La couronne d’apprentissage

Comme souvent, divers éléments convergent pour me donner sur un plateau un thème d’article !

Hier, c’était à mon tour, avec trois autres Abeilles, de m’initier au quilting à la manière d’Esther Miller, grâce à l’infinie patience et gentillesse de Patricia. Elle nous avait fait part de son expérience en écrivant deux articles parfaitement documentés :

https://quilteuseforever.wordpress.com/2012/01/03/quilting-selon-la-technique-amish-premiere-partie/

https://quilteuseforever.wordpress.com/2012/01/26/quilting-selon-la-technique-amish-seconde-partie/

Toute l’année, nous avons grandement apprécié sa présence le vendredi dans la Ruche malgré les quelque 100 kilomètres qui séparent Colomiers de l’Ariège où elle habite. Et puis certains jours, celles qui l’ont souhaité ont pu s’initier, à quatre, au quilting traditionnel sur un métier fixe, fait de tréteaux et de tasseaux ; pas possible de tourner son quilt dans tous les sens, c’est la quilteuse qui doit savoir avancer son aiguille dans quelque direction que ce soit !

Donc hier, c’était au dernier quatuor de l’année, Maïté, Martine, Callale et moi, de nous installer devant ce métier d’environ 2 mètres de long. Nous étions installées en quinconce, deux de chaque côté, quatre couronnes tracées sur le drap blanc préparé pour nous. Le hasard faisant bien les choses, nous étions deux droitières et deux gauchères, face à face nous ne nous sommes donc pas gênées !

Cela a commencé par une nième démonstration de Patricia : grâce à un dé possédant un large rebord, on apprend le geste permettant de faire des points minuscules, réguliers, sans effort. Mais pas de suite !  Les 10 premières minutes sont dévastatrices, chacune réagissant selon son caractère. L’une pense qu’elle n’y arrivera jamais, une autre s’énerve contre une copine qui vient regarder par-dessus son épaule (moi en l’occurrence… pardon !), une autre se rend compte qu’elle a quilté des kilomètres durant sa vie en tenant mal son aiguille… Explosif, pour des quilteuses aguerries, de tout remettre à plat et se sentir si nulles dans un domaine où elles sont normalement expertes… Et puis revient le calme, quelques exclamations de joie « j’ai réussi trois jolis points d’affilée ! » ou « ça y est j’ai compris ! » et « ça va un peu mieux ! »… Nous avons, en deux heures, passé en revue les quatre manières de tenir ses mains et ses dés pour aller dans toutes les directions sur un métier « à l’ancienne ».
Pour ma part, j’avais précédemment essayé, mais trop peu pour arriver à un bon résultat, j’étais contente de persévérer… Quant à Madeleine, ayant déjà fait le stage, elle nous montre régulièrement avec fierté son grand quilt en cours qu’elle quilte avec son dé magique !

Le dé à rebord préféré de Patricia est celui en porcelaine préconisé par Esther Miller (http://www.millersquilting.de/shop/Needle-Gliders), mais nous avons fait l’apprentissage avec un dé bleu en plastique (Marian’s Magic Quilting Thimble), bien moins cher.

C’était un stage-éclair, entre amies, que je ne suis pas prête d’oublier car je suis convaincue de l’utilité de ce fameux rebord sous l’ouvrage. Vous avez peut-être déjà entendu parler du quilting avec une cuillère, ou bien du protège-doigt de Aunt Becky (voir vidéo ici : http://video.google.com/videoplay?docid=-1513631313378451452#docid=3442519466527029261 ), c ‘est strictement le même principe.

Un immense merci à Patricia !

Couronne d’apprentissage, mise ce matin sur mon tambour sur pied.
Patricia a découpé pour chacune notre part afin de poursuivre notre entrainement à la maison !

