L’Invitation au Voyage

Maurice Ravel, basque par sa mère, est né à Ciboure, petite ville portuaire qui partage la baie avec St-Jean-de-Luz. C’est l’enfant du pays, même s’il passa toute sa jeunesse à Paris. Ses musiques m’enchantent et ce que j’aime particulièrement de lui, c’est son éclectisme, sa soif de sons d’ailleurs pour mieux les intégrer à sa culture française. 

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Ce portrait de Ravel évoque les multiples influences de ses musiques

Lors d’une immense tournée en 1928 aux Etats-Unis et au Canada, il fit cette déclaration : « Vous, les Américains, prenez le jazz trop à la légère. Vous semblez y voir une musique de peu de valeur, vulgaire, éphémère. Alors qu’à mes yeux, c’est lui qui donnera naissance à la musique nationale des États-Unis. »

Bien vu ! Il avait notamment sympathisé avec George Gerswhin dont les sonorités de sa Rhapsody in Blue l’enthousiasma, alors que les critiques pleuvaient encore sur cette « musique de nègres ».

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Si son imaginaire musical majeur vient d’Espagne (le Boléro, qui envoûte ou énerve, reste la musique française la plus jouée au monde), ses œuvres sont profondément originales et éclectiques, inspirées successivement des folklores de la Russie, la Grèce, les sonorités orientales ou tziganes…

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Célèbre ballet de Béjart sur le Boléro de Ravel

« L’art, sans doute, a d’autres effets, mais l’artiste, à mon gré, ne doit avoir d’autre préoccupation que la perfection technique. L’important est de s’en approcher toujours davantage. » Ravel… C’était un travailleur lucide, exigeant envers lui-même et les autres, qui déclara :  « Oui, mon génie, c’est vrai, j’en ai. Mais qu’est-ce que c’est ? Eh bien, si tout le monde savait travailler comme je sais travailler, tout le monde ferait des œuvres aussi géniales que les miennes. ». A méditer quand on croit qu’on peut faire des œuvres vite faites-mal faites, sous le couvert de modernité !

Ravel aimait lire Beaudelaire : « Là, tout n’est qu’ordre et beauté, Luxe, calme et volupté. » (l’Invitation au Voyage)

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Je ne peux éviter ici d’évoquer deux sœurs pianistes nées tout à côté, à Bayonne, qui interprètent dans le monde entier des œuvres aussi diverses que celles de Ravel, Gerschwin, Mozart ou le répertoire baroque, mais aussi le rock expérimental avec grâce et un talent fou… qu’elles reconnaissent couplé à un travail acharné. Les ayant rencontrées à 19 ans, âge où nos goûts se forment pour la vie, je collectionne leurs enregistrements et leur voue une admiration sans faille. Elles se font malheureusement très rares en France…

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Travailleuses, éclectiques, talentueuses… et si belles ! (©KLM recordings)

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Le hasard faisant bien les choses, Marie-Claude Tsuruya cohabita avec Maurice Ravel pendant Quilt en Sud. C’est en effet dans l’auditorium Maurice Ravel que le Japon s’installa à Saint-Jean-de-Luz avec une sélection de quilts de la Chambre des Couleurs.

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Parions que Ravel aurait adoré cette cohabitation : l’excellence du travail, l’alliance de deux cultures, sont des caractéristiques ravelliennes  tout comme celles de cette quilteuse ! Marie-Claude Tsuruya n’a pas de télévision mais coud et quilte toujours au son de la musique. Quelques articles de son blog sont consacrés à cette autre passion.

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Plusieurs kimonos précieux, en soie ou en « chirimen » (tissu légèrement ondulé, une sorte de crêpe agréable à porter et facile à entretenir) agrémentaient cette exposition. Les kimonos japonais sont coupés et cousus d’une manière immuable (sujet d’un prochain article dans le blog de Marie-Claude sans doute !), il en résulte un vêtement très long qui sera ajusté à la taille de la personne grâce à la ceinture (obi). Marie-Claude avait apporté son obi de mariage mais dès le premier jour, elle l’a enlevé de l’exposition en raison de trop nombreuses petites mains qui ne pouvaient s’empêcher de le toucher !

