Encore une bonne idée de Barbara Brackman

L’année dernière, dès le 1er Janvier 2011, Barbara Brackman célébrait à sa façon les 150 ans du début de la Guerre de Sécession, telle que nous l’appelons en France (Civil War pour les Américains) : ce fut, pour des centaines de quilteuses à travers le monde, l’occasion de suivre des articles passionnants postés par cette historienne renommée, et aussi bien sûr de faire un Sampler qui restera cher dans leur mémoire. 52 blocs, un par semaine, ont jalonné cette année-là. C’est ensuite l’assemblage, le quilting… Mes amies Abeilles (Martine, Karine) qui ont partagé cette aventure en sont à cette étape, puis Isabelle qui les a rejointes en route  avance ses blocs. Courage les filles, bientôt la récompense d’un superbe ouvrage !

L’année dernière donc, quelques Françaises ont relevé ce challenge du Civil War Quilt : France A., qui ajoute des blocs pour en faire un Sampler extraordinaire Mamifleur qui a très élégamment assemblé ses petits blocs (12 cm) —  Patchie, qui a cousu d’extraordinaires mini-mini-mini-blocs de 5 cm seulement… Beaucoup de participantes françaises sans doute m’échappent… C’était en tout cas un événement dans le monde du patchwork traditionnel, un livre paraîtra prochainement sur ce thème.

Eh bien Barbara Brackman la tentatrice nous propose une nouvelle aventure ! En voici le thème :

Bref, vous l’avez sans doute compris, elle va nous conter l’histoire des Droits de la Femme, les combats des Suffragettes, des Féministes… Elle ne parlera pas de la France, mais nous apprendrons beaucoup sur la détermination des femmes américaines, britanniques et autres femmes du monde anglophone.

Le mois de septembre est, avec celui de janvier, un mois de bonnes résolutions : pourquoi pas celui de faire partie de l’aventure du Grandmother’s Choice ?

Le premier bloc sera dévoilé le 1er septembre sur le nouveau blog (ici) spécialement dédié à ce thème. Vous avez le temps de cogiter, choisir votre gamme de tissus… Oui, moi aussi je suis fortement tentée !…

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Les illustrations viennent du blog de Barbara Brackman.

Cathedral Windows

Juste avant les vacances d’été, des Abeilles de mon groupe me demandaient des idées d’ouvrage à coudre à la main pour l’été… Les hexagones c’est bien, les appliqués c’est parfait, mais, comment dire, parfois on a envie de nouveauté…

Cette « nouveauté » tant désirée, je l’ai dénichée dans mes « vieux » souvenirs des années 80 ! Les vitraux de Cathédrale ont été balayés par une autre technique qui donne presque le même aspect, les « carrés dans les cercles japonais ». Très populaire, un modèle de sac signé Edith Bouilly circulait de club en club il y a une dizaine d’années et ringardisait lesdits vitraux.

J’utilise toujours beaucoup ce sac, il n’a pas vocation à être suspendu ainsi dans le jardin…
Mais en ce matin déjà caniculaire je voulais vous montrer nos grenades… En général elles ne sont pas encore mûres quand arrive le froid.

J’ai donc ressuscité mes essais de plus de 20 ans (devenus alors des couvertures de poupées de mes filles) et expliqué « les trucs à savoir ». Oh la quantité de tissu utilisé fait peur ! Mais il n’y a ni tissu de doublure, ni molleton… Etrange technique de pliage ! Nous avons passé l’après-midi à discuter de cette technique qui rappelle les cocottes en papier de l’enfance mais qui vient sans doute du pays de l’origami… Impossible de trouver des textes formels sur internet.

Quelques jours après cette journée à la Ruche, le Magic Patch sortait avec… un ouvrage avec cette technique détaillée en photos ! J’ai déjà parlé de la synchronicité des idées qui éclosent, je m’en amuse toujours ! Si vous souhaitez vous lancer, procurez-vous ce magazine, les explications sont très claires.

Puis le 15 août à Labastide-Rouairoux, j’ai eu le plaisir de rencontrer une gentille dame du club de la ville, bien avancée dans son ouvrage de vitraux. Je suppose qu’elle a été inspirée par le Magic Patch ; elle le personnalise avec des tissus bien français, de la toile de Jouy pour le fond et des imprimés provençaux pour le remplissage des carrés.

Ravissants, ces vitraux « à la française » !
Admirez la nappe, qui vient de la filature située à dans le même bâtiment que la salle d’expo de patchwork à Labastide-Rouairoux !

