Variations en Log Cabin

Il y a quelques jours Cécile, une des lectrices assidues de la Ruche, me demandait quel livre acheter de préférence en tant que « Bible » du Log Cabin, un de ses thèmes préférés.

Je pouvais lui conseiller « Log Cabin Libre » paru chez Quiltmania, c’est un livre de Shizuko Kuroha, cette Japonaise qui me fait rêver de quilts indigo depuis les années 80-90… mais je comprenais qu’elle souhaitait un livre plus structuré et complet. De plus, il est épuisé… Après quelques recherches, j’ai choisi de lui conseiller celui-ci :

Je ne le connais pas mais j’ai 4 autres livres de Judy Martin et j’étais donc sûre que ce serait un livre aux explications parfaites… à condition de comprendre l’anglais.

Bingo ! Cécile vient de recevoir le livre, elle en est enchantée, je lui fais entièrement confiance et je partage donc ici cette recommandation. On y trouve comment construire des log cabin avec des mouvements circulaires, comment insérer des petits carrés, des triangles, des étoiles ou même des maisons pour animer le modèle basique et aussi probablement les méthodes les plus rationnelles pour couper et coudre les nombreuses bandes ! Il manquait vraiment à ma bibliothèque, je viens donc de me l’offrir !…

Cécile, bon log cabin alors, on attend les photos de ton prochain Log Cabin Quilt 🙂

Précisément samedi dernier, à l’exposition du Club Calicot Patch dont je vous ai déjà parlé ici, il y avait un extraordinaire quilt en Log Cabin*. Ce modèle était paru en couverture du magazine de France-Patchwork (Les Nouvelles du Patchwork  n° 82, septembre 2004) . J’avais été conquise au premier coup d’oeil, me réjouissais déjà à l’idée de choisir tant et tant de tissus… avant de déchanter devant la complexité du piéçage du bloc à coudre obligatoirement à la main !!! Trop long pour moi… J’ai donc très vite abandonné ce projet.

Heureusement, Yolande n’a pas fait comme moi ! Voici 72 blocs de log cabin aux feuilles piécées imbriquées dans les bandes, avec un choix parfait, très lumineux, de couleurs d’automne. Yolande, je ne t’ai sans doute pas assez dit combien j’ai admiré ton oeuvre, voilà qui est fait, bravo !

* Quilt original de la regrettée Josiane Brehin, « Les feuilles mortes se ramassent à la pelle »

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Croire au Père Noël… et autres histoires

C’est l’histoire du dernier Magic Patch, le n° 101.

Je savais que Pascale, alias Jubama, nous préparait encore un de ses jolis modèles. « Chut ! », nous dit-elle quand, en plein mois de juillet, elle planchait sur l’ambiance feutrée et cosy de Noël.
Son univers, avec sa maison remplie de petits-enfants, ses poules au poulailler de luxe près du potager, l’ont bien inspirée cet été !

Poulailler chez Jubama, photo de son blog. Inspiré des granges américaines !

Croire au Père Noël, tel est le thème choisi.  On y trouve notamment un quilt de style country comme j’aime, aux couleurs douces et pimpantes, des dessins mignons comme tout, un inévitable mouton avec le Père Noël… Mais oui, les moutons sont une des marottes de notre créatrice ! La gamme de tissus choisis est parfaitement adaptée et de petites broderies donnent une touche de raffinement supplémentaire.

Je dois dire que j’ai une petite réserve : la photo principale de présentation… Au lieu de bien nous montrer le quilt, on a un grand ours que je ne trouve pas du meilleur goût. Il faut aller dans les pages d’explications pour apprécier l’ensemble de l’ouvrage… Et pour le voir sur une belle photo, je vous conseille de vous adresser directement à Jubama ici  ! Bon, c’est juste une petite remarque de présentation à l’intention du magazine, j’aime voir les quilts en entier !!

