Porte-bonheur

On m’a récemment demandé un petit challenge : présenter mon porte-bonheur dans un triangle équilatéral. Je n’ai ni gri-gri, ni talisman, ni amulette, ni mascotte (merci Rolande ;-)) mais une attirance marquée pour le monde celtique… et depuis plus de deux ans, j’adore écrire dans le blog de la Ruche, où je butine avec mes AA (Amies Abeilles). Ces deux thèmes m’ont inspiré ce triangle :

Le Triskell de KatellLe Triskell de Katell

Le triskell (copié de Dominique Briet ici ) est en alvéoles pleines du miel de notre Ruche, les Abeilles volettent sur un drapeau breton stylisé… Je suis heureuse des symboles, un peu moins du résultat pas aussi esthétique que je l’aurais souhaité… mais la prochaine fois ce sera mieux !!

bzh brodeuse

La Couturière de Mrs. Lincoln

Le 30 janvier, c’est-à-dire mercredi prochain, sortira en France un film de Steven Spielberg sur les derniers mois du président des Etats-Unis Abraham Lincoln, assassiné après la Guerre de Sécession. Ce film ne cesse de recevoir de multiples récompenses, à nous bientôt de nous en faire une opinion ! 

Lincoln Movie

Parallèlement, un livre vient de sortir le 15 janvier aux USA sur la complicité qui liait la Première Dame Mary Todd Lincoln et Elizabeth “Lizzie” Keckley, ex-esclave d’abord choisie pour son remarquable talent de modiste et couturière, laquelle deviendra l’amie et confidente de l’épouse du Président. Jennifer Chiaverini a écrit cette biographie romancée, traçant le portrait de ces deux femmes au passé si différent, réunies pendant les quatre années troublées de la Guerre Civile*. Quelle belle tentation de lecture encore !

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Ce livre aura peut-être enfin la chance d’être publié en français !?… 

Ici l’article précédent vous présentant Jennifer Chiaverini, cette grande romancière historienne, liant la grande Histoire à la vie des femmes… souvent quilteuses !

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Pour l’histoire exhaustive d’Elizabeth Keckley,  on peut lire son autobiographie Behind the Scenes, thirty years a slave and four years in the White House, traduit en espagnol mais jamais en français… Désolée !

On commence par le début !

Dans la série « les choses qu’il vaut mieux savoir mais qu’on oublie toujours d’apprendre », je vais vous dire aujourd’hui comment enfiler une aiguille… et faire un noeud. Excusez-moi si c’est trop basique, mais je ne serai pas étonnée d’en soulager plus d’une avec ces petits trucs !

Enfiler du fil dans un chas d’aiguille très fin

Nous savons qu’il faut utiliser des aiguilles très fines pour un travail raffiné, mais ce n’est pas toujours facile de les enfiler… Les professionnels font des efforts pour nous proposer toutes sortes d’aides :

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Ils sont très pratiques, certains très bon marché et peuvent vraiment dépanner. Mais attention, la plupart des enfile-aiguilles ne marchent pas pour les aiguilles les plus fines comme les between n° 12, idéales pour le quilting main… Que faut-il faire, abandonner ? Evidemment  la première mesure à prendre reste d’avoir une vue suffisamment bien corrigée pour bien voir le chas et le fil. C’est tout? Non, mais c’est tout de même la première condition pour enfiler… et coudre correctement ensuite. Cela peut éviter aussi énervements et maux de tête…

Le fameux fil à gant, un coton traité pour rester assez raide, s’enfile facilement, même si on a une aiguille n° 12. Si vous en avez, profitez-en, c’est un fil d’excellente qualité pour l’appliqué en particulier. Moi je préfère limiter le nombre de fils et j’ai une préférence marquée pour Aurifil Mako 50* pour tous les travaux de couture et appliqué à la main comme à la machine hormis le quilting**. Il ne se dédouble pas facilement, avantage indéniable lors de l’enfilage !

Jusqu’à l’automne dernier, je mouillais le bout de fil pour le raidir et le faire passer vaille que vaille dans le chas, avec plus ou moins de succès.