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Détail d’un quilt de mini-blocs en T, initiale de leur nom de famille. Chaque T est cousu à la main avec un tissu japonais récent ou ancien, sur un fond d’indigos. Finalement, cela donne plutôt une jolie collection de mini-kimonos !

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Enfilade de quilts tous plus beaux les uns que les autres ! De près, ils sont parfaits, de loin on découvre une autre dimension avec des jeux de lumière insoupçonnés… C’est pourquoi j’appelle Marie-Claude Tsuruya la créatrice de lumière.

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Les quilts exposés ont tous un lien avec le Japon. L’époux de Marie-Claude étant japonais, elle hérite des tissus de sa belle-famille, surtout ceux dont personne ne veut plus ! De chaque voyage elle rapporte des kilos de textiles qu’elle achète aussi pour compléter sa collection. Le quilt ci-dessus,  en cotons bicolores marine/blanc, étaient destinés aux yukata, kimonos d’été aux imprimés plutôt masculins  (à l’origine, ces kimonos étaient pour la sortie du bain).

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Quilts récents de Marie-Claude. Son goût pour les tissus recyclés, ayant la trace du passé, se confirme dans ces ouvrages. On y retrouve des tissus d’épaisseurs différentes que beaucoup de quilteuses hésiteraient à unir, mais finalement coton, lin, chanvre ou ramie cohabitent avec bonheur !

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Je me souviens que, tandis que je donnais un stage sur le « nine-patch évanoui », une variante amusante de coupe rapide avec cutter et règle, Marie-Claude confectionnait ce même bloc de manière patiente, artisanale, choisissant avec précaution les morceaux pas trop usés de ses tissus anciens du nord du Japon, étoffes d’un peuple fier et travailleur. C’est ainsi un bel hommage qu’elle rend aux personnes qui filèrent, teignirent, tissèrent artisanalement ces textiles. Quand on voit ce quilt, on comprend d’autant plus ses réticences sur le phénomène Boro, ou la mise sur le marché  de guenilles, parfois même artificiellement vieillies, qui se vendent à des prix exorbitants… Tandis que les visiteurs  occidentaux s’extasient, les Japonais se sentent parfois humiliés…

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Encore cette association dont je ne me lasse pas, les indigos et les imprimés joyeusement colorés ! 

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Beauté d’un sobre Log Cabin. Contrairement aux tissus de patchwork, les bleus teints à l’indigo ne s’affadiront pas en quelques années !

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Finissons ce petit tour par ce magnifique quilt qui vous dit sans doute quelque chose… Il est inspiré d’un top en soie et satin fait par Ella Holcombe (1872-1957), qui fut offert au Musée Shelbourne en 1990 et immédiatement admiré et recopié ! On ne sait pas quand la quilteuse cousit ce top, mais le modèle du bloc existe depuis la fin du XIXe siècle. Dominique Husson le reproduisit en coton avec infiniment de subtilité (voir article précédent). Si vous aussi vous souhaitez vous lancer dans cet extraordinaire quilt, cherchez le Quiltmania n° 21, Renée Ferré l’a présenté en fiche « pas à pas ». Celui de Marie-Claude a la particularité d’être en soies de kimonos, ce qui lui donne une présence lumineuse et chaque bande est quiltée en son milieu… Association encore de l’occident et de l’extrême-orient, ce quilt est baptisé « Temari », du nom des balles japonaises de décoration qu’on sort pour certaines fêtes. Plus de renseignements sur ce quilt dans le blog  ici.

Guettez les prochains articles de Marie-Claude ! Elle nous donnera ses impressions de son voyage plein sud… Je sais qu’elle a adoré rencontrer ses lectrices et revoir les personnes rencontrées en avril 2012 à Pibrac lors de la Journée de l’Amitié… Des liens d’amitié qui se tissent au fil du temps !