Et Pascale nous propose aussi un sac à cadeaux, j’en retiens l’idée… Moi aussi je finirai bien par être une mamie !… Et j’aime beaucoup le manteau de cheminée, il faut d’ailleurs que j’en fasse un, pourquoi pas un comme celui-ci ? En m’y prenant maintenant, il sera fini pour les fêtes… Ah Pascale la tentatrice !!

Un Père Noël avec un joli mouton, détail du quilt « Croire au Père Noël » de Pascale Piète.

Beaucoup d’autres jolis modèles dans ce Magic Patch, à vous de découvrir ce que les créatrices nous ont réservé ! 

Je voudrais aussi attirer votre attention sur l’histoire de l’Hermione (pages 42-43). C’est le bateau qui mena le marquis de La Fayette — personnage presque oublié en France mais fort célébré aux USA– vers cette colonie britannique qui souhaitait ardemment son indépendance… Un club de patchwork de Poitiers a fait un quilt collectif de toute beauté à la gloire de la Fayette et de l’Hermione. Histoire à lire ! Je vous engage aussi à aller sur leur blog Quilt pictave. Vous y verrez notamment des photos de la visite d’un chantier naval : des passionnées ont entrepris la reconstruction à l’identique de cette frégate (en vrai !)… Un chantier que vous pouvez retrouver ici : http://www.hermione.com/

Quilt sur le thème de l’Hermione, superbe frégate qui mena le Marquis de La Fayette en Amérique en 1780.

Pour finir avec ce numéro décidément éclectique, ce que j’apprécie grandement, lisez le portrait d’Inge Hueber, la quilteuse qui met tout à l’envers… Je m’explique : fascinée par les couleurs, Inge teint tous ses tissus elle-même, ce qui lui permet d’obtenir de fabuleux dégradés. Ses recherches l’ont conduite à coudre des quilts de bandes aux coutures visibles, elle obtient ainsi un volume et un velouté incroyables. Son site : http://www.ingehueber.de/.

Détail de Sunset/Broadstairs, voir le quilt dans son ensemble ci-dessous. De loin, on ne voit pas les coutures et les couleurs se fondent l’une dans l’autre…

Impressionnant, non ?…

Vive le patchwork dans toute sa diversité !

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Easy Street

Route facile ? Je ne sais trop comment traduire cette locution, mais je sais qu’elle va fleurir dans de nombreux blogs de patchwork les prochaines semaines ! Au vu du contexte, on peut le traduire librement par notre expression « On va se la couler douce » ou « Trop facile ! », puisque Bonnie Hunter de Quiltville nous promet un quilt mystère qui réclamera bien moins de travail que les précédents… Ce sera pourtant encore un gros bébé, puisque sans bordure ce quilt carré fera 84 inch de côté sans bordures optionnelles (96 inch avec !!).


Bonnie Hunter va donner les premières instructions le 23 novembre sur son blog Quiltville. Vous avez tout juste le temps de rechercher les tissus ! Cinq groupes de couleurs sont requis :

– des verts acides
– des turquoises
– des violets
– des gris
– des imprimés blancs/noirs style shirtings, ces tissus de chemises à petits motifs.

C’est sa gamme, mais chacune peut s’aventurer vers d’autres harmonies ! Pour plus de renseignements, voyez son article ici, vous y trouverez tous les détails pour vous tenter furieusement !

Diamonds en Bretagne

J’ai le privilège d’avoir beaucoup d’Abeilles quilteuses autour de moi, nous nous réunissons le vendredi dans l’ouest toulousain et chacune peut prendre l’espace de ce blog pour s’exprimer. Aujourd’hui, c’est Chantal qui nous raconte toute l’histoire de son quilt « Diamonds » (ce qui signifie Losanges en anglais). Un bel exemple !
Katell

 

Tout commence par une envie d’offrir un cadeau à des amis…
Lorsque, début 2011, ils émettent l’idée d’un patchwork mural pour habiller le salon de leur maison de vacances en Bretagne, je saute sur l’occasion.
J’envoie des photos de mes précédentes réalisations pour donner des idées, ainsi que d’autres modèles piochés tous azimuts , en précisant que je peux adapter tant les couleurs que les motifs…Reste à attendre le choix de nos amis !


