Ici Colette est née, là Colette a aimé…

Maison de Colette

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Colette en 1902 (29 ans), après avoir coupé ses longs cheveux.

Très jeune j’ai aimé les textes de la romancière Colette. C’est à l’école, au fil des dictées,  que je l’ai découverte, la petite Claudine de mon âge, me charmant par sa légèreté, son espièglerie, sa sensibilité aux beautés simples qui l’entourent. La justesse des mots choisis, l’élégance de la prose me séduisaient déjà.

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Plus tard j’ai lu la plupart de ses livres, vu la plupart des films, et il m’en reste le souvenir d’une femme libre, cultivée, sensuelle et qui a fait avancer la condition féminine. Mais surtout il en reste un parfum d’amour de la nature,  l’enchantement des fleurs dans son jardin, l’amour pour ses chats des Chartreux à l’œil d’or et la robe d’argent. 

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La semaine prochaine, le 25 mai 2016, c’est l’ouverture de la maison natale de Sidonie-Gabrielle Colette (Colette est son patronyme) entièrement rénovée grâce à des passionnés et l’intervention de mécènes.

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Le village de Saint-Sauveur-en-Puisaye devient un lieu consacré à la littérature, au patrimoine culturel, à de multiples activités autour de ces thèmes à préserver.

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Magnifique initiative ! Il me tarde de découvrir un jour cette maison rénovée avec minutie et respect de l’exactitude, jusqu’à faire rééditer les papiers peints et replanter le jardin à l’identique !

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 (photos Facebook, La Maison de Colette)

Colette ne quiltait pas, ce n’était pas dans sa culture, mais elle brodait :

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Depuis 20 ans, Colette est dans mon quotidien d’une drôle de manière : j’ai baptisé ma maison Rozven, du nom de celle de Colette en Bretagne… Autre maison, autres horizons !

Dans cette propriété nommée "Rozven", qui domine une jolie plage de sable blanc en Saint-Coulomb, Colette a vécu l'idylle évoquée dans son roman le Blé en Herbe (1923). Elle y a sans nul doute apprécié la compagnie de plantes qu'elle ne trouvait pas à Paris, et différentes de celles de sa terre natale, la Bourgogne, où sa mère Sidonie, l'avait initiée au grand livre de la nature.
« Dans cette propriété nommée « Rozven », qui domine une jolie plage de sable blanc en Saint-Coulomb, Colette a vécu l’idylle évoquée dans son roman le Blé en Herbe (1923). Elle y a sans nul doute apprécié la compagnie de plantes qu’elle ne trouvait pas à Paris, et différentes de celles de sa terre natale, la Bourgogne, où sa mère Sidonie, l’avait initiée au grand livre de la nature » (Bretagne, les racines du XXIe siècle, Académie de Rennes)

Contrairement à ce qu’on lit un peu partout, Rozven ne signifie pas la rose des vents mais ici la dune blanche en breton ! D’après mon oncle prof d’anglais et de breton, on pourrait aussi le traduire par la rose blanche (contraction de roz gwenn), et c’est pourquoi j’ai planté une quinzaine de rosiers Iceberg dans mon jardin…