J’ai eu ensuite le même jour la -presque- preuve de l’origine asiatique des Cathedral Windows, « presque » car rien n’est simple ni définitif dans les recherches dilettantes…  Au centre du continent asiatique, aux confins de la Birmanie, du Laos, du Vietnam et de la Chine, des femmes cousent depuis « toujours » des… vitraux de cathédrales. Comment les nomment-elles ? J’imagine que ce peut être le nom d’une fleur à quatre pétales par exemple, leur vie est tellement en symbiose avec leur environnement…

Chaque carré mesure moins de 3 cm ! Les intersections sont ornées de fleurettes. A droite, le porte-bébé dans son ensemble, au panneau de mini-vitraux, pour porter le bébé dans le dos.

Sac et pendentif fabriqués par des femmes Yi de Chine.
Une association est née à Toulouse pour aider cette ethnie (voir leur blog ici)

Cependant, rien n’est certain, car leurs cousines Hmongs font de l’appliqué inversé « depuis toujours », d’autres cousines, les Lolos, font des appliqués renversants, ainsi que les Yi de Chine avec leur point de contour unique et leur mini-points de prairie… Ainsi, au fil des siècles ont éclos un peu partout dans le monde des techniques similaires…

Si ces costumes vous intriguent et que la vie de ces femmes vous attire, ce livre vous passionnera :

Successivement édité en 2007 et 2010, ce beau livre se lit comme un roman palpitant !

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A tire d’aile

C’est à tire d’aile que s’ouvre la Ruche des Quilteuses après cette pause estivale, puisque je vais vous parler d’oiseaux !

Ce tableau de Matisse est évocateur de ciel, de mer, de voyage et de liberté…

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En juin dernier en Irlande, j’ai découvert de belles légendes comme celle de St-Kevin, ermite du VIe siècle qui préférait la compagnie des animaux à celle des humains. Un jour, priant Dieu les paumes tournées vers le ciel, un merle se posa dans sa main et… pondit des oeufs.

Sculpture de Tim Schmalz

St-Kevin resta des jours et des nuits immobile, l’oiseau couvant dans sa main, jusqu’à l’envol des oisillons ! C’est pourquoi ce Saint est toujours représenté avec un oiseau dans la  main. A Glendalough (« Les deux lacs »), région magnifique où vivait St-Kevin,  on fait une très jolie promenade aux nombreux vestiges catholico-celtiques et, au détour d’un chemin, on tombe sur cette petite statue qui semble toute récente :

Cette niche de granit résume l’essentiel : la tête à l’auréole, une main, un oiseau…

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« Bird-in-Hand » (oiseau dans la main), expression connue des Anglophones, ne se réfère pourtant pas à cette si belle histoire mais provient plutôt de la pratique ancienne de la fauconnerie :

et la phrase complète est : « A bird in the hand is worth two in the bush », ce qui équivaut à notre « un tien vaut mieux que deux tu l’auras »… « Bird-in-Hand » est même le nom d’un village touristique en Pennsylvanie, au coeur du pays Amish !

Pas étonnant donc que cette locution ait inspiré des quilteuses comme Renée Plains qui l’a prise comme titre de son livre consacré à des ouvrages d’esprit country… avec des oiseaux bien sûr. Il figurait dans la liste de mes livres préférés l’année dernière. J’ai craqué pour le modèle le plus simple, prêt en quelques dizaines de minutes :

 Pique-aiguilles dans des tissus de la gamme Indochine (Dear Stella) posé sur ma boîte à couture.

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Notre garage était au printemps une pouponnière à hirondelles qui virevoltent à présent dans le jardin, c’est un bonheur de savoir qu’elles se régalent des moustiques qui pulluleraient sans elles ! Ces ballets gracieux m’ont conduite à chercher d’autres modèles d’oiseaux en tissus. J’ai ainsi découvert de délicieux passereaux, tels que je les rêvais, aux couleurs d’oiseaux de paradis :

Charmant mobile d’oiseaux, réalisé par Spoolsewing.

 

Ne les trouvez-vous pas adorables ? (photos Spoolsewing)

Je viens de  commencer à coudre avec enthousiasme des oiseaux pour faire un mobile moi aussi. Le modèle est très épuré, tout juste évocateur de la ligne d’un passereau ou d’une perruche. Voici mes premiers bébés :

Quand ils seront accrochés à leur branche, vous pourrez voir leur ventre de couleur contrastée !

