Betty en France, Evènement, Histoire

Trois petites filles montrent le chemin

… L’avenir de l’homme est la femme
Elle est la couleur de son âme…
Louis Aragon, 1963
Zadjal (poésie arabo-andalouse) édité dans Le Fou d’Elsa

Au moment où les États-Unis connaissent de forts soubresauts, je souhaite aller sur le chemin de l’espoir. Les problèmes de discriminations sont différents d’un pays à l’autre, fonction de leurs passés. Pour moi l’arme universelle est l’éducation pour un accès indiscriminé au travail, à la dignité sociale et à la culture. Illustration avec trois petites filles noires ou métisses de 6 ans, sur le chemin de l’école.

Betty Ford-Smith

Vous connaissez les quilts de Betty, qui vit actuellement en Floride, venue nous rendre visite en juin 2018. Elle est donc devenue célèbre en Occitanie, poursuit son chemin couronné de lauriers aux USA et nous continuons d’avoir de très affectueuses conversations par mail.

Betty a grandi dans l’État de New-York. On n’a pas idée en France des ségrégations de la vie quotidienne dans les USA, pays qui se proclame de la liberté – et qui l’est, mais pas encore pour tout le monde, loin de là. Dans cette partie des USA, dans le Nord-Est progressiste, la ségrégation strictement officielle n’existait plus dans la fin des années 1950 et voici une adorable photo de mon amie, 6 ans en 1957, avec son petit frère, sur le chemin de son école, acceptant les enfants de toutes couleurs de peau :

Betty porte à la main un cahier et un crayon. J’adore le nœud blanc sur sa tête aux cheveux tressés à l’arrière, les socquettes blanches, le petit costume vichy et les mêmes chaussures à boucles que moi quelques années après ! 
 

Grâce à ses capacités intellectuelles et l’appui de sa famille, Betty fut une des toutes premières jeunes filles noires à avoir suivi les cours dans l’université très select du Bennett Junior College de Millbrook. Je vous encourage à lire cet article très touchant, avec une vidéo bruissant de fantômes dansant sur la voix de Madonna…

Styliste de mode, c’était le rêve de Betty, mais impossible de percer à l’époque quand on a la peau noire. Ségrégation quand même… Alors Betty s’est forgé une carrière d’éducatrice d’enfants handicapés, pour finir proviseur de lycée. Puis l’amitié et l’amour du textile l’ont propulsée dans le monde du patchwork…

Betty a appris l’art du pine cone quilt avec Miss Sue, déjà très âgée. Cette amitié a sans aucun doute éclairé la fin de vie de cette petite dame à la vie tumultueuse, tout en donnant un tournant à la vie de Betty.

Ruby Bridges

Dans le Sud des USA, la ségrégation était encore virulente dans l’après-seconde guerre mondiale et des personnes de caractère ont fait évoluer la situation. On peut évoquer Rosa Parks en 1955 qui refusa de laisser sa place à un passager blanc dans un bus ou Martin Luther King, toujours pacifiste, qui fit des Marches, des discours qui restent dans nos mémoires (I have a dream), dont c’est l’anniversaire de naissance le 15 janvier (et jour férié chaque 3e lundi du mois de janvier, cette année c’est aujourd’hui-même).

Ruby Bridges était une petite fille de 6 ans en 1960. Comme des millions d’enfants, elle s’est rendue dans son école à pied, le 14 novembre. Mais elle fut escortée de 4 policiers chargés de sa protection (puis tous les jours de cette année scolaire). Pourquoi ? C’était simplement la première élève noire à rejoindre une école de Blancs en Louisiane.

Cette petite fille toute mignonne sur le chemin de l’école a été immortalisée par le grand peintre réaliste Norman Rockwell. On aperçoit les gardes adjoints du Marshal, des graffitis honteux sur le mur, une tomate écrasée qui vient de manquer la petite cible.

