Les cactus saguaros sont très évocateurs du désert et sont mis à toutes les sauces :
Voici l’histoire de cette marque texane qui évoque pour tous la cuisine conviviale tex-mex. Les cactus emblématiques du logo sont pourtant des plantes circonscrites dans un espace très délimité, loin du Texas, et j’ai eu la chance de les côtoyer pendant trois jours… Au risque de passer pour fofolle, ils sont devenus mes amis. Oui, les cactus !
Ce sont plus précisément les cactus Saguaros, très à la mode en ce moment dans la décoration et les mouvements artistiques :


Le saguaro (qu’on prononce sawaro) est un grand cactus arborescent qu’on ne trouve que dans une petite partie du sud de l’Arizona et au nord-ouest du Mexique. Là où nous les avons vus, c’est autour de la ville de Tucson, qui s’étale entre deux parcs nationaux, Saguaro Ouest et Saguaro Est. J’imagine que cela ne faisait qu’une étendue continue à l’origine, morcelée par les hommes. Le climat est semi-aride, mais comme je ne fais pas les choses comme tout le monde, le seul jour de pluie en un mois de vacances, un déluge à ne pas mettre une Katell dehors, fut le 1er jour dans ce sud aride ! Nous avons alors changé nos plans et continué la route, c’est ce que je vous raconterai la semaine prochaine.

Notre grande balade à l’ouest de Tucson se passa le lendemain sous une forte chaleur (impossible d’imaginer qu’il tombait des trombes la veille, tout était absorbé) avec un air très pur, débarrassé de sa poussière. Les cactus s’étaient donc faits tout beaux pour notre visite, après leur douche de la veille !



A vrai dire, en me promenant parmi les saguaros, une étrange sensation m’a saisie, comme si je me trouvais parmi une foule de personnes. Pourtant alentour, seul mon mari était visible. Ces cactus ont une présence remarquable, au-delà de leur stature (jusqu’à 15 mètres). Ne craignant aucune honte, je leur attribuais une personnalité, un petit nom au passage, je leur parlais.

Comment dire ? Les saguaros sont bienveillants malgré leurs épines qui les couvrent tel un duvet protecteur, une légère fourrure. Leurs épines sont d’autant plus grandes que les cactus sont petits, au moment où ils ont le plus besoin de protection. Quand on touche leur peau, la sensation est douce, agréable, souple et tiède grâce au soleil… un peu comme une peau humaine. Et puis ils sont marrants, il n’y en a pas deux pareils alors qu’on les dessine toujours de la même façon ! Leurs bras ont poussé ou pas (jamais avant 60 ans), ils en ont souvent deux mais parfois les cellules se sont emballées et de nombreuses branches jaillissent du tronc. Chaque bras augmente la capacité de reproduction par les graines du fruit après floraison (jusqu’à 2000 graines par fruit si la fleur a été pollinisée).


Evidemment les collectionneurs de cactus voudraient tous avoir un exemplaire de saguaro. Ils sont désormais protégés mais on peut acheter des kits :

Ils poussent tellement lentement (seulement 20 cm de haut à 15 ans), la demande est tellement forte que le trafic des plants adultes est juteux. Alors les autorités font la chasse aux voleurs de cactus qui sévissent surtout la nuit.


Au Visitor Center nous avons visionné un film sur les saguaros après notre première visite et je n’ai été qu’à moitié étonnée que les Indiens locaux Tohono O’odham (surnommés péjorativement les Papagos, les mangeurs de haricots…) les aient considérés comme des personnages, c’était pour moi si évident. Ils considéraient ces plantes avec égards car les fruits étaient bienvenus dans leur alimentation très frugale. La floraison fugace, en avril-mai, était une telle fête que c’était, paraît-il, leur nouvel an !

Dans ce climat semi-aride où les températures atteignent 45° et +, les saguaros sont le garde-manger et abreuvoir d’oiseaux qui se jouent de la protection des épines. Les plus grands saguaros pèsent 5 tonnes… dont 3 d’eau ! Les piverts creusent un trou pour en faire leur nid et l’année d’après, d’autres oiseaux s’y installeront. Ces hôtes sont parfois la cause du dépérissement des cactus.



La période la plus aimée pour visiter ces parcs est avril-mai, pour admirer les floraisons. Nous avons cependant vu quelques fleurs sur d’autres plantes comme celle-ci :

Ou celle-ci :

J’ai pris beaucoup de photos dans les deux parcs, mais je conclus avec celle-ci qui n’est pas de moi :

Le voyage me semble déjà bien lointain mais j’ai encore tant à partager encore ! Alors rendez-vous mardi prochain !
Until later, à bientôt,
Katell