Au cours de l’été, ils partent visiter New-York. Je leur transmets, à tout hasard, l’adresse de l’unique magasin de patch de Manhattan (merci Katell !). Et malgré le programme touristique chargé, ils prennent le temps d’y entrer.
Leurs yeux sont immédiatement attirés par un quilt exposé dans le magasin. Mais non, il n’est pas à vendre ! En revanche, ils peuvent acheter le patron (Diamond, Diamonds and More Diamonds de Viv Smith) ainsi que les tissus. Un grand choix leur est offert dans la boutique… Une quinzaine de tissus batik sont choisis et puis traversent l’Atlantique au retour.

En septembre, lorsque je reçois le petit paquet, mon impatience est aussi grande que la surprise de découvrir un patron avec des losanges. Motif que je n’avais jamais travaillé jusqu’alors…
Un vrai défi s’offre à moi . Et devant l’ampleur de la tache,  les consignes d’un patron à respecter (ce que je n’avais jamais fait) et l’utilisation des tissus venant d’outre-Atlantique, je réalise que je n’ai pas droit à l’erreur.

Cependant, j’aime les défis en couture. Je me lance dans l’aventure avec passion.

Après les vérifications d’usage pour un travail géométrique, en particulier, le parallélisme des losanges et  la largeur des bandes intermédiaires, je réalise deux essais avec des tissus « brouillons » pour décortiquer la technique que le patron me propose de suivre.
Tout s’enchaîne assez vite ensuite, les losanges sont coupés, ainsi que les bandes colorées.  Mon mur se recouvre petit à petit de couleurs à associer pour faire ressortir les contrastes. Le défi est bien là. J’utilise mon appareil photos avec l’option N&B pour bien voir les valeurs de chaque tissu :

 

Un vrai travail de peintre sur le mur de ma chambre/atelier ! 

J’ai juste assez de tissu, je ne dois pas faire d’erreur de coupe. Cela ajoute un peu de piment à l’affaire…et m’oblige à être hyper concentrée !
Cela prend forme. Je m’habitue aux couleurs, je joue avec… 

Vient ensuite la coupe des bandes noires, le tissu noir provenant d’un drap neuf de belle qualité. Les grands losanges sont entourés d’une bande noire.   

                 

A la maison, chacun vient donner son avis, plisse les yeux pour voir les couleurs avec ce «filtre» naturel.

C’est la danse des losanges sur le mur…A chaque déplacement d’un losange, c’est l’équilibre de l’ensemble qui est bouleversé et il faut réfléchir à nouveau…
De nombreuses heures de réflexion, les couleurs qui tournent dans la tête. La nuit, je pense à «mes diamonds»: bleus/rose, jaune/fauve, orange/bordeaux… 

Puis vient le temps des triangles des bords. En droit fil ou dans la trame…? Choix cornélien !!

 

Me voici prête pour les premiers assemblages, qui se déroulent sans problème à condition de ne pas tirer sur les coutures car tout est en biais…n’est-ce pas !
Et chaque losange doit avoir la même taille pour la prochaine étape de l’assemblage des losanges entre eux, puis des bandes entre elles.

Noël 2011, le centre du top est achevé après équerrage et pose de la première bande intermédiaire.
Les futurs heureux propriétaires l’aperçoivent, ils sont ravis. Je n’ose pas trop dire que le plus dur reste à faire…En effet, il ne me reste que des petits morceaux de chaque tissus et je dois maintenant couper les losanges de la bande extérieure… Le défi continue…
Mais ce travail de précision me passionne ! 

 

Mi-janvier 2012, fin du top ! Je suis heureuse du résultat. 