The Problem we all live with, Notre problème à tous, tableau à l’huile de Norman Rockwell, 1964.

Au moment où Norman Rockwell peignait ce célèbre tableau, mon amie Betty alors petite fille vivait tout près de chez ce grand peintre, dans le comté de Westchester (New Rochelle, État de New-York). Elle aurait pu servir de modèle au peintre !

Photo officielle de La Maison Blanche par Pete Souza

Le tableau de Norman Rockwell se trouve dans la Maison Blanche, tout près du Bureau Ovale – du moins du temps d’Obama qui accueillit, le 15 juillet 2011, la petite Ruby devenue grande. Le Président lui a déclaré que sans elle, il ne serait pas devenu Président. Ruby Bridges a œuvré toute sa vie pour promouvoir les valeurs de la tolérance, du respect et de l’appréciation des différences.

La rentrée du premier enfant noir dans une école blanche en Louisiane reste un fait marquant de l’histoire américaine.

Cette intégration ne se fit pas sans heurt, des parents blancs sortirent leurs enfants de cette école ; tous les enseignants, sauf une, refusèrent de l’avoir en classe et la petite Ruby resta isolée sans amis pendant longtemps… Son père, pourtant héros de la guerre de Corée, perdit son travail, sa mère Lucille n’était pas servie dans certains magasins… Ruby est devenue agent de voyage et a toujours œuvré pacifiquement pour les droits civiques pour tous.

 

Après une vie consacrée aux droits civiques, Ruby Bridges vient d’écrire ce livre, This is your time (C’est à votre tour) pour motiver la jeune génération à rester vigilante et à poursuivre pacifiquement le combat. Elle eut la douleur de perdre son fils aîné dans la violence ordinaire américaine. Elle recommande courageusement de ne pas être comme eux, comme les trumpistes et autres violents… Kindness is an act of protest, dit-elle, la gentillesse est un acte de protestation.

Kamala Harris

Kamala, sa petite sœur Maya et sa maman Shyamala Gopalan Harris (aujourd’hui décédée). Les petites filles ont une allure typique de l’époque, avec toujours les jolies petites chaussures à boucle ! Berkeley, 1970 (photo Instagram du compte de Kamala Harris, qui y partage ses souvenirs)

Kamala Harris va prendre ses fonctions de Vice-Présidente des États-Unis  le 20 janvier. Ses parents sont deux intellectuels de haut niveau, tous deux nés dans des ex-colonies britanniques, l’Inde et la Jamaïque, et ils se sont rencontrés dans le campus universitaire d’Oakland, en Californie, bruissant d’idées progressistes. Le couple n’a pas longtemps tenu, c’est la mère qui a principalement élevé ses filles, poursuivant parallèlement une brillante carrière de chercheuse sur la cancer du sein au Canada. Kamala est le symbole d’un melting-pot qui peut prendre mille visages. Elle est née le 20 octobre 1964, l’année où Norman Rockwell peignait The Problem we all live with, le fameux tableau avec Ruby. 

Au moment de la victoire de Joe Biden à la Présidence des États-Unis pour les 4 prochaines années, une photo est devenue virale aux États-Unis, moins chez nous car nous n’avons pas le contexte culturel permettant de l’apprécier pleinement :

Kamala Harris en Power Woman (Femme de Pouvoir) qu’elle est, talons aiguille, costume sombre et brushing parfait, et son ombre, la petite Ruby : du chemin vers l’école au chemin vers la Présidence, un grand pas pour ces femmes ! Photo-montage @briagoeller et @goodtrubble.

Ma mère me disait :
Kamala, tu seras peut-être la première à faire beaucoup de choses,
 fais en sorte de ne pas être la dernière.

Nous avons tellement plus de choses en commun que ce qui nous sépare.

Rêvez avec ambition, dirigez avec conviction.