Le soir-même, surprise, une personne me demande en commentaire d’article où on peut acheter le fameux dé en porcelaine à rebord. Drôle de coïncidence ! J’ai essayé de la renseigner et David a eu la gentillesse d’apporter le soir-même de très précieux renseignements sur le dé en porcelaine de Yoko Saito et sa façon de quilter… A lire attentivement ici en bas de page ! C’est cette coïncidence qui m’a donné l’envie de vous faire part de notre journée d’hier… Je regrette maintenant de ne pas avoir pris de photos de l’installation judicieuse de Patricia ! Pour me faire pardonner, voici des pâtisseries sans calories présentées hier par Maïté :

 Sacrée Maïté, jamais à court d’idées !…

-=-=-

Et ce matin, je me mets devant mes roses blanches pour poursuivre l’apprentissage :

-=-=-=-

La Coupeuse de Chemises

Monique est ainsi, depuis que je la connais, depuis donc bien plus de dix ans, elle coupe des tissus de chemises. Et moi je reste toujours baba devant ses quilts ! C’est peut-être ce livre qui lui a donné l’impulsion, je ne lui ai jamais demandé :

Comme Roberta Horton en tout cas, elle joue avec rayures et carreaux, alors que beaucoup de quilteuses les fuient comme la peste. Monique a fait des dizaines de quilts, du plus petit (des miniatures au style amish) au plus grand (un superbe médaillon de plus de 2 mètres de côté). Je n’en ai que quelques-uns en photo, de taille moyenne, mais c’est déjà ça :

Les clairs de ce quilt sont tous à carreaux jaunes de style vichy, de tailles différentes.

Un bel exemple de l’importance des valeurs des couleurs !

En Vert et contre Tout, un de mes préférés !

Et voici le tout dernier que je trouve très réussi ! 

-=-

Si vous aimez ce style, il faut vous faire un stock de tissus ; allez dans les vide-greniers acheter des chemises pour parfois moins d’un euro, les solderies (préférez les chemises XXXXXL aux XS, S ou M, c’est souvent le même prix pour une quantité très différente de tissu) et surtout, c’est avec le bouche à oreille que vous constituerez une belle collection. Favorisez les échanges avec d’autres passionnées : partagez vos trésors et vous multipliez ainsi vos tissus, avec en prime le bonheur de la complicité !

-=-=-=-

Quilting des Moulins de la Ruche en cours…

Ce n’est pas tout de faire un top, objet de toutes nos attentions, il faut ensuite le quilter ! A chaque fois, c’est une nouvelle expérience et peu à peu j’emmagasine quelques idées que j’ai toujours envie de partager avec vous !

Comme je le pensais, le modèle de quilting « Constellation » de Nat pour le quilt de David m’a été d’un grand secours, je l’ai légèrement adapté et voici ce que cela donne :

Fil Aurifil Mako 50 pour la canette (elle dure si longtemps grâce à la finesse du fil !) et Aurifil Mako 40 enfilé dessus, pour éviter que le fil ne craque. Je dois dire que je pensais faire ce matelassage en piqué libre pour lequel le fil doit résister à beaucoup de tiraillements, mais je m’en suis sortie en piquant au contraire avec le double entrainement, ce qui est plus confortable pour un grand quilt avec une machine de dimension normale.

Un mot sur Aurifil : je suis complètement conquise par la qualité de ces fils de coton ! J’utilise le fil très fin mako 50 (bobine orange) pour le patchwork machine, mais aussi la couture main, l’appliqué main… Pour le quilting machine donc, le mako 40 (bobine verte) a l’avantage d’être plus épais, plus solide, plus visible aussi. J’aime aussi leur nuancier aux numéros communs aux différentes catégories. Ainsi, j’ai choisi un beige soutenu presque kaki, qui passe aussi bien sur le marine, le marron que le blanc pour mes MDLR (n° 2370), bobine verte en haut, canette faite avec une bobine orange en bas.

Pour piquer à travers toutes les épaisseurs, j’ai choisi une aiguille robuste : n° 100 spécial denim, mais une 90 universelle aurait sans doute suffit.