 Il va falloir maintenant passer concrètement à l’étape suivante à laquelle je réfléchis depuis des mois : le matelassage !
Ah !! le dessin du quilting, éternel problème ! (Suis-je la seule !?)

Je voudrais un dessin simple mais néanmoins beau, existant mais invisible (car j’ai trop peur de gâcher les tissus), facile et rapide à réaliser car je suis aussi impatiente que mes amis qu’il soit terminé…  

Je prends trois mois de réflexion. Comme souvent, je cherche conseil auprès des « Abeilles », je fais mille dessins, et j’opte finalement pour un quilting « in the ditch » en fil coloré pour chaque losange central et un quilting visible en fil noir, en légère courbe sur les bandes noires, ce qui donne un peu de mouvement à l’ensemble.

De gentils mots doux à ma valeureuse machine qui donne quelques signes de fatigue (petite précision, elle tourne huit  heures par jour car j’ai de nombreux ouvrages en cours en marge de celui-ci…).

Fin avril 2012, tous les fils sont rentrés, le matelassage est  achevé…Je nage dans une bulle de bonheur!!

Les petites opérations de finition se font dans la joie et la bonne humeur !

Environ 130 heures de travail, coupe, couture, quilting machine, sans oublier les rentrés de fils à la main, le manchon pour le fixer au mur et la broderie sur l’étiquette au dos. C’est sans compter les nombreuses heures où seule la tête travaille… 

 Le 6 mai 2012, j’ai le plaisir d’annoncer que la commande est prête…

Petite photo au soleil de Toulouse avant de l’emballer pour sa livraison !

 Le 8 mai 2012, le quilt (1,65m x 1,95m) traverse la France roulé dans un petit Furoshiki (Tiens donc!) pour trouver sa place dans la maison de Bretagne. Il est à l’honneur!!

Plaisir d’offrir !!

Merci Chantal ! Vous pouvez trouver ici son précédent article.

Vitrail en coquilles

En l’an 2000, la délégation France-Patchwork de l’Eure avait organisé une exposition sur le thème du Bleu de Chartres, ce bleu si lumineux qu’on retrouve de manière récurrente sur les vitraux  de  la cathédrale.

Christine, qui vient de rejoindre notre groupe d’Abeilles, avait participé à cette exposition avec cet étonnant panneau :

Elle nous l’a apporté lors de notre dernière rencontre en raison de l’article sur Conques et les coquilles ! Mes photos ne rendent absolument pas justice à ce bel ouvrage, alors laissez-moi vous le décrire un peu.

Chaque coquille est cernée d’un biais gris plomb qui rappelle bien l’art du vitrail ; les coquilles du ciel sont en organza bleu et laissent passer la lumière, alors que les champs de blé -cette riche Beauce- sont en tissu opaque jaune imprimé d’épis de blé ! La Cathédrale, qu’on aperçoit de si loin quand on approche de la ville, était le premier transfert photographique de Christine.

Le panneau n’est évidemment pas quilté, mais chaque biais est soigneusement doublé au dos pour enfermer les coquilles de tissu. Beau travail ! Mais douze ans après, on voit déjà l’outrage du temps -surtout de la lumière- fait à la couleur « Bleu de Chartres » utilisée par Christine, qui est devenu un simple bleu  clair… Il faut dire que ce panneau fut longtemps mis près d’une fenêtre, les jeux de lumières étaient si beaux !

Si vous voulez visiter virtuellement la Cathédrale de Chartres, allez dans la Chambre des Couleurs, Marie-Claude l’a visitée l’année dernière… C’est une vraie merveille de notre patrimoine !

Christine m’a précisé qu’en ce moment la cathédrale vit de belles heures de rénovation, car on vient de découvrir les badigeons d’origine sous l’épaisse couche de saletés et de suies ! Toutes les précisions sur ces travaux en cours ici :  http://www.cathedrale-chartres.org/fr/mecenat-les-travaux,10.html

Dans le jardin, on apprécie mieux la transparence…

Merci Christine de nous avoir fait découvrir encore de nouvelles choses, tes dix doigts si agiles, toujours en action, nous réservent encore d’autres surprises 🙂 Alors à bientôt !