Notre unité est notre force et notre diversité est notre pouvoir.
Kamala Harris

Grâce à Betty, j’ai compris le sens de cette photo qui fait le parallèle entre la petite Ruby vers l’école et la grande Kamala vers la Maison Blanche, une marche confiante et décidée vers une société plus juste. L’éducation est pour tous, y compris les femmes et les non-Blancs ! J’ose espérer que c’est évident en France en 2021, mais tant de gens ont dû se battre pour cela auparavant, et ce n’est pas encore gagné partout…

C’est ainsi qu’avec l’aide éclairée de Betty, j’ai pu vous expliquer le contexte d’une double page de l’art contemporain qui marque la société américaine, avec un tableau de 1964 et une photographie de 2020.

Jusqu’où peut nous mener une bonne éducation ? Jusqu’à nos rêves…

Kamala Harris, le 12 août 2020 (Photo Olivier DOULIERY / AFP)

Kamala Harris est une potentielle héroïne de ces prochaines années, souhaitons-lui bonne chance !

Betty & Katell

Le bonheur, c’est quand vos actes
sont en accord avec vos paroles.
Gandhi

41 réflexions au sujet de “Trois petites filles montrent le chemin”

    1. Ces femmes intelligentes et courageuses ne peuvent que nous impressionner, elles n’avaient pas toutes les chances de leur côté mais elles ont persévéré et mérité amplement leurs réussites. Et ce n’est pas fini !

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  1. Oui, bonne chance Kamala !
    Merci Katell pour ce très bel article, très émouvant. Je pense malheureusement que, même en France, rien n’est évident. À quand une femme noire Présidente en France ?…

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    1. Il y a encore tant de freins… Même la religion de chaque candidat joue toujours un rôle sous-jacent pour beaucoup d’électeurs français.
      On pourrait pourtant faire la révolution, le peuple français en est capable, si d’aventure une candidature enthousiasmante se présentait…

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  2. Merci Katell et Betty pour ce tres bel article. C est plein d optimisme, mais j ai bien peur que le chemin ne soit pas encore facile…

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  3. Merci Katell et merci Betty. Nous avons du mal à imaginer ce qu’ont vécu ces femmes – de notre âge – et tant d’autres personnes pour sortir de leur condition ou tout simplement décider de leur avenir. Souhaitons le meilleur à la prochaine présidence et à Kamala en particulier!

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    1. Oui elles ont nos âges, et je souriais en voyant les mêmes chaussures à boucles que j’adorais ! Sans doute avec des socquettes ou un collant blanc, moi aussi…
      Kamala restera dans l’ombre un bon moment sans doute, du moins vu de France, mais elle va cumuler de l’expérience. On ne peut qu’avoir de l’espoir et la certitude d’une meilleure présidence américaine 😊

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  4. Très touchant merci de vos articles vous êtes une « éveilleuse » Cette violence qui habite aussi notre pays nous devons la surveiller et accepter l’autre dans sa différence de culture et de religion Belle journée

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    1. Oh c’est un très beau compliment, merci Michèle !
      Chez nous il y a tout autant de problèmes, avec des raisons différentes, des réactions différentes. Je ne parle pas de la situation française car nous avons accès à à peu près les mêmes informations et chacun se fait son opinion et ses convictions. En ce qui concerne les USA, appelé parfois « le pays du patchwork », j’ai mes amies et quelques connaissances, quelques lectures, grâce auxquelles je me permets d’exposer et expliquer certains traits de cette société à la fois proche et lointaine de la nôtre.
      Belle journée !

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  5. Très grande admiration pour ces femmes battantes et exemplaires! Un énorme merci à vous deux pour cet enrichissant article!