Il me reste la bordure à quilter, je cherche des idées (simples !) dans les livres consacrés au quilting qui sont dans ma bibliothèque. Il me faut un modèle d’aspect classique mais qui peut se coudre en ligne continue…

Mes inspirations… Bientôt le résultat de ma recherche !

-=-=-=-

Ca vous dirait d’aller pique-niquer ?

Symbole des beaux jours, le pique-nique est beaucoup plus agréable avec un beau quilt à étaler sur l’herbe ! C’est ce que nous propose Pascale (Jubama) dans le tout nouveau hors-série de Quilt Country :


 Toute simple, agrémentée de quelques jolies broderies, la nappe est accompagnée d’un superbe sac à adapter à votre panier à vélo ! Il ne manquera plus qu’à commander le beau temps 🙂

Lecture à l’ombre de la glycine : vais-je trouver le temps de faire ce joli panneau de Pascale ?…

Je vous laisse découvrir dans ce magazine les autres jolies créations de quatre  autres artistes francophones aussi talentueuses et… à vos aiguilles ! Ce hors-série est actuellement en vente en kiosque.

-=-=-=-

Quiltez sans stress !

Le livre  Utility Quilting de Carolyn Forster, quilteuse britannique, rassemble de multiples idées, trucs et astuces pour quilter à la main, tout simplement. Ici, il n’est pas question de records de mini-points mais des diverses possibilités pour réussir un simple quilting rapide et utilitaire… mais beau aussi !

La première partie est technique. Loin des impératifs, ici on nous donne diverses idées pour faire le sandwich, puis choisir son motif de matelassage, le dessiner avec des matériaux simples, décider sa manière de solidariser les trois couches (point avant, nouage, autres points à découvrir), réussir une bande de finition…

La deuxième moitié du livre donne des modèles de quilts très simples aux tissus intemporels. Rien d’extraordinaire, mais cela peut donner des idées pour des quilts vite faits, simples et jolis, qu’on osera utiliser pour le jardin, les pique-nique… Et finalement, ce seront peut-être les quilts les plus aimés de la famille car remplis de souvenirs !

C’est un livre que j’aime bien car il donne des solutions simples et de bon sens, peut décomplexer certaines qui craignent cette étape pourtant indispensable !

-=-=-=-

Chez Nadia, des pièces multicolores…

… de toutes provenances s’approchent, s’assemblent, se choquent et s’accordent finalement dans des tableaux si esthétiques :

Sea, sand, and sky, avec un fond blanc éclatant et brillant grâce au mélange des matières textiles

Fan de log cabin, de bandes, de récup’, ce grand panneau ne peut que me plaire !
Cette artiste américaine vivant en Tunisie possède le précieux don de savoir exprimer et transmettre ses sensations ; ainsi, je ressens bien ici à la fois la chaleur parfois caniculaire du sable et de la terre, la fraicheur de l’eau, la légèreté de l’air et peut-être aussi une évocation de bateaux à voile… Un avant-goût des mois estivaux ! 

Proche d’un duo turquoise-orange, on a ici une impression hédoniste avec les bleus et corail sur fond blanc, alors que le tableau dont je vous avais parlé ici était beaucoup plus sombre et violent, avec le noir si dense. De beaux exemples de la maîtrise de l’expression chez Nadia.

Ces pièces multicolores, ainsi que les mosaïques qu’elle réalise, lui ont soufflé le titre de son beau blog :

Multicolored Pieces

Bravo Quiltmania !

Lectrice de Quiltmania depuis le premier numéro, je suis attentive aux orientations de ce magazine qui m’a tant apporté. Il témoigne de l’air du temps, mais bien plus, il nous influence, provoque des modes (ah les tissus taupe !)… Bien mieux que Marie-Claire Idées, Quiltmania a pris dans mon coeur la place qu’occupait le magazine 100 Idées de ma jeunesse. Je sais, c’est différent, beaucoup plus ciblé, mais après mes envies tous azimuts, c’est le patchwork que j’ai choisi « pour la vie », Quilteuse Forever je suis donc devenue…

Un magazine doit plaire à plusieurs catégories de lecteurs, nous avons de multiples attentes… Parfois l’équilibre entre ce qui enthousiasme, ce qui indiffère et ce qui déplaît est rompu et le lecteur est déçu. Le numéro 89 de Quiltmania penche, sur ma balance personnelle, nettement vers le positif !