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De Quilt en Sud, je ne vous en montrerai pas plus ; d’autres artistes, avec qui je n’ai pas pu m’entretenir, présentaient eux aussi des merveilles ! Vous pouvez aller voir ces blogs et sites pour d’autres points de vue :

– le reportage-photos d’Edith Bouilly sur le blog News FP
– les reportages de Marie-Christine sur le blog Carrément Crazy, très intéressants avec de belles photos
– les photos (articles en cours) sur le blog de France-Patchwork Tarn
– le blog de l’artiste Françoise Christien
– l’art textile léger et pétillant des Espagnoles Desedamas
– l’univers d‘Hubert Valéri, si raffiné, dont je vous montre ici la couverture du livre qui paraîtra en octobre prochain :

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Livre préparé avec Maryse Allard

… et il y en avait tant d’autres ! Merci à tous ces artistes de nous avoir enchantés !

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Quilts de Légende, Plein Sud

Dominique Husson, instigatrice inspirée des expositions à Brouage, était présente à Quilt en Sud pour accueillir les visiteurs de l’exposition des Quilts de Légende. Ces œuvres commencent leur carrière internationale à Brouage puis voguent au gré des expositions de prestige, certains même jusqu’à « la Mecque du patchwork », Houston au Texas ! L’association France-Patchwork est heureuse de mettre en valeur ces quilts traditionnels qui sont pour la plupart des reproductions d’antiquités européennes ou américaines.

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C’est pour moi un plaisir renouvelé d’admirer ces quilts, pour d’autres c’était une belle découverte. Ces superbes ouvrages sont magnifiés par l’éclat des tissus récemment teints, la perfection de réalisation de nos meilleures quilteuses traditionnelles françaises, le plaisir esthétique intemporel des motifs géométriques symétriques… Ils nous font faire un troublant voyage dans le passé… Les visiteurs restent ébahis devant tant de minutie et de beauté.

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Ce log cabin est montré à plat, on le devine sur la première photo. Les bandes ne font que 5 mm, toutes cousues à la main par Louise Marie Stipon (225 x 225 cm). Un vrai phénomène !

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Dominique Husson a été assaillie de demandes de ce modèle ! Il est paru dans les Nouvelles du Patchwork n° 82 de septembre 2004 et fut réalisé par la regrettée Josiane Bréhin. Quilt virtuose qu’une quilteuse amie, Yolande, a su réinterpréter (voir ici)

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Détail de la Nuit Etoilée de Ghislaine Lucas

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Autre photo de détail  : un quilt de Maryvonne Marmion « Les étoiles de Mme Harris ». Moi qui suis depuis toujours fan de scrap-quilts, j’adore ce principe ! Si je le copiais, il serait en fond bleu indigo avec toutes sortes d’imprimés… Le ferai-je un jour  ?…

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Celui-ci en particulier a suscité l’admiration de mon mari, et beaucoup d’hommes le photographiaient… Admiration amplement justifiée, avec ces mini-hexagones (estimation : environ 17 000…) parfaitement ajustés… Bravo à Marie-Françoise Grégoire !

Et puis il y avait des quilts de Dominique Husson qui ont contribué à établir la réputation des quilts de légende :

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Quelle beauté, quel éclat ! Je dois vous avouer qu’il y avait tant de monde autour de ces quilts que je n’ai pu bien les photographier… Merci, Dominique, de m’avoir envoyé des photos bien plus belles !

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J’apprécie beaucoup l’éclectisme de Quilt en Sud qui nous permet tout autant de découvrir des artistes textiles modernes qui nous titillent, nous amusent, nous épatent ou nous dérangent, que d’admirer des œuvres dites traditionnelles qui furent le terreau de la modernité actuelle. Et puis, quelle que soit la météo (bien sûr, on préfère le soleil…), le Pays Basque est si beau !

Pour une petite visite de chez vous, je vous conseille d’aller faire une balade grâce au Carnet de Voyage aquarellé de Caroline Gay…

chez les Basques Caroline Gay

Aquarelle de Caroline Gay

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Elaine Quehl dans la Maison de l’Infante

Précédemment, vous avez vu quelques photos du centre piéton de St-Jean-de-Luz avec son unité architecturale, les crépis blancs et les volets rouge-brun (le fameux rouge basque), vert foncé ou, plus rarement, bleu-gris sombre. Quelques maisons s’en affranchissent comme la Maison de Louis XIV dans laquelle séjourna le futur Roi-Soleil en 1660, le temps de rencontrer sa future épouse et de signer un traité de paix. Monsieur Adam régala déjà la mère et l’épouse du roi avec ses macarons inégalables et depuis lors, la Maison Adam est le lieu favori de tous les fins becs sucrés !