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  6. Merci encore pour ce magnifique article qui me fait aussi repenser au livre de Michelle Obama. Merci infiniment, Katell pour tout ce que tu nous fais partager sur ton blog et aujourd’hui- comme toujours- c’est encore une exception! ✨

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  7. Votre article raisonne particulièrement pour moi. J’ai eu la chance de voir le tableau de Norman Rockwell, et les explications sur les techniques qu’il a employées pour sa réalisation et je peux vous dire que c’est extrêmement intéressant et bouleversant.
    En effet le Mémorial pour la paix ici à Caen, a organisé en 2019, pour le 75ème anniversaire du débarquement en Normandie, la seule exposition qui ait eu lieu en Europe,  » Les quatre libertés » et il y avait une cinquantaine de tableaux tous relatifs à la Liberté.
    Le tableau s’intitule « the problem we all live with » soit le problème qui nous concerne tous. Il est paru dans les pages de Look, pour commémorer les dix ans de la fin officielle de la ségrégation dans les écoles publiques américaines. La petite fille qui a servi de modèle au peintre est Lynda Gunn.
    Alors même que je suis allée plusieurs fois aux USA, j’ai découvert cet illustrateur de journeaux, ici en Normandie. Il semblerait pourtant qu’il soit un des peintres les plus connus aux USA.
    Nous sommes sortis bouleversés de cette exposition. Le catalogue est très bien réalisé.
    Voilà, j’espère que ma petite contribution vous intéressera.
    Le photomontage avec Kamela Harris est véritablement extraordinaire dans le symbole!

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    1. Merci infiniment Simone, ce sont de précieuses informations complémentaires !
      La première fois que j’ai vu le photomontage sur Instagram en novembre, je ne connaissais pas le tableau de Rockwell, cela m’a intriguée mais je n’y ai pas été sensible. Puis Betty m’a envoyé spontanément en décembre toute l’histoire avec Ruby et Kamala, le tableau, le photo-montage, sa photo personnelle… Je ne pouvais pas garder tout cela pour moi !!

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  8. Et le pantalon à pince du frère de Betty ! Il est trop mignon avec son pull blanc, tenant la main de sa soeur, quelle belle image 🙂
    J’aimais déjà beaucoup ce tableau de Norman Rockwell, mais ce montage photo avec Kamala Harris est excellent. Merci pour tous vos articles, pour la façon de toujours trouver un lien entre le monde du patchwork et l’actualité, l’humanité.

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  9. Quel article Katell ! Merci
    Au début de ton article, que je n’avais pas encore déroulé, j’ai tout de suite pensé au tableau de Norman Rockwell, dont j’ai vu une exposition en Normandie il y a 18 mois environ. Un homme extraordinaire, tant par ses tableaux que par les sujets qu’il y a traités.
    Je lis aussi le livre de Michelle Obama « Devenir » et ce qu’elle raconte au début de son livre c’est la même chose; être excellente partout pour continuer de progresser et toujours défendre les droits de l’homme. Par contre, je ne connaissais pas la photo de Kamala et de Ruby; merci de nous la faire découvrir.

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    1. Ravie d’avoir complété ce que tu connaissais déjà ! Moi j’ignorais tout de ce tableau. Une évidence de plus que les expositions bien faites sont des biens essentiels…

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      1. Mais je suis certaine que tu connais le tableau du garçonnet avec son baluchon qui est assis devant un comptoir avec à ses côtés un policier bienveillant. Il est peut-être encore plus célèbre.

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  10. Merci pour ce reportage , très instructif et culturel , cela me rappelle mon 1er voyage aux USA dans les années 1975 , j’ ai pris un bus et me suis assise à côte d’ une femme de couleur noire et là j’ ai levée la tête , beaucoup de gens de couleur blanche m’ont lancés un regard , je m’ en souviens toujours , eux préféraient restés debout dans ce bus , même aujourd’ hui dans certains états ont ressens toujours cette différence . Je vais tacher de me procurer le livre de Ruby Bridges . bonne journée

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  11. Et restent tant d’héroïnes de couleurs qui ont œuvré dans l’ombre…
    Entre le KKK, les ProudMen et … j’aimerais tellement mettre un coup de balai dans tout ça !!
    Bravo à toutes ces dames !!