Tout d’abord, les modèles proposés en 2e partie sont sympathiques, j’aime beaucoup « Pois versus Rayures » et surtout je retrouve avec plaisir un modèle de Michèle Beugnon comme je l’aime ! Elle excelle dans le mélange tradi / inspiration du Monde, que celle-ci vienne des Indiens d’Amérique du Nord, du Sud (ou d’Asie !), du Japon… J’aimais moins les quilts où elle utilisait de grands imprimés à fleurs en guise de bordure, ils étaient moins harmonieux à mon goût et ne correspondaient pas à son style de prédilection.

C’est la première partie qui détermine chez moi si la balance penche du bon ou du mauvais côté. J’ai tant appris grâce à Quiltmania que je deviens très exigente ! Cette fois-ci, le nombre de très beaux quilts en grandes photos, issus de récentes expos internationales, est impressionnant. Que d’inspiration ! Et puis deux articles m’ont passionnée et font étrangement écho à mon petit article précédent ; Je pensais précisément à la découverte de Janine Jannière quand je parlais de patchworks faits en France dans les siècles précédents. Cette historienne (non quilteuse, mais toujours passionnée !) a fait une recherche remarquable sur les patchworks d’hexagones dans le monde. Page 32, « Hexagon, Eternal Piece » est un article qui complète fort bien cette étude.

Mais aujourd’hui j’ai envie de rendre hommage à Quiltmania surtout pour son long article « La Beauté de l’usuel », superbe titre, et de l’exposition Boro. A lire attentivement ! Du peu que je connais de la fierté japonaise, je ne suis pas sûre que ce genre d’expo plaise, mais elle est si riche d’enseignements… C’est un véritable article de fond sur l’économie frugale d’un peuple, qu’on peut facilement extrapoler sur tous les continents. Je le répète, ne passez pas à côté de cet article. 

Il me rappelle un film qui m’a bouleversée en 1984 « La Ballade de Narayama », palme d’or à Cannes en 1983. Je me souviens d’avoir eu un peu de mal à traîner mon copain au ciné pour voir un film de plus de 2 heures en japonais ! On y découvre la rude -très rude- vie de paysans japonais du centre du Japon ; c’est un des films les plus bouleversants qu’il m’ait été donné de voir.

Une fois de plus, le monde du quilt éveille en moi des correspondances vers d’autres arts.
J’espère que je ne vous ennuie pas avec mes préférences affichées, vous pouvez réagir en laissant un commentaire !

-=-=-=-

Le vieillissement des quilts

Ici en France, il est rare de découvrir des quilts anciens, même si l’assemblage de pièces de tissus fut une nécessité naturelle, comme dans toute société frugale et économe. Je suis sûre que beaucoup de très belles couvertures furent faites en France aussi, mais on ne les a jamais mises en valeur, sauf exception. Et puis le temps faisant son oeuvre, elles disparaissent incognito… On peut d’ailleurs dire qu’en France, on faisait souvent du patchwork non matelassé… et des édredons, couvertures, plaids noués, matelassés, cordés, « boutissés »… et pas « patchworkés ».

Celles qui commencèrent à quilter dans les années 70-80 ou 90 voient déjà les effets du temps sur leurs ouvrages : couleurs affadies par les lavages et/ou la lumière à cause de la mauvaise tenue des teintures, quelques coutures qui ont craqué à cause de la marge de couture si étroite de 5 mm préconisée dans les années 80 quand on a commencé à coudre en cm… Je parle en connaissance de cause ! On s’en désole, mais cela donne le prétexte d’en coudre d’autres 😉

Comment prendre soin de ses quilts ?    