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Maison de type Louis XIII appelée Maison Louis XIV depuis que le Roi y eut séjourné un mois, jusqu’à son mariage avec l’Infante Marie-Thérèse d’Espagne le 9 juin 1660. En rez-de-chaussée, dans un des restaurants, nous avons assisté à la victoire de Castres en finale française de rugby : ambiance assurée !

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Ce dimanche, la célèbre Maison Adam était ornée, comme de nombreuses autres maisons, de draps anciens et de fleurs, avec un autel sur la gauche.

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De l’herbe coupée, ainsi qu’un long tissu blanc aux rayures bleues, marquait le chemin de la procession partant de l’Eglise où se maria Louis XIV. Ce dimanche, c’était la Fête-Dieu, 60 jours après Pâques… avec un temps de Toussaint !

plaque rueLes plaques de la ville sont superbes… et bilingues !

Tout près de cette Place Louis XIV se tient le joyau architectural du port de la ville : la Maison de l’Infante, ainsi nommée depuis que la petite Marie-Thérèse d’Espagne y séjourna en attendant le mariage qui fera d’elle la Reine de France.

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La Maison de l’Infante fleure bon l’Italie, avec ses couleurs rosées et ses arcades vénitiennes…

C’est au 1er étage de ce bijou architectural qu’une quilteuse venue d’Ottawa (Canada), Elaine Quehl, accrocha une belle dizaine de tableaux textiles.

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Backstage (102 x 86) – Elaine est fascinée  par la beauté des plantes qu’elle photographie parfois en macro, puis s’en inspire pour faire ses quilts.

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Branching out (52 x 71) – On voit bien les détails du tronc avec ses multiples nuances. On comprend aussi la technique de l’artiste : de l’appliqué « à cru », collé au thermocollant et animé par un quilting en piqué libre qu’elle qualifie volontiers « d’imparfait et artisanal », pour bien souligner sa démarche d’expression personnelle !

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Cela fait des années qu’Elaine est inspirée par les arbres. Ici « Vagabond Song » (51 x 61 cm)

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Ici on admire autant la tenture que la grande fenêtre de plein cintre qui fait face au port !

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Un détail de ses Tournesols montre encore une fois sa maîtrise du beau quilting. 

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Mon coup de cœur de son exposition, « Losses II », 114 x 114 cm. J’aime cette évocation de la chute des feuilles, si belles, et l’étude des couleurs… Elaine teint tous ses tissus elle-même avec de la teinture Procion, des poudres qui permettent d’obtenir à froid ces superbes teintes marbrées. En France, on peut s’en procurer notamment Au Fil d’Emma.

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Thanks Elaine for accepting an interview with me, hoping you had a good time in St-Jean-de-Luz! I was very pleased to get to know you and admire your wonderful works.

Katell, Quilteuse Forever

Quilt en Sud à St-Jean-de-Luz

 

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A un jet de pierre de la frontière espagnole, en plein Pays Basque, St-Jean-de-Luz se met en quatre tous les deux ans pour accueillir artistes, commerçants et des milliers de visiteurs pour faire la fête autour du patchwork et autres arts textiles. Cette année, les vestes de pluie faisaient un festival de couleurs dans les rues, à défaut de légères cotonnades estivales.

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Au petit matin, on apprécie la quiétude des petites rues à l’architecture typique si pimpante

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De belles surprises nous attendent à chaque pas !

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Le kiosque est décoré d’une ribambelle de blocs de patchwork… Idée à retenir !

Mes coups de cœur ne seront pas nécessairement les vôtres, je favorise ici les personnes avec qui j’ai eu des échanges amicaux et constructifs !