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    1. Les images d’aujourd’hui, hommes super-armés qui clament encore que Trump a gagné, sont glaçantes… Pourvu qu’il n’y ait pas de bain de sang, certains y sont prêts…

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  12. Thank you Katell for another fantastic story. I am always enchanted and amazed by your ability to thread the needle of life, take little pieces and sew together a blanket that comforts us all.
    Again, thank you for your continuous enlightenment.

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    1. YOU are my source of so many posts dear Betty! Thanks for all these beautiful true stories that help us better understanding the complexity of your country and the strengh of some women like you.
      Everywhere life is difficult at this time and we need Hope !

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  13. Encore une page qui nous ouvre l’esprit vers le monde, ses problèmes, et celles et ceux qui s’attachent à les résoudre, à faire avancer les choses. Je ne peux que te dire merci pour ces lignes qui expliquent, pour les tableaux, montages proposés, quelle force en chacun. Essayons de garder cette ouverture d’esprit dans notre mode proche, il y a partout des injustices qu’il nous faut combattre, chacun à sa mesure mais sans faiblir.

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    1. You have to go go the site http//:quilteuseforever.com with a computer so that you can click on the right-hand side button « translate ». Hoping it can help!

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  14. Merciiiii Katell pour ce superbe article qui nous éclaire sur cette belle photo de Kamala Harris ayant pour ombre la petit Ruby! Comme toujours, je partage entièrement ton avis sur le racisme et la peur de l’autre qui engendre tant de situations tristes et parfois terrifiantes! Et je suis également si admirative de femmes telles que Kamala, Michelle Obama, ta chère Betty et toutes celles qui ont dû se battre pour se faire une place alors qu’elles n’étaient pas les bienvenues! Ces femmes nous donnent de l’espoir et elles nous servent d’exemple!
    Ce soir, j’ai regardé l’investiture de Joe Biden et de Kamala Harris en tant que Vice-Présidente, cette cérémonie m’a redonné foi en ce grand pays que je ne comprenais plus par ses choix….Je m’étais juré de ne plus foulé le sol américain tant que Trump était président….il est parti…..Je vais pouvoir enfin envisager d’y retourner lorsque cette terrible crise sanitaire prendra fin! Je t’embrasse, Natacha.

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    1. Vivement la fin du cauchemar sanitaire ! J’ai toujours l’impression que je vais me réveiller… Trump me faisait la même impression, non ce n’est pas possible… Mais si, la vie réserve bien des surprises !
      L’investiture était bizarre, sans la ferveur populaire habituelle, mais elle convenait bien au style Biden. La poétesse a beaucoup ému nombre d’amies quilteuses, appréciant ses mots et sa tenue.
      Les femmes d’esprit ont choisi l’améthyste, le grenat, l’aigue-marine en tenue monochrome, j’ai apprécié ! Et les femmes artistes ont fait aussi le spectacle… C’était bien, et pourvu que l’apaisement dure, que le travail et la raison guérissent ce pays.

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  15. « The problem we all live with » est un tableau étudié au collège en anglais en 3ème. Quand j’ai montré le montage avec K. Harris, les élèves ont tout de suite fait le rapprochement! C’est un grand pas pour les USA, dire que Ruby Bridges n’a que 66 ans….mais cela donne de l’ambition aussi à nos petites élèves françaises!

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    1. Ah mais c’est formidable ! Moi, avec mon niveau de licence d’anglais, il m’a fallu les explications de mon amie… Les USA se relèvent lentement de la honte des lois Jim Crow qui, 12 ans après l’abolition de l’esclavage, ont institué l’apartheid à l’américaine… Abolies, je crois, seulement en 1964. Merci beaucoup pour cette lumière ! L’éducation, encore et toujours, est la clé du progrès social.

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