Une dame passionnée de boutis m’a montré une meilleure manière d’enfiler mon fil (fil à gant, à quilter, ou simple fil à coudre) sur une aiguille fine au chas rond. D’abord, je coupe le bout du fil, plutôt en biais pour décourager le dédoublement et avoir une pointe de fil: on met le bout du fil emprisonné dans la pulpe du pouce et de l’index avec le bout à peine apparent, juste 1/2 millimètre dépasse. On présente le chas de l’aiguille dessus et le fil est obligé d’y entrer ! Essayez, c’est presque magique… mais cela ne fonctionne quand même que si l’épaisseur du fil est en adéquation avec la taille du chas !

Lorsque le chas est long, on peut plier le fil en deux pour qu’il soit plus raide.

Avez-vous d’autres trucs ?…

Fournisseurs de fils

En mon âme et conscience, je vous conseille en premier lieu de vous renseigner autour de vous pour savoir si vous ne pouvez pas trouver ces fils presque idéaux près de chez vous, il faut consommer local sinon nous n’aurons plus de boutiques sympas ! Je mets donc dans mes listes celles que je connais à Toulouse, puisque c’est ma ville.

* Aurifil Mako 50 : plus de 200 couleurs, une bobine pas très belle en plastique orange mais un fil extraordinaire (fibres longues d’Egypte), le prix est très compétitif (car il y a 1 400 m par bobine, comparez le prix au mètre !). 

Vous pouvez donc acheter l’Aurifil Mako 50 chez Pfaff Toulouse (51 allées Jean-Jaurès), Au Fil d’Emma à Orléans (sur place ou par internet). A l’international, vous avez la gamme absolument complète chez :
http://www.casacenina.fr/fils.html
http://www.redrockthreads.com/aurifil-thread/

** Quilting machine : Aurifil 40 ou 28, car le plus fin (50 ci-dessus) a tendance à casser un peu trop souvent chez moi quand la tension est trop forte !
** Quilting main : j’adore le fil 100 % coton YLI, marque américaine, pour le quilting main. Je l’ai découvert sur le blog de Supergoof et je me suis dit que si cette quilteuse incroyable recommande ce fil, c’est qu’il ne peut qu’être exceptionnel… Et cette fois, je peux vous louer la qualité esthétique de la bobine en bois ! Je la trouve au Petit Comptoir à Toulouse, sur un stand à Sainte-Marie-aux-Mines en septembre (qui a des précisions ?) ou à Red Rock Threads par correspondance (ci-dessus).

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N’hésitez pas à confier vous aussi vos bonnes adresses en commentaire pour trouver ces fils  !

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Le Noeud de la Quilteuse

J’ai fait pendant des dizaines d’années un noeud en enroulant le fil autour de l’index puis en faisant glisser ces boucles. Cela donne un noeud disgracieux, irrégulier, mais ce n’est qu’un noeud, n’est-ce pas !

Pourtant il y a déjà une dizaine d’années, j’ai été séduite par un geste gracieux de mon amie Esther qui réalisait de petits noeuds tout aussi élégants. Elle m’a appris son secret, qu’elle détenait de sa grand-mère de Maastricht, mais oui Esther vient de cette ville connue par tous depuis un certain traité européen ! Dans mon premier cercle d’amies, j’ai commencé à appeler ce noeud miraculeux « le noeud d’Esther », puis « le noeud  de la quilteuse » en traduction de l’anglais. Car aux Etats-Unis, il s’appelle « the Quilter’s Knot » et même parfois « the French Knot », tout comme le  point de noeud de broderie. Normal, ils sont très apparentés et tous deux sont connus depuis des siècles dans notre vieille Europe… Il a failli disparaître avec la désaffection de la couture à la main ; heureusement, les quilteuses sont là pour maintenir les anciens savoirs 😉

Comme vous n’êtes pas en face de moi pour vous l’enseigner, je délègue à cette vidéo le soin de vous montrer comment faire ce noeud parfait : comment faire un noeud en 13 secondes. Persévérez, vous y arriverez ! Et une fois appris, vous ne ferez plus jamais un noeud autour de votre index…

Pour comparer, voici comment faire un point de noeud en broderie en 20 secondes ! 

Et pour être complète, je ne résiste pas à l’envie de vous faire connaître un point de noeud plus délicat à apprendre mais remis à la mode par les Japonaises. Il s’appelait naguère « Point de noeud de Pékin » en France, il est devenu « point de noeud colonial » par assimilation au nom donné en anglais « Colonial Knot ». Le point de noeud colonial en 47 secondes ici ! Si vous préférez, voyez le tuto de Lisa Bonjean ici.