 Le modèle est offert par Spoolsewing ici. Quelques minutes sont nécessaires pour les coudre à la main et je vous assure que les enfants les adorent… Vous connaissez peut-être ce modèle car il n’est pas récent (il date de 2008), mais je viens juste de le découvrir… Allez-vous en coudre quelques-uns vous aussi ?

J’en ferai surtout des bleus qui me rappelleront les  Bluebirds, passereaux américains très populaires, de si beaux et joyeux gazouilleurs qu’on leur attribue la vertu de porter chance : 

Leur population décroît malheureusement, en raison des mono-cultures intensives.

Et pour quelques belles références artistiques sur les oiseaux bleus, allez faire un tour chez Mango qui tient un blog littéraire. Bonne balade !

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Pause estivale

Quand les hamacs sont tendus dans le verger, c’est que les enfants sont de retour…

Les Abeilles connaissent rarement le farniente, mais la Ruche des Quilteuses va néanmoins faire une longue pause… pour mieux vous retrouver fin août ! A bientôt, toujours avec l’envie de vous faire partager nos découvertes dans le petit monde du patchwork et des arts textiles !

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Le Grand Déballage

Je vous l’avais promis, le voici, le déballage des quilts sortis de nos armoires !

Evelyne nous dévoile son premier quilt qu’on n’avait jamais vu… Incroyable, comment peut-on faire si bien dès la première fois ?… La technique est déjà parfaite, mais surtout le choix des tissus pour les tulipes est d’une telle liberté qu’on ne peut détacher les yeux de ce quilt !

Le magnifique premier quilt d’Evelyne

Martine en admiration totale devant ce si beau travail

Puis Evelyne nous montre ce top, un colimaçon à la manière de Kathy Doughty entouré par de grandes et belles étoiles de l’Ohio :

Le gris met si bien en valeur les autres couleurs, il faudrait y penser plus souvent !

Puis c’est le tour d’Annie, une de nos Ariégeoises, qui a presque terminé le top d’un Jardin de grand-mère en batik :

Bientôt, ce sera le grand moment d’enlever les faufils !

Parallèlement, Annie suit le quilt-mystère de Yoko Saito proposé par Quiltmania :

 

Un parfait appliqué et des couleurs pimpantes pour ce magnifique modèle !

Continuons avec Yéyé, qui depuis quelque temps délaisse la couture à la main ; du coup, elle nous énerve tellement elle travaille vite et bien :

Celui-ci a été fait après la découverte de la méthode des vols d’oie 4 par 4 ; on ne pouvait plus l’arrêter !

Yéyé et Evelyne tenant à bouts de bras le quilt en cours… Yéyé qui ne fait QUE des dessus de lits !

Voici la nouvelle déco de Pâques que nous avait cachée Callale, toujours dans ses douces teintes :

Et puis voici la version très raffinée des Moulins de la Ruche de Martine :

Ainsi que son dernier panneau appliqué et piécé, qu’elle finira pour sa décoration de fin d’année :

Ce quilt est un modèle de Jan Patek paru dans le magazine « Quilt Country » n°15 d’octobre–novembre 2010. Quiltmania a par ailleurs édité son livre « Country Quilts for your soul »

Vous le voyez, les Abeilles sont productives ! Nous devons cependant mettre les bouchées doubles pour l’exposition de notre Club l’année prochaine car Huguette Papin, qui l’a fondé il y a vingt ans, compte sur nous ! Huguette, c’est une dame qui connaît tout le monde du patchwork, inlassablement elle a voyagé pour voir toutes les expos, suivi tous les stages… C’est notre Impératrice du Patchwork, celles qui la connaissent comprendront qu’elle n’usurpe pas ce titre !
Nous avons été ravies de t’avoir parmi nous Huguette !

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Ciel d’Orage et amitié

Ces jours-ci, nous subissons de violents orages un peu partout en France et les nouvelles du ciel sont franchement dramatiques de l’autre côté de l’Atlantique : sécheresse et chaleur extrêmes dans l’Ouest où se propagent de terribles feux depuis des semaines, orages si violents à l’Est, après tant de tornades au centre… De tout coeur, je compatis avec la détresse des  sinistrés.

En 2003, l’orage grondait dans la vie de Maïté. Toujours vaillante, elle entreprit, pour se changer les idées, un quilt bien singulier, aux carrés juxtaposés « sashikotés ». Pour conserver un esprit rustique, elle choisit des tissus artisanaux (du lin, du chanvre, du ramie ?…) aux teintes bleu denim superbes, l’un foncé l’autre plus clair. Le résultat la ravit, mais elle l’appellera Ciel d’Orage en raison de la dure période qu’elle traversait alors.