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IQFOI – La Cène de Don

Léonard de Vinci, génie de la Renaissance, peignit un immense tableau mural à Milan qu’on nomme « La Cène » en français, « The Last Supper » en anglais, traductions de « L’Ultima Cena » titre original en italien. Maintes fois copiée, parfois parodiée, cette oeuvre est honorée par la sublime interprétation en patchwork d’un Américain du Texas, Donald Locke :

Don a bien volontiers posé pour moi devant son chef d’oeuvre « The Supper Quilt » exposé dans la cathédrale de Galway, puis a demandé à mon mari de nous photographier ensemble :

Quelle patience (et quelle technique) pour réussir cette prouesse ! Quelques précisions : ce quilt est composé de 51 816 carrés de 1/2 inch (13 mm) qu’il avait découpés à 1 inch. Aux dires de sa femme, il commença ce tableau sans savoir quelle taille il ferait fini… Alors, combien mesure-t-il finalement ?  67 x 183 inch, c’est-à-dire 1,70 m de haut pour 4,60 m de long.

Don débuta dans cette technique de la pixellisation en tissu pour célébrer son 40e anniversaire de mariage :

Don et son épouse sur le premier quilt de Don, réalisé en 1996.
Il se lança ensuite dans son chef d’oeuvre qui, depuis, voyage dans le monde entier !

Le plus extraordinaire est que ce quilt, vu avec nos deux yeux, semble malgré tout un peu flou. Mais si on le regarde d’un oeil à travers un rouleau, l’image devient très nette… Epoustouflant !

If you happen to read this post Don, thanks from the little French girl from Toulouse !

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Bientôt d’autres articles vous montrant des quilts, des quilts, encore des quilts !…

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Quadrille

Cela fleure bon les bals du XIXe siècle ! Hérité de la contredanse (contrée-danse ou country dance) de l’Ancien Régime, le quadrille se danse à plusieurs couples qui se mettent en ligne, se croisent selon plusieurs figures. Cette danse peut être très chic sous les boiseries des châteaux, mais gagne en gaieté et vivacité dans les campagnes ! Ce sont les versions enjouées de toute l’Europe qui ont traversé l’océan atlantique pour faire danser l’Amérique de Nord sous le nom de Square Dance, bien connue des amateurs de danse country. Vous trouverez des détails historiques dans ce petit article qui me semble fort bien documenté : http://historyhoydens.blogspot.fr/2010/10/swing-your-partner.html

Square Dance est popularisée en patchwork dans le monde entier par Martha Thompson qui développa dans son livre  » Square Dance, Fancy quilts from Plain Squares » (That patchwork Place, 1995) une manière bien futée de préparer et découper un ensemble de blocs. Ce bloc existait déjà, avec son angle droit au milieu et son air de moulin de guingois imbriqué dans les voisins, mais les coupes en biais en décourageaient plus d’une !

Après la parution du livre, c’est dans le Quiltmania n° 5 (mai-juin 1998) qu’est parue à ma connaissance la première explication en français de cette méthode. Nous avons été bien nombreuses à nous intéresser à ce petit tour de magie ! Voici mon ouvrage de l’époque :

Si vous souhaitez à votre tour faire votre Quadrille – ou Square Dance – allez faire un tour chez Wolfshade, elle vient de faire un tuto en trois parties (en date du samedi 26 mai 2012) justement pour vous !

Un Arbre de Vie version recyclage

Les Arbres de Vie figurent depuis bien longtemps dans l’Art ; je vous en avais déjà parlé ici, vous aviez aussi déjà admiré l’Arbre de Vie de Maïté sur cette page. Magnifique témoin du temps passé dont on ne se lasse pas !