Maïté l’Abeille vient de broder quelques centaines de points de noeud colonial… à un tel point qu’elle disait en devenir complètement… neu-neu ! Voyez ici un petit aperçu d’un sampler que je vous dévoilerai entièrement quand il sera quilté :

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Courage Maïté, ma « speedy busy bee », tu arrives au bout de tes peines !

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La couleur orange

Besoin de vitamine C en ce moment ? Immédiatement, c’est la couleur orange qui s’impose dans notre esprit, tellement on nous a loué la concentration de cette vitamine dans ces fruits !

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Dans les quilts anciens — et les reproductions — l’orange est bien présent et on l’appelle souvent Cheddar, comme ce fameux fromage anglais… Certaines quilteuses actuelles (Gwen Marston, Bonnie Hunter et d’autres !) en ont parlé, l’ont utilisé, ont suscité des envies… et nous avons donc maintenant de nombreux quilts de style traditionnel mais ne manquant pas de peps !

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Ce quilt ancien, photographié en 2011 par Bonnie Hunter à Sisters (Oregon), a fait battre plus fort le coeur de centaines de quilteuses !

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La collectionneuse Ann Champion est en possession de ce top du XIXe siècle.
Les quilts cheddar/blancs sont magnifiques !

Pour admirer de nombreuses antiquités « cheddar » ou « chrome orange », je vous invite à aller sur le blog de l’historienne Barbara Brackman : Quilts cheddar.

L’orange est très présent au moment d’Halloween, mais toute l’année cette couleur fait du bien ! Les artistes contemporains ont eux aussi envie de nous donner du tonus :

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Charles Johns, un de ces hommes si talentueux dans ce monde féminin du quilting, a réalisé ce quilt « rouge-orange » avec des accents bleus (couleur complémentaire). « La terre est bleue comme une orange » a écrit Paul Eluard…

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Paper Shredder Quilt par Kevin Kosbab, un autre homme inspiré par cette couleur forte… Quilt exposé sur du turquoise, pour le choc des couleurs !

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Vicky de Toronto (Canada) a ajouté elle aussi du turquoise pour contrebalancer la puissance de l’orange.

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Karen Griska, la reine des lisières, continue d’exploiter les infinies possibilités des bandes ici !

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Erin Orange quilt

Erin Wilson a un style bien à elle, elle joue avec des carrés qui sont autant de petites fenêtres ouvertes sur un autre monde…

Une dernière inspiration ici dans une galerie Flickr, une photo prise au Festival du Quilt 2012 à Tokyo… Mon préféré je crois !

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Après cette petite expo virtuelle dynamisante, je vous  souhaite une belle journée, quelle que soit la couleur du ciel chez vous !

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Articles précédents sur l’orange :
https://quilteuseforever.wordpress.com/2011/09/03/orange-et-turquoise-duo-de-choc/
https://quilteuseforever.wordpress.com/2011/09/04/orange-et-turquoise-expression-forte/

L’Art du Repassage

Parfois, les pubs sont belles… L’une d’entre elles fait la promotion d’une centrale vapeur Philips (filiale russe) en plissant un drap tout simple :

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Vous avez ici le blog qui a fait découvrir à Maïté cette oeuvre artistiquement plissée !

Autre oeuvre plaisante sur le même thème :

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La jeune fille à la perle de Vermeer reproduite avec des boutons, des legos, et pleins d’autres petits objets plastiques… oeuvre de Jane Perkins http://www.bluebowerbird.co.uk/ (découvert sur Facebook).

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J’avais déjà partagé avec vous cette interprétation, beaucoup plus classique mais qui reste ma préférée : normal, c’est ma fille qui l’a peint !

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Tableau d’origine : La Jeune Fille à la Perle, de Johannes Vermeer (1665) – Musée Mauritshuis de La Haye (45 × 40 cm). Certains l’appellent la Joconde du Nord…

J’ai enlevé toutes les décorations de Noël…

… et la maison fait toute vide ! C’est vrai que le sapin prenait de la place et les quilts aux couleurs de Noël sont assez nombreux… Il faut donc choisir, parmi mes autres ouvrages, lesquels j’ai envie de voir accrochés pour quelques mois.

quadrille japonais

Le service à thé est prêt ! (quilt déjà vu dans le blog ici)

Ailleurs, c’est un appel criant au printemps :

L'Arbre des Savoirs - Katell

Voilà, c’est tout pour aujourd’hui !