Le voici en 2003, encore très bleu, mais on devine déjà sa tendance à « violetter »…

Hélas ! Après quelques années, quelques mois même, sans avoir été exposé au soleil, le tissu le plus clair se met sérieusement à virer au violet… A chaque fois qu’elle me le montre, elle s’en désole, mais moi je lui trouve toujours autant de charme… Et puis, le violet n’est-il pas à mi-chemin entre le bleu et le rouge ? Nous l’avons ressorti vendredi dernier lors de notre déballage annuel :

Figurez-vous que cette merveille est maintenant… à moi !!! 

Lassée de s’énerver à chaque fois qu’elle voit son beau bleu tout violet, Maïté m’a offert son Ciel d’Orage, à moi qui l’aime tant ! Toutes les autres étaient vertes de jalousie, moi rouge de plaisir… mais on a l’habitude de bien marier les couleurs et elles savent qu’elles pourront désormais le voir… chez moi !!

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Ouvrons la porte…

Vendredi dernier, journée exquise des Abeilles dans la ruche de Maïté ! C’était le traditionnel « déballage des quilts » de fin d’année où l’on se montre nos quilts finis, les en-cours, « in-finis » ou « presque finis », où l’on profite d’une journée rien que pour nous. Nous entretenons ainsi la grande amitié qui nous unit. Les absentes nous ont manqué !

Tout d’abord, la visite traditionnelle dans l’atelier de Maïté. Nous l’avions déjà visité l’année dernière, mais cette année l’armoire était prête à nous révéler tous ses secrets :

C’est tellement plus joli que mes boites en carton ou en plastique…

Chaque boîte recèle des rubans, des perles, des dentelles, mais surtout des milliers de boutons, minutieusement classés par nature (nacre, bois, plastique), couleur, destination (enfant, animaux, antiquité…). Une véritable armoire à trésors !

La machine à coudre possède son petit gardien, notre ami le hérisson :

Et des ours, toujours rouge-blanc-beige, chinés dans les vide-greniers, nous surplombent du haut de l’étagère, tandis qu’une précieuse petite maison abrite un ouvrage en cours :

Puis nous allons, comme des gamines le jour de Noël, déballer les quilts de Maïté qui se trouvent dans sa chambre :

Ce dernier quilt, d’inspiration amish, n’est pas de Maïté mais de Marie-Michèle. Il était en ébauche l’année dernière et je suis si contente de le voir fini ! Déjà alors j’avais admiré son interprétation d’un modèle de Kristel Salgarollo paru dans Quiltmania :

Ces tons de bleus et  bruns sont divins ! J’aime beaucoup aussi son option de quilting à la main en « méandres spontanés et aléatoires », cliquez sur les photos pour mieux voir  les détails !

Bientôt, la suite du « grand déballage » chez Maïté…

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Au bon Petit-Beurre

Qui n’a pas dégusté, enfant, un Petit-Beurre LU en commençant par craquer les 4 coins, puis délicatement rogner à petits coups de dents la petite dentelle du pourtour pour enfin mordre de bon coeur dans le centre? Forme inspirée, dit-on, d’un napperon de la grand-mère du pâtissier…

En plus d’avoir inventé un biscuit simplement bon, la firme Lefèvre-Utile a eu le génie de la réclame : que d’affiches dessinées par les plus grands et de slogans qu’on n’oublie pas ! Les plus fameux restent :

4 oreilles et 48 dents de pur plaisir !
Sarah Bernhard a dit : « Je ne trouve rien de meilleur qu’un Petit LU. Oh si ! Deux Petits LU. » 
Qui me croque craque. Qui m’a croqué recroquera.

Maïté, comme toute personne ayant vécu à Nantes, se souvient de la tour de l’usine LU historique, de l’autre côté du carrefour face au Château ducal. C’est devenu un endroit très branché, superbement rénové ! Il ne fallait effectivement pas perdre ce patrimoine nantais. La tour LU a gardé son nom emblématique, simplement de Lefèvre-Utile, c’est devenu Lieu Unique…

Depuis que je connais BeeBee (Maïté l’Abeille), elle a toujours eu envie de coudre des sets de table en forme de petit-beurre ; la forme rectangulaire s’y prête effectivement et c’est à l’occasion d’un concours qu’elle s’est lancée dans sa réalisation. Il a d’abord fallu trouver un tissu couleur « biscuit-doré-pas-trop-cuit » (pas évident), puis des fils à broder (ce qui estplus simple) et enfin la maquette, avec l’aide de son ingénieur de mari. Ne riez pas, il fallait garder la juste proportion de tous les détails !