Mon premier conseil serait… de les laver le moins possible, et quand on les lave, choisir un produit doux. Si je peux vous donner un truc, c’est d’utiliser  une cuillerée à soupe de savon noir liquide à la place d’une lessive (mais si vous préférez, du produit spécial lainage, c’est bien aussi) et comme assouplissant, du vinaigre blanc est suffisant.

Si vous avez une machine-sécheuse de linge (appareil fréquent aux Etats-Unis), le programme 1/4h à air froid est parfait pour bien dépoussiérer un quilt. Sinon, emmaillotez un petit embout de votre aspirateur d’un tissu fin (mouchoir en tissu ou autre) pour aspirer profondément les saletés. C’est une précaution utile quand le quilt est mis sur le lit d’une chambre d’amis par exemple. Les quilts sont bien sur un lit, mais c’est mieux de les secouer régulièrement !

Rangés, il faut absolument les mettre hors de portée des rongeurs, mais aussi des insectes avec des sachets de lavande. Ce qui attire particulièrement les mites, c’est souvent : les restes d’amidon, les molletons de laine, de soie… Patchwork de coton avec molleton synthétique sont moins attaqués. Il faudrait les déplier régulièrement et les replier d’une autre façon pour ne pas créer de plis définitifs. Et pour les protéger de la poussière et de la lumière, l’idéal est que chaque quilt ait son sac en forme de taie d’oreiller… Mais une armoire pleine de beaux quilts pliés bien visibles, c’est si beau…
Bon, il est évident que je vais effrayer les citadines avec mes rongeurs, mais à la campagne c’est un risque réel !

La grande période des vide-greniers et brocantes commence. On n’y trouve pas, comme aux Etats-Unis, pléthore de tops ou quilts anciens ; cela viendra bien un jour, rien que mes UFO (= quilts non finis) pourraient déjà remplir un stand !
Je reste toujours très émue devant d’anciens quilts qui ont visiblement été utilisés par plusieurs générations… Alors quel plaisir de rencontrer une restauratrice de quilts américains tout près de chez moi ! Many Puech a des amies américaines qui connaissent ses passions et son talent, elles lui réservent leurs trouvailles. A charge de Many de donner une nouvelle vie à ces trésors ! Les tops sont évidemment des aubaines : non terminés, ils ne sont pas élimés par l’usage et les lavages ; parfois pourtant il faut changer des tissus grignotés ou brûlés par la teinture, le soleil, ou de qualité médiocre. Mais quel plaisir de voir ces tissus anciens ! Elle achète ou se voit offrir des scrap-quilts le plus souvent, lesquels sont des leçons d’harmonie spontanée : des juxtapositions de certains tissus qu’on éviterait donnent justement du charme à ces ouvrages.

En voici un très bel exemple :

Many a reçu ce top endommagé, quelques tissus ont été remplacés, elle l’a minutieusement quilté et a utilisé un beau tissu rouge pour la bordure. C’est une belle rénovation, respectueuse de l’ouvrage.

En revanche, ce quilt restera en l’état :

Celui-ci restera tel quel, chaque tissu étant trop usé pour pouvoir le sauver. Il tombe littéralement « en lambeaux ».

C’est le tissu marron qui a le plus souffert, nous supposons que la teinture était plus agressive… Mais c’est la bordure qui a le plus souffert.

Donc rappelez-vous : c’est la bordure qui sera la partie la plus soumise au stress de l’usure, soignez-la avec un tissu de bonne qualité et un quilting assez dense ! Je ferai un autre jour un point sur la bordure de finition, si souvent usée en premier.

Un Arbre de Vie version recyclage

Les Arbres de Vie figurent depuis bien longtemps dans l’Art ; je vous en avais déjà parlé ici, vous aviez aussi déjà admiré l’Arbre de Vie de Maïté sur cette page. Magnifique témoin du temps passé dont on ne se lasse pas !