Tout d’abord, j’ai bien aimé la relative petitesse de l’espace exposants-vendeurs, on ne se sentait pas écrasé par une profusion de stands qui n’ont parfois aucun lien avec le patchwork. J’ai été heureuse de saluer Isabelle, Hélène, Martine… Là j’ai aussi découvert les tissus et broderies de la jeune société Neelam (saphir bleu en sanskrit, également prénom féminin) qui veut, dans une démarche similaire au commerce équitable, faire travailler des artisans aux savoir-faire ancestraux et proposer ces tissus, broderies ou autres pour les loisirs créatifs et les arts textiles en Occident. Pour le moment, ce sont des artisans indiens qui fournissent la majorité des produits.

stand Neelam tissus Neelam

Stand Neelam -Les tentures accrochées sont disponibles en kit. Ces patchworks sont magnifiques !

Avec les tissus artisanaux, on se pose inévitablement la question de la tenue des couleurs. Très honnêtement, Emilie et Damien m’ont dit que leurs tissus pouvaient dégorger car le lieu de fabrication des tissus est aride (Nord-Ouest de l’Inde) et les artisans ne peuvent faire les ultimes lavages des tissus à grande eau. Cependant, les tissus ne s’affadiront pas pour autant, seul le surplus partira ! Tous les pigments sont naturels et s’utilisent depuis des siècles.

Neelam tient son stand dans la plupart des événements autour du textile. Ils seront à Labastide-Rouairoux le 15 août, puis en septembre prochain à Sainte-Marie-aux-Mines. En attendant,vous pouvez rendre visite à leur site : Neelam.

Je leur ai acheté quelques coupons et j’hésite encore entre deux styles : du patchwork avec des triangles ou un crazy… Ce sera mon ouvrage estival que je ne manquerai pas de partager avec vous !

J’ai aussi croisé Patricia avec grand plaisir au centre de démonstration : avec sa patience et sa gentillesse habituelles, elle a montré aux visiteurs comment elle quilte avec ses deux dés. Elle nous avait fait de passionnants articles ici et Elle n’a pas pu rester tout le week-end, d’autres obligations l’attendaient en Ariège ce dimanche…

Bientôt, la suite de mes rencontres à Quilt en Sud.

Katell, Quilteuse Forever

Quiltez-vous parfois à l’aiguille double ?

Vous avez peut-être déjà vu des matelassages doubles où, non contente de faire un quadrillage, la quilteuse a doublé ses lignes pour un rendu superbe :

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Quilt est richement matelassé (Tulpenquilt de Lucy, paru dans Quiltmania n° 76 en version française).

Vu de près, c’est encore plus beau :

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Détail du Tulpenquilt, à voir aussi sur le blog Quilting with the Past

J’aimais tellement cet effet que, au moment de décider d’un quilting prestigieux avec Madeleine pour les Bouquets d’Hiver, j’ai repensé alors à ce quilt aux tulipes inspiré d’un modèle vieux d’un siècle…

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Voici un des neuf blocs du quilt de Madeleine. Ici, pour cet ouvrage dépassant les 2,20 m de côté, l’écartement des lignes est de 0,5 cm et le quadrillage est de 5 cm.

Aucune formule magique pour ce travail intensif à la main où la régularité est primordiale. Madeleine traçait ses lignes au marquoir Hera de Clover, un des instruments utiles que je recommande toujours ! On est sûr que les marques du traçage partiront…

Et à la machine ?

Une vidéo postée récemment sur You Tube par Felisa Nakasawa* (souvenez-vous de ses maisons Minka) m’incite à vous parler des aiguilles doubles conçues pour nos machines à coudre. Elles sont paradoxalement peu connues.

*Vous pouvez visionner cette vidéo de Felisa Nakasawa : Twin Needles

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Ce sont des aiguilles jumelles, avec un seul talon qu’on dispose comme une aiguille simple dans sa machine. Elles ont un écartement variable qu’on choisit à l’achat (on ne bricole pas l’écartement !). Les plus courantes sont celles à 2 mm et 4 mm d’écart. A noter qu’il existe aussi des aiguilles triples, mais il se pose alors le problème du placement de la 3e bobine sur une machine « normale ».

Deux aiguilles signifient une deuxième bobine à installer, deux fils à passer dans le circuit de tension : il faut impérativement vous référer à votre mode d’emploi, chaque machine ayant son système, mais ce n’est pas difficile.