BeeBee aux doigts d’or a donc réussi son pari :

Le public ne s’est pas trompé, son oeuvre craquante a reçu le premier prix !

Voici sa signature, toujours avec une abeille… 

Admirez le point de tige, brodé deux fois de deux couleurs différentes pour figurer la légère ombre du renfoncement du biscuit. Les petites dents ont été, de même, brodées à la main. Vingt heures de travail pour réaliser son rêve !

Dans sa cuisine, on adore regarder les petites décos, bien sûr des magnets sur le régrigérateur :

Mais aussi, parmi les poules, une ancienne pancarte publicitaire LU au Petit Ecolier :

Et puis son tablier à la poche brodée par une amie :

Nous avons passé une journée exquise chez Maïté, avec des quilts partagés, de bons fous-rire…Bientôt, je vous ferai visiter l’armoire de l’atelier de Maïté… et vous montrerai de nouveaux quilts de nos amies Abeilles !

Le set de table de Maïté

Sur le banc…

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Charme et élégance du style Country

Callale l’Abeille est très fan, comme d’autres Abeilles, de quilts de style Country. Elle a presque tous les livres de Kim Diehl ! La semaine dernière, elle s’est offert un bouquin aux modèles particulièrement magnifiques, au style country très pimpant, plein de joyeux mélanges d’appliqués et de patchwork :

Les ouvrages comportent beaucoup d’appliqués de style « country » aux contours plus raffinés que les « primitive quilts »qui eux, sont plus proches de « l’art brut ». Leur point commun est que la laine est souvent utilisée comme tissu d’appliqué (donc pas de tissu à rentrer !), c’est sans doute la raison de cette impression d’intensité, tout comme dans les quilts amish : cette matière absorbe si bien la teinture ! De plus, cela donne une texture et un volume bien intéressants.

Beaucoup de quilts à dominante rouge dans ce livre, combinant le patchwork et l’appliqué.

Il me semble que  tous les modèles de ce livre sont très accessibles aux presque débutantes, surtout si vous succombez au charme de la laine pour les pièces appliquées. Quelle joie alors de réussir des ouvrages aussi élégants !

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Si vous souhaitez vous lancer dans l’appliqué en laine, j’ai une bonne adresse à vous soumettre :
Cinnamon Patch possède une très belle gamme de tissus en feutrine de laine et viscose de la meilleure qualité ; j’ai eu l’occasion de travailler avec ces tissus, ils sont d’une incomparable douceur, très agréables à travailler et les couleurs sont extraordinaires. Attention cependant, ces feutrines ne sont pas lavables… Vos ouvrages devront passer par le pressing…

Le fil recommandé pour les appliqués en feutrine de laine est de la marque Aurifil de type Lana, en laine + acrylique : ils ont une épaisseur, un aspect mat et rustique qui conviennent bien aux tissus en laine (toujours chez Cinnamon Patch).

Préférez-vous des explications en français pour vous lancer dans l’appliqué en tissu de laine ? Vous pouvez acheter les livres de Marianne Byrne Goarin (la talentueuse créatrice de Cinnamon Patch) aux Editions de Saxe, mais aussi feuilleter les magazines comme Quilt Country ou Simply Vintage…


Si vous connaissez d’autres bonnes adresses pour les appliqués en laine, n’hésitez pas à nous en faire part dans vos commentaires !

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Les blocs de patchwork s’affichent !

Il y a quelques mois, je vous avais raconté l’histoire des granges de l’Ohio qui s’ornaient de panneaux peints de blocs de patchwork et de la joyeuse « contagion » d’état à état ; depuis, nous avons eu plusieurs reportages dans les magazines français avec, toujours, de très belles photos ! Je dois dire que je ne m’en lasse pas…

Ecurie de la famille Johnson, Traverse City, Michigan

Si comme moi, vous aimez cette mode qui, peu à peu, devient tradition aux Etats-Unis, allez voir l’article de Bonnie Hunter qui traversa la Caroline du Nord  samedi dernier… et s’arrêta à maintes reprises pour prendre des photos de granges ornées de panneaux ! C’est ici : QUILTVILLE.

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