Aimez-vous les chocolats ?…

Moi oui, les meilleurs si possible ! Ceux-ci sont fort appétissants :

Chocolat CT

Ils me mettraient vraiment l’eau à la bouche si je ne les avais pas touchés… Ils sont en feutrine ! C’est Christine qui joue ainsi avec nos sens… Elle et Maïté savent aussi fabriquer des pâtisseries aussi tentantes que je vous montrerai un jour, et l’avantage est qu’avec ces friandises on ne prendra pas un gramme !

A la recherche de la sérénité

Si vous avez la chance d’aller (ou d’être) à Paris, vous aurez peut-être la joie d’aller visiter l’exceptionnelle double exposition :

Van-Gogh-et-Hiroshige-Pinacotheque

Hiroshige a créé de nombreuses séries d’estampes au cours de voyages réalisés ou imaginaires dans le Japon de la première moitié du XIXe siècle.

fleuve

Cette composition en diagonale, très fréquente au Japon, inspirera les Impressionnistes et leurs successeurs

Son style magnifie les paysages comme d’un coup de baguette magique, les intempéries deviennent belles, la pluie argentée, le brouillard attractif, la lune une complice de nos rêves…

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Une estampe de Hiroshige parmi tant d’autres (une Vue de Edo) : on apprécie ici quelques caractéristiques comme la succession de plans et la perspective profonde, l’activité humaine en premier plan,  les dégradés célestes, la pleine lune,  l’indigo mis en valeur par quelques touches de couleurs chaudes et, tiens, une certaine couleur neutre gris taupe !

J’ai adoré examiner les détails minutieux des maisons « minka » de Edo (ancien nom de Tokyo) ou de la campagne, tous les précieux renseignements de la vie quotidienne dans ce Japon naguère totalement fermé à l’Occident… Les centaines de paysages, si poétiques, sont les grandes vedettes de ces estampes. La palette est restreinte aux couleurs naturelles alors disponibles (végétales ou minérales), ce qui confère une douceur très raffinée.  Il y a beaucoup à voir, prenez votre temps pour apprécier cette expo, elle est extraordinaire. Si vous n’en avez pas la possibilité, vous pouvez apprendre à mieux connaître cet immense artiste ici.

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J’adore Van Gogh (c’est banal, je sais ;-)), mon premier argent économisé fut pour un voyage seule à Amsterdam pour visiter LE musée Van Gogh… et j’y goûterai alors des gâteaux à la cannelle, saveur de mes premières libertés ! On peut donc voir actuellement à Paris une quarantaine de tableaux superbes, à la palette et au coup de pinceau reconnaissables entre tous :

herbe

Carré d’herbe, 1887 – Petit tableau (30 x 40 cm) qui me fait irrésistiblement penser aux broderies de Liz Maidment !

Asile

Le jardin de l’asile de Saint-Rémy – 1889 (91 x 72). Comment imaginer que l’artiste était interné en asile alors qu’il était capable au même moment de peindre une oeuvre aussi  raffinée, paisible et positive ?

allée

Allée dans un parc – 1888 (72 x 93 cm). Palette restreinte, effet maximum !

troncs

Troncs d’arbre dans l’herbe – 1890 (72 x 91 cm). Cadrage bien peu académique ! Il nous permet de baisser les yeux comme si on était dans ce bois et remarquer les humbles pissenlits et autres fleurs printanières.