Emplois multiples en couture : cela fait de beaux ourlets, en particulier sur les tissus jersey, on peut renforcer les coutures et les rendre décoratives (pantalons en jean), faire des nervures en glissant un cordonnet sous le tissu…

Mais que peut faire une quilteuse avec cette double aiguille ? 

Kyoko, Katell 2003

Ce petit tableau a été quilté avec une aiguille double (machine Pfaff avec double entrainement)

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Plus grand, ce quilt est également partiellement quilté avec une aiguille double (les motifs sont en piqué libre).

Quel est le résultat ? Sur le devant, on a deux lignes piquées absolument parallèles qu’on peut facilement diriger pour les rendre sinueuses. Sur le dos, on a un zigzag. Si vous n’avez pas une machine électronique qui règle automatiquement la fonction « double aiguille », vous pouvez avoir ici des petits réglages de tension de canette à faire.

Quelles sont les précautions à prendre par rapport à une aiguille simple ? Très logiquement, on doit faire attention de ne pas tordre les aiguilles quand on veut tourner, on ne peut pas les planter et faire une rotation… A part cela, l’utilisation est étonnamment facile.

 

Ensuite, après un peu de pratique, on peut essayer le quadruple quilting !

quadruple quilting

 Pour obtenir ce résultat, on peut essayer de bien repérer, avec le pied de biche ou la barre-repère, où faire le 2e passage de double aiguille pour avoir cet écartement parfait (photo Felisa Nakazawa Quilts) – Indéniablement, le quadruple piquage a de l’allure… mais je n’ai pas essayé ! 

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Quand l’usuel devient extraordinaire…

Ann Carrington est une artiste britannique qui utilise des objets usuels pour en faire des œuvres d’art, notamment  des boutons et des blue jeans.

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Boutons

En Angleterre on peut admirer, dans les fêtes caritatives londoniennes, des personnes aux costumes incroyablement ornés de boutons :

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L’origine vient de l’idée de Henry Croft, pauvre jeune homme londonien, qui profita de l’échouage d’un bateau dans la Tamise pour récupérer une caisse entière de boutons de nacre en provenance d’Asie.

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1ères photos connues de Henry Croft dans son habit de nacre

Suivant à l’extrême l’exemple des marchands des quatre saisons (pittoresques vendeurs à la criée) qui cousaient  les boutons trouvés en décoration sur les coutures de leurs costumes élimés, Henry cousit des milliers de boutons sur ses pauvres vêtements.

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Dans le dessin animé Mary Poppins de Walt Disney (1964), on aperçoit ces Londoniens aux boutons de nacre.

Henry Croft se montra la première fois ainsi vêtu à une fête pour récolter de l’argent pour l’hôpital local. Son costume tout brillant fit sensation et permit de réunir de fortes sommes. Sa popularité grandit vite dans le monde populaire des Cockneys et bien au-delà. Il devint un personnage de la capitale et fut même présenté au Roi Edward VII en 1907. Il mourut pauvre en 1930, ainsi qu’il a toujours vécu, mais il a permis de récolter une vraie fortune pour les œuvres charitables !

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« Fier d’être né Cockney », cockney désignant les personnes de l’est de Londres, ainsi que leur situation sociale et leur langage. 

Depuis, la tradition perdure dans les quartiers londoniens, toujours étroitement liée avec des manifestations caritatives et le souvenir vivace de la générosité populaire.

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La relève est assurée !

Ann Carrington interprète cette tradition en cousant des milliers de boutons :

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Reproduction d’un timbre poste britannique par Ann Carrington (140 x 170 cm).

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Ici avec des boutons de diverses couleurs. Vous pouvez en voir d’autres versions ici. Les vues de près sont impressionnantes  !

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Blue Jeans

Traversons l’Atlantique avec Ann Carrington. Ici, au pays du blue jeans, le drapeau est interprété par tous, mais toujours avec respect. Voici une des versions de notre artiste :

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Immense cadre pour un hommage au blue jean américain ! 172 x 262 cm

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Même présentation pour la carte des USA  (218 x 218 cm)

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Inspiration Cuba !