Je suis très admirative du travail de ma Bee-Bee Maïté, elle a mûri cet ouvrage dans sa tête des années durant puis soudain, elle a pris confiance en elle et s’est lancée dans ce tableau extraordinaire qui est un jalon important dans sa vie.

-=-

Comme vous l’avez peut-être lu précédemment, je suis très adepte des scrap-quilts, de l’assemblage des bouts de tissus de toutes sortes, en bandes ou confetti, c’est sans doute pour cela que les quilts faits de lisières m’attirent tant. J’ai tout de suite adhéré aux ouvrages de Karen Griska, je vous en avais déjà fait part ici ; de tous ceux que j’ai vus, son Arbre de Vie reste l’un de mes préférés.

Un des modèles-phare du livre* de Karen (120 x 120 cm)

Je viens donc de créer le mien à partir de l’idée formidable de Karen Griska, en vert printemps :

En ce jour venteux et sans soleil, j’ai choisi un écrin divinement parfumé (la sentez-vous ma glycine de Chine ?…) pour vous présenter ma nouvelle fantaisie : My Green Tree of Life.

Quilt au look résolument moderne bien implanté dans le XXIe siècle, qui ne passera sans doute pas aussi bien l’épreuve du temps que celui de Maïté, mais ce fut un grand amusement de le coudre, de choisir des lisières de tissus bleus pour le ciel, d’autres plus colorées pour l’arbre, ajouter quelques vertes et marron au sol… Il mesure 130 x 138 cm, je l’ai quilté à la machine et c’est un drap IKEA, aux pastilles vertes, qui est au dos (ainsi que la bordure de finition). L’oreiller est resté intact, mais la couette est donc partie vers un autre destin…

De près, on a de la lecture !
-=-=-=-

* Livre difficile à trouver maintenant à un prix raisonnable : Quilts from the Selvage Edge, Karen Griska, AQS 2008. Je vous rappelle l’adresse de son blog : http://selvageblog.blogspot.fr/ 

-=-=-=-

Actualisation le 2 mai 2012 : j’ai été invitée à présenter mes quilts en lisières dans le blog String Thing Along, où l’on  montre ses ouvrages aux autres passionnées de quilts en bandes ! Merci Brenda !

-=-=-=-

La Chaussée des Géants

C’est une des merveilles naturelles de notre Terre, sur la côte septentrionale de l’Irlande. Quand on découvre ce lieu pour la première fois, c’est un vrai choc ! Imaginez des rochers noirs sculptés comme des tomettes  de terre cuite hexagonales, mais de toutes hauteurs… C’est du magma refroidi voilà 60 millions d’années qui a donné ce basalte en colonnes hexagonales atteignant parfois 12 mètres ; cette formation géologique existe ailleurs dans le monde, mais c’est ici que les formes sont les plus régulières et nombreuses. L’érosion de la mer a peu à peu gradué la hauteur de ces colonnes, ce qui forme un paysage absolument unique. Evidemment, ce site extraordinaire ne pouvait que provoquer des légendes chez le peuple celtique, vous pouvez faire un tour ici pour découvrir photos et légende…

Pour les quilteuses, les hexagones évoquent irrésistiblement le célébrissime Jardin de Grand-Mère, mais je connais une réalisation bien plus audacieuse… Une des talentueuses quilteuses toulousaines connaît très bien l’Irlande, sa fille y habite depuis des années. Elle aime beaucoup ce site et a chargé son mari d’en faire une interprétation sur papier ; puis elle a cherché les tissus adéquats, a travaillé dur jusqu’à ce que le résultat lui convienne :

Photo Callale

Ce quilt a été fait il y a plus de 10 ans mais conserve sa magie pour toujours ; bravo à Any Vieussens et son mari ! Pour un peu mieux connaître cette artiste, vous pouvez lire sur le blog Le Patchwork sur son 31 le portrait que lui a consacré Martine.

Merci Any pour ta gentillesse !

-=-=-=-