou moins bonnes de l’ouvrage et il est donc difficile de le reproduire ; pensez au luxe d’avoir eu le livre de  Brenda Papadakis pour copier le Dear Jane ! Même si l’ouvrage des Austen Ladies n’est pas aussi complexe que le sampler de l’Autre Jane, ce n’est pas tâche facile que d’estimer de loin la taille des losanges. Les quilteuses modernes optent instinctivement pour des angles à 120° et 60°, mais cela donne alors un top bien trop long et trop étroit. Ce ne sont pas les bonnes proportions ! Pourquoi avoir « fait compliqué » ? C’est parce que Jane, Cassandra et leur mère n’ont rien mesuré comme nous ! Sans certitude, on peut seulement imaginer que, partant de leur chintz imprimé central, les Dames Austen ont simplement choisi la taille de leur losange pour cadrer au mieux le pot de fleurs. Il en résulte une forme plus dodue, avec des angles d’approximativement 110° et 70°. Tous les autres losanges auront donc cette même forme, par répercussion.

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Malgré une soigneuse rénovation récente, les tissus choisis initialement sont difficiles à imaginer neufs car les teintures ont forcément passé et évolué. On sait que les floraux sont principalement en chintz (coton raidi au toucher soyeux, généralement pour l’ameublement, originaires d’Inde), les bandes intermédiaires en tissu de coton ivoire à petits points ; les losanges sont variés (peut-être 64 différents tissus) soigneusement coupés et centrés. Quant aux petits losanges de bordure (1/9e de la taille des losanges moyens), ils sont de tissus globalement plus foncés que les autres.

Rosalee Clark, une de ces quilteuses passionnées dont je m’inspire largement pour cet article, a découvert une autre particularité de cet ouvrage : si on partage le top en deux dans le sens de la hauteur à partir du milieu, les tissus sont tous disposés en image miroir… oui, même les minuscules losanges !… Elle a soigneusement fait une réplique de l’original qu’elle n’a jamais vu (elle habite en Australie, « un peu » loin de la maison-musée de Chawton Cottage, Hampshire, qui abrite le chef d’oeuvre des Austen Ladies !) :

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Différent de l’original mais ravissant !

Une précision encore, l’ouvrage des Austen est un patchwork (assemblage de morceaux) mais pas un quilt (ouvrage matelassé) !! Il est pourtant bel et bien fini, doublé et maintenu par des petits points çà et là, ce qui n’était pas rare en Angleterre à l’orée du XIXe siècle. En anglais on parle alors de « coverlet », en français jeté de lit ou couverture légère.

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Chawton Cottage, où vécut la famille Austen à partir de 1809. On peut visiter cette maison dans laquelle on voit le jeté de lit dans la chambre de Jane Austen. Le tout est maintenant protégé par une vitre.

Si vous aussi vous souhaitez réaliser « votre » Austen à losanges, je ne peux que vous engager à vous procurer le livre de Linda Franz (ici) :

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Elle vous propose un livre de 48 pages sur ce patchwork, les gabarits exacts et la possibilité de télécharger les modèles pour travailler avec sa méthode « Inklingo » (impression des gabarits directement sur vos tissus avec votre imprimante). Beaucoup de temps gagné ainsi !!

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Signalons aussi ce magnifique livre de Linda Franz toujours (en option : 2 DVD), qui a combiné deux chefs-d’oeuvre faits par deux Jane : Linda a conçu un quilt-sampler, inspiré du Dear Jane de Jane Stickle, en… losanges, comme celui de Jane Austen !

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Superbe « Love & Friendship » de Linda Franz

Ce qui me plaît le plus dans ce livre, ce n’est pas tant le quilt proposé que toutes les explications très détaillées pour un travail à la main parfait, ainsi que les innombrables citations sorties des six romans de Jane Austen… Un délice que je lis et relis avec la délectation d’une abeille butinant un épi de lavande !

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Pour celles qui trouvent un peu de temps pour faire aussi du point de croix, ce blog montre de charmants petits ouvrages avec des phrases écrites par notre chère JA comme :

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Modèles en vente à Sampler Girl

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Une nouvelle est tombée cet été qui enthousiasme les fans de Jane Austen : le billet de £10 sur lequel figure Darwin sera progressivement remplacé à partir de 2017 (pile 200 ans après sa disparition) par notre chère romancière-couturière !

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Petite phrase de Jane Austen qui me réjouit grandement :
« Je déclare qu’il n’y a rien de plus agréable que la lecture. »
… et le patchwork, ajouterais-je !

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JA HW end

 

Anaïs de A à Z

A peine un sampler fini, Maïté s’est attelée à un abécédaire pour Anaïs, sa petite-fille née le 2 avril dernier.
De A à Z, les lettres ont été brodées en s’inspirant de celles d’un livre de Yoko Saito édité par Quiltmania (traduit par Marie-Claude Tsuruya et son époux) :

120 Modèles de Broderie par Yoko Saito

Mais les illustrations sont  presque toutes le fruit du coup de crayon de notre dessinatrice-brodeuse-quilteuse :

Pour avoir de belles couleurs sur la photo, nous sommes sorties de la Ruche… Quand il sera quilté, je vous en montrerai tous les détails,  ils valent le coup d’oeil ! En cliquant sur la photo, vous aurez déjà un bel aperçu.

Maïté a déjà fait de nombreux quilts destinés aux enfants de sa famille, nous avons eu la chance de les voir presque tous réunis à Fayssac en avril dernier.

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« Une Poule sur un Mur… »

Même les quilts qui restent chez elle, ainsi que l’ambiance de sa maison,  ont un goût d’enfance, de gaieté simple et raffinée. Son mari lui a dit un jour : « J’ai parfois l’impression d’habiter dans une maison de poupées ! »…

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Dans la cuisine de Maïté, de bien jolies choses ornent les étagères. Il y a tant à y admirer !

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Adorable ourson chez Maïté… Toujours un pied dans l’enfance, Maïté se régale d’accueillir ses petits-enfants avec chaleur et confort, et leur prépare des journées enchanteresses de jeux, de bricolage et de découvertes…

Bon sang ne saurait mentir, Claire Gaudriot, l’une des illustratrices françaises à succès pour enfants n’est autre que sa nièce ! Les mamans de petites filles connaissent la série des Hortense petite fée (Hachette Jeunesse) :

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Dommage, mes filles sont trop grandes !

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Les pruniers en fleur annoncent le printemps !

Au Japon, le printemps a de l’avance cette année ! La fragile floraison des pruniers roses est bien là, c’est l’occasion de nombreuses festivités.

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Estampe de Hasui Kawase (1928)

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Du même artiste, la pleine lune éclaire les sakura (nom japonais de ces pruniers d’ornement)… comme cette nuit peut-être !

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Ici un très beau quilt d’Andrea Bride d’Australie. Comme beaucoup de quilts d’inspiration japonaise, il est baptisé « Sakura », évocation internationale du pays du Soleil Levant !
Elle s’est grandement inspirée d’un livre de Susan BriscoeJapanese Quilt Blocks to mix and match.

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Voici le livre plein de blocs innovants, piécés et appliqués. Je l’aime beaucoup, comme tous les autres livres de Susan Briscoe ! Il existe même en français, avec une toute autre couverture :

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Malgré le temps qui nous le cache bien, oui c’est bien le printemps !

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