Voici l’artiste en plein travail :

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Allez sur son siteVous verrez qu’elle joue avec tout autant de talent avec des épingles à nourrice, des pneus ou des fourchettes…

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Le Top-Sampler de Martine

Les Abeilles de cette ruche se mettent volontiers en couple pour se motiver et s’entraider dans l’avancée d’un quilt. Maïté et Martine avaient,  depuis des années, envie de reproduire les minutieux blocs du livre de Yoko Saito édité chez Quiltmania :

156 blocs

Maïté, tout comme Martine, ont pioché dans ce livre pour choisir leurs blocs piécés.

Le couple a très bien fonctionné, elles se sont partagé des tissus, encouragé mutuellement, mais chacune a gardé une idée d’interprétation différente.
Maïté, qui a aussi le don de dessinatrice, a agrémenté son sampler de nombreux blocs appliqués de sa composition et a réussi à le terminer pour notre exposition à Colomiers en mars dernier et celle de Fayssac juste après :

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De Fil en Aiguille, Maïté Findeling, 2013

Martine, elle, devait d’abord finir son Civil War Sampler avec le quilting en éventail… Mission accomplie !

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Détail du Civil War Sampler de Martine

Mais voilà que vendredi dernier, nous avons pu admirer son top inspiré de Yoko Saito : quelle classe, avec la sobriété des tissus, la perfection des blocs, l’originalité du montage et de la bordure…

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Et dans la galerie Flickr de Martine, vous pouvez voir les détails de chaque bloc. Enjoy !
Reste le matelassage… Bon courage Martine !…

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La Courtepointe

Une courtepointe, c’est un mot désuet chez nous, on l’associe vaguement à la couette. C’est pourtant un mot très vivace au Québec puisqu’il signifie quilt, avec beaucoup de logique d’ailleurs !

Dans le Tarn, la Courtepointe fait référence à un club de patchwork très dynamique animé par Cécile Milhau. Cette année leurs adhérentes fêtent leur 20ième anniversaire, en voici le calendrier des festivités :

EXPOSITIONS 
   
Les 20 ans de LA COURTEPOINTE
 
 
*14 JUIN au 8 JUILLET 2013 : ANIANE 34150
A LA CHAPELLE DES PENITENTS
« LE FLEUVE VU DU CIEL »
 
*15 SEPTEMBRE 2013 : REALMONT — MAIRIE
« LE FLEUVE VU DU CIEL »
et nombreux patchworks
 
*21 et 22 SEPTEMBRE 2013 : MOUZIEYS PANENS
« LA MATIERE, L’ART RELIGIEUX, LE FLEUVE »
 
*6 au 14 OCTOBRE 2013 : AUSSILLON 
SALLE DU DEVES
OUVRAGES TRADITIONNELS
 
*18 au 27 OCTOBRE 2013 : BURLATS
PAVILLON ADELAIDE
TOUTES LES VALISES DU CLUB
 
*5 au 30 NOVEMBRE 2013 : ALBI
 CENTRE OCCITAN ROCHEGUDE
: « LES MOUCHOIRS »
Du mardi au samedi de 14 h à 18 h
 
 
 
 
CONTACT : CECILE MILHAU – 05/63/71/76/30

* Remplacer (point) par un . et (at) par le signe arobase, le tout sans espace.

Pour le plaisir des belles choses, voici un quilt de Cécile qui réchauffe en ces temps de froidure :

Coquelicots

Coquelicots, Cécile Milhau, 2001. Ce patchwork a été construit à la suite d’une recherche sur les coquelicots, uniquement avec les chutes d’autres ouvrages et des boutons. Le matelassage est remplacé par la broderie qui rappelle les tiges des coquelicots. Cet ouvrage a été exposé à « Patch en Dombes » sur le thème « Mon jardin en liberté », en mai 2001.

Voir aussi le portrait de Cécile Milhau ici et là un ouvrage collectif de ce club.

Bon Anniversaire aux filles de la Courtepointe !