Je suis très admirative du travail de ma Bee-Bee Maïté, elle a mûri cet ouvrage dans sa tête des années durant puis soudain, elle a pris confiance en elle et s’est lancée dans ce tableau extraordinaire qui est un jalon important dans sa vie.

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Comme vous l’avez peut-être lu précédemment, je suis très adepte des scrap-quilts, de l’assemblage des bouts de tissus de toutes sortes, en bandes ou confetti, c’est sans doute pour cela que les quilts faits de lisières m’attirent tant. J’ai tout de suite adhéré aux ouvrages de Karen Griska, je vous en avais déjà fait part ici ; de tous ceux que j’ai vus, son Arbre de Vie reste l’un de mes préférés.

Un des modèles-phare du livre* de Karen (120 x 120 cm)

Je viens donc de créer le mien à partir de l’idée formidable de Karen Griska, en vert printemps :

En ce jour venteux et sans soleil, j’ai choisi un écrin divinement parfumé (la sentez-vous ma glycine de Chine ?…) pour vous présenter ma nouvelle fantaisie : My Green Tree of Life.

Quilt au look résolument moderne bien implanté dans le XXIe siècle, qui ne passera sans doute pas aussi bien l’épreuve du temps que celui de Maïté, mais ce fut un grand amusement de le coudre, de choisir des lisières de tissus bleus pour le ciel, d’autres plus colorées pour l’arbre, ajouter quelques vertes et marron au sol… Il mesure 130 x 138 cm, je l’ai quilté à la machine et c’est un drap IKEA, aux pastilles vertes, qui est au dos (ainsi que la bordure de finition). L’oreiller est resté intact, mais la couette est donc partie vers un autre destin…

De près, on a de la lecture !
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* Livre difficile à trouver maintenant à un prix raisonnable : Quilts from the Selvage Edge, Karen Griska, AQS 2008. Je vous rappelle l’adresse de son blog : http://selvageblog.blogspot.fr/ 

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Actualisation le 2 mai 2012 : j’ai été invitée à présenter mes quilts en lisières dans le blog String Thing Along, où l’on  montre ses ouvrages aux autres passionnées de quilts en bandes ! Merci Brenda !

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Belle variante des Moulins de la Ruche

A l’exposition de Balma (à l’est de Toulouse) qui a lieu en ce moment, un quilt a fait tilt : il ressemble beaucoup aux Moulins de la Ruche ! J’ai demandé à Catherine F. la permission de vous le présenter, ce qu’elle m’a accordé avec grande gentillesse. Elle l’a fait pour sa fille qui lui a donné une seule exigence, qu’il soit bleu et blanc !

C’est avec une gamme de batiks qu’elle a réalisé ce magnifique quilt avec un dégradé évoquant l’Océan…

Bientôt ici d’autres photos de quelques uns des quilts remarquables présentés dans cette exposition. Vous avez ici tous les renseignements concernant cet événement. Vous ne regretterez pas votre déplacement !

Etoile en lisières

Malgré le froid persistant, la couche de neige s’affine de jour en jour ! Je profite de cette belle lumière froide pour présenter une étoile un peu particulière, puisque les blocs sont cousus à l’aide de lisières. J’aime à la fois la « philosophie » de la récup’ et le résultat amusant, alors voici ce que cela donne :

La bordure — en « pièces de Lego » comme Tonya Ricucci a baptisé les petits morceaux cousus en bandes dans un quilt tellement plus impressionnant que le mien (voir Ellis Island ici) —  est organisée en cadres successifs avec une progression de la valeur des couleurs des petits bouts de tissus.

C’est Karen Griska qui a écrit un livre sur l’utilisation des bordures : Quilts from the Selvage Edge. Son blog regorge d’exemples sur l’impact de son livre dans le monde entier, allez y admirer toutes les réalisations : http://selvageblog.blogspot.com/ … et commencez peut-être un ouvrage en lisières ! Je vous avais déjà tentée ici, cette fois-ci sera peut-être la bonne 😉 Croyez-moi, c’est facile, rapide… et amusant !

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