… Et tant d’autres que j’espère, vous aurez l’occasion d’aller découvrir ! L’exposition est ouverte jusqu’à la Saint-Patrick (17 mars), donc si vous allez à l’Aiguille en Fête en février, ce ne sera pas trop tard…

Cependant, malgré toutes ces superbes peintures, j’étais de prime abord un peu bêtement déçue de ne pas y voir certains tableaux témoignant de manière plus évidente l’amour de Van Gogh pour l’esthétique japonaise… Pour comprendre ce petit manque, vous pouvez aller voir quelques exemples sur ce blog. Sur les grands panneaux explicatifs de l’expo, certains rapprochements entre estampe de Hiroshige et tableaux de Van Gogh me semblaient également parfois un peu « tirés par les cheveux »…

Mais en réalité, cette expo est bien plus subtile qu’une simple série de reproductions de scènes « à la japonaise ». Elle démontre les leçons de composition, de simplification que Vincent a retenues de l’observation attentive de l’art japonais. Elle donne aussi à réfléchir sur l’attraction de Van Gogh, à l’esprit si tourmenté, irrésistiblement attiré par ce Japon représenté par les estampes de Hiroshige, à l’atmosphère si légère, sereine et paisible…

Vincent à la recherche de la sérénité, c’est ce que je retiendrai peut-être finalement de cette expo.

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En France, le froid arrive…

… et j’ai trouvé sur Facebook un quilt qui illustre l’hiver à merveille :

felisa quilt : Minka in Invierno

« Minka Houses in Winter » : Felisa Nakawasa a dessiné ce modèle réalisé par Shisuyo Tuchihashi. Felisa fait régulièrement éditer ses modèles dans les magazines de patchwork japonais les plus réputés et a reçu maintes récompenses.

Les « Minka » sont au Japon des maisons traditionnelles, généralement les habitations modestes des paysans, pêcheurs, artisans et marchands. Leur style varie grandement selon la région mais les plus connues sont au centre du Japon où quelques villages, inscrits par l’UNESCO au patrimoine de l’humanité, sont préservés :

Village historique au centre du Japon

(photo du site de l’UNESCO)

Les toits de ces Minka sont extrêmement pentus car l’hiver, la neige tombe fortement dans cette région. Certains descendent presque jusqu’au sol et cette architecture est appelée « gassho-sukuri », c’est-à-dire en forme de mains jointes. Les toits pentus sont à la fois utiles à l’extérieur (intempéries) et à l’intérieur (fonction de cheminée !). Je vous recommande la lecture du blog de Jacques Perrin à ce sujet.

gassho_zukuri

Maison Minka… ou le charme de la couleur taupe

Cette représentation de la Maison est, pour le peuple japonais, une image traditionnelle ancrée dans les esprits. On peut rapprocher cette image culturelle à celle de la « petite école rouge » aux Etats-Unis. Il faut peut-être trouver ici l’inspiration des tissus japonais taupe pour le patchwork, car c’est bien dans cette gamme de couleurs qu’apparaissent ces maisons en bois au toit de chaume !…

houses yoko saito

Ce livre, au succès fou amplement justifié (traduit du japonais par Osamu & Marie-Claude Tsuruya) comporte de nombreuses maisons de style « Minka », ces maisons habitées par les « gens du peuple » ruraux ou citadins.

Dans le sud du Japon, les Minka n’ont pas les mêmes caractéristiques car elles sont adaptées au climat ; les toits sont moins pentus et elles sont souvent construites sur pilotis pour favoriser la ventilation… mais aussi, tout comme plus au nord, en raison des séismes…

architecture traditionnelle sur pilotis

Ces habitats traditionnels ont été massivement démolis au XXe siècle mais de nombreuses personnes et associations les protègent et les reconstruisent actuellement. Leur charme opère… et après tout, en plus de leur valeur historique, ce sont de parfaites maisons écologiques ! 

Pour le regard unique d’une Française quilteuse connaissant le Japon de l’intérieur, allez sur le blog de Marie-Claude Tsuruya La Chambre des Couleurs.

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EstampeHiroshige

Estampe de Hiroshige, Sur la route du Tokaïdo, Kambara
« Neige de nuit » – Des maisons Minka sous la neige. Je crois presque entendre la neige crisser sous les pas…

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At Last !

Devinez ce qui est arrivé aujourd’hui en courrier express grâce à mes soeurs qui prennent si bien soin de moi ?

THE LAST RUNAWAY

Sorti avant-hier aux Etats-Unis, je suis si heureuse de pouvoir commencer à le lire dès ce soir… Voulez-vous en savoir plus sur ce livre avant de le lire ? Voyez donc ici. Le livre traduit en français devrait bientôt suivre, je vous tiendrai informées !

Merci petites soeurs, vous êtes adorables !