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La folie du crazy

Après une Journée de l’Amitié France-Patchwork 31 consacrée au Crazy présentée par une spécialiste enthousiasmante, Denyse Saint-Arroman, des Abeilles de Colomiers rêvaient d’être initiées à cette forme particulière de patchwork. 

Livre DSA

Livre que je vous recommande chaleureusement si vous souhaitez vous mettre au crazy : un historique passionnant, beaucoup de conseils et d’exemples, les points de broderies indispensables… Achat sur le site de Denyse.

Nous avons décidé de faire un quilt en commun directement inspiré de ce quilt ancien vu chez Nifty Quilts :

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Partage du travail facile : une branche d’étoile par personne et les bordures pour les deux dernières ! Pour notre Folle Etoile, nous avons réuni nos tissus de style ancien, typiquement nos restes de « repros XIXe siècle » avec une dominante rouge, bleue et beige. Comme nous avions déjà fait un stage avec du crazy à la machine récemment avec certaines, cette fois nous avons préféré le travail à la main, avec ses multiples possibilités d’arrondis et d’appliqués.

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Abeilles en plein travail…
Bientôt nous monterons l’Etoile et nous pourrons vous la faire découvrir !

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Comme chien et chat

Les chats sont souvent présents autour des quilteuses, ils partagent le goût du confort d’un quilt bien moelleux ne manquent jamais de jouer inlassablement avec une bobine de fil… Ces compagnons inspirent  avec leurs facéties !

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On les retrouve souvent en thème de quilt et de nombreux livres proposent des quilts avec des chats piécés ou appliqués. J’aime par exemple beaucoup la finesse des appliqués à la main de ce livre :

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De plus, la qualité et la variété des dessins de matelassage m’ont plusieurs fois inspirée !

Et aussi par exemple ce modèle maintes fois copié que vous pouvez trouver ici : McCall’s – Stairway to Cat’s heaven (design : B.Dubovshy)

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Tout aussi populaire, le détournement du bloc « New-York Beauty » par Janet Miller pour en faire des chats résolument graphiques :

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Pour ma part, j’ai fait il y a une dizaine d’années ce petit panneau tout aussi connu que beaucoup ont bien mieux interprété, avec au centre, pour figurer les queues enroulées, l’utilisation du bloc « Snail Trail » (trace de l’escargot) :

déco printemps

J’ai eu du mal à en retrouver la trace (de la quilteuse, pas de l’escargot) mais la créatrice est Becky Anderson, modèle qui fut publié pour la première fois dans le Quiltmaker’s magazine de janvier 1995. Il m’avait tout de suite fait penser aux Aristochats !

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Pour mes amies et mes  sœurs, j’avais fait un jour des petits chats de Yoko Saito remplis de lavande :

chats

Et pourtant, nous n’avons pas de chat à la maison ! Nous avons eu plutôt des grands chiens : se sont succédés un Beauceron, un Epagneul breton, un Berger allemand et maintenant un Berger belge, la chienne de ma fille.

Les chiens tiennent aussi leur place dans le monde du patchwork. Ainsi, Véronique Réquéna a fait de son Labrador (d’abord Jules, puis Lizzie) sa mascotte :

index_01

Born to Quilt, magasin dynamique au coeur de la Bourgogne et un style country bien reconnaissable

Mais ce sont les petits Terriers (les Scotties surtout) qui ont la vedette :

scottie Judy Breneman

Modèle de Judy Breneman disponible ici.

Quant à moi, j’ai ressorti un très ancien modèle des années 1930, celui du coussin-scottie. Il est paru en français dans un livre des années 70 ou 80, en tissus noir & blanc. Comme il me restait beaucoup de petits restes de tissus avec des dorures, j’en ai fait un petit toutou :

my scottie

Il faut 27 pour chaque face et 30 pour l’épaisseur, à moins que vous ne préfériez une longue bande comme Denyse Schmidt (disponible ici).

Scottie s’aventure dans le jardin :

SCOTTIE KATELL

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Et pour terminer, vous pouvez obtenir le patron d’un adorable petit chien comme celui-ci ici :

Dorine-Jean-1a

Dorine en jean et liberty !

Je ne l’ai pas encore fait, mais les avis sont unanimes : « trop chou » !

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